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ZAZY - mon blogue de lecture

J. Heska - On ne peut pas lutter contre le système

29 Septembre 2012, 13:28pm

Publié par zazy

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On ne peut pas lutter contre le système

J. Heska

Edition 2ème chance

336 pages

ISBN : 9782954162607

 

 

J’avais laissé un commentaire sur le blogue « leslivresdegeorge » car sa critique m’avait plu ainsi que le livre  noté sur ma liste de livres à acheter et…. J’ai eu la surprise de découvrir un mail de J. Heska me proposant d’héberger son livre le temps de ma lecture. Vous me connaissez, je n’ai pu résister, d’ailleurs, pourquoi résister à la tentation, et le livre à l' en feu est arrivé entre mes mains….

 

La première page tournée et…… c’est le plongeon, la tête la première, dans les sensations fortes !

Vous prenez une multinationale Honola avec une dirigeante aux dents qui rayent le parquet (profond), 3 écolos purs et durs, des OGM, un pays africain : l’Ouganda, des méchants, des gentils…. sans oublier une très bonne intrigue,  Vous mélangez le tout très vigoureusement puis vous laissez reposer !!!

 

C’est une très bonne recette pour obtenir un livre d’aventures avec suspens, mais J. Heska ne s’est pas contenté, heureusement pour nous, de cette recette universelle.

 

L’auteur, grâce à une plume agile  et simple (sans être simpliste),  des dialogues vifs et mordants a su mélanger les histoires d’une façon telle que nous suivons le déroulement, même s’il faut attendre la fin de la fin  pour avoir un éclairage rétroactif. Malgré ce « mélange », J Heska suit une trame réglée au millimètre. Les chapitres (Tour 30 St Mary Axe, Londres 5 jours avant le GEAD ou Paris, France, 14 ans plus tôt)  nous permettent de comprendre et d’expliquer certaines corrélations entre les personnages.

 

Les personnages sont forts, qu'on les apprécie ou pas. Le poisson est peut-être un peu trop gros dans certaines intrigues, certains revirements. Je reconnais : Safia joue très bien aux échecs, mais attention, le roi n’est pas encore mort !!!!

 

La morale dans tout ça : la vengeance est un plat qui se mange froid et toute ressemblance avec des personnages ou des faits existants...... (ou non)

 

OK, je ne suis pas très claire et je vous assure que le Bourgogne n’y est pour rien…. Certaines scènes font froid dans le dos, l'affairisme poussé à son paroxysme (je l'espère, bien que j'en doute).  Lisez ce livre auto-publié qui m’a permis de passer de forts bons moments. Cliquez sur les autres commentaires, J. Heska, pour son livre, fait l'unanimité.

 

Je tiens à remercier J. Heska de m’avoir fait parvenir ce livre. Mon seul problème maintenant ? Et bien je vais devoir l’envoyer à une autre blogueuse et cela ne me plait qu’à moitié. J’aurais bien gardé « On ne peut lutter contre le système » ; il avait une place toute trouvée dans ma bibliothèque, ses copains d’étagères s’étaient un peu serrés pour lui.

Si vous voulez en savoir plus, allez sur son site : ici

 

 

Alors que j’étais en pleine lecture, mercredi  matin, 26 septembre, sur France Inter, l’émission de Patrick Cohen avait pour invité Corinne Lepage et Louis-Marie Houdebine, Biologiste, Directeur honoraire à l'INRA et il était question des OGM !!!!

D'autres avis : Cassiopée - sergeleonard - Fattorius

 

 

4ème de couverture :

 

Le système financier mondial vient de s’écrouler. Il ne s’en relèvera pas, plongeant toute une civilisation dans le chaos.

Lawrence Newton a accepté sa destinée. Il a renoncé à ses espoirs, à ses convictions, et à l’amour de sa vie pour suivre les traces de son père au sein du consortium HONOLA.

Samson Bimda est le chef d’un village au nord de l’Ouganda. Les semences OGM vendues par la compagnie ruinent ses champs et ne lui permettent plus d’assurer sa subsistance.

