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ZAZY - mon blogue de lecture

Jean-Pierre de Lucovich - Occupe-toi d'Arletty

30 Juin 2016, 19:34pm

Publié par zazy

Occupe-toi d’Arletty

Jean-Pierre de Lucovich

Editions Plon

Avril 2011

256 pages
ISBN 9782259214223

4ème de couverture :

1942. Qui envoie des petits cercueils et des lettres de menaces à Arletty? La résistance? La vedette d'hôtel du Nord vit une histoire d'amour avec un officier allemand, et ne s'en cache pas. Est-ce lui qui est visé?

Appelé à son secours, Jérôme Dracéna, un ancien flic de la Crim devenu détective privé, va enquêter dans le Paris de l'Occupation et découvrir que les auteurs des menaces ne sont pas ceux qu'il croyait.

Des boîtes de Pigalle au Fouquet's en passant par le fameux One Two Two et les cocktails du "gratin" de la collaboration, Jérôme fait des rencontres à haut risque : Henri Lafont, le chef de la Gestapo française de la rue Lauriston à l'amitié encombrante, la belle comtesse Tchernycheff, une aventurière vénéneuse, Lionel de Wiet, faux marquis et vrai trafiquant de haut vol...

Armé de son charme insolent et de son goût pour la boxe française, Jérôme Dracéna parviendra-t-il à neutraliser le tueur qui menace Arletty et son officier allemand? Atmosphère, atmosphère...

L’auteur (site de l’éditeur)

Ancien journaliste à Paris Match Jean-Pierre de Lucovich vit aujourd'hui en Normandie.

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La quatrième de couverture résume très bien ce polar, alors je n’en rajouterai pas plus. Un polar tout-à-fait classique avec le privé beau gosse, amateur de jolies femmes.

L’intérêt de ce livre est la plongée dans le Paris de l’occupation, dans des lieux où cartes de rationnement, où le champagne coule à flot et la nourriture de première qualité.

Allez, j’ose, Jean-Pierre de Lucovich a su faire vivre l’atmosphère (atmosphère, atmosphère ! est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère) de Paris sous l’occupation. Un Paris allemand, où la pègre ne souffre pas de la disette. L’auteur a également réussi à rendre la gouaille d’Arletty.

Jean-Pierre de Lucovich s’est beaucoup documenté sans que cela soit roboratif dans son écriture. Un livre léger, désinvolte, qui ne se prend pas au sérieux. L’impression en fin de lecture, d’avoir visionné un film en noir et blanc.

Ce livre d’atmosphère m’a procuré un bon moment de lecture

 

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Jean-Luc A. d’Asciano - Cigogne

28 Juin 2016, 21:38pm

Publié par zazy

Cigogne

Jean-Luc A. d’Asciano

Editions Serge Safran

Mars 2015

184 pages

ISBN : 979-10-90175- 28-0

 

4ème de couverture :

Recueil de sept nouvelles aux liens subtils entre elles, parle de l’enfance, du poids de l’héritage, du rapport au monde et des manières de fuir la violence et la bêtise des humains.

Adolescente en rébellion contre une cigogne, enfant chamane découvrant les animaux d’un cirque, SDF un peu fou squattant une maison en ruine, frères siamois à la voix miraculeuse ou reclus schizophrène, tous ces personnages portent en eux une vision du monde critique, drôle et désenchantée.

Évoluant dans un univers à la lisière du fantastique, ils passent des alliances avec des figures tutélaires, d’étranges bestioles à plumes, à poils ou à peau.

Un univers enchanteur, mélange de réalisme très cru et d’onirisme ouvert sur l’amour de la vie.

L’auteur (site de l’éditeur) :

Jean-Luc A. d’Asciano est né à Lyon, mais a grandi à Nantes. Passe un doctorat de littérature et psychanalyse. Écrit des articles sur le roman noir, l’architecture, les arts contemporains ou la cuisine. Fonde les éditions de L’Œil d’or où il publie Petite mystique de Jean Genet (2007).

Cigogne est son premier livre de fiction, premier recueil de nouvelles.

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La légende veut que les cigognes livrent des bébés. Avec ce recueil de nouvelles, Jean-Luc d’Asciano conforte la légende en nous livrant un bon livre.

Des nouvelles quelques fois dérangeantes, où l’incongru flirte avec l’étrange. Les personnages sont totalement atypiques. La base, réaliste, permet à l’imagination de l’auteur de se déployer d’une belle façon. Je laisse donc le réalisme à côté de moi

Un imaginaire foisonnant avec des frères siamois qui découvrent pas hasard leurs pouvoirs, «Nous sommes nés monstrueux et notre vie fut belle. Nous sommes nés au plein milieu d'un été admirablement chaud. Nuls signes mystérieux – pluies de crapauds, migrations de rats, passages de comètes à la ponctualité détériorée, naissances d'agnelles à six pattes ou tournée de saltimbanques – n'annoncèrent notre venue. Juste le cri de douleur de ma mère lorsqu'elle accoucha, et son silence obstiné lorsqu'elle nous vit.». des enfants avec un pouvoir mental développé, la folie douce ou pas…

J’ai aimé le SDF ultrasensible qui adore le déplacement de l’air au passage des TGV qui s’installe dans une cabane enfouie sous les ronces pour que sa chienne puisse mettre bas tranquillement. Il dépose ses objets selon un rituel bien défini et enfin « sa face s’anime, s’agite de soubresauts, de tics qui s’organisent. La grimace arrive, la grande grimace, sa préférée : tous son visage se plisse, s’illumine puis s’apaise en un immense, unique et calme sourire ».

