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ZAZY - mon blogue de lecture

Leslie Larson - Bons baisers de Cora Sledge

6 Septembre 2011, 16:27pm

Publié par zazy

Bons baisers de Cora Sledge

Leslie Larson

Traduction de l’américain par Michèle Valencia

Editions 10/18

377 pages

Bons-baisers-de-Cora-Sledge.jpg

Biographie de l'auteur (copiée sur le site 10/18)

Leslie Larson est née à San Diego, Californie. Elle a écrit pour Faultline, l'East Bay Express, le Women's Review of Books. Après son roman Connexions, elle signe Bons Baisers de Cora Sledge. Elle vit aujourd'hui à Berkeley.

Quatrième de couverture :


A quatre-vingt-deux ans, Cora est obèse, s'autorise un peu trop d'anxiolytiques et fume plus que de raison. Pourtant le jour où ses enfants la placent dans une maison de retraite, c'est l'électrochoc. Bien décidée à ne pas s'attarder dans ce cul de sac, Cora met tout en œuvre pour reprendre le contrôle de sa vie. Et pour cela, il lui faut affronter un passé trop longtemps tenu secret... Plus qu'un personnage, Cora est une rencontre, celle d'une femme intraitable et souvent irrévérencieuse, celle d'une voix juste et sincère à laquelle on ne peut que prêter l'oreille. Elle nous dit que la désobéissance est souvent le premier chemin vers la liberté, et surtout, qu'il n'est jamais trop tard... Un roman foisonnant d'énergie et d'émotion au plus près des choses de la vie.

 

 Mon avis :

 

Cora Sledge est une vieille dame obèse de 82 ans surnommée depuis son enfance Crapaud au vu de son physique.  « Kidnappée » par ses enfants, ce sont ses propres termes,  elle se retrouve dans une maison de retraite « les Palisades ». Bien sûr, ils l’ont fait « pour son bien » car cette vieille dame se laisse aller, fume comme un pompier, avale un nombre incalculable de petites pilules, va de la cuisine à son lit, a des pertes de mémoire… bref, le scénario idéal !!! « Ils m’ont mise ici il y a environ trois mois, juste après Thanksgiving. Quand je dis « ils », c’est de ma famille qu’il s’agit, mes deux fils et ma fille…. »

 

A cette occasion, sa petite-fille Emma lui offre un beau cahier et un stylo pour : « noter tes pensées… » Ce qu’elle fera au-delà de ce que elle-même imaginait au début.

 

Par l’intermédiaire de ces cahiers, elle retrace son histoire à la fois triste et banale, son grand amour, son mariage sans amour avec Abel, la mort de sa petite fille. Nous découvrons également sa vie aux Palisades où les premiers mois sont plus que difficiles. Vaille que vaille, la vie reprend le dessus grâce à deux personnes : Marcos le masseur et Vitus, bel homme, qui lui fait la cour et dont elle tombe amoureuse. Avec leur soutien, elle va maigrir, se défaire de son addiction aux antidépresseurs.

 

Vitus lui promet le mariage et, surtout, de retourner vivre ensemble dans sa propre maison. Le vrai bonheur enfin !!!!!! Ses enfants, inquiets, font une enquête et découvre que ce n’est qu’un aigrefin. Exit Vitus, mais il lui aura insufflé  l’envie de se battre pour partir de cette « prison » et elle utilisera tous les arguments à sa portée pour y arriver.

 

Cette vieille dame indigne au langage faubourien est très attachante. La vie ne lui a pas permis de faire des choix en toute liberté.

 

Rassurons-nous, La rebelle sommeille toujours en elle et ne demande qu’à exploser ne serait-ce que griller des « Marlboro », ses altercations avec le personnel soignant ou ses voisines de table !!!

 

Leslie Larson arrive à nous faire sourire sur un sujet tabou chez nous : la vie dans les maisons de retraite.  Chose que beaucoup d’entre nous connaitront, malheureusement. Sans oublier, la vie amoureuse, la jalousie  des pensionnaires. Nous n'avons plus de temps à perdre. Nous avons besoin de plus d'amour, d'amour véritable, parce que nous avons moins de distractions qui nous empêchent de réfléchir à ce qui nous manque. Pas de gosse, pas de boulot, pas de vaines occupations. Nous voulons juste que quelqu'un nous regarde et sache qui nous sommes."