Clara, Hakim et Louise sont trois militants au sein du mouvement écologiste GreenForce. Au hasard d’une de leurs actions, ils tombent sur des documents compromettants qui vont les dépasser.

À la veille du plus grand sommet européen déterminant l’avenir de millions de personnes, chacun doit défendre ses intérêts, quitte à en payer le prix le plus lourd.

 

Biographie de J. Heska (copiée sur son blogue) :

Né à l’époque où Michael Knight était un monument de classe, J. Heska (J. tout court, pas de Jérôme, ni de Jonathan, ni de Jean, ni de Juju le roi de la nuit grivoise) partage sa vie d’auteur entre ses romans, ses nouvelles, et son blog, www.jheska.fr, dans lequel il met en scène quotidiennement ses histoires extraordinairement banales et ses mondes idéaux.

Il aime à se définir comme un auteur nouvelle génération, pensant tout prétentieusement entremêler avec habileté des références à la littérature, au cinéma, à la bande-dessinée, au web et au monde qui l’entoure afin d’offrir aux lecteurs envieux et impatients des histoires exaltantes.

 Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir a été son premier roman édité en 2011. Il est content (et il se la raconte pas mal avec ça) parce qu’il a été considéré comme le best-seller surprise de 2011. Mais malheureusement, suite à des divergences avec son éditeur, il claque la porte en 2012 pour auto-publier son second roman On ne peut pas lutter contre le système ainsi que pour lancer une réédition de son premier roman. Il ne regrette rien, car depuis il est dans le top vente Amazon !

Avec tout ça, il trouve encore le temps de songer à son petit troisième… Et il en a plein d’autres en réserve… Youpi !

 

Lu dans le cadre du http://www.babelio.com/users/critiquesABC2013.jpg

 

 

 

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Alan Bennett - La reine des lectrices

27 Septembre 2012, 17:31pm

Publié par zazy

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La reine des lectrices

Alan Bennett

Traduction de Pierre Ménard

Editions Folio

122 pages

 

 

God saves the Queen, the books, ou The books save the Queen, ou The Queen saves the books???….

 

On ne peut savoir les dégâts que peuvent causer sur la royauté britannique de sales cabots royaux aboyant devant …. Un bibliobus. Pour la première fois de sa vie, Sa Majesté monte dans un antre livresque mobile !!  De paroles en paroles, elle lie connaissance avec Norman Seakins et  repart avec un LIVRE  d’Ivy Compton-Burnett !!! Ne serait-ce point ce que l’on nomme « l’effet papillon » ? Car la suite pourrait être dévastatrice pour la royauté britannique.  L’horrible piège se referme sur la reine……….. Elle devient une lectrice assidue et, avec Seakins qu’elle sort des cuisines pour en faire son tabellion particulier, elle va dévorer bouquins sur bouquins et en discuter.

 

Qu’il y a-t-il de grave me direz-vous ? Rien……. Sauf que le protocole s’en trouve bouleversé. Sa Majesté ne pose pas la même sempiternelle question aux personnes qu’elle reçoit « Il n’est pas impossible que Sa Majesté vous demande si vous avez fait un long trajet pour venir jusqu’ici. Préparez-vous donc à lui répondre que vous êtes venus en voiture ou en train, selon le cas. » Mais : « Que lisez-vous en ce moment ». My god !!!!.

Ainsi, lorsque le premier ministre et son épouse viennent passer, comme l’exige l’étiquette, quelques jours de vacances à Balmoral…. Pas de problème, la reine ne change rien à son habitude et s’enferme dans ses appartements pour lire !!! Et tout est à l’avenant ; les visites protocolaires, les voyages deviennent autant  obstacles à sa boulimie de lecture. Astucieuse, elle trouve toutes les ruses possibles pour pouvoir continuer de lire tout en saluant ses sujets de son carrosse.

