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ZAZY - mon blogue de lecture

Agnès DESARTHE - Dans la nuit brune

8 Novembre 2010, 14:29pm

Publié par zazy

Dans-la-nuit-brune.jpg

Dans la nuit brune - Agnès DESARTHE

Editions de l'Olivier

211 pages


4ème de couverture

Jérôme est un homme calme. C’est du moins ce qu’il croit.

Lorsque l’amoureux de sa fille Marina  meurt dans un accident, il tombe dans une profonde agitation.

Que faire du chagrin de Marina ?

 D’autres secousses, de plus en plus fortes, viennent ébranler la vie de Jérôme. Il lui faut alors se rendre à l’évidence : de lui-même et de ses origines, il ne sait rien, sinon qu’il fut retrouvé jadis, errant dans les bois, par un couple qui l’adopta. D’où vient Jérôme, l’enfant sauvage ?

Pour le savoir, il lui faudra plonger à nouveau dans la nuit brune – celle qui enveloppa l’Europe entre 1939 et 1945 -, guidé par un étrange mentor.

Dans ce livre, un homme doit se confronter à  des forces qui le dépassent, et qui portent des noms si anciens qu’ils ont presque perdu leur sens, comme Eros ou Thanatos. Pour lui, l’Histoire est vraiment un cauchemar dont il essaie de s’éveiller.

Usant de toutes les ressources du romanesque sans se priver de celles du conte, Agnès Delsarte ne cesse de nous surprendre et de nous enchanter.

 Résumé :

Suite au départ de sa femme, Jérôme s’occupe seul de sa fille Marina. Jérôme parait inadapté à la vie actuelle et se regarde vivre sa vie plutôt que la vivre. Tout change lors du décès accidentel de l’amoureux de sa fille. Il s’enferme dans un silence brisé de temps à autre par l’arrivée Rosy, l’amie de Marina  médium de surcroit, qui essaie de la sortir de l’épais chagrin dans lequel elle se meut.

Cette mort le ramène à sa propre enfance. Enfant sorti du bois, il a pris la main de Annette qui, avec son mari l’ont adopté. Enfant banal comme l’aimait à le rappeler Annette, sans exigence. Son seul « luxe » est de se promener dans la forêt, se rouler dans les fougères, se terrer dans un trou.

La rencontre avec Alexandre Cousinet, ancien inspecteur en retraite, va bouleverser sa vie et, peut-être lui donner un nouveau départ…..

 

Mon opinion :

C’est dans un style clair, qu’Agnès Desarthe nous parle de la douleur de la mort, du manque.

Tout comme dans « mangez-moi », c’est un personnage avec un lourd passé ressenti comme une faute originelle, un personnage entre deux eaux qui semble se laisser porter par la vague. Jérôme ne sait pas exprimer ses sentiments ni même s’exprimer tout court malgré son métier d’agent immobilier. Un homme maladroit mais si séduisant aux dires de Vilno Smith une cliente anglaise, pardon, écossaise, tombée sous le charme.

La description des paysages m’a ramené à un autre auteur de l’est : Philippe Claudel

Agnès Desarthe nous sert des paraboles : l’enfant des bois, le prénom de Jérôme, Rosy, plantureux substitut maternel. L’inspecteur Cousinet, révélateur, lui dévoilera son passé pour mieux le faire renaître à la vie.

J’ai beaucoup aimé ce bouquin et je le relirai avec plaisir. Je pense que je vais l’inscrire comme coup de cœur

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Cristina Rodriguez : Meurtres sur le Palatin

28 Octobre 2010, 20:38pm

Publié par zazy

meurtres palatin

Meurtres sur le Palatin

Édition : Éditions du Masque
Pages : 323

 

 

 

Je remercie les Editions masqueLogo.png et notre forum ârtage lecture qui m'ont permis de faire une jolie découverte
 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Dans la Rome impériale, sous le règne de Tibère, on fait de bien étranges découvertes. Comme celle d'un cadavre, affreusement mutilé, sous la langue duquel on a glissé un denier. Paiement pour son passage aux Enfers ?
Kaeso le prétorien, ami de Caligula et fils d'une prêtresse venue de Germanie, est chargé de l'enquête alors qu'il a déjà fort à faire. Outre protéger la famille impériale, il doit lutter contre la corruption des bas-fonds de la ville, se garder de la vengeance de ses anciens compagnons d'armes, et... fuir les assiduités de la malicieuse Concordia, sa ravissante cousine.
Quand le mystérieux Apollonius, qui se prétend l'oracle d'Apollon, entre en scène, Kaeso est subjugué par sa beauté. Que cache vraiment cet éphèbe, qui a ses entrées dans la plus haute société romaine avide de sanglants combats de gladiateurs et de paris truqués ?
Kaeso, flanqué de Io, son inséparable léopard, n'aura d'autre choix que de le découvrir.

