Publié le 20 Août 2014

Phil et Sof

Les Prézados

Christian Maucler

Editions Tartamudo

ISBN : 9782910867454

 

 

4ème de couverture :

Attention, vous ne tenez pas entre vos mains un album BD mais bien une boîte de bonbons multicolores et de toutes les saveurs. Ouvrez, suivez nos deux amis Phil et Sof et dégustez en bonne compagnie selon vos envies aux couleurs du temps. Une collection de gags soigneusement sélectionnés et toujours publiés depuis quinze ans dans l’hebdomadaire Le Journal des enfants ! Avec des Prézados rigolos, juste pour le plaisir de s’amuser à réfléchir.

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Phil est un cossard fini à l’école. Les devoirs… connait pas trop ; les mauvaises notes, pas trop assumées, il est habillé en uniforme  djeuns

Sof bonne élève, déjà BCBG dans ses vêtements.

A priori, rien de les rapproche, pourtant ils sont amis, s’aiment en silence, ont les problèmes des enfants, heu pardon !! des jeunes de leur âge et nous offrent une collection de perles, de réflexions pas idiotes du tout. Phil et Sof sont très attachants et ont fait les délices de ma grande Emilie de 10 ans… Il y a des moments où elle s’est retrouvée avec ses copines et copains. Les jeux de mots, très présents dans cet album, ont fait les délices de la grand-mère

Les dessins, très expressifs, me plaisent beaucoup. Tout est dans l’humour et l’ironie, mais les bons sentiments ne sont jamais loin.

Ce sont des berlingots acidulés et sucrés qui font du bien. Surtout ne pas croquer et laisser fondre sur la langue pour en apprécier la substantifique moelle. Bien sûr, ce livre est parti de mes étagères pour rejoindre celles d’Emilie !

Je remercie Babelio et son opération Masse critique ainsi que les Editions Tartamudo pour cette délicieuse et ironique lecture.

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Rédigé par zazy

Publié dans #BD

Publié le 15 Août 2014

 

Et dans ses veines coulait la sève

Emmanuelle Cart-Tanneur

Editions Terre d’Auteurs

Février 2013

204 pages

ISBN : 9782919407026

 

4ème de couverture :

« Je suis séduite par l’imagination à la fois déroutante et familière d’Emmanuelle Cart-Tanneur. Les personnages, bien que décalés, font frôler un réel qui parfois nous échapperait. La rigueur narrative de chacun des textes, la fluidité du style, dont aucun à-coup n’entrave l’avancée, précipite le lecteur vers la chute des nouvelles, et vers la sienne, peut-être. Car c’est bien lui qui parfois tombe. Et de haut !

Mais si les textes ne nous secouaient pas, pourquoi les lire ? »

Catherine Ravelli

Grand prix 2012 de la nouvelle de l’académie française.

Emmanuelle Cart-Tanneur tente de concilier son métier de biologiste avec sa passion de l’écriture. Plusieurs de ses nouvelles ont reçu des prix littéraires, et elle publie ici son nouveau recueil.

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Jury dans un concours de nouvelles, j’ai eu la chance de lire une nouvelle d’Emmanuelle Cart-Tanneur qui m’avait vraiment plu. Liliba m’a gentiment prêté ce livre pour continuer un bout de chemin avec cet auteur.

J’entre, facilement et avec grand plaisir, dans un univers qui sort totalement de l’ordinaire pour aller vers l’onirique. Qui n’a pas rêvé d’avoir à ses côtés, l’auteur du classique que l’on lit ? Qui n’aimerait pas emporter chez lui un petit bout du tableau qu’il adore ? Qui n’aimerait pas mettre en conserve certaines engueulades ?

Puis les nouvelles prennent une nouvelle direction, changent d’aiguillage pour entrer dans le vrai, le concert, le pas toujours beau, le dur. Il y a le geste désintéressé fracassé, lâchement, par une balle de sniper. Il y a des histoires dures comme cette sandalette, symbole de l’innocence tuée. D’autres offrent des promesses de paix et de réconciliation. Il y a une belle histoire d’amour, la détermination d’un enfant….

Les nouvelles d’Emmanuelle Cart-Tanneur sont fortes et pétries de l’humanité de ses personnages. Elle met en lumière ces gens, couleurs muraille, avec humour et amour pour parler de paix, de fin de vie, de solitude, regrets, amour filial, d'amour, de tromperie… Bref, de la vie.

J’ai pris mon temps pour le lire, car j’ai aimé me délecter de certaines nouvelles que j’ai relues plusieurs fois par plaisir (surtout la première !). Toutes ces nouvelles sont d’une même qualité d’écriture, pas une que j’ai trouvé moins bonne, comme cela peut arriver. Je comprends que l’auteur ait été souvent primé. Un livre à lire dans un train, une salle d’attente, sous un saule pleureur, au Bois de Boulogne….

Liliba, je regrette vraiment de devoir te rendre ce livre avec sa belle dédicace ! Merci pour ce très bon moment de lecture. Dans les veines d’Emmanuelle Cart-Tanneur coule un vrai talent d’écrivain.