 

Puis vient le moment où, après le brusque départ de Norman Seakins, elle se rend compte que lire ne lui suffit plus « Ne pouvant plus discuter avec Norman, la reine s’aperçut qu’elle s’entretenait désormais davantage avec elle-même et notait de plus en plus souvent ses réflexions, de sorte que le nombre de ses carnets ne tarda pas à se multiplier, comme celui des sujets qu’elle y abordait. « L’une des recettes du bonheur consiste à se moquer des prérogatives. » Après avoir inscrit cette phrase, elle adjoignit un astérisque et ajouta en bas de page : « Précepte que ma position ne m’a guère permis d’exercer. » »

Ainsi elle nota une nuit : « on n’écrit pas pour rapporter sa vie dans les livres, mais pour la découvrir » jolie réflexion.

 

Un jour, elle décide d’organiser une soirée où seraient invités des auteurs ; quel désastre, elle se retrouve au milieu d’une cour bruyante, volubile et cancanière à déambuler seule, entre des groupes, mais 50 années d’aplomb et de maîtrise de soi, ne lui ont pas permis de briser la glace.« Elle en tira la conclusion qu’il valait mieux rencontrer les auteurs dans les pages de leurs livres, puisqu’ils vivaient sans doute autant dans l’imagination de leurs lecteurs que leurs personnages. La plupart n’avaient d’ailleurs pas l’air de trouver qu’on leur faisait une faveur particulière en lisant leurs ouvrages, estimant au contraire que c’étaient eux qui en faisaient une au public, en les écrivant ».

 

 

La reine philosophe sur son statut lors d’une rencontre qu’elle organisa avec tous ses collaborateurs, actuels et anciens et cela donne une analyse sur la royauté teintée d’ironie.

 

« Il a fallu tendre une main gantée de blanc pour en serrer d’autres qui étaient couvertes de sang et soutenir d’aimables conversations avec des individus qui avaient participé à des massacres d’enfants. Il a fallu patauger dans les tripes et les excréments. Je me suis souvent dit que pour une reine, le seul équipement vraiment indispensable serait une paire de cuissardes »

« On me crédite généralement d’un solide bon sens, ce qui est une autre façon de dire que je n’ai guère d’atouts. En conséquence de quoi, je me suis vue contrainte, sur les instances de mes divers gouvernements, d’entériner –ne serait-ce que de manière passive- des décisions que je considérais comme mauvaises et souvent même indignes. Ce qui m’a parfois donné le sentiment de tenir le même rôle qu’une bougie parfumée, destinée à chasser les relents de la politique –La monarchie n’étant pour de nos jours qu’un vague déodorant, au service du gouvernement ».

 

Oui vraiment Monsieur Bennett, vous m’avez enchantée, amusée avec votre bouquin, avec votre réflexion sur le pouvoir de la lecture et des livres. J’espère qu’en des temps futurs votre livre ne sera pas voué aux gémonies pour cause d’incitation à la liberté… de lire !!! Car le livre est une porte ouverte sur la réflexion, la culture et l’intelligence, donc sur l’indépendance.

 

J’ai aimé le ton badin et sérieux de ce livre. L’humour anglais dans ce que je préfère ; la dérision, l’absurde, la subversion et une dose d’amour. Et puis….. Sa Majesté est une femme comme les autres dans sa passion de la lecture. Merci Mimi pour ce délicieux moment de lecture, mais pas que.

Egalement, l'avis de Philisine

 

4ème de couverture :

Que se passerait-il outre-manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

Biographie de l'auteur :

Alan Bennett est une star en Grande-Bretagne, où ses pièces de théâtre, ses séries télévisées et ses romans remportent un succès jamais démenti depuis plus de vingt ans. La Reine des lectrices est son quatrième roman publié chez Denoël.

 

  Lu dans le cadre du http://www.babelio.com/users/critiquesABC2013.jpg

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Le mardi sur son 31 (21)

25 Septembre 2012, 20:25pm

Publié par zazy

Je suis un peu en retard aujourd'hui, il y a du mou dans le suivi..... Mais tout arrive à temps !!!!

 

Chacun le connaissait de vue. Quand on voyait sonvieux chapeau et sa redingote démodée pénétrer chez Christie's, on disait : "Voilà le vieux Fitz".

 

Extrait d'un petit bijou : Toute passion abolie de Vita Sackville-West

 

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Bormes les Mimosas

22 Septembre 2012, 11:10am

Publié par zazy

En été, de mimosas..... point, mais c'est un village charmant qui me fait penser un peu à Grimaud aves ses venelles en pente portant des noms charmants (rue Rompi Cuou !! on comprend de suite !!)

