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ZAZY - mon blogue de lecture

François Beaume - La lune dans le puits

17 Février 2014, 21:52pm

Publié par zazy

La lune dans le puits

François Beaume

Editions Verticale

Parution : 26-09-2013

512 pages

ISBN : 9782070142309

 

4ème de couverture

«Ceux qui parlent dans ce livre sont moi. J'ai digéré toutes leurs histoires, je les écoute, les réécoute, je me parcours et je retrouve dans l'écho du miroir mes histoires miennes.»

Entre décembre 2011 et avril 2013, François Beaune est parti collecter des histoires vraies autour du bassin méditerranéen. Il a choisi d'en retranscrire environ deux cents, dont les siennes, et d'en ordonner la matière au fil des âges de l’existence – depuis l’enfance jusqu'à la mort –, telle l’autobiographie imaginaire d’un seul et même individu-collectif.
La lune dans le puits dessine ainsi l’odyssée insolite, populaire et iconoclaste de celles et ceux qui portent les légendes contemporaines du berceau de l’humanité.

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Mare nostrum, berceau de notre civilisation. "La méditerranée est une bouche gercée dont la lèvre supérieur s'exprime en latin, et la lèvre inférieur en arabe." écrit François Beaume dans son prologue. Une bien belle formule et si vraie. Il explique comment il a retranscrit les textes que tout un chacun a déposé ici quelqu’en soit le sujet. Il les a remis « au propre » comme disait les vieux pour mon plus grand plaisir.

Le titre de ce recueil vient d’une phrase de Leonardo Sciascia : « la vérité est au fond du puits. Vous regardez dans un puits : vous y voyez le soleil ou la lune, mais si vous vous jetez dans le puits il n’y a plus ni soleil ni lune ; il y a la vérité.

François Beaume nous explique ce qu’il a cherché avec ce livre : « ce livre est le livre de ce nouvel individu collectif, né au combat sur les vases grecs, le livre de l’avocat-supporter-architecte-de-cirque-en-sable-aubergiste-au-chômage-sirène-de-call-center-gymnaste-et artisane-de-médina-délocalisée, le livre du plombier-peintre-poète-à-la-retraite-joueur-de-oud-de-tavla-fumeur-de-chicha-cireur-droguiste-conteur-cremière ».

Par l’entremise de ce livre, nous entrons dans la vie des gens. Ce sont des histoires plus ou moins courtes, souvent très courtes qui racontent la vie. Elles peuvent être tristes, émouvantes, gaies, poétiques, cruelles… comme la vie. François Beaume les a classées par tranches d’âge, de la naissance à la mort, je vous le dis, comme la vie. Chaque histoire est importante, chaque histoire surprend ou non.

Le soir, j’aime prendre quelques tranches de vie, je voyage autour de la Méditerranée, de Beyrouth à Tel-Aviv, d’Athènes à Marseille, via Tunis, Ramallah et autres régions. Beaucoup d’histoires d’honneur, d’amour, de jalousies, de vengeances, de religions, de guerre. L’une d’entre elles me rappelle le livre de Gwenaëlle Aubry « Partages » ou « Palestine » d’Hubert Haddad. J’ai souri jaune à la lecture des histoires de vaches palestiniennes et de l’armée israélienne. Les deux frères menteurs me font penser à une blague belge. Il y a même une histoire d’arracheur de dents…. Si, si c’est vrai. Le racisme est présent avec l’affaire de Mamadou, les histoires d’amour, comme celle de Joseph et Blandine, ne sont pas oubliées.

François Beaume insère sa propre histoire toujours dans le même esprit : de petites tranches de vie.

Ces chroniques mises bout à bout ne sont pas redondantes. L’oralité se sent, même si François Beaume a retravaillé les textes pour les rendre homogènes et apporte la vie à ce qui ne pourrait être qu’une litanie. Ce n’est jamais ennuyeux, l’humour y est très présent.

En relisant mon texte, je m’aperçois que le mot vie est apparait très souvent et je ne change rien car c’est bien un matériau vivant que nous offrent François Beaume.

« Ceux qui parlent dans ce livre sont moi. J’ai digéré toutes leurs histoires, je les écoute, les réécoute, je me parcours et je retrouve dans l’écho du miroir mes histoires miennes ». C’est ce qui fait de lui le véritable auteur de ce livre puisqu’il a choisi parmi un grand nombre d’histoires, les a classées, « réécrites ». Il a fait prendre la mayonnaise avec ses propres textes écrits en italique, sorte de biographie indomptée, de digression sur la vie…

Lisez ce livre. Vous n’y ferez pas les mêmes rencontres que moi, mais ces tranches de vie anonymes sont des instants de vérité, des instantanés, toujours intéressantes. Oui, lisez ce recueil d’histoires collectées comme le font certains anthropologues ou ethnologues avant que ne disparaisse une civilisation orale.

