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ZAZY - mon blogue de lecture

Anders Fager - La reine en jaune

19 Février 2017, 22:35pm

Publié par zazy

La reine en jaune

Anders Fager

Traduit du suédois par Carine Bruy

Editions Mirobole

janvier 2017

352 pages

ISBN 978-2-37561-052-7

 

4ème de couverture :

La beauté du diable pour l’écriture, le génie du mal pour la construction… Anders Fager revisite les grands thèmes du fantastique pour créer sa propre mythologie contemporaine à travers des histoires qui font surgir un univers fiévreux peuplé de forces maléfiques, ou le monstre n’est jamais celui qu’on croit.

À Trossen, les résidents de la maison de retraite se regroupent au troisième étage pour des rites venus d’un autre âge ; Les deux frères Zami et Janoch escortent Grand-Mère pour un long voyage – Grand-Mère qui gronde parfois, ou montre les crocs ; pour My l’artiste, la femme bafouée, le chef-d’œuvre ultime ne peut se concevoir sans sacrifices ; à Bodskär, dans la baie plongée dans les ténèbres, quelque chose émerge des flots…

Découvrez un Lovecraft version trash et rock ‘n’ roll pour une véritable et très angoissée chronique sociale.

L’auteur (site de l’éditeur)

Auteur culte, comparé à Stephen King dans ses œuvres les plus sombres, à un John Ajvide Lindqvist sous stéroïdes ou au maître de l’horreur H.P. Lovecraft, Anders Fager, né en 1964, vit à Stockholm. Ex-dyslexique, ex-punk, ex-geek, il a fait paraître entre 2009 et 2011 trois recueils de contes d’horreur, dont Mirobole publie en janvier 2014 une sélection en un seul volume Les Furies de Borås.

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J’ai découvert un auteur qui m’a bousculé comme la balle d’un flipper.

Ce recueil de nouvelles est déjanté, barré, presque trash,

Le cher d’œuvre de Mademoiselle Witt, où l’art poussé à son extrême pour certains, l’art dévoyé pour d’autres, du porno trash, dégradation féminine pour les féministes. My Witt, porno star qui utilise son corps sexuellement pour faire des photos pornos trash jusqu’à la folie.

Cérémonies où les rites païens sont remis en scène par le personnel du 4ème étage d’une maison de retraite. C’est du râpeux, du flippant !

Quand la mort vient à Bodskär où l’armée se trouve aux prises avec des phénomènes très étranges et mortels, où la frontière entre le bien et le mal connait quelques distorsions.

La reine en jaune voit le retour de My Witt internée dans un asile psychiatrique.aux prises à la violence du personnel médical qui n’hésite pas à la frapper, la violer, l’abrutir de médicaments, l’attacher. A trop côtoyer la folie pour aller au bout de ses œuvres, elle semble passée de l’autre côté du monde

Le voyage de grand-mère où deux garçons étranges, analphabètes traversent l’Europe dans une camionnette blanche pour récupérer leur grand-mère ; une grand-mère qui a les crocs.

Des « Fragments »  relient ces nouvelles comme un pont pour aller sur les îles. Mais qui sont ces vieux manipulateurs qui semblent connaître beaucoup, beaucoup de choses sur tout le monde et que le trash, le porno ne dérangent pas ?

Oui, c’est déjanté et tout le tintouin. Cela parle aussi de l’art, de sa finalité. Jusqu’où l’art peut aller, le hardcore peut-il être de l’art, tout est-il art ; Question présente également dans F d’Antonio Xerxenesky.

La limite entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le réel et le fantastique sont très élastiques. L’avidité, la rapacité, la luxure, la domination y sont dépeints avec minutie, réalisme. L’écriture d’Anders Fager est limpide dans un monde noir, glauque où nul espoir n’est permis. Les fins ne sont pas celles des contes de fées. Le rythme, l’incongruité donnent beaucoup de peps et d’allant à ce bouquin.

Une lecture qui n'est pas de tout repos. La découverte de l’écriture d’André Fager fut un réel plaisir, quel voyage !

Une nouvelle fois, Mirobole a fait mouche

Yv en parle

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Sébastien Berlendis - Maures

17 Février 2017, 22:53pm

Publié par zazy

Maures

Sébastien Berlendis

Editions Stock

Collection : La Forêt

Août 2016

112 pages

ISBN : 9782234081062

 

4ème de couverture :

« Ces images d’une adolescence au soleil continuent de modeler mes désirs et mon imaginaire. Je me construis dans les souffles chauds, l’horizon bleu, le sel marin. »

Entre ombre et lumière, Maures est une plongée en adolescence dans une pinède au bord de la mer. L’écriture impressionniste de Sébastien Berlendis dit le vertige des sensations, la découverte du corps des filles, et l’inquiétude devant les disparitions à venir.