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Il doit y faire frais l'été !!!

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Certaines sont animées et commerçantes !!!

 

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D'autres bucoliques et calmesP1180081

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A certains endroits on peut dire : Chuuuuuuuuuuuuuuuuut ! ne pas déranger le minou qui dort !!!

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Gérard Hubert-Richou - Petits contes comme autrefois.... ou presque

21 Septembre 2012, 14:27pm

Publié par zazy

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Petits contes comme autrefois…. Ou presque

Gérard Hubert-Richou

Editions Milan

105 pages

ISBN : 9782867268540

 

 

J’avais lu le commentaire de Sharon et, il était à la bibliothèque….. Donc, il a atterri entre mes mains ; normal. J’avais justement besoin d’une petite pause sympathique et marrante.

 

Gérard Hubert-Richou a cuisiné les restes de contes et…. Comme dans les « vraie » recettes, les restes recuisinés sont goûteux !!!

Les nouvelles princesses ne sont plus ce qu’elles étaient. Pas facile de leur faire s’accorder avec Le Prince Charmant…..

Le pauvre prince changé en crapaud ne peut se faire comprendre des sottes princesses qui crient d’effroi en le voyant…. Heureusement, la grenouille est là !

Sacra-Manta (non ce n’est pas une espèce de raie) peut vous parler des effets néfastes de la musique Rock sur son métabolisme !!!

Pas facile d’être un dragon qui pleure. Allez donc cracher du feu dans ces conditions et vous m’en direz des nouvelles.

Etc, Etc.…..

 

Gérard Hubert-Richou est un bon cuisinier et ses sauces sont toutes savoureuses. Un bon petit livre pour petits et grands. OK, normalement, c’est pour les enfants, mais quôôôa, il faut bien savoir ce que lisent nos chers bambins, c’est notre devoir !!!

 

 

4ème de couverture :

 

Pourquoi n'y aurait-il que de belles et douces princesses, des princes charmants, des méchantes sorcières et d'abominables dragons ? Et pourquoi pas le contraire, hein ? Alors embarquement immédiat pour le royaume des contes d'aujourd'hui où tout est possible ... ou presque !

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Photos souvenirs (2)

19 Septembre 2012, 16:26pm

Publié par zazy

Toujours lors de mes périgrinations pédestres !!!!

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Dans la lagune, se reposant ou quêtant de la nourriture, je les ai vus !!!!

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Jesmyn Ward - Bois sauvage

18 Septembre 2012, 21:21pm

Publié par zazy

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Bois sauvage

Jesmyn Ward

Traduction de Jean-Luc Piningre

Editions Belfond

340 pages

ISBN : 9782714453167

 

Un grand merci à Philisine et Comète qui ont fait voyager ce livre jusqueà moi

 

A « Bois Sauvage » une famille noire vit sans autre éducation que celle donnée, un peu par l’école, beaucoup par la vie ; Et la vie n’est pas tendre avec eux. Une mère morte trop jeune en accouchant du petit dernier, un père toujours ivre, des frères, des copains, des animaux…. tel est le quotidien d’Esch, jeune adolescente de 14 ans. Les copains à qui elle ne se refuse pas car il est « plus facile de laisser faire que de lui demander d’arrêter, plus facile de me faire prendre que de le repousser, plus facile que de l’entendre répéter : « Mais pourquoi » Me taire et accepter plutôt que répondre. »  Et puis, il y a Manny qu’elle aime mais qui abuse de son corps sans lui rendre son amour…. Elle tombe enceinte !

 

N’allez pas penser qu’elle est malheureuse, perverse ; elle n’en a pas le temps, toujours à essayer de vivre. Ils forment un vrai clan, les frères et la sœur, un clan soudé avec quelques accrocs, mais toujours présents. La lecture d’un livre sur la mythologie est le seul refuge d’Esch.

 

Comme si cela ne suffisait pas, Katrina va arriver, le père le sent…… tout le monde doit travailler à consolider la misère jusqu’au dernier instant.