Je remercie et les qui, dans le cadre du festival Hors limites m’ont permis de faire cette belle lecture. Je ne résiste pas au plaisir de vous remontrer les affiches de ce festival que je trouve si charmantes.

 

« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la vérité nue mais le soleil ou la lune qui se reflète sur l’eau éteinte au fond du puits. Il s’agit d’abord de raconter l’histoire, d’écouter. Leonardo a raison : la vérité est au fond d’un puits. Faisons bien attention à la laisser où elle est, tout au fond, pour son bien.

Car la belle invisible, dans le fond, nage libre. Elle sort du puits quand elle veut, brandissant un miroir, pour nous aveugler ou nous rendre lucides. Le reste du temps elle se fait oublier. Quand le monde en surface devient irrespirable, on se jette pour mourir et renaître auprès d’elle. »

 

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Hallgrimur Helgason - La femme à 1000°

16 Février 2014, 23:02pm

Publié par zazy

La femme à 1000°

Hallgrimur Helgason

Traduction Jean-Claude Salaün

Editions Presses de la cité

Août 2013
640 pages

 

4ème de couverture :

Condamnée à vivre dans un garage avec pour seule compagnie son ordinateur portable, une provision de cigarettes et une grenade datant de la fin de la Seconde Guerre mondiale, une octogénaire islandaise atteinte d'un cancer en phase terminale revient sur sa vie en attendant la mort. Car Herra, comme on l'appelle, a beaucoup de choses à raconter. Petite-fille du premier président d'Islande, fille d'une paysanne et du seul nazi islandais avéré, elle a, au fil de son existence mouvementée, vécu la guerre et l'exil, connu beaucoup d'hommes, parfois célèbres, et vu la mort, de bien trop près. Avant de s'envoyer en l'air pour de bon, elle passe en revue son passé et celui de son pays, l'occasion pour elle de régler au passage quelques comptes.
Dans ce roman inclassable et truculent qui, à la manière d'un collage, alterne humour, cynisme, tendresse, absurde, poésie et noirceur, Hallgrimur Helgason fait preuve d'une inventivité linguistique époustouflante. La Femme à 1000° navigue entre légèreté et profondeur au gré du récité de l'irrévérencieuse Herra, dont l'histoire est à l'image de celle de l'Islande, sa patrie, et de celle de l'Europe: mouvementée, sanglante et tragique.

 

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Le titre m’attirait, Sandrine l’a fait voyager jusqu’à mes yeux et, je l’ai lu.

« Je vis ici, seule dans un garage, avec pour unique compagnie un ordinateur portable et une vieille grenade. Un vrai petit nid douillet. Mon lit est un lit d’hôpital ; je n’ai guère besoin d’autre mobilier, en dehors de toilettes, qu’il m’est toujours pénible de devoir utiliser »

Comment ça, une personne âgée vivant dans un garage ? Quel scandale !!! Et pourtant, elle y est beaucoup mieux qu’à l’hospice où ces « chers » enfants l’avaient enfermées.

Pendant plus de 600 pages, Herra va raconter sa vie et quelle vie !!!

La période de la seconde guerre mondiale se prête à ce genre d’expériences, mais j’avoue que l’imagination de l’auteur est débordante…. Notre petite française dans « La bicyclette bleue » est une sainte et une vierge à côté.

La femme à 1000° ? ce n’est pas de l’humour au 1000°, mais la température de crémation des corps humains, puisque cette chère Herra pousse la plaisanterie jusqu’à commander sa propre crémation…. elle aurait pu s’appeler la femme à 1000 volts, pour parodier Gilbert Bécaud (100 000 volts pour lui) tant sa vie est plus que trépidante. Herjbörj Maria Björnsson a eu mille vies, mille histoires d’amour, mille emmerdements…. Oui cette femme pourrait jouer au jeu des mille euros, surtout avec une grenade entre les jambes (Oui, je sais, humour de mauvaise qualité !)

Le style, proche de l’oral convient très bien à cette vieille peau cynique qui nous raconte un pan de l’histoire vu côté islandais. Il faut lui reconnaître sa franchise.

Mais, oui il y a un mais ! Le style drolatique d’ Hallgrimur Helgason supporte une distance moyenne. Au mitan de ce gros bouquin, je n’en pouvais mais d’Herra, de sa vie, comme s’il fallait absolument qu’elle nous esbaudisse à chaque page.

En conclusion, une lecture mitigée. Ce récit aurait mérité d’être plus condensé pour gagner en force.

 

 

 

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Salon du roman historique de Levallois

12 Février 2014, 23:11pm

Publié par zazy

 

Pour sa 3ème édition, le salon du roman historique de Levallois fait la part belle aux livres jeunesse. Cette année la présidente en est Irène Frain.