Vous pouvez acheter ce livre en ligne sur le site de l'éditeur

 

« Ernest Hemingway pour Le vieil homme et la mer, quai 22, s’il vous plaît ! Ernest Hemingway »

Car Abel était un fin lecteur. Un bibliomane, un gourmand littéraire. Rien ne le réjouissait plus que l’idée d’une heure à venir en solitaire : chaque instant volé à ses obligations professionnelles était pour lui le régal annoncé d’une plongée en apnée dans quelque nouveau livre.

J’eus toutes les peines du monde à ne pas applaudir quand la femme, verte de rage, quitta la able dans un bruissement outragé tandis que l’époux reposait tranquillement sa serviette sur ses genoux et commandait un cognac au garçon.

Je t’ai donné ta dose quotidienne, depuis la fin de cet été. J’ai soigneusement répandu le poison, chaque soir, à tes pieds, là où l’herbe, moins forte que toi, est déjà en train de mourir.
Tu commences à jaunir ; tu vas bientôt flétrir, et personne ne comprendra pourquoi.
Tu peux continuer à pleurer.
Moi, je m’en vais.

Ils traversèrent le pont sous la pluie, la petite serrant bien fort la main du vieil homme qui avançait d’un pas hésitant. Les lattes de bois étaient mouillées et glissantes et la progression de ce couple hasardeux en était rendue hasardeuse

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Publié le 11 Août 2014

Image issue du blogue dédié à ce livre

Les voyages de Daniel Ascher

Déborah Lévy-Bertherat

Editions Payot-Rivages

192 pages.

Août 2013

ISBN. : 2743625848

 

 

4ème de couverture :

Une année particulière commence pour Hélène, quand elle s'installe à Paris pour étudier l'archéologie. Elle est logée par son grand-oncle Daniel, un vieux globe-trotter excentrique qu'elle n'apprécie guère. Il est l'auteur, sous le pseudonyme de H.R. Sanders, de La Marque noire, une série de romans d'aventures qu'elle n'a même pas lus. Son ami Guillaume, fanatique de cette série, l'initie à sa passion. Mais pour Hélène le jeu des lectures ouvre un gouffre vertigineux. Elle découvre en Daniel un homme blessé, écartelé entre deux identités et captif d'un amour impossible. Elle exhume de lourds secrets de famille remontant aux heures sombres de l'Occupation. Pendant ce temps, les lecteurs de H.R. Sanders attendent le vingt-quatrième volume de la série, dont les rumeurs prétendent qu'il sera le dernier. En explorant avec finesse les blessures d'une mémoire tentée par le vertige de l'imaginaire, Déborah Lévy-Bertherat rend ici hommage aux sortilèges ambigus de la fiction.

 

Déborah Lévy-Bertherat vit à Paris où elle enseigne la littérature comparée à l'Ecole normale supérieure. Elle a traduit Un héros de notre temps de Lermontov et Nouvelles de Petersburg de Gogol. Les Voyages de Daniel Ascher est son premier roman.

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Un livre qui a reçu le prix du premier roman à l’issue du Salon des Dames de Nevers, un auteur souriant, abordable et si gentille ; tout pour me donner l’envie de découvrir où mènent les cailloux du bandeau.

Comme le petit Poucet, Daniel Ascher, auteur de romans d’aventure pour la jeunesse, sème des cailloux pour permettre à Hélène, sa petite nièce adorée, de remonter l’histoire de la famille et, ainsi, découvrir sa vie.

Certains cailloux m’ont montré un auteur se servant de sa propre glaise pour construire ses histoires, son œuvre. J’ai soulevé des pierres blanches qui ont honoré une famille de Juste, après avoir trouvé les pierres noires de la déportation pour arriver au gros caillou qui m’a emmenée dans les entrailles de Daniel Ascher.

J’ai suivi, avec plaisir, des guides tels, Jonas, Guillaume, Mala, La Marque Noire, Elie, un mage africain, Daniel lui-même. Cet ouvrage a l’odeur des jeux de piste de mon enfante et, peut-être, des livres d’aventures de Daniel Ascher.

Déborah Lévy-Bertherat a écrit un livre où est ciselé et non martelé la vie de Daniel Ascher, avec en filigrane, des secrets de familles. Daniel Ascher-Roche, un homme écartelé entre deux identités, un homme dont la vie est emplie d’esquive mais qui se raconte dans ses livres.

Je me suis laissée porter par votre écriture ; Pas de violence, mais tout est dit. Merci Déborah Lévy-Bertherat pour votre gentille dédicace. Oui, j’ai fait une belle traversée j’ai suivi vos pistes, vos petits cailloux, qui, à la fin de ma lecture, m’ont fait dire : « Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! » (Parodie que les moins de … ne peuvent pas connaître)

A bientôt de vous retrouver grâce à votre prochain livre. Sympathique le blogue dédié à ce livre.