Sébastien Berlendis vit à Lyon où il enseigne la philosophie. Il a publié Une dernière fois la nuit et L’Autre Pays chez Stock, dans « la forêt ».

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« Lorsque j’avance dans la pinède aujourd’hui clairsemée et fermée par des clôtures de bois, des souvenirs affleurent. Ils viennent de loin ces visages, ces gestes, ces bruits. Au cœur de la pinède, des fantômes habitent mon corps. »

Venu voir une dernière fois son grand-père mourant,  le narrateur  nous amène au pays de sa jeunesse, dans un camping au bord de la mer à La Londe-les-Maures 16

« La douleur de la maladie assombrit mon grand-père. Le traitement assomme le corps, le moral craque, les yeux lâchent, la voix et la mémoire restent en vie. Je redoute que les choses de l’été deviennent pour lui des espaces sans formes i noms. Alors je continue l’histoire, je décris les lieux, il me raconte à nouveau.

Le paysage devient le décor de son film ; la caravane rouillée laisse la place à la vie, la jeunesse, les siestes,  les parties de boule, les virées entre copains, les premiers émois amoureux, les grands-parents.

 

Je regarde l’homme se souvenir du jeune homme qu’il était. Les vacances varoises avec ses grands-parents, les amitiés… ont forgé l’homme qu’il est devenu.

Dédé Faye Aldo Marchetti Marius Paul Saba Maurice Avis monsieur Lahoude, écrire et répéter ces noms d’hommes du Sud, faire apparaître leurs visages. Je suis encore assez jeune, l’ombre ne noircit pas la mémoire.

Comme dans ses deux précédents romans,  Une dernière fois la nuit et L’Autre pays, Sébastien Berlendis, égrènent ses souvenirs sans ordre chronologique, par petits paragraphes, comme des instantanés, des polaroïds un peu fanés mais si vivaces.

« Quand je traverse les Maures, les temps se mélangent. »

L’écriture impressionniste, quasi envoûtante, de Sébastien Berlendis agit une fois de plus. Ce livre a fait ressortir mes souvenirs de vacances au bord de l’Atlantique. La découverte d’un autre monde, l’insouciance, les flirts inoffensifs et chastes (question d’époque).

En ré-ouvrant le livre pour écrire cette chronique, j’ai presque l’impression de sentir du sable rouler sous mes doigts qui tournent les pages.

J’ai eu la chance de le rencontrer, je l’attendais, à la librairie « Le Cyprès » où il venait parler de son livre. Une rencontre éclair, j’avais une réunion et n’ai pu rester l’écouter.

Merci Sébastien Berlendis pour votre gentille dédicace.

Lorsque je parle avec mon grand-père, je continue de croire qu'après une visite je pourrais ajouter des jours et des mois à notre histoire. Puis un matin de mars vient derrière lequel il n'y a plus rien.

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Mikaël Hirsch - Avec les hommes

15 Février 2017, 22:35pm

Publié par zazy

 

Avec les hommes

Mikaël Hirsch

Editions Intervalles

août 2013

128 pages

ISBN : 978-2916355887

 

4ème de couverture :

À Brest, deux anciens amis se retrouvent après vingt années de séparation. Le premier, en devenant écrivain, semble avoir réussi sa vie ; le second, en dépit de débuts prometteurs, n’est jamais devenu ce qu’on attendait de lui. Et si l’amertume rattrape souvent les grandes espérances, l’idée même de réussite peut parfois s’avérer illusoire.

De Tel-Aviv à la presqu’île de Crozon, de la cour de Normale Sup’ aux monts d’Arrée, ces deux destins parallèles nous racontent la soif d’exotisme, la passion qui dévore et la littérature qui consume.

Variation jubilatoire sur le thème du voyage en Orient, réflexion sur la honte et la cruauté, Avec les hommes est aussi et surtout un magistral roman d’amour.

L’auteur (site de l’éditeur)

Mikaël Hirsch est un écrivain français né à Paris en 1973. Deux de ses romans, Le Réprouvé (2010) et Avec les hommes (2013) ont figuré dans les sélections du Prix Femina. Après Libertalia, paru en 2015, Quand nous étions des ombres est le quatrième roman de Mikaël Hirsch publié aux éditions Intervalles.