J’ai un peu peiné à croire en la véracité de la scène où Cora Sledge  saute littéralement sur son amoureux, à 82 ans, 100 kg et une insuffisance respiratoire  !!! C’est mon seul bémol à ce livre, mais cela m’a bien fait rire en imaginant la scène.

En conclusion, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire « bons baisers de Cora Sledge » où l’émotion est également au rendez-vous.

Au fait Cora Sledge, une caresse à Lulu de ma part !

 

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Plaisirs de saison ...........

4 Septembre 2011, 13:07pm

Publié par zazy

Chaleur et humidité (jusqu'à 82 %) font bon ménage pour................................ les champignons.

Cette année, nous avons été plus que gâtés. Pour la première fois de ma vie j'ai vu des oronges ou amanite des césars. Je dois avouer que c'est absolument délicieux. La consistance est à la fois dense et fondante en bouche, un petit goût de noisette............ un vrai régal. Puis, ce temps passé, nous partons à la découverte des cèpes, girolles et pieds de moutons.

Actuellement, nous redevenons grégaire : tu veux des légumes, vas les cueillir dans le jardin, tu veux une petite poéllée de champigons  avec le rôti de port ?? OK, c'est parti, direction la forêt ou le bois et hop, mieux que chez D...., sitôt cueillis, sitôt mangés et quel régal !!!!

Je vous sens baver, vous les citadins !!!!! hé hé hé !!!! une tite revanche. Vous avez à portée de mains cinéma, théâtre, bibliothèque, boutique.... nous avons le grand air, les bois, les champignons et tutti quanti et, croyez-moi, il est hors de question que je change de vie. Ok, je suis sympa, je compatis !!!

Allez, une petite séance photos :

SDC11159.JPG Quelques pieds de moutons et cela continue plus loin !!!!!

SDC11166.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui a cassé l'oeuf ???? était-ce pour faire une omelette de girolles ? (un vrai délice !!)

 

SDC11169.JPG une série de cèpes très intéressante.J'ai dû mettre le flash car trop peu de lumière pour mon APN de base

SDC10956.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, un petit rappel juste pour le plaisir, nos premières oronges. J'espère que ce ne seront pas les dernières !!!

 

Hier soir, nous nous sommes régalés avec les cèpes passés à la poêle avec persil et ail accompagnés d'un petit beaujolais, elle est pas belle la vie ????????????, je garde les girolles pour manger avec un râble de lapin.Ne salivez pas comme ça, vous allez mouiller le clavier de votre ordinateur.

 

Autre avantage, crapahuter dans les bois 1 à 2 heures, très bon pour le physique et le moral. A chercher les champignons, vous ne pensez à rien d'autre et le temps passe très vite. Voulez-vous que je vous dire : je vais y retourner, même si ne trouve rien, juste pour le plaisir !!!!


Ce n'est pas fini, nous attendent les trompettes de la mort puis les girolles grises. Ce sont les seuls champignons que je connaisse, mais cela suffit amplement à mon plaisir.

Tiens, cela fait pousieurs fois que j'utilise le mot plaisir..... Serait-ce un signe ???

 

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Fred Vargas - l'armée furieuse

1 Septembre 2011, 20:38pm

Publié par zazy

L-armee-furieuse.jpg

L’armée furieuse

Fred Vargas

Editions Viviane Hamy

427 pages

ISBN978-2-286-08004-4

 

4ème de couverture :

Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l'Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi. C'est une association ? L'Armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ? Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait. Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle. Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l'Armée furieuse, vous connaissez cette bande ? Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. Votre fille l'a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ? Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là. Veyrenc retint discrètement le commissaire. Jean-Baptiste, vraiment, tu n'as jamais entendu parler de ça ? Adamsberg secoua la tête. Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il. Pourquoi ? Parce que, pour ce que j'en sais, c'est l'annonce d'une secousse. Peut-être d'une sacrée secousse. Nul doute que la fratrie "maudite" du village normand rejoindra la galaxie des personnages mémorables de Fred Vargas. Quant à Momo-mèche-courte, il est le fil conducteur de la double enquête que mène ici le commissaire Adamsberg, confronté à l'immémorial Seigneur Hellequin, chef de L'Armée furieuse.

Mon avis :

Je l’ai attendu  et je me suis jetée dessus avec gourmandise. Dans quel bazar Vargas allait-elle nous amener cette fois encore ?