Plus de 200 auteurs vous attendent le dimanche 9 mars pour des dédicaces, des rencontres, des lectures...

Il y aura du "beau linge" :  Metin Arditi, Liliane Beauquel, Sorj Chalandon, Jacques Chancel, Béatrice Fontanel, Lola Lafon, Serge Moati... et en bande dessinée : Laurent-Frédéric Bollée, Jérôme Cousin, Nicolas Galy, Rémi Guérin, Caroline Guillot, Marie Jaffredo, Fred Neidhardt et Olivier Speltens.

L'an passé, La Vie rêvée d'Ernesto G de Jean-Michel Guenassia, a reçu le prix du roman historique de Levallois

Libfly était, tout comme cette année, partenaire de ce salon et notre classement était conforme à l'officiel :

1- La Vie rêvée d'Ernesto G de Jean-Michel Guenassia,
1 BIS- Alger sans Mozart de Michel Canesi,
2- La Déesse des petites victoires de Yannick Grannec,


 

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Pascal Marmet - Le roman du café

11 Février 2014, 17:23pm

Publié par zazy

 

Le roman du café

Pascal Marmet

Editions du Rocher

Collection

Le Roman des lieux et destins magiques

23 Janvier 2014

240 pages

ISBN : 9782268075815

 

4ème de couverture :

Café, qui es-tu ? Drogue, business, médicament, plaisir, carburant, poison ou un ami qui nous veut du bien ?

Dans les coulisses des légendes illustrant le grain sombre, au cœur d'un colossal commerce voué à l'écologie pour durer, ce récit romanesque se déguste à travers l'amitié d'un jeune aveugle passionné de cafés et de son extravagante amie d'enfance.

Du Brésil au Costa Rica, du Vietnam à la Cote d'Ivoire, rien n'échappe aux regards croisés d'un torréfacteur éco-responsable et d'une pimpante journaliste.

L'essor de cet or brun est une véritable épopée gorgée de rebondissements, de faits d'armes parfois, plus souvent de passions partagées pour le divin breuvage, une histoire liée à l'esclavage, et tout simplement, à l'humanité.

Après la lecture de ces pages qui n'épargnent ni les consommateurs, ni les industriels, vous serez peut être enclin à changer radicalement vos habitudes de café.

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Commençons pas les choses qui « fâchent ». Je n’aime pas le café, je n’en bois jamais. Pour parodier ma grand-mère, « c’est quand même fort de café » de lire un ouvrage qui ne parle que ce breuvage soi-disant divin !

Mais, vous me connaissez, je n’en suis pas à un  grain de contradiction près !

Le début fut un peu dur, je ne croyais pas à l’anéantissement de Julien, foutu à la porte par son propre grand-père torréfacteur de renom à l’ancienne…

Ces deux-là, ont une relation des plus équivoques. Tout est tronqué dès le départ. Sa fille adorée meurt en mettant au monde Julien. Voici donc le grand-père seul pour élever cet enfant qui lui rappelle l’Autre qui devient, comble de misère, aveugle. Je n’en dis pas plus, vous le saurez en lisant ce livre.

Julien s’installe chez sa grande amie Johanna, celle qui l’a toujours défendu à l’école contre les autres enfants, qui l’a toujours soutenu lorsqu’il est devenu complètement aveugle.

Pourquoi n’ai-je pas cru au tragique de la situation ? Simplement parce que cette histoire n’est qu’un prétexte pour nous amener en voyage au cœur du grain de café. Un périple historique et géographique, une belle « leçon de chose » sur le café. Alors là, Julien est crédible, lyrique, intarissable

"Je me contentais d'un café toutes les deux heures, et pour atteindre l'Everest en moins de d'un battement de cœur, je suçotais des grains de café fraîchement torréfiés. J'adore rassasier ma langue sur sa petite fente râpeuse. Lorsque je l'éclate sous mes molaires, le craquement amer de la fève me met à l'extase. L'arôme délicieux qui s'ensuit en bouche me rend dingo." Ces mots que Pascal Marmet met dans la bouche de Jérôme sont ceux d’un amoureux ; cette phrase est tout simplement un monument de sensualité voire de sexualité.

J’ai appris beaucoup de choses sur le café. J’ignorais qu’il y avait autant de crus comme pour le vin, ou le thé, ainsi que plusieurs façons de le préparer. J’ai découvert la passion, avec pour revers, la fraude pour surfer sur cette vague de café de crus, l’enrichissement frauduleux. A contrario, il y a également cette volonté de regroupement des petits producteurs de grains.