 

Le style de ce livre est heurté, la violence sourd de partout. Les phrases pètent, le vocabulaire est direct voire cru. Ce livre n’est pas misérabiliste pour autant ;  Au détour des pages, il y a des moments de tendresse, de poésie, d’humanité. Esch est si attachante dans son animalité naïve et sa grande intelligence de la vie.

 

La quatrième de couverture compare Jesmyn Ward, entre autres grands littérateurs du sud, à Harper Lee. Je préfère nettement ce livre qui est plus animal, plus viscéral à « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ».

 

Pour toutes ces raisons, j’ai vraiment aimé ce livre. Jesmyn Ward a beaucoup de talent et je comprends qu’elle ait obtenu National Book Award en 2011. Un bon coup de cœur.

 

 

Quelques extraits :

« C’est rien comparé à ce qu’à souffert maman en accouchant de Junior. Comme nous, il a vu le jour dans la chambre des parents, au milieu de la clairière que son père a créée de ses mains avant de nous construire notre maison. On l’appelle maintenant la Fosse. J’avais huit ans, je suis la seule fille de la famille et j’avais rien pu faire. Papa dit que maman voulait pas qu’on l’aide, que Randall et moi étions sortis vite, sous l’ampoule nue au-dessus du lit, alors elle pensait que ça serait pareil avec Junior, mais elle se trompait. »


 

« Un cœur de fille qui se laissait prendre par les autres avant lui, parce qu’ils le voulaient, pas parce que je leur donnais. Je les laissais faire car pendant un moment j’étais Psyché, ou Eurydice ou Daphné ».

 

« Après que maman est morte, papa disait : « Mais qu’est-ce t’as à pleurer ? Arrête. C’est pas parce que tu pleures que ça va changer quelque chose ». On n’a jamais arrêté. On a fait plus doucement. On s’est cachés, c’est tout. J’ai appris à pleurer sans faire couler les larmes, ou juste une, des fois, j’ai appris à avaler, ça a un goût d’eau tiède, salées, elles me tombent au fon de la gorge. C’est tout ce qu’on pouvait faire. Alors j’avale, je regarde au travers et je cours. »

 

« Avant quand maman devait nous réveiller, elle nous mettait une main dans le dos. Elle nous sentait gigoter un peu, le temps qu’on sache que c’est le matin »

 

« J’ai essayé de lire ce matin, mais je me suis arrêtée au milieu de la quête pour la Toison d’or, à cause de Médée, qui pense plus qu’à Jason, le cœur embrasé, et les joues aussi, son malheur qui est un peu comme du bonheur. La déesse lui a donné le coup de foudre et elle avait plus le choix. »

 

 

4ème de couverture :

A Bois Sauvage, Mississippi, en 2005. Depuis que sa mère est morte en couches, Esch, quatorze ans, s’occupe des hommes de sa famille : son père Claude, ses  deux aînés, Randall et Skeetah, et Junior, le petit dernier. Esch a du mal à trouver sa place : elle couche avec les copains de ses frères pour leur faire plaisir mais c’est de Manny qu’elle est amoureuse. Et dont elle est enceinte. A qui le dire ? Skeetah n’a d’yeux que pour China, son pitbull adoré qui vient d’avoir une portée de chiots ; Randall s’entraîne pour le match de basket qui pourrait lui valoir une bourse sportive et Junior traîne dans ses pattes, en quête d’un peu d’attention.
Quant à leur père, il tombe régulièrement dans la bière pour oublier qu’il est seul. Alors Esch se réfugie dans son livre favori, sur la mythologie grecque, et fait des rêves où sa mère prend les traits de Médée. Les journaux annoncent l’arrivée imminente d’une tempête. Habituée à la saison des ouragans, la famille fait ce qu’elle fait toujours : consolider la maison, rassembler de la nourriture, quitte à aller en chaparder aux alentours.
Mais cette tempête n’est pas comme les autres, elle se nomme Katrina, elle est la mère de tous les ouragans. Et sa violence est sans limites…

 

Biographie de Jesmyn Ward :

 

Jesmyn Ward, trente-cinq ans, est née à DeLisle, dans le Mississippi. Issue d'une famille nombreuse, elle est la première à bénéficier d'une bourse pour l'université. Son premier roman, Where the Line Bleeds, à paraître chez Belfond, lui a valu d'être remarquée par la critique américaine. Mais c'est avec Bois Sauvage qu'elle va connaître la reconnaissance internationale, en remportant, à la surprise générale, le National Book Award, récompense littéraire suprême aux Etats-Unis. Jesmyn Ward vit en Alabama.