On commence, comme le Petit Poucet, par des miettes de pain, mais quoi, Adamsberg a déjà trouvé le meurtrier, au premier chapitre ????  

Patience ma douce, tu ne perds rien pour attendre.

Cela arrive sous les traits d’un petit bout de femme qui arpente le trottoir devant la brigade sans oser y entrer. Les antennes d’Adamsberg se mettent en route.

La voici dans le bureau du commissaire lui débitant son histoire d’armée furieuse, de la Mesnie Hellequin et des meurtres qui y seront rattachés, puisqu’il y aura vraiment des morts puisque sa fille les avait vus. Incroyable, non ?

 

Par ailleurs, un gros ponte de l’industrie se fait brûler vif dans sa voiture et le coupable désigné est Momo-la-mèche-courte qui, part ailleurs, servira de fil conducteur aux 2 enquêtes.

Adamsberg, en bon flic, ne croit pas à cette thèse et va cacher Momo…. Où ça ???? et bien… en Normandie, et ainsi, il fera d’une pierre 2 coups !!!!! Intelligent je vous dis cet Adamsberg et si bien entouré par son équipe de bras cassés qui lui est dévouée et accepte de le suivre dans ses méandres stratégiques. La fin ??? Les vilains ne sont pas les méchants et les « gentils » ne le sont pas beaucoup.

 

Fred Vargas nous raconte un conte policier…. Car qui peut croire à cette armée furieuse. puis, de pages en pages, vous vous rendez compte que vous avez passé une nuit blanche. Impossible de faire autrement, je le sais ; j’ai essayé, par pure gourmandise, d’en garder pour le lendemain, mais, non mission impossible. Fred Vargas sait manier les mots et nous prend au piège de son commissaire, de sa logique illogique, de sa fausse lenteur, de ses adjoints. A part quelques petits rappels, pas besoin d’avoir lu les précédents livre pour partir avec eux

 

Notez l’originalité du premier  meurtre : le mari étouffe sa femme en lui bourrant la bouche avec de la mie de pain et tous ces petits détails qui attirent l’œil du commissaire, du pur jus Vargassien.


Bref, un très bon Vargas et un grand coup de coeur

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article "CONCOURS "COULEURS ETE IRIS"

28 Août 2011, 21:20pm

Publié par zazy

 

J'habite en rase campagne, pour moi, la couleur de l'été, c'est le vert :

Voici donc une petite bestiole qui se prélassait sur la pierre au soleil dans ma cou. Je trouve que ces lézards verts ont une peau avec de très jolis reflets

Pas beaucoup de temps pour se caler, ces petites bêtes sont très timides, et celle-ci filait vite sous le bac à fleurs !!!!

SDC11014

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Claudie Gallay - L'amour est une île

28 Août 2011, 20:39pm

Publié par zazy

L-amour-est-une-ile-copie-1.jpg

L’amour est une île

Claudie Gallay

Editions Acte Sud

351 pages

ISBN978-2-286-06895-0

4ème de couverture

C'est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la jogar : devenue célèbre depuis qu'elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L'homme qu'elle a tant aimé, et qui l'a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu'il dirige. Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d'un auteur inconnu, mort clans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont la jeune sœur Marie - une écorchée vive - vient elle aussi d'arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d'espérances confuses... ou de questions insidieuses. Car autour de l'œuvre de Paul Selliès plane un mystère que ces personnages dissimulent ou au contraire effleurent, parfois sans faire exprès, souvent clans la souffrance. Plongée au cœur des passions, des rêves et des mensonges, des retrouvailles sans lendemain, des bonheurs en forme de souvenirs, des amours que l'on quitte, des îles qu'on laisse derrière soi, le nouveau roman de Claudie Gallay noue et dénoue les silences d'un été lourd de secrets.

Biographie de l'auteur

Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié aux éditions du Rouergue L'Office des vivants (2000 , Babel n 944), Mon amour, ma vie (2002 ; Babel J, 2008 , Babel n 991, 2010), Les Années cerises (2004), Seule Venise (2004, prix Folies d'encre et prix du. Salon d'Ambronay; Babel n 725), Dans l'or du temps (2006; Bahel n 874) et Les Déferlantes (2008), qui a reçu le Prix des lectrices de Elle et fera prochainement l'objet d'une adaptation cinématographique.