Chroniques sur d'autres blogues : Je me livre - Sharon - Libfly -

 

 

Ce jour-là, Guillaume s’est rappelé toutes les collections de son enfance, les timbres, les plumes d’oiseaux, les cailloux percés, les noyaux de cerise, les bandes dessinés, Tintin, Tanguy et Laverdure, Black et Mortimer, les séries de romans, Michel, Les six Compagnons, et sa préférée entre toutes, La Marque noire. Il aimait surtout le premier volume, ça commençait par un crash aérien, le héros était le seul survivant, il était gravement blessé.

Elle venait d’emménager dans une petite chambre sous les toits, rue Vavin, tout près de l’Institut d’archéologie de la rue Michelet. L’oncle de son père la lui prêtait, il habitait au rez-de-chaussée, mais depuis qu’elle était là elle ne l’avait jamais vu, il était parti en voyage. Comme elle n’avait guère d’affinités avec lui, cette absence lui convenait.

Hélène s’était vite lassée des histoires de son grand-oncle, du sempiternel spectacle qu’il donnait aux enfants pendant les repas de famille. Ses aventures se ressemblaient toutes, c’étaient toujours des tempêtes, des bêtes féroces, des malfrats sans scrupules, toujours les mêmes rebondissements sauvant les situations désespérées juste avant la catastrophe. Il s’y donnait éternellement le rôle du plus rusé, il triomphait chaque fois.

Hélène avait toujours eu le sentiment que, dans la famille, son grand-oncle était à part, pas seulement à cause de ses cheveux frisés ou de ses yeux bleus. Sa grand-mère ne disait jamais mon frère en parlant de lui, alors qu’elle disait ma sœur pour tante Paule.

Le visiteur a sorti de la poche de sa veste deux cartes de visite qu’il leur a tendues, "Monsieur Mané, grand marabout africain, résout tous vos problèmes d’amour, d’amitié ou de travail, favorise le retour de l’être aimé, la réussite aux examen et au permis de conduire. Spécialiste inégalé des lettres d’amour. Satisfait ou remboursé. Sur rendez-vous."

Ici, Daniel n’avait plus une démarche pressée à la Charlot, comme dans son quartier de Montparnasse où il semblait toujours en représentation, riant trop fort, parlant trop haut, marchant trop vite. On aurait dit qu’il avait ralenti le film, retrouvé le bon mouvement. Dans ces ruelles encombrées, il reprenait son âge, vieil homme parmi les vieux objets.

Photo prise au Salon des Dames de Nevers

Photo prise au Salon des Dames de Nevers

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Publié le 11 Août 2014

N'hésitez pas, c'est sur LIBFLY !!!!

 

 

"Pour la troisième année consécutive, nous sommes absolument ravis de vous proposer de participer à La Voie des indés, la rentrée littéraire alternative, sur la toile et dans les lieux du livre, du 18 août au 15 décembre !

80 éditeurs, 250 auteurs, 100 bibliothécaires, 60 libraires, 500 lecteurs empruntent cette année la voie des indés !

Nous savons que la rentrée littéraire, si elle constitue un moment exceptionnellement riche, passe sous silence un certain nombre de titres et de maisons d’édition qui ne disposent pas des moyens médiatiques des grands groupes. Pour y remédier autant que possible, nous avons souhaité attirer l’attention de toutes les voix de prescription (lecteurs, bibliothécaires, libraires et journalistes) sur les nouveautés de 80 éditeurs indépendants francophones. Chroniques de lecture sur Libfly, le site dédié (qui sera inauguré fin août) et le journal Mediapart, tables thématiques, sélections et rencontres dans les lieux du livre jusqu’au 15 décembre… La Voie des indés souhaite démontrer la complémentarité entre les réseaux réels et virtuels de prescription littéraire, ainsi que l’incontournable travail de médiateurs et défricheurs de nos professionnels du livre. ""

Les maisons d'édition :

Asphalte
Le nouvel Attila
Antidata
La Contre Allée
Christophe Lucquin
Light Motiv
Thierry Marchaisse
Tusitala
L'œil d'or
Serge Safran
Le Muscadier
Lunatique
Inculte
Le Tripode
Quidam
Les nouvelles éditions Wombat
La Pastèque
Aux forges de Vulcain
Anacharsis
Henry
Les Inaperçus
Le Vampire actif
Les carnets du dessert de lune
Héloïse d'Ormesson
Sarbacane
çà et là
Le Bélial
Elyzad
Le Mot et le reste
Alma
Zulma
Le Sonneur
Rue des promenades
Les Fondeurs de brique
Rue du monde
Mediapop
Au Diable Vauvert
Presque lune
Le chemin de fer
Invenit
Galaade
Le Ver à soie
La dernière goutte
Le Passage
2024
H'artpon
Esperluète
Tanibis
Des Syrtes
Castor Astral
La Joie de lire
Mirobole
Chandeigne
Gallmeister
Janus
Zoe
Sabine Wespieser
Ab irato
Le Bec en l'air
Warum
Allia
Monsieur Toussaint Louverture
Les Impressions nouvelles
Dystopia
Intervalles
L'atelier contemporain
Les fourmis rouges
Passage du Nord-Ouest
Les éditions du Jasmin

 

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Publié le 25 Juillet 2014

Nom de dieu !