Cristina Rodriguez évoque l'Antiquité romaine avec une rare précision et une formidable vitalité. Avec Kaeso le prétorien, elle nous emmène à la découverte de Subure, du monde sans pitié des gladiateurs et des intrigues du pouvoir...

 

Résumé :

 

Kaseo, , Centurion de la Garde Prétorienne sous Tibère, accompagné de Io son léopard, est chargé de découvrir le ou les assassins qui sévissent sur le Palatinat, quartier huppé de Rome. A sa suite, nous découvrons le quartier de Subure lieu de débauche où putains mâles et femelles (en fait des esclaves) côtoient voyous, buveurs, joueurs…. . Bien qu’interdits, les paris sur les combats de gladiateurs privés fleurissent. Après le premier meurtre, plusieurs autres sont commis avec, comme points communs un corps lardés de coups d’épées ou de couteaux et, surtout, un denier fiché dans la bouche.

 

Mon ressenti :

 

C’est le premier livre de Cristina RODRIGUEZ que je lis et ce furent des nuits écourtées par le suspens ; je ne pouvais lâcher le livre. Mon seul bémol fut le nombre élevé de personnages. Pour ne pas trop sombrer, je n’en ai retenu que les principaux, pour les autres, un petit retour en arrière m’a suffit.

Est-ce vraiment un polar ? oui puisqu’il y a enquête policière, mais, non, car elle ne pèse par très lourd par rapport à la description des moeurs romaines.

Rassurons-nous, comme dans le genre policier « classique », nous retrouvons les archétypes genre James Bond : Kaseo, le beau mec, sans une once de graisse, beau à faire se pâmer les donzelles….. les femmes belles peu ou prou écervelées….. Tiens, pas contre, beaucoup d’homosexuels et, mis à part le lieutenant de Caligula, ils sont « conformes »

Le vocabulaire m’a fait sourire et je m’imagine disant, par les couillons de ….. Le langage est vert, mais bon, je m’étais également réjouie de ce vocabulaire en lisant Gargantua.

Une surprise pour moi, fut de découvrir la liberté des mœurs de cette époque, la vie en clan plutôt que familiale. Concordia qui n’hésite pas à entrer dans la chambre de Kaseo alors qu’il est nu…. L’énorme différence de vie entre le Palatin et Subure. Tous ces esclaves, issus des batailles perdues, enrégimentés mais qui ne paraissent pas en souffrir……

Ce fut une lecture réjouissante et mon « gouvernement » et moi-même voterons un oui massif et direct à un nouvel ouvrage de Cristina Rodriguez.

Ce qui m’a surpris et que je n’ai découvert qu’en insérant l’image c’est que ce soit une publication des éditions du masque. D’habitude n’ont-ils pas  une couverture jaune avec un masque et une plume ? N’ayant lu que des formats de poche, je suppose que les éditions brochées ont une couverture autre.

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1er gel

21 Octobre 2010, 12:57pm

Publié par zazy

Voilà, nous y sommes, la 1ère gelée "importante", -5° dans la plaine.... Brrr, mais, récmpense, de jolis paysages et un soleil qui réchauffe. L'eau des auges est gelée également, mais pas en profondeur. Lorsque le soleil sera plus présent, elle fondra. Petite ponette pourra courir dans l'herbe blanche sans problème..... Si je me retourne, je vois les cheminées qui fument et, aévec le soleil dessus, cela fait de jolies images..... l'hiver peut être joli lorsque l'on n'a pas de problèmes de chauffage.SDC12612SDC12611

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mowgli

19 Octobre 2010, 13:07pm

Publié par zazy

mowgli.jpegCela lui ressemble un peu plus. Brave tête ce gamin !!!!!!!Allez, on continue

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Patricia MAC DONALD - Un coupable trop parfait

17 Octobre 2010, 09:15am

Publié par zazy

Patricia MAC DONALD  arton1026

 

Un coupable trop parfait

Editions Albin Michel

 

 

4ème de couverture

La disparition brutale du mari de Keely n’était plus qu’un mauvais souvenir. L’enquête avait conclu au suicide. Depuis, elle avait refait sa vie et menait une existence paisible. Mais un nouveau drame vient de faire voler en éclats ce bonheur si fragile : Dylan, son fils de 14 ans, est soupçonné du meurtre de son beau-père. Malgré un faisceau de présomptions accablant et les conclusions hâtives de la justice, Keely refuse de croire à la culpabilité de Dylan. Pour prouver son innocence, elle est prête à combattre de toutes ses forces. Quitte à revisiter un passé qu’elle croyait connaître et à y découvrir des secrets qu’elle n’aurait jamais dû percer.