Et puis, il y a la cigogne. Cette Klappi qui fait l’unanimité contre elle, qui suit le père partout, il n’y en plus que pour elle. « Johannes, c’est mon père. Klapperstorch, c’est une cigogne. Mais ceci n’est pas l’histoire d’amour entre mon père et Klapperstorch. C’est l’histoire de la guerre sans merci entre le reste de la famille et la cigogne. » Cela pourrait mal se terminer.

Les parents semblent un peu dépassés par leurs progénitures, le drame pourrait être là, sous-jacent, pourtant il y a de l’amour ou, pour le moins, de la tendresse. L’innocence est belle, le désespoir absent, les protagonistes font face à leurs destins. Humains et animaux vivent ensemble, compagnons des uns et des autres, amis ou ennemis, mais pas trop.

Ce livre aux frontières du surnaturel, du conte, de l’onirisme est écrit d’une belle façon. Un recueil de nouvelles très original.

Merci à Libfly pour cette belle découverte dans le cadre de la voie des indés. , une maison d’édition qui sait me séduire par l’originalité et la qualité de ses livres.

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Prix Express-BFMTV 2016

23 Juin 2016, 13:54pm

Publié par zazy

Rendez-vous le 8 juin dernier devant les grilles du musée du Luxembourg pour la dernière étape de ma merveilleuse aventure en tant que membre, version 2016, du jury du 

Marc Victor, lauréat du prix du roman
Marc Victor, lauréat du prix du roman
Tous les membres du jury sont présents. Seule Maryline qui a vu son train supprimé pour cause de grève, n'a pu être présente. J'imagine son désanchetement
La joyeuse bande entre dans le musée. Je musarde dans les salles où sont exposées les chefs d’œuvre du musée de Budapest. Nous y reviendrons un peu plus tard.
Le héros de la soirée est là !
Prix Express-BFMTV 2016
Les conversations vont bon train avec notre "coq", seul homme du jury si l'on excepte Laurent Binet, président
Prix Express-BFMTV 2016
David Foenkinos est présent
Prix Express-BFMTV 2016
En grande discussion avec Laurent Binet.
Que diantre, l'homme bouge beaucoup, pas facile d'avoir une photo nette !
Prix Express-BFMTV 2016
Comme une allée pour accueillir Caroline
Prix Express-BFMTV 2016
La salle se remplit
Prix Express-BFMTV 2016
Alix en grande discussion avec Christophe Barbier et Patricia de la Fage
Prix Express-BFMTV 2016
Les choses deviennent sérieuses, c'est l'instant de la remise des prix des lecteurs à Marc Victor pour son roman "Le bout du monde"
Prix Express-BFMTV 2016
Abdennour Tisserand a reçu le prix de l'essai pour son livre "Les tisserands".
J'ai écouté ses interventions dans l'émission "Agora" de Stéphane Paoli, le dimanche midi sur France Inter. J'ai noté son livre qui me parait très intéressant.
Prix Express-BFMTV 2016
Constance Colonna-Césari a reçu le prix du document pour son livre "Diplomates en soutane". Un ouvrage bigrement documenté.
Les heureux lauréats
Prix Express-BFMTV 2016
Olvier Norek dont j'avais vraiment beaucoup apprécié le livre "Surtensions" est parmi nous. Dernière aventure pour le capitaine Coste ?
Christine m'a présentée l'auteur de Wanderer, Sarah Léon, une frêle jeune femme et un roman de poids . Wanderer se passe dans la Montagne Bourbonnaise où, enfant, je passais mes vacances. Un livre passion très bien écrit
Prix Express-BFMTV 2016
Olivier Norek avec Laura, une lectrice convertie
Christine et Victor en plein travail d'écriture
Christine et Victor en plein travail d'écriture
Vint l'heure de faire honneur à un buffet fort sympathique (les macarons !!!)et délicieux, de discuter, se raconter, "couter, rire...
Christine et moi sommes allées auprès de Marc Victor pour une dédicace. Quelque chose me dérangeait dans son livre, je n'avais jamais pu dépasser le premier degré, ce qui a gâché ma lecture. Après ses explications, j'ai repris le livre pour une nouvelle découverte et mieux apprécié les relations d'amitiés, un peu tordues, avec Corto et compris qu'il dénonçait ce que je déteste dans son livre.
Je mettrai une note sur mon commentaire.
Merci Marc Victor de m'avoir écouté.
Prix Express-BFMTV 2016
La fête est terminée, mais j'ai toujours des étoiles dans les yeux et le sourire aux lèvres lorsque je repense aux mois précédents.
Ce que je retiens de cette aventure :
  • La gentillesse, la simplicité de Marc Victor, son regard un peu perdu de temps à autre devant sa renommée soudaine.
  • Le regard charmeur d'Olivier Norek qui ressemble un peu, d'après moi, au capitaine Coste, héros de Surtensions
  • La simplicité, voire timidité de Sarah Léon (je vous recommande la lecture de son livre Wanderer)
  • La présence de Laurent Binet
  • La gentillesse d'Alix de Roaldès, Mariane Payot, Patricia de la Fage de l'Express pour avoir su nous mettre à l'aise.
  • Le sourire amusé et coquin de Laura chargée de communication à BFMTV
  • Merci à la société S.T.Dupont pour le somptueux cadeau.
  • Merci à tous pour votre gentillesse
Merci à vous Benoît, Caitline, Caroline, Christine, Jocelyne, Martine, Maryline, Myriam, Virginie pour ces bons moments passés ensemble, nos fous rires, nos discussions...
Oui ce fut une belle soirée et une belle conclusion à ces mois de découvertes littéraires.
Je suis prête à recommencer !