 

 

Le décor est posé : Avignon, au pire moment de sa vie de festival : l’année de la grève du « in » et le « off » qui balance entre ouverture - fermeture. Les intermittents du spectacle font grève, défilent, se consultent, se réunissent…. Tiens, un petit air de 68 !!!! La chaleur écrasante et le mistral ajoutent ce qu’il faut de folie. Le théâtre du Chien-Fou dirigé par un certain Odobn Schnadel. Pardon, j’allais oublier : la péniche de Schnadel amarrée le long du Rhône, seul espace  « en dehors ». Unité de temps, unité de lieu, tout est en place, la représentation peut commencer, sans risque de grève tant Claudie Gallay sait nous faire vibrer.

 

Passons aux personnages principaux. Marie débarque à Avignon, gamine paumée, pour assister à la représentation d’une pièce de Paul Selliès, son frère mort de façon tragique et, surtout, retrouver Odon afin de régler ses comptes. En effet, Paul lui avait envoyé un manuscrit et avait attendu, en vain, une réponse. Mathilde, grand amour et ancienne maîtresse de Odon, devenue grande interprète sous le nom de La Jogar revient sur les lieux où elle a vécu et rencontré Odon. Isabelle, qui hébergera Marie, mémoire vivante du Festival . La fille d’Odon, Julie, comédienne sans trop de talent, joue la fameuse et seconde pièce du frère de Marie.

 

Tout ce petit monde va se croiser, se défier, s’aimer, se déchirer. Beaucoup de violence que ce soit les scarifications que s’inflige Marie, l’amour entre Odon et la Jogar, les manifestations des intermittents et leurs irruptions dans les théâtres non grévistes.

 

Comme dans d’autres romans lus, il y a une ancre à laquelle l’on s’accroche. Ici, c’est Isabelle « l’âme » du festival. C’est chez elle que chacun va se confier, respirer, faire une pause ou se confier.

 

Par son écriture nerveuse, des chapitres courts, voire très courts, Claudie Gallay nous enserre dans ces petits drames, ces passions et dévoile petit à petit, les fils qui relient chacun et chacune, la face cachée derrière les paillettes.

 

Un très beau roman qui, tout comme les Déferlantes, est un réel coup de cœur.

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Ricardo Salvador - La zygène de la filipendule

18 Août 2011, 14:44pm

Publié par zazy

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les Editions Kyblos-VIII-New-III et le forum ârtage lectureque je remercie 

 

La zygène de la filipenduleLa Zygène de la filipendule

Ricardo Salvador

Kyklos Editions

490 pages

ISBN : 9782918406181

 

4ème de couverture :

Dans l'enceinte d un zoo en faillite voué à une reconversion en centre de loisirs, un des repreneurs chargés de fermer le site est retrouvé assassiné. Un commissaire qui souffre d'une homonymie fâcheuse avec un célèbre policier belge mène l'enquête, aidé en cela par un médecin légiste déjanté et un inspecteur aussi dévoué qu'inefficace. L'autopsie aboutit à un premier constat improbable : c'est un éléphant qui aurait fait le coup ! Ou un ours... ou peut-être bien les deux ? Mais ce n'est qu'un début, un second cadavre fait bientôt son apparition, puis un troisième... Dans cette jungle urbaine, tout le monde se retrouve dans le collimateur du commissaire : Nestor, le soigneur du zoo, son frère Pollux, bohème notoire et joueur endetté, le directeur du zoo idéaliste alcoolo, l'ambitieux sous-directeur, les membres du conseil d'administration, Joséphine, la femme de service, sorcière à ses heures, et Ginette, la caissière, qui se prépare à une nouvelle invasion teutonne... Immergé dans un univers où les plus dangereux prédateurs ne sont pas forcément ceux que l'on croit, le policier patauge et l'enquête piétine. Ajoutez à cela des vautours rigolards, un orang-outan amateur d'équations différentielles, un lama psychopathe, un tigre végétarien, un couple de dendrobates, sans oublier la fameuse « zygène », et vous obtiendrez un roman dé-zoo-pilant...