J’aime lorsqu’il parle de la torréfaction, cela me rappelle un souvenir olfactif toujours présent au fond de mes narines ; l’odeur du café que l’on torréfie. Il y avait, dans ma ville, lorsque j’étais très, très, jeune, un épicier qui préparait son café dehors sur le trottoir et, qu’est-ce que j’aimais cette odeur, tout comme celle du café que l’on moulait dans le Peugeot à manivelle !!

Quant à « what else ? » il me semblait, d’après une émission écoutée à la radio, que ce n’était pas du si bon café que cela et que, du point de vue écologique, c’était une totale hérésie avec les capsules à jeter après usage.

Oui, Pascal Marmet est un amoureux de ce breuvage. Il l’écrit : j’aime le café. Il a réussi le tour de force, moi qui n’aime pas le café (je le répète et le confirme) à aimer son livre au point de ne pouvoir le lâcher avant la dernière page.

J’avais beaucoup apprécié le précédent livre de Pascal Marmet : le roman du parfum. Je le remercie, ainsi que les Editions du Rocher de m’avoir gentiment fait parvenir celui-ci. Lisez-le, vous irez de découvertes en découvertes sur un rythme alerte.

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Stefan Zweig - Derniers messages

4 Février 2014, 21:39pm

Publié par zazy

 

Derniers messages

Stefan Zweig

Editions Bartillat

Collection Omnia poche

250 pages

Janvier 2014

ISBN : 9782841005499

 

 

4ème de couverture :

 

Composée de tant d'éléments différents, Vienne était le terrain idéal d'une culture commune. (…). Cette ville, ce peuple, peuvent comme tous les autres avoir commis des fautes, mais Vienne a eu cet avantage qu'elle n'était pas arrogante, qu'elle ne voulait pas imposer aux autres ses mœurs, sa façon de penser.
La culture viennoise n'était pas une culture conquérante, et c'est pourquoi chaque nouvel hôte se laissait si facilement gagner par elle. Mélanger les éléments différents et créer de cette harmonisation constante un nouvel élément de culture européenne fut le véritable génie de cette ville".

Derniers messages offre dans sa diversité le meilleur de la pensée de Stefan Zweig. Les textes ici rassemblés traitent aussi bien de littérature (Byron, Nietzsche ou Tolstoï) que de l'histoire européenne et du destin de la civilisation. Le traumatisme de la Première Guerre mondiale, le démembrement de l'Empire austro-hongrois, la montée des périls demeurent omniprésents. Ces pages ont des accents qui évoquent Le Monde d'hier, la grande autobiographie de Zweig.

 

 

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Ce livre nous offre quelques textes de Stephan Zweig dont l’écriture précise est simplement belle avec une excellente traduction. Je remercie Libfly et les Editions Bartillat Ce partenariat m'a permis de découvrir un superbe joyau.

 

Ces textes ne sont aucunement surannés. Ils brillent par leur justesse et leur actualité. La préface de Jacques le Rider remet les textes dans leurs contextes.

« L’histoire de demain », si juste, me ramène au livre de  Gwenaëlle Aubry « Partages », les livres d’histoire israéliens et  cisjordaniens. Sa conclusion est d’une simplicité, pourtant si compliquée à mettre en œuvre : « Si celle-ci doit avoir un sens, ce sera de reconnaître nos erreurs et de les vaincre. L’histoire d’hier décrivait notre rechute éternelle, celle de demain décrira notre montée éternelle, ce sera l’histoire de la civilisation humaine. »

Sa démonstration sur « l’histoire, cette poétesse » m’a subjuguée.

Stefan Zweig, européen convaincu, remonte à la Rome antique pour parler de l’Europe : « Si cet édifice avait duré deux ou trois siècles de plus, les racines des peuples se seraient alors mélangées, l’unité de l’Europe, qui est encore aujourd’hui un rêve, serait depuis longtemps une réalité… ». Cette unité européenne que d’aucuns attendent, que d’autres pourfendent, Stefan Zweig en parle comme d’une tour de Babel, jamais inachevée, avec ses flux et reflux et, surtout, d’un moyen efficace de lutter contre les guerres « dans une époque de déchirement national, je veux juste souligner l’élément d’unité, l’Eros mystérieux qui pousse l’humanité depuis toujours par-dessus les différences de langue, de culture, d’idées, vers une unit supérieure. »

On sent son amour pour sa ville de Vienne. Pour lui, cette capitale est un continent à elle toute seule où tout convergeait. Sous sa plume, Vienne est encore plus belle.

Stefan Zweig évoque Tolstoï, Béatrice Cenci, Hugo Von Hofmannsthal et Roger Martin du Gard (Saga des Thibault que j’ai dû lire il y a longtemps et dont je n’ai plus aucun souvenir. Il est dans la bibliothèque maternelle).