https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=eBu5cNe8VFA&app=desktop

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Christophe Carlier - L'assassin à la pomme verte

23 Juin 2016, 04:28am

Publié par zazy

L’assassin à la pomme verte

Christophe Carlier

Editions Serge Safran

Août 2012

ISBN : 9791090175051

 

 

4ème de couverture :

«J'éprouvais pour Elena une tendre reconnaissance. J'avais toujours voulu tuer quelqu'un. Pour y parvenir, il me manquait simplement de l'avoir rencontrée» songe Craig, fraîchement débarqué des États-Unis comme Elena d'Italie. Tous deux se trouvent pour une semaine au Paradise : un palace, vrai monde en soi, où l'on croise parfois au bar d'étranges clients. Par exemple cet homme de Parme, mari volage et volubile, découvert assassiné au lendemain de leur arrivée. Entre Craig et Elena naît un sentiment obsédant, fait d'agacement et d'attirance, sous l'oeil impitoyable de Sébastien, le réceptionniste, auquel rien n'échappe. Ou presque.

Dans cette envoûtante et spirituelle fiction à plusieurs voix, chacun prenant à son tour la parole, chacun observant l'autre, épiant son voisin, amour et meurtre tendent à se confondre. En émule d'Agatha Christie et de Marivaux, Christophe Carlier prouve avec maestria que l'accidentel, dans le shaker du grand hôtel, a partie liée avec l'imaginaire. Et qu'un assassin peut être aussi discret que l'homme à chapeau melon de Magritte, au visage dissimulé à jamais derrière une pomme verte.

L’auteur :

Christophe Carlier, né en 1960, a publié Lettres à l'Académie française (Arènes 2010) et divers autres essais dont plusieurs consacrés aux contes et aux mythes.

L'Assassin à la pomme verte est son premier roman.

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Soyez le bienvenu au Paradise. C’est ce que pourrait dire Sébastien, lui qui, de service de nuit, accueille les clients. Sébastien voit beaucoup de chose, étudie les attitudes de son regard expérimenté. « J'affecte à leur égard la sagesse bouddhique d'un tenancier de maison close. »

Il regarde la comédie humaine qui se joue devant ses yeux entre Craig, l’américain qui enseigne la littérature française aux USA, venu en France pour une série de conférences ; Elena, l’Italienne qui travaille pour une maison de couture italienne et un italien volubile, vantard, déjà peu ou prou pris de boisson. Des liens se nouent entre Craig et Elena qui prennent l’habitude de petit-déjeuner à la même table. Tout pourrait couler vers une douce romance comme dans tant d’hôtels, mais, l’italien volubile est découvert mort, le crâne fracassé dans sa suite. Tout laisse croire à un meurtre. «L'annonce d'un crime est toujours salutaire, puisqu'elle nous rappelle à nous-mêmes que nous sommes vivants.», déclaration de Craig.

Tout au long du livre alternent les récits de Craig, Elena et Sébastien. Chacun s’épie, se raconte. L’enquête n’est pas le plus important puisque l’assassin décrit son forfait très calmement. Les réflexions des trois personnages, loin d’alourdir le récit, donne un rythme alerte au livre. Cela tient de la pièce de théâtre.

Les réparties caustiques de Craig sont le sel de ce livre au style classique, enlevé. La fin inattendue clôt un livre que j’ai pris grand plaisir à lire. Un très bon premier roman.

 

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Colum McCann - Treize façons de voir

22 Juin 2016, 06:56am

Publié par zazy

 

Treize façons de voir

Colum Mc Cann

Editions Belfond

Traduction de Jean-Luc Piningre

mai 2016

210 pages

ISBN : 9782714470768

 

4ème de couverture :

out le talent, la poésie, l'émotion de Colum McCann déployés dans un court roman et quatre nouvelles reliés par la violence – quotidienne, guerrière, psychologique, politique ou sociale –, mais surtout par ces moments de grâce qui font qu'au bout du compte l'espoir reste.