 

Résumé

Le premier mari de Keely, Richard,  atteint de migraines épouvantables met fin à ses jours et est découvert par son fils de 9 ans : Dylan.  Nous retrouvons, 5 ans plus tard, Kelly remariée à Mark et mère d’une petite fille. Mark se trouve être un ami d’enfance de Richard, avocat de surcroît. Ils emménagent dans une jolie villa avec piscine où ils coulent des jours heureux. Mais, le destin s’acharne et Mark est découvert noyé dans la piscine (ils ne savaient pas nager), la petite fille toute mouillée en pleurs sur le bord de ladite piscine. Cela ressemble à un accident (le père se noyant en voulant sauver sa fille), mais c’est sans compter Maureen Chase, procureur, qui trouve en Dylan le coupable trop parfait. Kelly va mettre tout son acharnement à défendre son fils

 

Mon ressenti

C’est le premier roman de Patricia MAC DONALD que je lis et ce, dans le cadre du challenge Partage-Lecture.

L’écriture est nette et sans bavure, précise. Le but est atteint : l’on « pleure » de voir tous ces malheurs s’abattent sur cette famille. Impossible de lâcher le livre, il y a beaucoup de rebondissements. MAIS, les personnages me font plus penser à des ressorts, des rouages de l’intrigue, qu’à des personnages plein de vie. J’ai l’impression que l’intrigue est le personnage principal.

Peut-être est-ce cela la différence entre un thriller et un polar !!!!

 

En tout cas, ce challenge m’ouvre vers une autre forme littéraire. Je relirai, à l’occasion, un autre livre de Mac Donald pour confirmer ou infirmer mon ressenti actuel

 

 

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Ketil BJORNSTAD - L'appel de la rivière

9 Octobre 2010, 20:19pm

Publié par zazy

l'appel de la rivière

L’appel de la rivière

de Ketil Björnstad

Editions JC Lattès, 400 pages

 

L'auteur

A la fois auteur , compositeur et musicien, Ketil Bjornstad a été découvert à l'âge de 14 ans, lorsqu'il a gagné le Grand Concours des Jeunes Pianistes à Oslo.

Ketil Bjørnstad est un compositeur et écrivain norvégien né le 24 avril 1952 à Oslo. Il  fait ses débuts d'auteur en 1972 avec des poèmes qui seront traduits en plusieurs langues.

Son roman La société des jeunes pianistes (Prix des lecteurs du Livre de Poche 2008), publié en norvégien en 2004 et traduit en français en 2006, connaît un vif succès en Europe. (source Wikipédia)


4ème de couverture

Eprouvé par la mort de son grand amour, Anja Skoog, le jeune Aksel Vinding se met à douter de sa future carrière de pianiste.
Dans le même temps, il se lance dans une relation avec Marianne Skoog, la mère d'Anja. L'Appel de la rivière, dans lequel le lecteur suit l'attachement d'un jeune homme pour une femme plus âgée, est à la fois un roman sur les choix existentiels, les dilemmes moraux et un récit sur la place de l'art dans nos vies. Mais c'est surtout un magnifique roman sur la passion, le deuil et le chagrin. Avec L'Appel de la rivière, nous retrouvons le héros de La Société des Jeunes Pianistes, qui a reçu en 2008 le Prix des lecteurs du Livre de Poche.

Résumé

A 18 ans, Askel Vinding a déjà connu plusieurs drames. Sa mère s’est noyée accidentellement 2 ans auparavant et son père est parti vivre avec une autre femme. Anja, son amoureuse, pianiste de talent à l’aube d’une belle carrière, est morte d’anorexie juste après que son père se soit suicidé d’une balle dans la tête. Tous ces drames l’affectent et il se met à douter de sa propre carrière de pianiste. Mais il ne peut résister à  « l’appel » de Selma Lynge professeur de piano, passionnée et habitée par la seule musique classique. Entre eux se noue une relation prof-élève  limite soumission.  Parallèlement, suite à une petite annonce, il loue une chambre chez la mère d’Anja, Marianne Skoog. Bientôt, entre les 2 se nouent une relation amoureuse. 17 ans les séparent et ils essaient, chacun de leur côté de faire face. La musique les réunit. Askel prépare son concours en jouant sur le magnifique piano d’Anja, écoute Mahler, fait ses gammes avec Chopin, étudie Beethoven. Marianne, elle, écoute en boucle Joni Mitchell. Tout a l’apparence du calme avant la tempête, une pichenette suffirait à tout faire basculer.