Dans le chapitre « 1914 et maintenant » au sujet des risques à venir, nous sommes en 1936, l’auteur démontre que le personnel l’a emporté sur le collectif (ce dont parle également Jean-Claude Guillebaud dans son livre « une autre vie est possible »).

Chaque chapitre est un condensé de profondeur. Un grand auteur, un grand livre que j’ai lu, que je relis avec chaque fois une nouvelle approche. Chaque page est source de réflexion. Derrière les lignes de ce livre, l’ombre d’Hitler, de la seconde guerre mondiale sont omniprésentes.

Je ne peux que parler maladroitement de ce livre, tant est grande ma soif de connaître, de découvertes, tant je me sens petite et futile en lisant ces pages qui ne m’écrasent pas mais m’élèvent.

Je ne veux pas tout dévoiler ( quelque part cela m'arrange !) et vous laisser le plaisir de la lecture de ce très bon livre.

 

Quelques extraits :

« L’histoire telle qu’elle nous a été apprise, telle qu’elle l’est encore aujourd’hui aux jeunes gens de tous les pays est en somme un cours de mauvais instincts et son enseignement a eu des effets désastreux. »

« Notre devoir n’est-il pas au contraire, précisément parce que nous connaissons le caractère dangereux de ce penchant pour le sensationnel, de montrer, au lieu de l’héroïsme guerrier, cet autre héroïsme que nous considérons comme supérieur, la vie grandiose des savants qui se sacrifient dans leurs laboratoires, isolés, pauvres et inconnus ? »

L’histoire d’hier décrivait notre rechute éternelle, celle de demain décrira notre montée éternelle, ce sera l’histoire de la civilisation humaine. »

Déjà dans le plus vieux livre du monde, au commencement de la Bible, là où elle parle des premiers hommes, nous trouvons en un magnifique symbole la première histoire de ce désir d’unité créatrice de l‘humanité. C’est la profonde légende de la tour de Babel et c’est ce mythe admirable que je veux rappeler et expliquer. A cette époque, à peine sortis de l’inconnu, les hommes –donc l’humanité- s’étaient rassemblés en vue d’une œuvre commune. Ils voyaient un ciel au-dessus d’eux, et, comme ils étaient des hommes, ils éprouvaient déjà le désir du surhumain et de l’inaccessible et ils se dirent : « Bâtissons une ville et une tour, dont le sommet atteindra le ciel, afin que nous nous fassions un nom pour l’éternité. » Et ils pétrirent de l’argile, firent cuire des briques et se mirent à édifier leur formidable ouvrage.

De tous les secrets du monde, celui de la création a été, de tout temps, le plus mystérieux. C’est pourquoi les peuples et les religions ont, unanimement, lié le phénomène de la création à l’idée du divin.

Efforçons- nous donc de nous approcher du secret de la création artistique, ce moment unique où les limites imposées par notre nature périssable disparaissent et où l’éternité commence.

L’histoire était pour nous un juge impitoyable qui, le visage immobile, sans haine et sans amour, sans porter de jugement, gravait au fur et à mesure les évènements ; qui, méthodique, à l’aide de chiffres et de groupes, nous faisait voir comme quelque chose d’ordonné cet immense chaos

L’histoire, répétons-le, n’est pas un livre complètement terminé et imprimé qu’on peut lire d’un bout à l’autre, mais un immense palimpseste, une compilation, un manuscrit dont les neuf dixièmes sont altérés, des centaines de pages en sont indéchiffrables, des milliers d’autres ont disparu et ne peuvent être remplacées dans le contexte qu’avec des combinaisons et l’aide de l’imagination.

 

 

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Thierry Guenez - Je ne suis jamais redescendu de cette montagne

2 Février 2014, 21:21pm

Publié par zazy

 

Je ne suis jamais redescendu de cette montagne

Thierry Guenez

Editions les 2 encres

460 pages

Juillet 2013

ISBN : 9782351658747

 

 

4ème de couverture :

A l'heure où le voyage est devenu une industrie comme les autres, l'auteur livre ici un récit personnel, insolite et percutant. De l'exubérante Sydney aux confins des espaces arides de l'outback, des hauteurs néo-zélandaises à la fournaise des tropiques, Thierry Guenez va au gré du vent d'un lieu à l'autre, dans la lignée des Backpackers, ces voyageurs au sac à dos, qui, chaque année, essaiment leur bohème sur le continent.
Parti avec quelques dollars en poche, il ne vous offrira pas dans ces pages l'Australie des guides touristiques. Entre vos mains, vous détenez plutôt le quotidien des habitants, celui des petits fermiers, celui des grandes âmes du pays, et les interprétations nuancées de tous ces voyageurs venus pour l'évasion. Et la Tasmanie dans tout cela ? Elle était censée n'être qu'une étape comme les autres, mais le voyage n'en fait qu'à sa tête.
Quand Thierry se retrouve nu-pieds dans les champs de myrtilliers, devant cette ferme en bois et en tôles sur laquelle des enceintes chantent les chansons de tout un siècle, il va comprendre ce qu'est cette île par rapport à l'Australie, à savoir son secret le mieux gardé.