Ces nouvelles étaient presque achevées à l'été 2014, quand j'ai été victime, le 27 juin, d'une agression à New Haven, dans le Connecticut. Certains de ces récits ont été composés avant cette mésaventure, et d'autres après.
Il me semble parfois que nous écrivons notre vie à l'avance et que, d'autres fois, nous sommes seulement capables de regarder derrière nous. Mais en fin de compte, chaque mot que nous écrivons est autobiographique, peut-être plus encore quand nous essayons d'éviter toute autobiographie.
Malgré tout ce qu'elle doit à l'imagination, la littérature prend des chemins inimaginables.

L’auteur (site de l’éditeur):

Colum McCann est né en 1965 à Dublin et vit aujourd'hui à New York.
Lauréat des prestigieux prix de littérature irlandaise Hennessy (1992) et Rooney (1994) pour ses nouvelles, il est l'auteur de deux recueils, La Rivière de l'exil et Ailleurs, en ce pays, et de six romans, Le Chant du coyote, Les Saisons de la nuit, Danseur, Zoli, Et que le vaste monde poursuive sa course folle – prix littéraire du Festival de cinéma américain de Deauville, élu Meilleur Livre de l'année par le magazine Lire et lauréat du prestigieux National Book Award – et Transatlantic, tous parus chez Belfond et repris chez 10/18.
Il est aussi le maître d'œuvre d'Être un homme (Belfond, 2014), qui rassemble soixante-quinze textes d'auteurs majeurs de la scène internationale pour son association, Narrative 4.

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Treize, c’est le nombre de chapitres de la première nouvelle, plutôt du court roman qui débute et donne son titre au livre.

Monsieur Mendelssohn vit sous le regard de sa gouvernante Sally, plonge dans ses souvenirs, sa femme tant aimée, jamais oubliée, son travail, sa position sociale… pour regarder le vieillard qu’il est devenu. Monsieur Mendelssohn est assassiné au sortir d’un restaurant où il a déjeuné avait déjeuner avec son fils. La police regarde les vidéos des caméras de surveillance aux alentours du meurtre, scrute chaque détail, questionne, cherche. Les caméras regardent et enregistrent la vie. « Les caméras sont plus nombreuses en ville que les oiseaux dans le ciel ». En très exactement 175 pages, Colum Mc Cann campe des personnages denses, Ici, il condense, écrit le mot exact sans plus de fioriture, une précision d’orfèvre qui donne beaucoup de densité aux personnages, surtout celui du vieillard et de sa gouvernante. La description de son fils, très courte est bluffante.

Je me pose une question : Pourquoi à chaque début de chapitre, il y a-t-il des vers où apparait, à chaque fois, un merle noir : «Je connais de nobles accents, Et des rythmes clairs, inévitables ; Je sais aussi, cependant, Que le merle noir a sa part Dans ce que je connais » ? Est-ce le regard extérieur, le lecteur qui regarde l’action se dérouler, L'oeil  ?

Avec les autres nouvelles, l’auteur offrent d’autres regards sur la violence, le rapport parent-enfant.

Sh’khol décrit une relation mère-fils, le regard de Rebecca sur son fils adoptif handicapé. Tomas, un matin de Noël disparait après avoir reçu son cadeau, une tenue de plongée. Cette disparition pourrait être une métaphore sur le passage de l’enfance à l’adolescence, ce qui expliquerait la fin.

Dans une autre nouvelle, l’auteur met en scène son métier d’écrivain avec cette jeune femme dans son poste de garde en Afghanistan un soir de Noël.

Traité autre nouvelle très forte. Beverly nonne se trouve dans sa congrégation en Irlande lorsqu’elle voit et reconnait à la télévision, son violeur. Tout pourrait basculer. Beverly décide de partir à la rencontre de cet homme et la fin est superbe. C‘est pour moi, la meilleure des nouvelles.

L’auteur décrit la violence sociale ou autre à travers différents prismes, regards, façons de voir. Le regard est le pivot du livre. Les personnages sont bien campés, construits. Comme dans le texte éponyme, tout est dit en peu de mots, mais des mots choisis, ciselés, forts en émotion. .Ce n’est pas qu’un livre où l’on côtoie la tragédie, il y a autre chose de plus fort. Est-ce la vie ?

Merci Brigitte Semler de m’avoir permis cette très bonne lecture.

 

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Jean-Pierre Minaudier - La poésie du gérondif

21 Juin 2016, 21:01pm

Publié par zazy

 

Poésie du Gérondif

Jean-Pierre Minaudier

Editions Le Tripode

Avril 2014
160 pages
ISBN : 978-2-37055-016-3

 

4ème de couverture :

Un éloge des grammaires, de la diversité des langues et des cultures du monde.