Philippe Grimbert

Editions Grasset

Mai 2014

198 pages

ISBN : 9782246853671

 

 

4ème de couverture :

Nom de dieu ! est un roman décapant dans lequel la cruauté de notre société finit par avoir raison des élans les plus nobles de son héros, Baptiste. La foi de ce fervent croyant y est mise à l'épreuve par une avalanche de catastrophes qui le transformeront en prophète halluciné, réglant publiquement ses comptes avec le Créateur.
Emotion et humour sont les ressorts de ce roman qui se lit avec jubilation tout en proposant au lecteur, sous les dehors d'une comédie grinçante, une interrogation plus grave sur la condition de l'homme moderne.

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Dans le film « Un long fleuve tranquille » les Le Quesnoy forment une famille catholique pratiquante, tout en bondieuserie dévouée. Philippe Grimbert nous propose de suivre une famille confite en dévotions, une famille lisse, aimante et bla bla bla et bla bla bla. Oui, mais voilà, le voile se déchire. Madame s’emmerde, même pas joyeusement mais copieusement, tombe en pamoison devant son psy (elle ne se confesse plus auprès de Monsieur le curé). Monsieur, au nom de Dieu, a une œuvre de charité chaque soir de la semaine, ou presque. Les 2 filles pataugent dans tout ce magma. Plus rien ne passe ni ne se passe dans le couple et Madame, nom de dieu ! demande le divorce.

Une suite de catastrophes  et les rouages de la machine se grippent. La descente aux enfers ( ?) et voici nom de dieu ! Baptiste transformé en prophète clownesque (avec son nez rouge) halluciné.

Philippe Grimbert, d’habitude si attentionné avec ses personnages a eu, dans ce livre, la main lourde, très lourde, il a sorti la grosse artillerie. La farce est grinçante, mais le thème « Dieu si tu existes, pourquoi laisses-tu faire ça ! est un peu éculé ». Beaucoup trop de lieux communs. Les dialogues des responsables religieux (p 151 et 152) est affligeant.

Nom de dieu ! Monsieur Grimbert, rengainez vos bondieuseries, retirez vos gros sabots qui, pour moi, ne vous conviennent pas et revenez avec votre humour beaucoup plus subtil. Etait-ce pour aller avec le costume de clown de Gabriel ? Pour entrer dans ses chaussures trop grandes ?

Une lecture mitigée, voire décevante. Je m’attendais à quelque chose de plus subtil.

 

D’un même mouvement, le grand rabbin, le cardinal Vingt-Quatre et le bonze se retournèrent vers l’imam, lequel secoua énergiquement la tête, accompagnant sa protestation d’un geste de dénégation :
– Ce n’est pas moi, je vous le jure !"

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Rédigé par zazy

Publié le 23 Juillet 2014

Les enragés de la jeune littérature russe

Monique Slodzian

Editions de la Différence

9 mai 2014

155 pages

ISBN : 9782729121020

 

4ème de couverture :

Un voyage turbulent dans la politique et la littérature russes actuelles, voici ce que propose le présent essai. Les acteurs en sont de jeunes écrivains qui dressent un bilan très négatif des vingt-cinq années qui ont suivi l’effondrement de l’URSS. Il s’agit d’une génération née dans les années quatre-vingt, mue par l’envie d’en découdre avec l’hydre à sept têtes du libéralisme. Elle se fait le porte-voix de la majorité du peuple russe, anéanti par les effets dévastateurs du capitalisme oligarchique. Ces écrivains revendiquent haut et fort le droit de penser autrement le passé soviétique, le droit de reconstituer leur patrimoine culturel, moral et politique sans égard pour les tabous idéologiques imposés par l’Occident. Se réclamant d’Edouard Limonov, l’un de leurs chefs de file, Zakhar Prilépine, a fait scandale en 2012 en publiant sa Lettre à Staline, pamphlet violemment anti-libéral. Ces écrivains (Guerman Sadoulaev, Roman Senchine, Sergueï Chargunov) se disent de gauche et se réclament du national-bolchevisme. Cela suffit à les discréditer a priori et, en tout cas, à les rendre quasiment inaudibles en Occident. Ennemis implacables du pouvoir poutinien, ils sont maltraités par les médias libéraux russes et largement ignorés des médias occidentaux, incapables, semble-t-il, de décrypter la signification d’un mouvement politico-culturel majeur. Savoir écouter ces voix parfois dissonantes à nos oreilles occidentales, c’est se donner une chance de voir autrement le monde russe.