Né à Toulouse il y a trente ans, Thierry a passé son temps de ville en ville, de métier en métier. Il a fait ses expériences de l’Australie à la Pologne, de l’Espagne à la Hongrie. Musicien et lecteur, refusant le principe même de  « carrière », il préfère les rencontres, espérant toujours débusquer ce qu’il y a d’intime chez ceux qu’il croise.

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Clara a gentiment fait voyager ce gros bouquin vers mes mains curieuses.

J’ai aimé l’écriture, j’ai aimé découvrir un hémisphère hors des sentiers battus où l’exploitation des touristes-travailleurs est monnaie courante. Mais bon, la petite bande a rapidement compris et accepte les conditions. J’ai aimé leurs débrouilles vaseuses, leurs rencontres, leurs embrouilles, leurs disputes, leurs découvertes, les descriptions…

Mais, ce que je n’ai pas aimé du tout et qui a tout gâché, c’est la défonce à tout va…. Là, je dis ça suffit. Peut-être suis-je trop mûre pour apprécier l’herbe, les galettes et tout le reste.

Dommage car j’aurais aimé continuer le voyage avec eux, mais je n’ai pu passer dessus ça.

Merci Clara de l'avoir fait voyagé jusqu'à mes yeux. Toi, tu as aimé et tu m'a donné envie de le lire

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J. Heska - Un monde idéal où c'est la fin

26 Janvier 2014, 22:50pm

Publié par zazy

Un monde idéal où c’est la fin

J. Heska

Editions Seconde Chance

190 pages

2013

ISBN : 9781489504647

 

4ème de couverture :

Bienvenue dans un monde idéal ! Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ? Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte ! Mais c’est quoi Un monde idéal ? C’est une collection de livres reposant sur un concept tout simple qui a fait le succès du site Internet www.jheska.fr : des textes courts et percutants relatant des histoires basées sur des « et si » ?Un livre parfait pour un petit moment de détente égoïste, dans le bus, à la pause déjeuner, le soir avant de se coucher ou à la plage !

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J. Heska et les Editions Seconde Chance font voyager le livre. Je remercie Isabelle pour cet envoi et cette bizarrerie livresque. Maintenant, il part vers un ailleurs. J'avais eu le plaisir, par le même biais, de lire "On ne peut pas lutter contre le système" un thriller déjanté qui m'avais passionné.

 

Ici, tout commence normalement. Bon, OK, c’est de la Science Fiction, enfin pour ce qu’en j’en connais (qui est égal à zéro), mais rien d’alarmant. Attention à la note finale, une vraie chute de rochers sur la route qui écrase tout. Dans un monde idéal…

Cette antienne sera présente à chaque fin de chapitre, ou, si vous préférez, d’histoire. Car ce sont à chaque fois des histoires courtes, très courtes que nous offre J. Heska. La terre est plus qu’en danger, sabordée, détruite, envahie par nos voisins venus d’ailleurs (de très loin). L’humain est minoritaire ou n’existe plus remplacé par les robots, chats et autres êtres charmants. Si il y a des humains devenus très gentils avec leurs pyjamas roses, ils se font bouffer, détruire.

Chaque histoire a des raccords, volontaires ou pas, (j’opte pour la première alternative) avec notre actualité comme le chapitre « Un monde idéal où l’expérience de Milgram a servi à construire une meilleure humanité ». Il y est question d’euthanasie, mais elle est obligatoire, sinon… on vous étrangle. Là où cela devient cauchemardesque, c’est qu’il n’y a pas de remords…. Donc ils ne sont plus humains les humanoïdes de J. Heska.

Vous avez également « Un monde idéal où l’être humain est indestructible »…. Ça commence déjà ! Ailleurs, la mer arrive au Tibet. Un monde idéal où les objets inanimés se trouvent avoir une âme (plutôt violente !!)

La construction des historiettes (attention, ce n’est pas péjoratif sous mon clavier) commence normalement et bling ! à un moment, nous partons dans une autre dimension.

Il faut bien reconnaître que c’est de la faute de ces humains à la noix, égoïstes qui ont pourri puis détruit la terre où ils habitaient (mais non, ce n’est pas de nous dont il s’agit : nous sommes tous éco-responsables !) s’ils n’existent plus et si les autres ont envahi la terre.

Petit bémol, j’aurais aimé un fil rouge ; toujours ce besoin d’être rassurée, d’être tenue par quelque chose de tangible. Oh et puis, à bien y penser, ce n’est peut-être pas nécessaire. Par contre, il faut picorer par ci, picorer par là et ne pas lire le livre en une seule fois, pour garder un peu de fraîcheur ou de piquant.