« Historien de formation, gros consommateur de littérature et de bandes dessinées depuis mon adolescence, j’ai, sur la quarantaine, traversé une drôle de crise: durant plus de cinq ans, je ne suis pratiquement arrivé à lire que des livres de linguistique, essentiellement des grammaires de langues rares et lointaines. Aujourd’hui le gros de l’orage est passé, mais je persiste à consommer nettement plus de linguistique que de romans. Je n’apprends pas ces langues: à part l’espagnol, l’anglais et deux mots d’allemand, je ne sais passablement que l’estonien, et je me suis quand même récemment mis au basque car c’est de loin la langue la plus exotique d’Europe. Mais j’en collectionne les grammaires — je possède à ce jour très exactement 1 1163 ouvrages de linguistique concernant 856 langues, dont 620 font l’objet d’une description complète. Je les dévore comme d’autres dévorent des romans policiers, comme le rentier balzacien dévorait les cours de la Bourse, comme les jeunes filles du temps jadis dévoraient Lamartine, frénétiquement, la nuit, le jour, chez moi, dans les diligences (pardon, le métro), en vacances, en rêve. Il y a longtemps en revanche que j’ai appris à m’en tenir à d’autres sujets dans les soirées en ville, car je ne tiens pas spécialement à dîner avec Lucullus. »

L’auteur :

Jean-Pierre Minaudier est né en 1961 à Lyon. Ancien élève de l'École Normale Supérieure, professeur d’histoire en hypokhâgne et khâgne, traducteur, il est également chargé de cours d’histoire estonienne et de traduction littéraire depuis l’estonien à l’INALCO et enseigne le basque à la Maison Basque de Paris. Son temps libre est assez compté.

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Gérondif (définition du petit Larousse) : En français, forme verbale terminée par-ant et précédée de la préposition en, qui sert à décrire certaines circonstances de l'action. (Le gérondif fonctionne comme un complément circonstanciel de cause, de concession, de condition, de manière, de temps ; son sujet sous-jacent est identique au sujet du verbe principal : En sortant, j'ai vu qu'il pleuvait.)

D’office je vais l’utiliser car, en lisant ce livre, il m’est souvent arrivé de sourire, voire rire, oh pas trop fort, j’étais dans un train.

La quatrième de couverture nous en apprend sur l’homme et son amour, que dis-je, sa gourmandise concernant la lecture et la linguistique. Cet amour, il le transmet dans son livre avec une verve, des trémolos dans les mots, un plaisir quasi charnel. Son livre, savant, érudit mais pas redondant, avec quelques piques bien senties « Et les Aztèques : qu’est-ce qui a bien pu pousser cette peuplade californienne à aller faire du tourisme au Mexique (je visualise un camping-car décoré de fleurs jaunes sur fond violet d’où s’échappe un air de Joan Baez, lancé à la poursuite d’un aigle entrevu dans un nuage de marijuana lors d’un trip particulièrement réussi), poussant même une reconnaissance jusqu’au Salvador (le fameux dialecte pipil) .

Vous apprendrez qu’en inuit « Tuktusiuqatiqarumalauqpuq » signifie « Il désira avoir un compagnon de chasse au caribou », que chidinaa'na'ibee'eldṍṍhtsohbikàà'dahnaaznilίgίi, « voiture qui glisse sur le sol avec de gros fusils dessus » parle en fait d’un tank !!

Ce fut un délice de lecture. Pierre Minaudier parle avec facétie de son amour des mots, des langues rares, des grammaires. J’aime son addiction. Ses déclarations d’amours dithyrambiques adressées aux éditions de Gruyter-Mouton trouvent leur acmé page 130. En voici quelques exemples sobres ! « Que tous les sains du paradis intercèdent en leur faveur au jour du jugement », « Elles sont le sel de la terre ! »

Un livre qu’il ne faut pas lire d’une traite, mais où il fait bon vagabonder, s’abandonner.

Jean-Pierre Minaudier a superbement traduit de l’estonien les livres d’Andrus Kivirähk, l’homme qui parlait la langue des serpents et les groseilles de novembre. La couverture est des mêmes auteurs.

Les cartes et les maquettes sont élaborées pour répondre à des besoins qui leur préexistent, tandis qu’une langue naît et se développe toute seule pour l’essentiel : c’est de manière imprévisible, incontrôlée qu’elle oriente notre regard sur les choses

Ainsi « tank » se dit chidinaa'na'ibee'eldṍṍhtsohbikàà'dahnaaznilίgίi, littéralement « voiture qui glisse sur le sol avec de gros fusils dessus ». Il est probable que dans la pratique, les Navajos recourent à l’anglais pour le genre de conversation où l’on a à mentionner un tank – C’est une bête question de sélection naturelle : le temps de s’écrier « Gare, le tank arrive ! », l’obstiné » navajophone est déjà réduit à l’état de crêpe Suzette, dans l’indifférence de ses compagnons d’armes plongés dans leur dictionnaire.