Mon avis

Ketil BJORNSTAD est lui-même pianiste et cela s’écoute dans le rythme de ses phrases. Le piano, la musique sont omniprésents et ensemble forment un personnage essentiel de ce livre. Il nous a concocté un magnifique roman d’amour dense, a sur créer une « ambiance » ce qui fait que l’on ne peut lâcher le livre sans qu’il vous pénètre.

J’ai aimé cette bataille que livre Askel entre l’ascétisme demandé par Selma et la passion fougueuse qui l’unit à Marianne, Cette bataille entre le présent et le souvenir, le deuil et la renaissance.

Vous l’avez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre qui est le 2ème opus d’une trilogie. Le fait de n’avoir pas lu le premier n’a gêné en rien la compréhension de l’appel de la rivière. Par ailleurs, j'ai répondu à son appel : j'écris en écoutant Mahler et cela ne va pas s'en rappeler la densité du roman  !!!

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promenade

30 Septembre 2010, 13:25pm

Publié par zazy

Au lieu de broder, je baguenaude le nez au vent ou les yeux fixés sur le sol selon l'humeur et les occasions !!!!!!

 

SDC12545Tiens, voilà l'heure de la talasso.... Courage les filles c'est un petit peu froid au début, mais après c'est bon. Arrivez un peu que l'on puisse "cancarder"

 

Je continue mon chemin, mais, quelle belles couleurs !!!! mouais. arbre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, je continue mon chemin direction la forêt, peut-être que je trouverai quelque chose !

SDC12565Sous les branches mortes de sapin, que vois-je : des pieds de mouton !!!! j'imagine le petit fricot qui en découlera, voyons voir plus loin. J'ai donc ramassé un fond de panier que j'ai nettoyé dès mon retour. Pendant mon chéri pêchait un brochet.....

SDC12567

Un très bel après-midi dans les bois seule avec le chant des oiseaux. Avertis par les écureuils, je n'ai pu voir de chevreuils, mais quelle belle promenade. C'est si beau (pour qui aime la campagne et la solitude)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SDC12532-copie-1.JPG

 

Encore un petit cliché pris un matin de septembre tôt. J'adore ces instants volés

 

 

Un autre pour la "route"SDC12530.JPG

 

 

 

 

 

 

Voilà pourquoi je n'avance pas dans ma broderie !!!!! ni d'ailleurs dans le ménage ou le repassage !!!!!!

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Jean-Pierre cabanes - Ciao Bella

29 Septembre 2010, 13:27pm

Publié par zazy

 

 

 

ciao bellaJean-Pierre Cabanes – Ciao bella

Editions Aubéron - 330 pages

 

 

 

L’auteur :

Jean-Pierre Cabanes, né à Montpellier en 1949, exerce une profession libérale dans le Midi de la France et publie des romans dont l’action se déroule souvent en Italie. Ciao Bella est son 17ème roman.

 

4ème de couverture 

Nous habitions, avec mon père, dans l'une de ces îles qui font la sentinelle à l'ouest de la Sicile et du continent, une maison de pierre construite des mains patientes d'un aïeul gari

 

baldien à quelques pas de la Méditerranée, en bout du village. Par un phénomène que je ne m'expliquais pas à l'époque, la pauvreté nous était moins pesante que pour les autres familles de pêcheurs. Mon père possédait son propre bateau dont il avait renouvelé le diesel Fiat, modèle 1933, sans trop d'efforts et il employait même pour compagnon Giuseppe Cucagna, un mort de faim dégingandé, illettré mais dévoué, qui l'aidait à tirer le filet : ceci, moyennant sa subsistance et le vin noir d'une vigne que mon père possédait à flanc de volcan et qu'il lui mesurait d'autant moins qu'à défaut de boire, Giuseppe n'était bon à rien. Nous menions une vie paisible qu'aucune ombre ne menaçait et je ne pouvais qu'espérer dans les événements à venir tant ils me paraissaient inscrits dans un programme à l'avance organisé par un destin bienveillant. Aimé de mon père, aimé d'Agrippina Foscari dont je parlerai plus loin, aimé des gens de mon île et même aimé du Duce comme quarante millions d'Italiens, je voyais s'annoncer l'été le plus magnifique, le plus prometteur de ma jeune vie, en ce temps où j'abordais les rives de l'âge d'homme. Rien. Je ne savais rien.