Je ne saurais vous dire, si dans ces histoires, il y a des références au monde de la S.F. actuelle puisque je n’en lis pas. Les micro-histoires sont très bien structurées, le rythme est endiablé et, même si je connaissais le fin mot de l’histoire (Dans un monde idéal…),  je me suis laissée porter par l’écriture de J. Heska et, surtout, par son humour noir et destructeur.

Il est diabolique ce mec-là, m’étonnerait pas qu’il fasse partie de ces petits lutins rouges, ou alors c’est un robot, une amide, un gnome…. Enfin bref, il n’est plus dans notre dimension. Ce livre qui ne se prend pas au sérieux n’en n’est pas dénué et se joue de nos outrances.

JSK, j’ai passé de bons petits moments de lecture avec votre livre.

 

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Roger Wallet - La blanche de Bruges

20 Janvier 2014, 09:39am

Publié par zazy

 

La blanche de Bruges

Roger Wallet

Editions G&g (2003)

ISBN : 290962546X

Réédité et disponible aux Editions du Petit Véhicule

ISBN : 9782842737009

105 pages

 

 

4ème de couverture :

1961. Sur fond de guerre d’Algérie, se tisse une amitié entre un adolescent et un soldat en permission. Balades à scooter, premières bières, première fille, premiers engagements politiques. Les évènements se chargent de donner à l’automne un goût de mort. Vingt ans plus tard, le décès de son père ravive en Brice les souvenirs…

Roger Wallet aime les cieux bas et gris de la Picardie où il situe son roman. Mots chuchotés, regards furtifs, paysages intérieurs, son écriture est une écriture de l’esquive. Il  a déjà publié chez G&g La Chanson de Carco, Petit dictionnaire des Futilités, La Mécanique du Cœur et, chez d’autres éditeurs, nouvelles et romans dont notamment, au Dilettante (et chez Folio), Portraits d’automne.

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J’ai eu un coup de cœur pour « ça ressemble à une vie », poésie elliptique, troublante, telle une ritournelle avec des blancs.

 « Brice, il faudrait que tu viennes. Ma mère a dit cela d’une voix presque froide détachée. Il faudrait que tu viennes, je crois. » C’est ainsi que débute le roman.

Son père est mort. Brice revient au village qui l’a vu naître et grandir. Le retour est propice aux retrouvailles et aux souvenirs. Tout se mêle, le présent et le passé et toujours Tanguy. « Tanguy ! C’est au bistrot que je l’ai vu pour la première fois. Septembre 61, peu après la rentrée. »

Ils sont tombés mutuellement en amitié. Tanguy, le bidasse en permission de la guerre d’Algérie et l’adolescent. Le temps de cette longue permission fut, pour le jeune garçon, le temps de la découverte de la bière, de la première cigarette, de la première fille. Tanguy décide de déserter cette guerre qui ne dit pas son nom, Mais, il fut dénoncer, on ne dit rien des raisons du pourquoi et le silence tomba. Ce sera la fin de l’enfance heureuse du jeune garçon qui décide de partir faire ses études loin, persuadé que l’auteur de la dénonciation est son père.

Son retour, 15 ans après, les retrouvailles avec les anciens copains, raniment les souvenirs, la vérité sera dite. Un séjour le long des canaux de Bruges, devant un piano bar et une Blanche de Bruges scellera des retrouvailles.

J’ai retrouvé, avec plaisir, la plume de Roger Wallet. Ici, c’est Brel qui s’impose pour ce roman. Si ce livre est moins elliptique que ses poèmes, il est tout aussi teinté d’amour de sa Picardie, d’amour des gens, d’amour des mots. Un bouquin où l’atmosphère des années 60 est fort bien décrite. Chose importante, ce livre n’est pas dénué d’humour, la scène de l’enterrement de son père est un petit morceau d’anthologie, j’ai réveillé mon mari qui dormait !

Merci Jérôme pour ce précieux cadeau.

 

 

 

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Michèle Lesbre - Un lac immense et blanc

19 Janvier 2014, 21:15pm

Publié par zazy

Un lac immense et blanc

Michèle Lesbre

Editions Sabine Wespieser

Avril 2011

92 pages

ISBN : 978-2-84805-096-6

 

 

4ème de couverture :

« Je réinvente ma vie dans le désordre en mélangeant les temps, les lieux, les êtres chers, mais c’est tout de même ma vraie vie. Peut-être que cette journée est un cadeau plutôt qu’un empêchement et un rendez-vous manqué. J’attendais l’Italien, c’est Antoine qui est venu, dans le silence de la ville qui est une autre ville, lointaine et familière à la fois. » M. L.