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Lionel-Edouard Martin - Icare au labyrinthe

21 Juin 2016, 15:26pm

Publié par zazy

 

Icare au labyrinthe

Lionel-Edouard Martin

Les éditions du Sonneur

74 pages

Mai 2016

ISBN : 978-2-37385-029-1

 

 

4ème de couverture :

Accompagné de la jeune et blonde Palombine, dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’elle le trouve tendrement ringard, le narrateur, poète obscur et misanthrope, effectue en voiture un voyage nostalgique à travers la France. Chemin faisant, tous deux discutent littérature, géographie, gastronomie, s’amusent avec les mots, testent des hôtels, avant de regagner la région parisienne, où le narrateur doit prendre part à un événement culturel, ultime étape de ce road trip qui s’achèvera au beau milieu d’un trottoir.

Icare au labyrinthe commence par un éloge de la lentille verte, se poursuit par une violente scène d’orage, une visite chez un étrange imprimeur, une dégustation de vins et des hallucinations dans un musée, pour se terminer par une improbable soirée mondaine. C’est sur ce fond narratif sensible, mélancolique parfois mais toujours empreint d’ironie, que Lionel-Édouard Martin développe sa prose, enrichie d’une satire de la vie contemporaine, particulièrement des milieux artistiques et littéraires.

L’auteur (site de l'éditeur) :

Né en 1956, Lionel-Édouard Martin est l’auteur d’une trentaine de textes, partagés entre poésie et narration – dont Anaïs ou les Gravières et Mousseline et ses doubles, publiés aux Éditions du Sonneur.

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Je me suis installée sur la banquette arrière, le narrateur est au volant avec Palombine à ses côtés. Direction une région très chère à mon cœur : l’Auvergne.

Je découvre que Palombine est jeune et lui 33 ans plus âgé, qu’ils se seraient rencontrés sur FB et que ce périple se passe, comme disent les anciens «en tout bien tout honneur ».

Le narrateur et l’auteur ne font qu’un, Palombine en est l’opposé. Elle est celle qui dit ce qu’elle pense alors que Lionel tergiverse, joue avec les mots « mots menteurs, arracheurs de dents »

Un livre sur les mots, le pouvoir des mots. « Tu prends la route, là, n’importe laquelle, tu débouches sur des mots.» L’auteur joue avec eux qui sont si importants. « Tous ces lieux dits, tous isolés dans leur nom propre, ils sont tous reliés par des voies, par des roues, par des chemins creux. ». Il y a du rythme, de la musique dans ses mots « Le brut qu’on polit, qu’on ponce. Plus seulement l’accompagnement du geste, qu’on danse ou qu’on traie la vache, le pas, le pis qui gicle et qui rythme : l’inutile, et qui te comble, qui ajoute à ton cœur, à ton sans, à tes reins ; et le plaisir des neurones : la cervelle est toute proche de l’oreille. »

Même lorsqu’il nous parle parisien, le parisien branché, bobo, celui qui lui fait réciter les vers de son livre de poésie devant un parterre de gens qui enfilent les verres. « Fin juin. Costume en cotonnade, chemisette, malgré tout sueur aux aisselles durant le trajet dans la torpeur du soir, sans brise, sous terre puis à l’aplomb de la ville, jour, nuit, jour, nuit, l’éphéméride troquée, feuilles qui s’arrachent, temps fébrile, illustrées chacune d’un épisode historique. » N’est-ce pas qu’il y a du rythme une portée musicale derrière ? »

Ce livre est un hymne à la lenteur à l’opposé de la fébrilité parisienne « on vit avec ses rythmes jusqu’à la fêlure, après ça s’écarte ». C’est aussi la solitude du poète qui ne sait sortir de son labyrinthe, le labyrinthe de l’âge, de la mélancolie, avec, comme touche finale, la mort.

Palombine est sa muse, celle qui donne de la légèreté, qui se moque gentiment de lui, qui ose dire les mots vrais. Il l’aime « comme un aime un personnage, comme on aime l’irréel ; comme on aime ce qu’on espère et qui n’est point palpable ». Elle a la vivacité de son âge et lui la mélancolie du sien. Rien d’oppressant, mais plutôt de la gaieté tant le poète et sa muse se répondent, se nourrissent l’un de l’autre. C’est la muse de ce livre. Il l’a pétrie, sculptée, ciselée avec ses mots. A la fin le poète fait mourir Palombine, se retrouve seul et, comme le roi, nu.

La nostalgie y est légère avec l’autodérision qui lui sied à merveille. La vigueur des éclats de rire, des échanges verbaux se font un beau chemin dans le labyrinthe de l’auteur.

Lionel-Edouard Martin tisse les mots pour relier les géographies, lier les opposés.

Un coup de cœur pour ce livre. J’avais déjà lu et beaucoup aimé « Mousseline et ses doubles » et « Nativité cinquante et quelques »

Merci Marc Villemain de m’avoir proposé ce livre plein de poésie et de tripe. Je vous le confirme : j’aime l’écriture de Lionel-Edouard Martin.