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Le narrateur, auteur, venu dédicacer son livre à Brest se retrouve dans un bar. Il a la surprise de retrouver son ancien à camarade Normal ‘Sup perdu de vue depuis plus de vingt ans.

Il n’avait jamais été beau, de cette beauté qui fait mal, plonge le spectateur dans l’embarras, le renvoie immédiatement à son humaine condition. Tout au plus avait-il connu cette sorte d’apogée physique très éphémère, située entre de longues années de modifications approximatives et un rapide déclin. »

Paul a besoin de se confier et il choisit le narrateur pour se lancer dans une longue logorrhée de ses malheurs. Un long récit, pas larmoyant, sincère de ce qu’il a vécu, subi jusqu’à ce qu’une bonne fée lui permette de trouver en lui le positif. Au début, l’écoute de l’écrivain se fait bienveillante, puis plus distraite, avec un petit sentiment de supériorité

Je comprenais parfaitement à présent la raison de ce grand déballage, ou du moins, le pensais-je. J’étais devenu celui qu’il n’était pas. J’avais la vie qu’il aurait dû avoir, si l’amour déçu ne l’avait mis en terre au plus mauvais moment. Non pas qu’il m’ait considéré comme un usurpateur, mais son regard cherchait dans le mien des traces de sa vie enfuie, un bout de lui-même, quelque chose qui aurait porté ses fruits au lieu d’avorter.

A un certain moment, le narrateur se trouve pris, fasciné, happé par le récit de Paul et  se met en mode romancier.

« Lui qui n’était pas écrivain avait finalement le talent qui me manque aujourd’hui »

Petit à petit, le récit évolue et si Paul n’était pas le plus mal loti des deux. Vaut-il mieux connaître les affres d’un amour déçu ou, comme le narrateur, s’en protéger et tout donner à la littérature. Paul a eu le courage de se montrer nu, d’ouvrir ses entrailles, de parler honnêtement ; le narrateur s’en est toujours protégé pour taquiner la muse  A trop s’économiser, se protéger, on ne vit pas.

« Lui qui me jalousait, je crois, pour ce statut d’écrivain si convoité, parait-il, et pourtant si pathétique, avait connu cet amour véritable dont nous rebat la littérature, auquel je n’ai jamais eu accès, et c’est moi, par conséquent, qui le jalousais à mon tour, dans une forme d’inversion des rôles. »

Mikaël Hirsch écrit « L’amour et la littérature sont tous deux des charognards. » La littérature se nourrit-elle de la vie des autres, des récits des autres ?

C’est ainsi que son histoire, s’en doutait-il seulement, est aussi devenue mon histoire. Si bien que la réalité devient fiction dès lors qu’on la rapporte. J’écrirai par conséquent et faute de mieux, le fruit de nos mensonges réciproques.

Dès les premières pages du livre, j’ai pensé, encore un nombriliste. Heureusement, j’ai poursuivi car j’aime l’écriture  élégante, travaillée, fluide de l’auteur. C’est plus que cela, j’y retrouve les thèmes du départ, de la fuite pour revivre, de l'amour rencontrés dans Notre-Dame des vents et Libertalia

Livre lu dans le cadre de la Voie des Indés  organisée par Libfly et les éditeurs indépendants dont Intervalles.

 

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Jean-Philippe Domecq - Deuxième chambre du monde

9 Février 2017, 21:22pm

Publié par zazy

Deuxième chambre du monde

Jean-Philippe Domecq

Editions Serge Safran

Février 2017

144 pages

ISBN : 979-10-90175-61-7

 

4ème de couverture :

Un homme seul chez lui observe : la rue, les toits, tout ce qui s’offre à sa vue. Il se voit vivre, aussi. Au point que plus rien n’est ordinaire dans sa vie pourtant bien banale.
Un soir, à force de guetter, il aperçoit le reflet d’une fenêtre qui s’allume au-dessus de chez lui. Une femme ? Cette présence silencieuse va progressivement le hanter. Cela débouche sur un très long couloir qui le conduit au bout du monde – mais quel monde ? Car l’homme abandonne tout : santé, travail, amour, en captant la proie pour l’ombre.
Dans Deuxième chambre du monde, Jean-Philippe Domecq nous engage dans une expérience littéraire et métaphysique où jubilation d’écriture et redoutable humour s’associent pour une étrange et fondamentale interrogation sur la condition humaine.