 

 

 

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photos souvenirs

18 Septembre 2012, 13:45pm

Publié par zazy

Une semaine de vacances dans le sud de la France au bord de la Grande Bleue. Le matin avant 8 heures, personne sur la plage, le soleil se lève,

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Certains profitent de ce moment de solitude

 

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D'autres pour se faire une "petite bouffe" entre copains dans les marais

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Quel plaisir ces petits matins !!!!

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Le mardi sur son 31 (20)

18 Septembre 2012, 12:25pm

Publié par zazy

Les vacances...................... c'est terminé, reprenons les bonnes habitudes !!!

Je me mets donc sur mon 31 pour ce mardi:

Côôôa !... côôôa !....

 

Je sais, je ne me suis pas fatiguée, mais côôôa............. je reviens de vacances, alors...........

première phrase de la page 31 d'un petit livre charmant qui m'a beaucoup plu :

Petits contes comme autrefois... ou presque de Gérard Hubert-Richou.

Je l'avais vu sur un blogue de Sharon

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Catherine Clément - La reine des cipayes

17 Septembre 2012, 20:36pm

Publié par zazy

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La reine des cipayes

Catherine CLEMENT

Editions du Seuil

383 pages

ISBN : 9782021026511

 

Dans le cadre  du salon du roman historique de Levallois http://www.libfly.com/public/images/evenement/2012-08-30-salon-romantique-levallois/affiche.jpg logo-libflybis organise une Lecture commune des titres en lice pour le Prix du roman historique. C'est ainsi que j'ai pu lire ce beau livre et je les en remercie. Maintenant, "La reine des cipayes" va entamer un voyage vers d'autres lecteurs de Libfly..

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Manikarnika, surnommée Chabili, fille de Moropan et Bhagirati sera reine ; l’astrologie en a ainsi décidé.  Aussi, lorsque Tantia Dikshit, astrologue de grande renommée  vient proposer une union entre Manikarnika et Gangadar Rao, Maharadja de Jhansi, la décision fut assez rapide. « Son Altesse Gangadar Rao n’est pas un petit raja ! s’indigna Tantia Dikshit. Les Anglais ont accordé à Ramchandra Rao le titre prestigieux de maharadja, ce qui veut dire « grand roi. »

 

Ils ont des caractères opposés. Lui, appelé à gouverner ne se rêve qu’en fille et son plus grand plaisir est de se déguiser en danseuse et de danser. Manikarnika, elle, ayant perdu sa mère à sa naissance, est élevée par son père et 3 jeunes garçons. Elle ne rêve que monter à cheval, tenir une épée, se battre ; ce qu’elle fit avec succès. Ainsi, l’astrologue bénit l’union d’un homme-fille et d’une fille-garçon manqué.

 

Pourquoi ce mariage ? simplement pour éviter que la province ne tombe aux mains des anglais qui font pression pour annexer tout territoire  dépourvu d’un héritier légitime et non adopté. Le destin de Chabili est incroyable pour une femme née en Inde, surtout dans la caste des Brahmanes. A la mort de Gangadar, Chabili demande à  de reconnaître l’enfant adopté comme futur roi de Jhansi en promesse de son attachement à la couronne britannique.

 

L’étau se resserre, les anglais s’approprie les biens des indiens, les humilie…. et la révolte gronde jusqu’à l’éclatement. Chabili tente de rester fidèle jusqu'à ce que cela devienne impossible. Elle prend la tête des cipayes et sera tuée au combat. Depuis, elle est considérée à l’égal des déesses et ses louanges toujours chantées.