Le vin, c’est comme la littérature, ça doit te tarabuster les muqueuses.

L’avarice est une vertu provinciale, regarde le père Grandet qui faisait manger des pommes pourrites à ses convives. Ceux qui revenaient chez lui savaient à quoi s’attendre, et lui savait pourquoi on revenait chez lui : pas pour sa table.

Vichy est une ville lente. De même que la musique, la géographie humaine à ses tempos. A Vichy, le métronome est bas, genre pouls des bêtes hibernantes. On pourrait dire adagio mais, le terme sent par trop l’Italie : c’est que l’Auvergne s’impose, mafflue, lourde. Par quel mot dire tout à la fois « rond », « terraqué », « vert » ?

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Michaël Uras - Aux petits mots les grands remèdes

18 Juin 2016, 16:13pm

Publié par zazy

 

Aux petits mots les grands remèdes

Michaël Uras

Editions préludes

Août 2016

384 pages

ISBN : 978225310782

 

4ème de couverture :

Alex a choisi d'exercer un métier peu commun : bibliothérapeute.

Il tente de soulager les maux de ses patients grâce à la littérature. Parmi eux, Yann, un adolescent malmené à l'école, qui refuse de s'ouvrir au monde, le cynique Robert Chapman, étouffé par son travail, qui a oublié comment parler à sa femme et Anthony Polstra, le célèbre joueur de foot qui refuse de s'avouer certaines de ses passions.

Mais si Alex se montre doué dans sa profession, il doit bien reconnaître que sa vie privée laisse à désirer...

La littérature pourra-t-elle aider le bibliothérapeute lui-même ?

La clef du bonheur se trouve-t-elle entre les lignes des ouvrages qu'il a tant aimés ?

En convoquant les auteurs qui ont copté, Michaël Uras propose sous une plume vive et légère, une histoire revigorante et moderne qui rend hommage aux mots, ceux des autres, ou ceux que chante notre petite musique intérieure.

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Alexandre, bibliothérapeute, véritable « éponge à mots », vit avec, grâce et à travers les livres. Son plus, soigner les gens (épuisement au travail, mal-être…) en leur faisant découvrir des livres en adéquation avec le mal-être qui les rongent. Alex a foi en la vertu des mots pour soigner les maux

Nous suivons trois patients. Yann, adolescent surprotégé par sa mère, a perdu sa langue suite à un accident de voiture. Polstra lui, est footballeur professionnel (n’est-ce pas que j’ai le bon tempo !) et Monsieur Chapman veut retrouver le bonheur conjugal.

Faire lire Ulysse à un « fouteux », faut le faire. Dans la « vraie vie » lisent-ils ? Revenons à nos moutons, plutôt ses patients. Il les emmène, par les héros des livres à leur faire toucher du doigt leur souffrance et à y remédier, chacun à sa façon. Malgré ses difficultés personnelles, il trouve la force de les aider ces trois personnes, et, peut-être, se retrouver un peu à travers chacun.

Alex ne peut s’empêcher de conseiller des livres. Ainsi va sa vie. Le soir de Noël il se retrouve dans SA librairie et, sans penser à mal, renseigne un des ses anciens patients, puis un autre client… Jusqu’à ce que SON libraire le pousse gentiment mais fermement vers la porte. Chacun son métier !

Coincé entre des relations difficiles avec sa mère, sa propriétaire qui attend le règlement de ses loyers en retard, Alex n’est pas si heureux que ça dans la vie.

A trop tourner les pages, voir la vie à travers les mots, les citations, il en oublie la vraie vie qui a pour prénom Mélanie. Un beau jour, elle est partie des pages de leur roman d’amour.

Un livre-médicament pour les amoureux de la lecture. Une comédie douce-amère sur notre vie moderne et ses difficultés. L’addiction à la lecture ne peut faire de mal et n’a aucune contre indication, mais ne pas oublier de vivre. Il faut vivre sa vie plutôt que lire sa vie.

J’ai retrouvé l’écriture tendre et mélancolique découverte avec "Chercher Proust" et « Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse »,nonobstant les notre de bas de page qui seront revues à la baisse dans la version finale.

Merci à Michaël Uras de m’avoir fait parvenir son livre.

Il y a des moments essentiels dans nos existences, des moments si forts qu’ils anesthésient le réel. Des moments où l’huile de foie de morue semblerait un mets plein de saveur, ou une piqûre de frelon passerait pour une caresse affectueuse. Mais, pour en profiter, il faut être capable de les identifier. Ne pas les rater. Parce qu’ils ne reviennent pas et laissent dans la bouche le goût amer du temps perdu.

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Emmanuel Régniez - Notre Château

14 Juin 2016, 09:16am

Publié par zazy

 

Notre château

Emmanuel Régniez

Editions le Tripode

128 pages

janvier 2016

ISBN : 9782370550781

 

4ème de couverture :

Un frère et une sœur vivent reclus depuis des années dans leur maison familiale, qu’ils ont baptisée « Notre château ». Seule la visite hebdomadaire du frère à la librairie du centre ville fait exception à leur isolement volontaire. Et c’est au cours de l’une ces sorties rituelles qu’il aperçoit un jour, stupéfait, sa sœur dans un bus de la ligne 39. C’est inexplicable, il ne peut se l’expliquer. Le cocon protecteur dans lequel ils se sont enfermés depuis vingt ans commence à se fissurer.