L’auteur (site de l’éditeur) :

D’abord connu pour son Robespierre, derniers temps (1984), Jean-Philippe Domecq a été membre du comité de rédaction de la revue Esprit et rédacteur de Quai Voltaire, revue littéraire. Il a reçu le prix du Pen Club français pour Qui a peur de la littérature ? Mais il est avant tout romancier, auteur de deux cycles romanesques, « le Cycle des ruses de la vie », et « La Vis et le Sablier » dans lequel il explore un nouveau genre romanesque, la Métaphysique Fiction.

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Les chapitres commencent par (Un jour, comme ça ou (une nuit encre ou la même) pour fixer le récit dans un espace non daté, juste pour me tenir dans sa réalité.

Le narrateur est un homme lambda dont la vie est rythmée par le très célèbre métro-boulot-dodo avec, parfois une partie de jambes en l’air avec son amie. Il ne semble avoir aucune passion, il est transparent. Lorsqu’il est en compagnie, il s’évade au plafond et regarde ses congénères en direct du plafonnier, « Je vous aime beaucoup, d’ici » bref, il se désincarne. s'échappe « C’est une panique, la vie, voilà.»

Cet homme pas bavard parle dans sa tête, se parle ; un soliloque muet et je lis sa voix intérieure. Comme il dit « on est si bien, au bord du monde. » Il a des postures « philosophiques ».  

Une vie bien monotone jusqu’au jour où il voit se reflétant sur le mur d’en face, une silhouette féminine se détachant de la lumière d’une lucarne… Il a une voisine. Depuis, il attend le soir, reste couché pour écouter le bruit furtif des pas de sa voisine. Il fait de sa propre chambre, la chambre d’écho de la sienne.

Le narrateur rentre de plus en plus en lui-même. Son imagination, sa fiction deviennent sa réalité. Il entre dans sa seconde chambre, celle de son esprit.

L’écriture n’est pas linéaire, il prend un mot, une phrase, il retourne dans un sens, dans un autre, laisse une phrase en suspens. Le texte est aussi décalé que son personnage

« Il y a ce qui se dit sous ce qui se dit, l y a ce qui se dit sous ce qui ne se dit pas, et ce qui ne se dit pas sous ce qui ne se dit pas alors là ! … La plongée ! »

Ce live est une plongée dans la chambre intime du personnage « Ici est le centre de la ville », centre de ses pensées, centre de sa vie.

La faim amène à la fin, que Jean-Philippe Domecq rassasie par ses mots, ses phrases, ses questionnements.

Un livre qui sort des sentiers battus. Une découverte originale, surprenante, que j’ai aimée.

Quand je vous dis que Serge Safran sait dénicher les talents.

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Pénélope Bajieu - Joséphine

8 Février 2017, 15:11pm

Publié par zazy

Joséphine

Pénélope Bagieu

Editions Jean-Paul Gausewitch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joséphine change de camp

Pénélope Bagieu

Editions Jean-Paul Gausewitch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trentenaire, blonde, très « fille », célibataire, pas trop bien dans sa peau de bien en chair, Joséphine vit avec Bradpitt, son chat. Souvent à côté de la plaque, elle essuie les blagues, les réflexions, les sarcasmes de son entourage au boulot, de sa sœur, mariée-mère-de-deux-enfants. Bref, Bridget Jones en bande dessinée. Heureusement, elle  peut compter sur Rose.

Des péripéties que toute fille a connu à un moment ou un autre, quel que soit l’âge et je sais de quoi je parle !

Les dessins sont marrants, bien troussés. Quelques fois un peu exagéré, mais si peu ! J’ai souri et même plus.

Deux albums aussi pétillants que des coupes de champagne, j’ai adoré

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Patrick Modiano - Dominique Zehrfuss - Une aventue de Choura

8 Février 2017, 14:46pm

Publié par zazy

Une aventure de Choura

Texte Patrick Modiano

Dessins Dominique Zehrfuss

Editons Gallimard

Septembre 1986

 

4ème de couverture

Voici Choura, labrador aux yeux bleus, qui s’ennuie chez ses maîtres et qui est un chien romantique. C’est aussi un chien qui ne doute de rien, et c’est pourquoi, probablement, à cause d’un livre et d’un film, sa vie prend une tournure à faire rêver tous les chiens et les enfants à partir de cinq ans.