 

Monique Slodzian est professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales. Spécialiste de la Russie et de la littérature russe contemporaine, elle est l’auteur d’une dizaine de traductions, d’adaptations de romans et de pièces de théâtre d’écrivains russes et soviétiques. Parmi ceux-ci, Fiodor Abramov, Fazil Iskander, Zalyguin, Trifonov... Elle a également coordonné deux ouvrages sur l’URSS pour les éditions Larousse et les Temps Modernes.

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Perestroïka, un nom qui sonne, pour nous occidentaux comme Liberté. Dans son avant-propos légèrement ironique Monique Slodzian écrit : « L’URSS allait enfin se réformer et prendre un visage humain : c’est bien ce que l’opinion en général, et pour des raisons forts diverses, sembla entendre en 1989.. »

Avec Monique Slodzian, embarquons pour «un voyage dans les eaux mêlées de la politique et de la littérature russes actuelles» qui a le mérite de ne pas se voiler la face sur les dérives des différents mouvements. «Si l'on veut porter sur la Russie actuelle un regard débarrassé des préjugés tenaces, entretenus de longue main par l'anticommunisme, et qui ont connu leur point d'orgue pendant la perestroïka, il faut impérativement prendre la mesure du désastre que celle-ci a engendré.» Nous sommes prévenus.

C’est cette reconstruction que Monique Slodzian dissèque à travers les nouveaux écrivains russes. Elle nous donne des clés pour essayer de comprendre les différents courants littéraires et politiques ou, plutôt politico-littéraire. « Ils s’appellent Zakhar Prilépine, Sergueï Chargounov, Roman Sentchine, Guerman Sadoulaev, Mikhaïl Elizator, Andreï Roubanov et je ne les cite pas tous. Retenez bien ces noms. »

Le pamphlet de Zakhar Prilépine, « Lettre au camarade Staline », entièrement retranscrit dans cet essai, est un texte plein d’une rage noire, un brûlot, non pas pour un retour au stalinisme, mais contre la politique de Poutine, contre cette « classe créative », [c’est ainsi que l’intelligentsia se nomme (note de l’auteur)] et son idéologie ultralibérale « accompagné du dépeçage du pays en trafiquant l’histoire ».

Monique Slodzian parle de ce refus de l’héritage stalinien, du dégoût ressenti par Prilépine lors des commémorations de la victoire de la seconde guerre mondiale. Pour Prilépine, « Staline appartient de façon imprescriptible et définitive à l’histoire de la Russie, qu’il en est à la fois la part de chagrin et la part d’orgueil ». Il revendique l’héritage bolchévique, son histoire, les conquêtes spatiales, les avancées technologiques « Tu as fait une Russie telle qu’elle n’avais jamais été auparavant, le pays le plus fort de la planète. Aucun empire à aucune période de l’hstoire n’a été aussi fort que la Russie sous ton règne ». Il conclut ainsi : Nous te sommes tous redevables. Sois maudit. »

Les différents mouvements d’opposition ont un spectre large, ils vont de l’extrême droite à l’extrême gauche. Quelques rapprochements, des séparations. L’on sent que les idées fusent, les alliances se font et se défont avec sincérité et dans un grand bouillonnement. Ces enragés mouillent le maillot, prêts à mordre pour leurs idées.

Ce nouveau courant littéraire, né sous la Perestroïka, est aussi virulent dans ses textes que dans son opposition. Les « Natsbols » font le grand écart entre eux. Ils luttent contre le capitalisme éhonté qui sévit depuis la chute de l’URSS et qu’ils qualifient  « d’exploitation ouverte, éhontée, directe, aride ». Ils veulent un état russe fort et social.

La langue russe est leur patrie. « Aujourd’hui plus que jamais, la question de la langue russe revêt une dimension violemment politique : …. Comme russophone, au sens de citoyen de l’empire. ». Ils défendent tous les russophones qu’ils soient Ukrainiens, Tchétchènes… Ce qui donne un autre éclairage sur ce qui se passe en Ukraine.

Limonov est omniprésent dans cet essai. Monique Slodzian démontre qu’il n’est pas l’écrivain décadent, ivrogne… que Carrère a décrit dans son livre éponyme. « Et si sa greffe en France n’a pas réussi à cause du mur de préjugés érigé par des médias sournoisement anticommunistes, c’est un grand dommage pour nous. » C’est un être engagé pour son pays qui devient le chef de file des natsbols, de ces écrivains trentenaires épris de littérature, de liberté, de justice sociale, d’un état fort… D’ailleurs tous ont en commun d’avoir connu l’emprisonnement pour leurs idées, ou trafics…, les petits boulots, les conflits guerriers.

Sont-ils de doux rêveurs ? Sont-ils les tenants de « la petite flamme du communisme réel » ? Leur connaissance de la Russie semi-urbaine, de la vie quotidienne du peuple russe, est réelle. Ils portent un regard désespéré sur cette jeunesse russe, parlent de leur inappétence, de leur indifférence aux injustices.

Tout oppose les  intellectuels russes de la pérestroïka et les natsbols. Les premiers veulent, entre autre, oublier ce que le stalinisme a apporté, les seconds veulent sauvegarder l’héritage révolutionnaire.