 

Éthologue-humoriste à ses heures perdues, sociologue à mi-temps, naturaliste-romancier à plein temps, Ricardo Salvador pourrait aisément endosser la personnalité excentrique d'un Sherlock Holmes, se laisser guider par un instinct à la Maigret, être d'une bonne humeur constante et s'attirer la sympathie de tous par son esprit original comme un Rouletabille, ou encore dédaigner les méthodes d'enquêtes traditionnelles tel Hercule Poirot.

En résumé, il pourrait porter une casquette, fumer la pipe, s'appeler Joseph et lisser des moustaches en croc soigneusement cirées, tout en restant Ricardo Salvador.

Auteur de romans policiers mâtinés d'un non-sens qui a du sens, d'une tendance à contrarier tous les genres, et plus particulièrement le genre policier qui se déroule invariablement sous des cieux grisâtres, au cœur d'atmosphères crépusculaires, où les commissaires sont alcooliques, amateurs d'opéra et désabusés, bref des romans où le monde court à sa perte sous l’œil torve et indifférent d'une populace fatiguée, Ricardo Salvador leur préfère des cadavres qui s’entassent sans engendrer ni remords ni tristesse, des flics guillerets voire farceurs, et des méchants très méchants et très bêtes.

 

Ce que j’en pense :

En ouvrant ce livre, je fais la connaissance de M. O’Maverty qui, pas de chance, va être retrouvé mort écrasé dans un zoo qu’il prévoyait de fermer pour entreprendre un chantier gigantesque et, beaucoup plus rentable. Pour un polar, cela commence normalement, n’eusse été le patronyme de la victime, mais bon…. Le commissaire chargé de l’enquête n’est autre que Maigret, Bien entendu, Jules de son prénom avec pour inspecteurs sous ses ordres : Janvier et Lucas !!! Est-ce que je lis le bon livre ???? Retour sur la couverture, c’est bien de la zygène… dont il s’agit.

OK, puisqu’il en est ainsi, tournons la page et suivons-les et faisons la connaissance de Nestor et Pollux, 2 frères jumeaux l’un gardien de ce fameux zoo et l’autre glandeur professionnel amis de Albert-Albert l’orang-outang surdoué, ce qui est tout à fait normal dans un zoo. Tiens, tiens, un animal surdoué, cela ne vous rappelle pas quelque chose qui avait la couleur verte ??? Mais si bon sang, mais c’est bien sûr…. La jument verte de Marcel Aymé !!!

Mais, revenons à O’Maverty découvert trucidé par Joséphine, femme de service martiniquaise ayant une passion totale pour le produit phare de son île : le rhum, mais attention, pas celui des touristes, le rhum agricole et qui, avec la caissière, font de la sorcellerie. Il y a bien entendu un médecin légiste qui se fond très bien dans le décor

Nous continuons les visites de courtoisie avec M. Vaudeux du cabinet O’Maverty-Vaudeux, le couple  Lapaud-de-Loursse, couple de notables, les docteur Loussore et Dubois-Lanuit, vétérinaires, propriétaires d’une clinique, M. Paillepoutre administrateur de biens et expert financier, M. Jeton-Lapierre, Grand Faciliteur en Etablissement, M. Fessoni-Loiseau Haut-commissaire à la délégation consultative, M. Buboira Ministre, M. Delivray-Bongrain secrétaire d’Etat délégué aux inaugurations diverses….. Un vrai régal !!!

Tout ce petit monde veut la perte et la fermeture définitive du zoo dirigé par M. Laventure pour en faire un parc de loisirs, construire des immeubles, des routes….. Un par un, ils seront occis !! Non à la fin, nous avons le bouquet final avec 4 ou 5 morts brutales simultanées.

Quid de la zygène de la filipendule me direz-vous ????? Et bien, nous apprenons qu’il s’agit d’un papillon commun qui, se sentant en danger, émet un liquide contenant du cyanure…. Tiens, tiens, vous avez dit cyanure !!!! Et qui dit cyanure, dit poison, dit mort et…. Si c’était lui le tueur en série ???? Quoi, vous haussez les épaules, lisez et vous verrez que c’est peut-être encore plus surprenant.

Et les titre à rallonges comme les titres des films d’Audiard !!! Voici quelques exemples : « Qui meurt dimanche lundi est refroidit (dicton picard) ». « De la perte des traditions dans nos débits de boisson »…..