 

 

Une fiancée pour Choura

Texte Patrick Modiano

Dessins Dominique Zehrfuss

Editons Gallimard

Novembre 1987

 

 

4ème de couverture

Vacances de neige pour Choura, le célèbre labrador aux yeux bleus. Le voici à la montagne, dans un hôtel qui est un vrai palais, rempli de couloirs déserts parfaits pour les farces. C'est le temps des leçons de ski avec la baronne Orczy, des cours de patins à glace, des jus d'orange et des valses. C'est surtout pour notre héros le temps des rencontres, car voici la très douce et très belle Flor de Oro dont il tombe terriblement amoureux. Une nouvelle aventure d'un chien romanesque et libre, où plane encore une fois l'ombre du Mouron Rouge.

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Deux Bandes dessinées découvertes à la bibli. Ben sûr, le seul nom de Modiano est, pour moi, un sésame. Dominique Zehrfuss, son épouse, a illustré ces deux albums

Choura est un chien pas comme les autres. Il déambule dans un milieu jet-set où règnent l’argent, le plaisir, l’insouciance. Tout y est étrangement facile comme dans un conte de fées sans vilaine fée.

Délicieusement suranné, je retrouve le ton, le style, le monde Modiano.

Ces deux albums ont été réédités en 2015

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Sigolène Vinson - Courir après les ombres

7 Février 2017, 16:08pm

Publié par zazy

Courir après les ombres

Sigolène Vinson

Editions Plon

Août 2015

208 pages

ISBN : 9782259229579

4ème de couverture :

Du détroit de Bab-el-Mandeb au golfe d'Aden, Paul Deville négocie les ressources africaines pour le compte d'une multinationale chinoise. De port en port, les ravages de la mondialisation lui sautent au visage et au cœur la beauté du monde dont il ne peut empêcher la destruction.
Les merveilles qui ne s'achètent pas ne risquent-elles pas de disparaître dans un système ou toute valeur se chiffre ?
Paul se met alors à chasser un autre trésor : les « écrits jamais écrits » d'Arthur Rimbaud – il veut le croire, le marchand d'armes n'a pas tué le poète. Inlassablement, il cherche.
Trouvera-t-il plus que le soleil aveuglant, la culpabilité d'être et la fièvre ?

L’auteur (site de l’éditeur) :

Sigolène Vinson, ancienne avocate, est chroniqueuse (Charlie Hebdo, Causette) et romancière. Elle a grandi à Djibouti.

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Paul Delville, dont le père, brillant professeur d’économie, sombre peu à peu dans la folie, a tout quitté pour travailler pour les chinois. Il négocie l’implantation de bases navales pour sécuriser le trafic maritime chinois.

« Paul travaille pour une compagnie chinoise, la Shangai Petroleum, Chemical and Mineral Corporation, et participe à l’élaboration du collier de perles. Un collier qui n’est pas un bijou. Encore moins une ode ou un poème. Ce sont les Américains qui ont donné ce nom à la tactique impérialiste : chaque nouvelle base navale arrachée par la République populaire est une perle à ajouter au collier.

C’est la version et la mission officielle de celui dont la conclusion de la thèse est « La valeur du travail est à la mesure générale des valeurs ».

Paul est un trader cynique qui promène  son utopie de foutre en l’air l’économie mondiale par son action avec la Chine.

« Les puissances occidentales n’ont plus les moyens de répondre ni à vos prix ni à vos exigences. La Chine, si. »

« Au Mali, par son intermédiaire, la Chine est devenue propriétaire d’une mine de phosphate, troquée contre la réalisation d’une ligne ferroviaire entre les localités de Taoudenni et Tassalit ? Il n’est pas dit que le minerai extrait de la terre malienne ne participe pas à l’élaboration du polonium chinois. »

Il est présentement à Djibouti pour sonder le lac Assal et sa possible richesse en lithium. Mais, il a une autre quête, son obsession de Rimbaud et trouver les derniers écrits jamais publier de l’auteur.

« Il est libre de se livrer à des discours mercantiles et guerriers et passer le plus clair de son temps à vivre en poète, à courir après l’ombre de l’homme de talent, à guetter les livres jamais écrits. »

La Chine à même l’outrecuidance d’enfouir ses déchets nucléaires dans l’Océan, sans aucun état d’âme et fait mourir à petits feux les Somaliens. Est-ce la goutte d’eau qui réveille Paul, Paul qui se cogne aux parois de verre, se cogne à la vie ?