L’auteur termine son livre par une galerie de portraits des auteurs cités dans son essai. J’ai retenu « le singe noir » de Zakhar Prilépine à la bibliothèque, seul livre trouvé.

Merci Yv pour ce prêt. Un petit livre, grand pour le décryptage clair et précis qui donne une autre idée de la Russie.

 

La tentative de confiscation par le camp pro-américain de la victoire historique de l’URSS sur le nazisme en 1945, au prétexte que Staline est aussi criminel qu’Hitler, comme l’assigne la théorie totalitarienne, n’échappe pas aux jeunes gens en colère des années 2010 ; ils exigent qu’on rende justice à leurs pères et aux vingt millions de victimes du nazisme, refusant d’interpréter unilatéralement le stalinisme comme une dérive tragique de l’histoire.

Non Staline n’appartient pas qu’au passé, assurent-ils en réclamant, par exemple, qu’on rende à Volgograd son nom de Stalingrad.

Aujourd’hui, plus que jamais, la question de la langue russe revêt une dimension violemment politique : elle est le point de coalescence de la revendication identitaire non plus comme russe, au sens ethnique, mais comme russophone, au sens de citoyen de l’empire. A elle seule, cette nuance suffit à expliquer pourquoi les natsbols répudient toute accusation de racisme ethnique.

La galaxie natsbol coudoie donc des idéologies souvent contradictoires, enracinées dans un passé plus ou moins lointain, plus ou moins fantasmé. L’imprécision des concepts qu’ils manient et leur indétermination historique peuvent laisser réticents. Leur parcours politique, souvent précoce, apparaîtra sinueux.

Il apparait clairement que les écrivains de la mouvance natsbol sont admirés pour leur courage, leur intégrité et leur morale de l’engagement. Ils se sont taillés une place enviée dans le paysage culturel russe par leur refus intransigeant des valeurs libérales qui ont contaminé la bourgeoisie urbaine. Ironie de l’histoire, c’est ce même Limonov que Soljenitsyne traite naguère « d’insecte pornographique », qui jouit aujourd’hui d’un prestige moral comparable au sien.

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Publié le 23 Juillet 2014

 

 

Michel Quint

A l’encre rouge

Editions Rivages/Noir

208 pages.

Mars 2002

ISBN : 9782743609252

 

4ème de couverture :

 

Adrien est éclusier à Roubaix. Un jour il reçoit une carte postale écrite à l'encre rouge. Elle a été envoyée par sa femme, Christine, qui l'a quitté cinq ans auparavant. Elle a été postée à Gréoux-les-Bains, une petite ville des Alpes de Haute-Provence. Adrien voit dans cette carte un appel et décide de se rendre à Gréoux. Mais il ne trouvera que les ruines d'un passé que tout le monde veut oublier et le souvenir d'un fantôme. Il comprendra alors la terrible signification de l'encre rouge.

Publié en 1985, A l'encre rouge était le quatrième roman de Michel Quint. Il contient tous les thèmes de son œuvre : le poids de la culpabilité et la douloureuse quête du passé.

 

Michel Quint est né en 1949 dans le Nord-Pas-de-Calais. Il est titulaire d'une licence de Lettres classiques et d'une maîtrise d'études théâtrales. Professeur de Lettres Classiques, l'auteur commença par écrire du théâtre pour Théâtre Ouvert, puis pour France Culture, qui diffusa également ses feuilletons radiophoniques. Il obtient le Grand Prix de la littérature policière en 1989 pour Billard à l'étage. Son roman le plus connu du grand public Effroyables jardins, paru en septembre 2000 aux éditions Joëlle Losfeld, a été adapté au cinéma par Jean Becker et de nombreuses fois porté au théâtre.

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La femme d’Adrien est partie par un beau jour en ne laissant qu’un petit mot écrit à l’encre rouge. 5 Ans après, il reçoit une carte postale qu’il suppose être un appel au secours de la belle envolée. Il part sans aucun remord, laissant sa nouvelle compagne et leur enfant de quelques mois juste avant Noël pour Gréoux les Bains, lieu d’envoi de la carte postale.

Il rencontrera les relations, puis l’amant de Christine qui l’hébergera chez lui. Commence une quête de la belle, sous les regards farouches des habitants. Les cartes continuent à arriver, à Gréoux maintenant et, à chaque fois, la personne est tuée. Christine est-elle encore vivante, est-ce elle qui tire les ficelles ? Quelqu’un imite t-il l’écriture de l’envolée ? C’est tout ceci que doit démêler Adrien. Ce qu’il découvre à de quoi le navrer. Débauche, alcool, drogue, un tiercé perdant qui est à l’origine de la disparition de Christine. La fin réserve une belle surprise.

Certains chapitres s’ouvrent par la voix, les mots de Christine et donne un éclairage intéressant au livre.