 

Catherine Clément se fait chantre de Chabili et nous propose un livre à sa gloire. J’ai découvert cette partie de l’histoire indienne. La révolte des cipayes est le prélude, une cinquantaine d’année à de la guerre d’indépendance. « Le gouvernement de New Delhi déclara que l’insurrection de 1857 s’appellerait désormais officiellement la « première guerre pour l’indépendance de l’Inde. » »

 

C’est un livre fort bien documenté comme en témoigne les commentaires bibliographiques de l’auteure. On sent que Catherine Clément aime l’Inde et « la Jeanne d’Arc de l’Inde ». Elle a écrit un roman historique où l’on voit que les anglais deviennent de plus en plus gourmands, de plus en plus autoritaire et autocrates au mépris de la population indienne.

 

J’ai aimé suivre Chabili vers son destin de pages en pages, la voir progresser, la voir grandir.

Un très bon livre-piège : une fois la première page tournée, il vous faudra aller jusqu’au bout. Rassurez-vous : ce sera un réel plaisir et un vrai moment de lecture.

 

 

 

4ème de couverture :

Elle était la reine de Jhansi, un royaume libre du centre de l'Inde. Une jeune veuve de trente ans, impétueuse, fière, et qui n'avait peur de rien ni de personne. Ses sujets l'appelaient Lakshmi Baï et ses proches Chabili, c'est-à-dire la «Chérie». Mais ses ennemis les Anglais la surnommaient Jézabel, ou Jeanne d'Arc, comme la sorcière française.

Elle mourut à la guerre, habillée en garçon, les rênes de son cheval entre les dents, une épée dans chaque main et ses perles au cou. Ce mouvement de libération nationale que l'on connaît sous le nom de «révolte des cipayes» déchira le ventre de l'Inde au milieu du XIXe siècle, lorsque les soldats indigènes à peau sombre qu'on appelait «cipayes» se soulevèrent contre leurs maîtres blancs, surnommés «John Company», en référence à la Compagnie de l'Inde orientale qui rançonnait le pays.

Trop d'humiliations, trop de rajas détrônés, trop d'exploitations, de brimades... Un jour, tout explosa. L'insurrection naquit, irrésistible. La guerre d'indépendance indienne dura deux ans, deux terribles années de victoires et de massacres, largement commentés depuis Londres par deux correspondants de presse, Karl Marx et Friedrich Engels.

Quand sa guerrière mourut, l'Inde cessa d'être libre. Mais encore aujourd'hui, les petits Indiens apprennent à l'école la chanson qui célèbre sa gloire. Un destin fulgurant, chanté par tout un peuple, et raconté avec force par Catherine Clément, qui retrouve ici l'Inde qu'elle connaît si bien.

 

Biographie de Catherine Clément (evene.fr):

Passant son enfance en compagnie de sa grand-mère chrétienne, Catherine Clément est privée de ses grands-parents juifs, assassinés à Auschwitz en 1944. Elle intègre l'Ecole normale supérieure en 1959 et a comme répétiteurs Michel Serres et Ferdinand Alquié. Agrégée de philosophie à 22 ans, elle devient l'assistante de Vladimir Jankélévitch à la Sorbonne. Sa rencontre en 1962 avec Claude Lévi-Strauss l'influence de manière décisive. Catherine Clément lui consacre son premier essai en 1970, et l'un de ses derniers, en 2002. Détachée du CNRS, elle participe entre autres à des documentaires de télévision à l'ORTF, aux côtés de Josée Dayan et Charles Brabant. C'est en 1976, après douze années passées à l'enseignement supérieur, que Catherine Clément demande un congé, horrifiée par les conditions de travail dans les amphithéâtres. Elle entre alors au quotidien Le Matin comme chef de rubrique culture et réalise par ailleurs de grandes interviews, notamment le dernier entretien avec Jean-Paul Sartre, et un entretien avec Claude Lévi-Strauss et François Mitterrand. Nommée en 1982 au ministère des relations extérieures, Catherine Clément est à la tête de l'AFAA et chargée de la diffusion et de l'accueil de la culture française à l'étranger. A partir de 2002, Catherine Clément dirige également l'université populaire du Quai Branly.

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