« Pour les jeter à l’eau à l’approche des côtes somaliennes, c’est le nouveau programme nucléaire chinois, emprunté à celui de l’Italie. »

Le livre est bâti autour de contradictions. Paul, son commerce cynique pour la Chine et sa quête donquichottesque des écrits non publiés de Rimbaud. Paul qui choisit d’être apatride et le neveu d’Harg qui fuit la misère de son pays. L’hypocrisie, pardon, le pragmatisme, des Chinois qui paient des cacahuètes l’installation de leur collier de perles face à la misère de ce peuple. La française qui a des envies de mort et Mariam qui pêche, face aux cargos-usines, pour survivre.

« Elle remarque enfin les yeux de la française, la cicatrice dedans. Pas le reflet d’une vie de misère… quelque chose de plus sordide, à la limite de l’obscénité dans un monde qui crève la dalle : la douleur d’être. Mariam trouve ça franchement immonde. » La française a le mal de vivre, alors que Mariam à du mal à survivre.

J’ai aimé la fierté de Mariam et de Harg, leur amour pour Djibouti, l’amour de la Corne de l’Afrique que Sigolène porte en elle.

Si le caillou est une envolée poétique, Courir après les ombres, même si il y a la quête des derniers poèmes de Rimbaud a les pieds dans la boue de la mondialisation. Cette balade a des airs de ballades mélancoliques sur fond de misère, de désespoir, de mort au nom d'une prospérité à laquelle ils n'ont pas accès.

 

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Benjamin Wood - Le complexe d'Eden Bellwether

2 Février 2017, 22:35pm

Publié par zazy

Le complexe d’Eden Bellwether

Benjamin Wood

Traduction Renaud Morin

Editions Zulma

512 pages

Août 2014

ISBN 978-2-84304-707-7

 

4ème de couverture :

Benjamin Wood signe un premier roman magistral sur les frontières entre génie et folie, la manipulation et ses jeux pervers – qui peuvent conduire aux plus extravagantes affabulations, à la démence ou au meurtre.

Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…
Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre.

L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître.

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Oscar travaille dans une maison de retraite. En chemin, il est littéralement happé par le son de l’orgue et les chants d’une chorale, entre dans la chapelle, .où il rencontre Iris Bellwether qui changera complètement sa vie.

A partir de cet instant, il va fréquenter la famille Bellwether dont le frère Eden, celui qui l’a enchanté avec son orgue.

Un jeu, sorte de bizutage, où Eden hypnotisera Oscar et lui enfoncera un clou dans la paume. Eden est-il fou, mégalo, mage, pervers narcissique, affabulateur ?

Oscar décide d’entrer en contact avec Herbert Crest pour savoir et aider Iris.

Benjamin Wood, à l’instar de son personnage se joue de nous, nous manipule. Le début est un peu lent car je me demandais où l’auteur voulait en venir. Une fois harponnée, il m’a fallu aller jusqu’au bout, suivre les pistes vraies ou fausses, bref, passer une nuit blanche pour arriver au dénouement.

J’oscille entre l’humanité, la gentillesse d’Oscar et l’âme noire d’Eden. Entre Eden garçon de la haute friqué et Oscar qui doit subvenir à ses besoins. Eden soignerait les gens par ses pouvoirs et Oscar a le pouvoir de faire du bien aux gens qui l’entourent comme le Docteur Paulsen,  résident  de Cedarbrook, la maison de retraite où  travaille. Ange versus démon. Deux hommes qui cachent leurs failles, leur fragilité.

Un coup de cœur pour ce premier roman haletant qui jour sur l’ambigüité.

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Rosa Montero - La chair

31 Janvier 2017, 23:02pm

Publié par zazy

La chair

Rosa Montero

Editions Métailié

Traduction Myriam Chirousse

Janvier 2017

196 pages

ISBN : 979-10-226-0540-3

 

4ème de couverture :

Pas facile d’accepter son âge quand on a soixante ans, qu’on vit seule et que votre amant vous quitte pour faire un enfant avec sa jeune épouse. Soledad engage donc un gigolo de trente ans pour l’accompagner à l’opéra et rendre jaloux le futur père. Mais à la sortie, un événement inattendu et violent bouleverse la situation et marque le début d’une relation trouble, volcanique et peut-être dangereuse.
Soledad se rebelle contre le destin avec rage et désespoir, avec humour aussi, et le récit de son aventure se mêle aux histoires des écrivains maudits de l’exposition qu’elle prépare pour la Bibliothèque nationale.

La Chair est un roman audacieux et plein de surprises, l’un des plus subtils et personnels de l’auteur. Son intrigue touchante nous parle du passage du temps, de la peur de la mort, de l’échec et de l’espoir, du besoin d’aimer et de l’heureuse tyrannie du sexe, de la vie comme un épisode fugace au cours duquel il faut dévorer ou être dévoré. Le tout dans un style allègrement lucide, cruel et d’une ironie vivifiante.