Par un matin de neige, la narratrice attend dans une gare un homme qu’elle ne connaît pas : elle a envie de parler de Ferrare avec cet étranger qui, tous les mercredis matin, dans ce Café lunaire où ils ont leurs habitudes, évoque inlassablement sa ville d’origine. Elle a pris sa journée, mais l’homme n’arrive pas par le train habituel.
Dès lors le temps s’étire, en autant de fondus enchaînés que favorise la blancheur environnante : les grilles du Jardin des Plantes s’estompent, laissant place au « lac immense et blanc », noyé sous la neige de l’Aubrac, où Édith Arnaud vécut ses premières amours et ses premiers combats politiques. Elle n’a jamais revu Antoine, le jeune homme en colère qui, à l’aube des années soixante, voulait changer le monde. Sa silhouette traverse le récit et bientôt se superpose à celle de l’Italien du delta du Pô, dont les brumes hantent le paysage mental de cette femme rompue à l’usage du monde.
Le temps qui passe, la perte des illusions et les rendez-vous manqués ont pourtant éveillé en elle une joyeuse mélancolie. Témoin ses dialogues loufoques avec le corbeau freux du Jardin des Plantes… Dans le silence et la blancheur de cette journée particulière, la solitude a moins que jamais le goût des renoncements.
Entrelaçant fiction et expérience intime, Michèle Lesbre est, dans ce récit lumineux, au plus près d’elle-même.

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Parler du livre de Michèle Lesbre, c’est avant tout parler de l’atmosphère qui y règne.

Elle attend l’italien à la sortie du train. Pourquoi ? Une lubie, un besoin de toucher de près quelqu’un qui la rapprocherait de Ferrare ? Ce n’est même plus important.

Il lui reste donc à meubler cette journée de vacances, de vacance. Une journée entre parenthèses où La neige recouvre le parc. Sur l’écran blanc, elle imprime des souvenirs de neige en Aubrac lorsqu’elle était enfant. Puis arrive celui d’Antoine son amour d’adolescente, lui qui voulait changer le monde et qui a disparu du jour au lendemain. Le cheminement de la pensée l’amène sur les rives du Pô, à Ferrare, ville de sa reconstruction et donc à l’italien. Toute cette journée hors du temps sera propice à des retours dans le passé, mêlés de rêves et du présent.

Il n’y aucune nostalgie dans ce livre. L’atmosphère y est ouatée, douce comme le paysage qui l’entoure.

Ce récit n’a rien de nostalgique, l’atmosphère ressemble à celle que Modiano récréé dans ses livres.

Un livre très court, entre parenthèse, qui se lit avec grand plaisir où les parenthèses littéraires, et cinématographiques italiennes accompagnent sa promenade.

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Michel Tremblay - Bonbons assortis

15 Janvier 2014, 23:01pm

Publié par zazy

 

Bonbons assortis

Michel Tremblay

Editions Limeac - Actes Sud

Juin 2002

175 pages

ISBN : 9782742740291

 

4ème de couverture :

La petite enfance de Michel Tremblay contient en germe la sensibilité et l'émotivité si vives de l'œuvre à venir.
Quand il ouvre le tiroir de ce paradis perdu, les trésors qu'il y découvre sont plus vivants que jamais, plus savoureux parce que plus de cinquante ans ont passé, qui les ont affinés en vibrants récits. C'était l'époque où la magie du père Noël opérait encore et où les gentils mensonges des adultes tenaient lieu de vérités : ceux de son frère Jacques et de sa marraine Robertine, ceux de son oncle Josaphat et de sa grand-mère Tremblay, mais surtout ceux de sa mère Nana, qui mêle bonne et mauvaise foi avec un égal bonheur et dont le rire sonore fuse à travers tout l'univers de l'écrivain.

 

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Le livre tient ses promesses. C’est une véritable boîte de bonbons que nous offre Michel Tremblay.

 

J’ai aimé lire à haute voix dans ma tête (si fait, je confirme) les discussions entre Michel enfant, sa mère, sa grand-mère et toute la smala (12 personnes !) qui habite un grand appartement à Montréal.

 

En plusieurs nouvelles, Michel Tremblay raconte son enfance dans cette famille où 3 générations cohabitent, où les engueulades, les rires, la chaleur humaine, la tendresse règnent.

 

Ah ! ces expressions canadiennes pur jus, un vrai régal. J’en connais quelques unes grâce à mes amis blogueurs canadiens et j’en raffole.

 

Les bonbons de Monsieur Tremblay sont acidulés, croquants, tendres, emplis de miel ou de citron, collants comme du caramel…. Ils ont le goût des souvenirs d’enfance, un petit goût de « r’venez-y ». Un délicieux moment de lecture que je continuerai en lisant d’autres livres de cet auteur canadien.

 

 

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