Je n’ai pas du tout boudé mon plaisir, j’ai ri, beaucoup souri en lisant les noms propres à voix haute. J’ai dû m’arrêter à mi-chemin pour pouvoir continuer de savourer ces jeux de mots ou maux, ces luttes de pouvoir (mais pouvoir faire quoi ???)

Le seul petit regret que j’ai c’est qu’il est un tantinet trop long, j’aurais aimé que le livre s’arrête au moment où, sans le dévoiler à personne, Maigret admet enfin ce qu’il subodore depuis longtemps…. La fin ne m’a pas emballée non plus, je l’aurais aimée moins consensuelle et plus féroce ou déjantée. Un autre petit bémol, quelques coquilles grammaticales

Ce livre fera partie de mes livres « à faire du courage ». Je souris encore en écrivant cette chronique. Merci beaucoup aux Kyblos-VIII-New-III et à ârtage lecture pour ces moments de rire. J'aime bien l'humour déjanté un peu vachard de M. Ricardo Salvador

Bon, comme vous avez été sages, je vous mets une image de la zygène: 250px-Zygaena_filipendula_240503.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=fbPFNEW0gac pour faire connaissance avec Albrt-Albert et les autres

Biographie de l'auteur (copiée sur le site des Editions Kyklos)

Éthologue-humoriste à ses heures perdues, sociologue à mi-temps, naturaliste-romancier à plein temps, Ricardo Salvador pourrait aisément endosser la personnalité excentrique d'un Sherlock Holmes, se laisser guider par un instinct à la Maigret, être d'une bonne humeur constante et s'attirer la sympathie de tous par son esprit original comme un Rouletabille, ou encore dédaigner les méthodes d'enquêtes traditionnelles tel Hercule Poirot.

En résumé, il pourrait porter une casquette, fumer la pipe, s'appeler Joseph et lisser des moustaches en croc soigneusement cirées, tout en restant Ricardo Salvador.

Auteur de romans policiers mâtinés d'un non-sens qui a du sens, d'une tendance à contrarier tous les genres, et plus particulièrement le genre policier qui se déroule invariablement sous des cieux grisâtres, au cœur d'atmosphères crépusculaires, où les commissaires sont alcooliques, amateurs d'opéra et désabusés, bref des romans où le monde court à sa perte sous l’œil torve et indifférent d'une populace fatiguée, Ricardo Salvador leur préfère des cadavres qui s’entassent sans engendrer ni remords ni tristesse, des flics guillerets voire farceurs, et des méchants très méchants et très bêtes.

 

 


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Keith Ridgway - Mauvaise pente

16 Août 2011, 21:19pm

Publié par zazy

Mauvaise-pente.jpgMauvaise pente

Keith Ridgway

Traduction de Philippe Gerval

Editions Phébus

331 pages

ISBN 2859407545


Biographie de l’auteur (source l’express.fr) :

Né à Dublin en 1966, vite adoubé par ses pairs et déjà traduit en une douzaine de langues, Keith Ridgway s'est d'abord imposé dans son pays comme un nouvelliste raffiné, avant de signer en 1998 un premier roman, Mauvaise pente, qui lui a valu en France le prix Femina étranger, trois ans plus tard. Il vit aujourd'hui à Londres.

Mauvaise pente – a reçu le Prix Femina étranger et le Prix premier roman étranger

 

Quatrième de couverture :

Grace Quinn exploitait hier encore une ferme dans la campagne irlandaise, aux côtés de son mari. Mais Grace a tué son mari. Avec préméditation peut-être, mais non point froidement : rien n'est froid dans son histoire. Et elle s'en va à Dublin rejoindre Martin, son grand fils qu'elle n'a pas su aimer comme il aurait fallu... Prisonnière d'un passé qui refuse de se laisser oublier, Grace ne cesse de se faire violence à elle-même : elle joue au chat et à la souris avec la police mais voudrait avouer son crime à tous ceux qu'elle rencontre. Elle apprendra, au fil d'un itinéraire mouvementé, que l'aveu est une terrible épreuve : de toutes la plus périlleuse.