Adrien traîne son nord, son passé et ses remords avec lui. Tout comme Arnaud, le dernier amant à Gréoux qui a précipité la chute de Christine. Ils étaient tombés bien bas. Christine s’est perdue en chemin en traînant sa grosse valise emplie de son passé. Personne n’est noir, personne n’est blanc, tous sont coupables envers Christine.

Comme les fois précédentes, Michel Quint m’a réservé un très bon moment de lecture.

 

Elle avait conservé l’habitude d’écrire à l’encre rouge. Comme si chacune de ses lettres avouait quelque faute et trahissait par sa couleur la honte qu’elle en ressentait.

Secrets de templiers, secrets d’éclusiers. Faut jamais ouvrir les deux sas en même temps.

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Publié le 12 Juillet 2014

Les 14 et 15 juin derniers s'est déroulé, à Nevers, le Salon des Dames. Un évènement culturel que j'essaie de ne pas louper.

Cette année, les grèves de la SNCF ont compliqué les choses. Certains auteurs, peu en vérité, ne sont pas venus. Les organisateurs de ce salon avaient affrété des voitures de location pour conduire les auteurs jusqu'à Nevers.

j'ai pu rencontrer Leïla Sebbar que je souhaitais tant connaître. Malheureusement, je n'ai rien pu lui sortir d'intelligent...

Leïla Sebbar a reçu le prix Madame de Staël qui récompense l’ensemble de son œuvre

La photo montre un entretien à trois ayant pour thème "quitter le pays" avec Laura Alcoba (le bleu des abeilles) et Berta Roth (je ne suis pas d'ici) qui aurait pu être intéressant. Il y était surtout question d'Argentine puisque, également Laura Alcoba et Berta Roth viennent de ce pays. Autant j'ai apprécié les interventions de Laura Alcoba, autant Berta Roth qui est une personne à fleur de peau, exubérante et psy de son métier, a accaparé le temps de parole. Leïla Sebbar qui avait émis quelques réserves quant à sa participation à ce trio s'est trouvée très en retrait. Dommage, j'aurais aimé qu'elle parle de sa collaboration à l'oeuvre collective "Pays natal" et de sa relation avec sa langue paternelle.

Salon des Dames
Salon des Dames

Pierre Duriot, que je ne connaissais pas du tout a parlé de son livre "La croisade des chiens de guerre". Cet auteur, également peintre et journaliste fut très intéressant. J'ai offert le livre à mon mari.

Salon des Dames

Déborah Levy-Bertherat a reçu le Prix Nouveau Talent, pour son livre Les voyages de Daniel Ascher (Rivages). Un auteur très sympathique

Salon des Dames

Marie Causse me parlait des étiquettes sur le site de Babelio, entre autre "dépression" ! je puis vous assurer qu'elle n'a rien d'une dépressive !!

Je suis repartie avec "l'odeur de la ville mouillée"

Salon des Dames

Olivia Profizi (Les exigences) et Laurence Tardieu (L'écriture et la vie) ont discuté de leurs bouquins respectifs avec passion.

J'avais beaucoup aimé lire "Le jugement de Léa"

Cet intermèdes sont toujours très intéressants car les auteurs, passionnés et passionnants nous font aimer leurs livres.

Je suis repartie avec

  • L'odeur de la ville mouillée de Marie Causse
  • Les voyages de Daniel Ascher de Déborah Lévy-Bertherat
  • L'arabe comme un chant secret de Leïla Sebbar
  • Manèges de Laura Alcoba
  • La croisade des chiens de guerre de Pierre Duriot

Bien entendu tout ceci gentiment dédicacé par leurs auteurs.

Pour des raisons extérieures, je n'ai pas pu y aller les deux jours et j'en suis frustrée car j'ai manqué certains auteurs qui n'étaient présents que le samedi.

Rendez-vous en 2015

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Publié le 6 Juillet 2014

 

Portrait(s) de George

Emmelene Landon

Editions Actes Sud

Février 2014

176 pages

ISBN : 9782330027704

 

4ème de couverture :

Dans un catalogue consacré aux œuvres d'Emmelene Landon, on chercherait en vain les portraits qu'elle attribue à l'artiste nommée "George". En effet c'est au roman, et donc aux mots, qu'il appartient d'imaginer et de décrire les visiteurs et les tableaux qui sous nos yeux se succèdent et s'accomplissent. Peindre, c'est d'abord écouter, dévisager, envisager et transcrire ce qu'au gré des saisons viennent raconter d'eux-mêmes de singuliers personnages. Et s'il est également question de botanique, de cartographie, de voyages, d'urbanisme, de psycho-géographie, c'est que George interroge et pratique son art sans jamais l'isoler de tout un écosystème de réflexions sur l'espace, la nature, ou encore l'empreinte de l'homme sur le paysage. L'atelier n'est pas un cloître. Dans ces pages il s'ouvre au monde, même s'il demeure un lieu propice au "temps long", à la patience et à la méditation. D'où la dimension poétique et même spirituelle de ce roman qui fait de la création un mode de vie, et qui propose une inimitable célébration du bonheur de peindre...