On pourrait penser aux films Les Autres de Alejandro Amenábar, Shining de Kubrick, ou à La Maison des feuilles de Danielewski. En reprenant à son compte l’héritage de la littérature gothique et l’épure de certains auteurs du nouveau roman, Emmanuel Régniez réussit un roman ciselé et singulier, qui comblera les amateurs d’étrange.

L'auteur :

Emmanuel Régniez est un écrivain de langue française. Notre Château est son premier roman. Il est aussi l'auteur de l'Abc du gothique aux éditions Le Quartanier.

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Octave et sa sœur Véra vivent dans une grande maison qu’ils appellent « Notre château ». Ils en ont hérité, il y a vingt ans, à la mort de leurs parents et depuis vingt ans y habitent sans jamais en sortir. « Cela fait vingt ans que ma sœur et moi habitons cette grande, si grande, et belle, si belle maison. Si grande et si belle que nous l’appelons Notre Château. » Cette vie de reclus est interrompue par la sortie hebdomadaire du jeudi chez son libraire faire provision de livres. C’est leur seule activité, leur seule passion et la bibliothèque du château, leur maison. Ils vivent une sorte de routine, comme un vieux couple qu’ils sont.

Ce jeudi, Octave aperçoit sa sœur dans un bus à 14h32 exactement, dans le bus n°39. Or, sa sœur ne sort jamais et refuse de prendre le bus. Que se passe t-il, quelle est cette cachotterie ? Cette vision est la première lézarde dans le mur qu’ils se sont construits après la mort de leurs parents dans un accident de voiture.

Ils n’ont pas d’amis, pas de connaissance, personne ne vient sonner à leur porte. Un autre jour, « A 11h03, précisément, on a sonné à la porte de Notre Château. Je suis allé ouvrir. Véra dormait.». Ce coup de sonnette est un pas de plus dans la tragédie.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler ce livre palpitant. Emmanuel Régniez joue avec le paranormal, le gothique. Par le martèlement, l’itération, il scande ses phrases, m’enroule dans son histoire, m’envoûte. Ce livre va crescendo. J’y avance en me posant plusieurs questions (qui auront leurs réponses au fil de ma lecture). Véra et Octave semblent être les prisonniers volontaires de cette maison où je me trouve prisonnière à mon tour. Une écriture maîtrisée, jouissive pour un tourbillon ou une descente vertigineuse. Une superbe lecture, un régal. . Les photos en fin de livre ajoute au mystère N’hésitez pas, entrez dans leur Château.

Un bel objet que ce livre. Une nouvelle belle découverte des Editions du Tripode qui chouchoutent leurs lecteurs

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Eliane Saliba Garillon - Le journal impubliable de George Pearle

6 Juin 2016, 09:20am

Publié par zazy

Le journal impubliable de George Pearl

Eliane Saliba Garillon

Editions Arléa

220 pages

mars 2015

ISBN : 9782363080752

 

4ème de couverture :

J’ai dirigé une centaine de personnes pendant vingt-cinq ans en faisant de G.P. Hall la boîte d’architecture la plus cotée de Manhattan. J’ai été un patron modèle, c’est-à-dire haï, et mon surnom de Pearl Harbor a finalement servi à éloigner de moi les pots de colle et les imbéciles. J’ai eu des contacts houleux avec d’autres présidents de société, des rapports en dents de scie avec des sénateurs, des coups de gueule avec de gros clients, et je m’en suis toujours bien porté, persuadé qu’une bonne dose de logique suffisait à dénouer n’importe quelle relation complexe.

Et puis je suis venu à Rome. Et puis j’ai embauché une femme de ménage.

Prix de l’Union Interalliée 2016

 

L’auteur (site de l’éditeur) :

Eliane Saliba Garillon est née au Liban où elle vit. Le Journal impubliable de George Pearl est son deuxième roman.

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George Pearl, surnommé Pearl Harbor « Pearl était tellement insupportable qu’on le surnommait Pearl Harbor » célèbre architecte new yorkais a vendu son agence pour s’établir à Rome et jouir d’une retraite tranquille. L’homme, un brin misanthrope et mysogine n’a jamais voulu se marier et essaie de fuir ses semblables « Je n’ai jamais pu cacher leur vérité aux imbéciles »

Pourtant sa solitude est souvent interrompue par des visites opportunes ou pas. La plus surprenante est celle régulière de celui qu’il appel Laurel, ectoplasme ? Ange gardien ?

Ce livre est vraiment savoureux, spirituel, drôle, mais pas que. Un petit plaisir de lecture qui se lit rapidement. Cela fait du bien, une bouffée d’oxygène.

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