Une grande romancière décortique avec acuité et humour les sentiments d’une séductrice impénitente aux prises avec les ravages du temps.

L’auteur (site de l’éditeur) :

Rosa Montero est née à Madrid où elle vit. Après des études de journalisme et de psychologie, elle entre au journal El País où elle est aujourd’hui chroniqueuse. Best-seller dans le monde hispanique, elle est l’auteur de nombreux romans, essais et biographies traduits dans de nombreuses langues, parmi lesquels La Fille du cannibale (prix Primavera), Le Roi transparent et L’Idée ridicule de ne plus jamais te revoir.

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Soledad atteint les rives de la soixantaine, chose difficile à accepter pour elle qui est une femme active aimant et ne vivant que pour son travail.

Côté vie professionnelle, elle met en place une exposition sur les écrivains maudits. Les fils de ces auteurs s’entrelacent avec la vie de Soledad.

Côté vie privée, elle avait un amant, plus jeune qu’elle, qui l’a larguée parce que sa femme attend un heureux évènement, ce à quoi Soledad s’est toujours refusé. Elle achète les services d’un escort pour aller à l’opéra et rendre son ancien amant jaloux.

Soledad aime l’amour charnel pour la jouissance que cela lui procure et, surtout, la jouissance de se sentir vivante dans le désir de l’autre. Elle aime les hommes jeunes ne pouvant voir dans le partenaire, la flétrissure de l’âge qu’elle se refuse tout en les scrutant sur elle dans son miroir

La chair est un roman sur l’amour charnel, la peur du vieillissement, de ne plus être au cœur de la vie, de la solitude, du travail, de la mort -Soledad est hypocondriaque- et, surtout, la peur du vide, du néant qui ramènent au passé. Mais Soledad, sera toujours Soledad, paradoxale à la fois mûre, égocentrique, passionnée, triste, incontrôlable. C’est là son plus grand charme.

Je n’en dirai pas plus à la demande express de l’auteur.  J’ai moins apprécié le côté mystère qui ne m’a pas convaincue.

L’écriture de Rosa Montero , traduit par Myriam Chirousse, est tour-à-tour ensorceleuse, espiègle, tragique, lorsqu’elle parle de Soledad.

Je viens de redécouvrir un auteur qui ne m’avait pas emballée avec « Le roi transparent ». Je pense que je remonterai avec plaisir le cours de son œuvre.

 

 

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Hélène Risser - La plus folle de nous deux

30 Janvier 2017, 15:08pm

Publié par zazy

La plus folle de nous deux

Hélène Risser

Editions Plon

Janvier 2017

256 pages

ISBN : 9782259251358

 

4ème de couverture :

Fascinée par la responsable politique Noémie Leblond, une journaliste décide de mener l'enquête. Un subtil double portrait de femmes tout en échos qui interroge la place des femmes dans la société.

Rien ne semble pouvoir arrêter l'ascension politique de Noémie Leblond.
Femme dans un monde d'hommes, elle domine toutes les situations – ambition, séduction, pouvoir, maternité. En pleine course pour la présidentielle, une journaliste se met à enquêter sur cet intrigant animal politique.
Envahie peu à peu par une fascination qui dépasse largement les jeux et enjeux de pouvoir, elle est conduite à explorer ses propres fragilités, jusqu'à l'enfance. Jusqu'ou ira-t-elle pour mener à bien cette expérience ?
Un double portrait de femmes tout en subtils échos.

L’auteur (site de l’éditeur) :

Journaliste sur LCP-Public Sénat, Hélène Risser est l'auteure de deux romans, Une enquête amoureuse (Lattès, 2009) et Les amants spéculatifs (Lattès, 2014) et de plusieurs essais sur la politique et les médias.

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Une journaliste quadra, décide d’écrire un livre sur Noémie Leblond, étoile presque montée au firmament de la politique, candidate  aux élections présidentielles.