Peintre, écrivain, réalisatrice de vidéos et de créations radiophoniques, Emmelene Landon est née en Australie et vit à Paris. Elle est notamment l'auteur du Tour du monde en porte-conteneurs (Gallimard, 2003), de Susanne (Léo Scheer, 2006), du Voyage à Vladivostok (Léo Scheer, 2007) et de La Tache aveugle (Actes Sud, 2010).

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George-Emmelene (?) est peintre. George habite un immeuble de l’est-parisien dans ce fabuleux quartier des Pyrénées, ouvert à tous. George est une éponge qui reçoit les émotions de ses modèles pour les interpréter sur toile. Dans ce livre, Emmelene Landon les retranscrit directement par des mots.

A l’heure où presque tout le monde à un GPS, George peint des cartes pour se perdre. A l’heure où tout va vite, George vit au rythme de ses peintures. Poser ne semble pas fastidieux pour ses modèles, souvent des familiers, et permet à George d’en creuser l’âme, à l’instar d’Ailante cette gamine passionnée par les arbres –d’ailleurs, son prénom et le nom d’un arbre–.

Ces rencontres enrichissent la penture de George. J’ai aimé sa façon, sa démarche. Emmelene Landon a réussi à allier l’intellect des mots et la sensibilité de la peinture. Alors qu’il est plus simple de regarder un tableau que d’en parler, elle s’exprime avec le langage peinture sans que ce soit ennuyeux ou redondant. Elle convie à sa palette tous les grands peintres qui l’ont façonnée ; Holbein, Lucian Freud, Dürer, Caravage, Hockney, Frenhofer… tout comme elle nous raconte les couleurs.

Portrait d’une femme vivant sa vie de peintre entourée de la famille qu’elle s’est composée au fil de ses amitiés. A travers les portraits qu’elle peint, on découvre celui de George. Elle aime cueillir les visages, les expressions avec gourmandise, tout comme elle déteste se défaire rapidement des œuvres. Son plaisir lorsqu’elle est seule le soir : regarder ses tableaux, s’en imprégner.

J'ai aimé la couverture de ce livre, une peinture de Emmelene Landon avec la liane de vigne vierge qui rappelle celle qui entre dans l'atelier de George. Je trouve dans ce tableau la même ouverture sur l'extérieur.

Un livre bijou, un livre tout en douceur et sensualité que j’ai aimé lire en prenant mon temps. Merci pour ce livre-voyageur Anna.

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Publié le 1 Juillet 2014

Photo issue du blogue de l'auteur

Demain j’arrête !

Gilles Legardinier

Editions Fleure Noir

Novembre 2011

ISBN : 978226509430

 

4ème de couverture :

 

Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.

Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier. Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret.
Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

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Lorsque que Kevin pose cette question : « Dis-moi, Julie, c’est quoi le truc le plus idiot que tu aies fait dans ta vie ? » c’est une vraie plongée dans la catastrophe qu’est la vie de Julie.

Un curieux mélange de Bridget je-ne-sais-plus-comment et d’Amélie Poulain. Etre prise la main dans le sac, pardon, coincée dans la boîte aux lettres de Monsieur Patatras -Mais si, je vous dis que c’est son vrai nom-, par ce nouveau venu, avouez qu’il y a mieux pour débuter une relation normale entre voisins. La curiosité est un vilain défaut à ce qu’il parait. Julie s’en contrefout car Ricardo –c’est son prénom- est beau comme un dieu. Patatras, oui je sais, c’est trop facile, elle va en tomber raide dingue amoureuse alors que lui, même s’il semble attiré, garde une certaines distance. Pourquoi ? Oui, pourquoi courre-t-il avec un sac à dos ? Pourquoi cette distance entre eux ? Pourquoi ne parle-t-il pas de lui, détourne t-il toujours la conversation quand le sujet arrive sur la table ? C’est plus qu’il n’en faut pour activer l’imagination débridée de Julie.

Nous la suivons dans cette vie de presque trentenaire toujours célibataire avec ses copines guère mieux loties et ses copains. Ah, ces fameux dîners entre copines esseulées…

J’avais lu quelques pages de ce livre et j’ai tout arrêté : Encore ces trentenaires et leurs tribulations sentimentales ; ras le bol, non plutôt le nombril !! A force de lire tant de bonnes chroniques sur ce livre, hier soir, j’ai persisté et… que j’ai bien fait !!

J’ai souri à toutes ces aventures insensées. Oui, vraiment invraisemblable, mais c’est ce qui fait le charme de ce bouquin, à condition de tout lâcher pour suivre les tribulations de Julie.

Un vrai bon moment de comédie réjouissante et bien troussée. En allant sur le site de Gilles Legardinier j’ai vu qu’il y avait d’autres chats à fouetter –il y a un chat sur toutes les couvertures–. S’ils sont à la bibliothèque, je ferai une petite razzia.

D'autres l'ont lu : Lydia - Gwordia - Syrire - Livrogne - Melo -

 

 

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