 

 

Résumé

Le début de  l'histoire se passe dans un petit village au pied d’un volcan, sur une petite île italienne  à l'ouest de la Sicile, sous l'ère mussolinienne. Carlo habitent ici avec son père en disgrâce du Duce et coulent des jours tendres et heureux avec son amoureuse : Agrippina. Tout bascule le jour où, suite au réveil du volcan, une brèche s’ouvre dans la caverne, nid de leurs amours, et ils  y font la découverte d’une statue qui attirera les membres influents du Parti en mal de reconnaissance suite aux prémices de la guerre avec l’Ethiopie. Nos jeunes amants ne savent pas que tout ceci sonne la fin de leur enfance et le début d’une très longue séparation. Carlo devra partir très loin et ne saura lui dire que « Ciao Bella »

 

Mon avis :

Joli roman très bien écrit avec jusque ce qu’il faut d’expressions siciliennes qui nous fait vivre au rythme de ce village. Une très bonne description des personnages secondaires : Le Battista, la Ducessa, la  Funghina…… l’aventure est au rendez-vous. Je l’ai lu  avec plaisir. Je pense que cela pourrait se transformer en scénario de film.

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quelques photos de vacances

26 Septembre 2010, 11:07am

Publié par zazy

 

 

SDC12481.JPGPetite chapelle en Andorre

Le Lot vu du pont de CahorsSDC12434.JPG

 

SDC11737.JPGUne très jolie et ancienne devanture à Montauban

 

SDC12507

Un vieux cep de vigne  sur les hauteurs de Banyuls

L'église Saint Sernin de Toulouse

 

SDC12454.JPG

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Le goût des pépins de pomme- Katharina AGENA

18 Septembre 2010, 20:34pm

Publié par zazy

gout-pepins.jpg

Le goût des pépins de pommes, Der Geschmack von Appelkernen, traduit de l’allemand par Bernard Kreiss.

Editions Anne Carrière - 268 pages

 

 

À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.

 

  Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.

 

  Katharina Hagena est née en 1967. Spécialiste de l'oeuvre de Joyce, elle a enseigné la littérature anglaise et allemande au Trinity College, à Dublin, et à l'université de Hambourg, où elle vit toujours.
 

 

Iris, bibliothécaire à l’université de Fribourg, apprend, suite au décès de sa grand-mère Bertha, qu’elle hérite de la maison de famille à Bootshaven dans le nord de l’Allemagne. Elle décide de rester sur place quelques jours afin de prendre la Décision : vendre ou garder ce bien et comprendre le pourquoi de ce leg.

 

En entrant dans la maison,  elle est saisie par l’odeur de pommes et de vieilles pierres qui est l’odeur de son enfance. Chaque porte qu’elle ouvre la ramène à cette enfance. Elle revêt les habits de ses tantes, comme lorsqu’elle était petite pendant ses vacances.

 

Nous voyons défiler les fantômes de son grand-père si imposant mais poète, de Bertha  avec sa mémoire qui s’en va à la dérive, ses tantes, sa mère, Rosemarie qui s’est défenestrée, Tante Anna qu’elle n’a pas connue, morte à 13 ans d’une pneumonie. Tout lui revient à la mémoire dans un savoureux et délirant mélange.

 

Le seul « vivant » est Max, avoué de son état, mais également petit frère de son amie d’enfance avec qui, entre autre, elle jouait à « bouffe-tout », l’autre membre du trio était Rosemarie. Max se retrouve toujours sur son chemin dans un chassé-croisé ami-amour

 

Les pommiers jouent un rôle essentiel dans ce roman, ils ont une telle présence que j’ai eu la sensation de sentir cette odeur de pommes tapées et séchées.

 

C’est un livre tendre sur les souvenirs, l’enfance. On se laisse porter par la dolence, comme avec une nocturne de Chopin avec, de temps à autres, des coups d'accéllérateur lors de retours dans "la vraie vie".J’ai aimé partager ces moments avec Iris. J’ai suivi ses doux délires, ses baignades nues dans le lac.

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