« J’ai relevé la tête pour la dévisager et, lorsque nos regards se sont enfin croisés, j’ai ressenti l’envie d’en savoir plus sur elle. »

« Les politiques sont haïs, mais Noémie Leblond dégage, en ce moment, quelque chose qui la place du côté du public et contre la politique. C’est sa chance »

Noémie Leroy semble parfaite, une belle image de papier glacé, qui me fait penser à NKM. Elle invite les media à son domicile pour une opération mère parfaite faisant faire ses devoirs scolaires à  ses enfants, mais…

« Ça ne vous gêne pas que Mathieu fasse ses devoirs à sa place ? Je lui demande soudain, comme si dans cette histoire c’était ça l’important….
-Pas du tout ! Ça l’aidera à se faire bien voir du prof, ce qui lui laisse une chance de progresser ensuite…
Cette remarque me cloue le bec. Je saisis le raisonnement, mais je n’en reviens pas qu’elle s’inquiète aussi peu des connaissances de sa fille. Je n’en reviens pas non plus qu’elle ose demande à Mathieu, et accessoirement à moi, de jouer les gardes d’enfant comme si c’était un dû. »

Notre écrivain en devenir a une liaison avec Mathieu, jeune conseiller de la femme politique  qui ne peut s’empêcher de tout planifier, même sa vie privée, dans des tableaux Excel. Il va jusqu’à la classer dans les « Milf » (Mother I’d Like to Fuck) et le lui annoncer tout à trac. Charmant !

Notre journaliste, a passé son enfance entre ses parents psychiatres et son frère, s’amusant dans le parc de l’hôpital parmi les malades ; une nounou, recrutée parmi les malades s’occupait d’eux. De ce fait, elle et son frère ont un rapport autre envers la folie.

- « A quoi reconnait-on un fou ?
- A son comportement anormal
- Et à quoi reconnait-on un comportement anormal ?
- Il nous met mal à l’aise…
- Le fou est donc celui qui nous met mal à l’aise. »

La narratrice observe, dissèque l’attitude de N.L. sous un angle psychiatrique. A suivre  l’impétrante dans sa campagne électorale, elle trouve la faille, le petit caillou dans la vie de Noémie ; un sac d’une très grande valeur que Mathieu escamote rapidement et dont il ne veut parler. Elle trouve aussi sa fragilité.

« Contrairement à ce que pourraient laisser penser mes diplômes et mon parcours sans faute, je ne suis pas LA bonne élève de la classe politique… Mes parents ont passé mon enfance à me dire que je n’étais pas assez brillante. »

Son enquête sur l’animal politique et ses relations au père, lui font opérer  une virée spéléologique dans ses propres abîmes et les relations compliquées avec son propre père.

« Mon père avait soigné de nombreux politiques, et je me souvenais du chose que j’avais eu, enfant, en découvrant l’un d’eux, connu par la télé, avachi telle une loque sur un siège de la salle d’attente. C’était donc ça le revers de la morgue et de l’ambition. »

« Si Noémie Leblond s’est ainsi dévêtue comme une vulgaire pin-up, c’est qu’elle est une guerrière, une combattante hors pair qui, dans la situation de faiblesse où elle se trouve, a eu cette idée géniale d’effrayer ses ennemis –il parle bien d’ennemis- en montrant par ce plongeon qu’elle ne reculera devant rien et sera capable de tout, même de l’inenvisageable. Maintenant elle leur fait peur. »
« Les journalistes se sont tus, car au fond ils ont peur de la faire passer pour folle. Ceux qui se déshabillent quand ils ne vont pas bien sont les fous m’a-t-il dit, comme je le sais très bien ».

A la fin, elle n’écrit pas le livre, mais publie, dans Mediapart, un article qui signe l’arrêt de la course à la présidence de la république de Noémie Lenoir. L’histoire ne le dit pas, mais, en bon sphinx politique renaîtra de ses cendres,  Quoique l’on pardonne beaucoup moins les écarts sexuels à une femme qu’à un homme.

Hélène Risser est journaliste, cela se sent dans sa plume, l’écriture est sèche, journalistique, ne prend pas parti et cela me convient parfaitement. La politique, elle baigne dedans de par son métier et ce qu’elle écrit,  sur les relations entre le monde politique et les journalistes, même si cela semble des poncifs est réaliste.

Ce livre suscite des réactions, des réflexions. La frontière entre les deux mondes est très poreuse. Hélène Risser parle également des fêlures, de guerre entre les prétendants à la fonction suprême,  du manque d’empathie profonde pour les gens, juste la superficialité des relations. Seul le résultat compte.

Comme dans son précédent roman Les amants spéculatifs, l’auteur prend le postulat de départ d’une enquête et d’entretiens en vue de l’écriture d’un bouquin pour parler des femmes occupant un poste traditionnellement dévolu à un homme, de femmes de pouvoir.  

Avec ce livre Hélène Risser, est à la pointe de l’actualité (Il n'y a qu'à écouter les informations)

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