 

Résumé du livre :

Grace, épouse d’un ivrogne irlandais, ne cesse de payer « sa faute », la mort accidentelle de son fils ainé Sean, noyé dans un ruisseau un soir alors qu’elle rentrait son linge sec. Elle paie le prix fort : battue par son ivrogne de mari qui redoublera de violence après le départ du second fils Martin. Il avait osé avouer à ses parents son homosexualité. Puis ce même mari tue une petite fille alors qu’il conduisait ivre mort. A son retour de prison, les coups ne cessent de pleuvoir et, un soir par comme les autres, Grace passe à l’acte. Elle prend la voiture et va à la rencontre de ce monstre, qu’elle trouve en train de prier à l’endroit de l’accident et…. Va le tuer en lui roulant dessus. Après l’enterrement, elle se réfugie à Dublin chez Martin qui vit en couple avec Henry.

 

Mon avis :

Pour Grace la mauvaise pente a commencé par son mariage contracté en opposition à son père. La vie ne lui a rien épargné, elle a tout enduré, tout endossé jusqu’à l’explosion fatale. Elle pensait se défaire de son ivrogne de mari en le tuant et c’est le contraire qui est arrivé.

 

Dans un Dublin pluvieux et froid, nous assistons au face à face souvent laborieux, sans parole entre la mère et le fils. Grace, toute engluée dans  sa culpabilité car, enfin, elle a tué ! ne peut parler à ce fils tendrement aimé, chassé de la maison par son père, empêtré dans une jalousie malsaine. Ils se frôlent, mais ne peuvent se toucher, se retrouver. Sean, un ami de Martin, jouera un rôle important car Grace lui racontera le meurtre et, incapable de se taire, il transmettra ce lourd secret à Martin. Alors là, se passe une chose inouïe : il ne peut accepter le meurtre de son père, lui qui l’a tant haï, et sa haine se retournera contre sa mère. Il ira jusqu’au bout de cette « folie » en avertissant la police.

 

Le seul moment de douceur de ce livre est l’arrivée de Grace dans une pension de famille où elle va poser sa valise et essayer de se retrouver. L’imposante Mrs Talbot saura lui donner un peu d’humanité et son amitié.

 

Grace, tout comme X, jeune fille de 14 ans violée à qui la justice refuse le droit de se faire avorter, sont les victimes et, en même temps, le symbole d’une Irlande qui essaie de se libérer du joug de la religion.

 

C’est un très beau roman aussi lourd que les manteaux mouillés par la pluie de Dublin, très prenant que l’on ne peut lâcher. Cette atmosphère pesante ira jusqu’à la double chute de Grace.

 

Un très beau prix Femina étranger. Par sa profondeur, je le déclare coup de cœur

 

Quelques phrases :

 Imaginer que tomber de très haut est une progression. Une chose qui en vaut la peine.
  Je l'ai fait parce que je voulais me libérer de lui, et maintenant je suis liée à lui plus indissolublement que je ne l'avais jamais été. 

Elle avait tué, elle avait fait cela, elle avait accroché ce mot autour de son cou et il l'entraînait inexorablement vers le bas

Les statistiques. Ca vous fait penser à des choses qu'on n'imaginerait jamais autrement.
Un morceau de ciel d’un bleu immaculé qui s’étendait depuis les toits jusqu’au sommet de la fenêtre, comme si on avait mis la mer à sécher.

 

 

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A nous deux césars

13 Août 2011, 12:41pm

Publié par zazy

Vive cet été qui nous permet de faire de sacrés découvertes : l'oronge ou amanite des césars !!!! Je ne connaissais pas ce champignon que j'ai certainemennt ignoré dans mes précédentes cueillettes, voire même abimé d'une baguette rageuse de ne pas trouver de cèpes ...... Mais voilà, maintenant, JE SAIS !!!! Il se cache dans les fourrés et, pour aller le cueillir, je me suis empêtrée dans les ronces................. Résultat : un très joli gadin, oh, pas le salto arrière de l'année, mais bon, un bel atterrisage au milieu des ronces.... ouïe, aïe, ça fait mal.... Mais ça ne fait rien !!! bien sûr que j'y retourne, après avoir cherché mon couteau planté dans l'herbe !!!! J'en ai récolté un joli panier et nous nous sommes régalés juste passé à la poêle beurrée avec persillade et ail...... C'est vrai que c'est délicieux : une texture ferme, un goût de noisette !!!!! et, surtout, le plaisir de découvrir ce beau champignon, vraiment parfait lorsqu'il sort de terre.

Où je les ai trouvés ??????????? ah non, je ne vous le dirai point !!!!!

SDC10956

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Spencer Quinn : Va chercher !

10 Août 2011, 22:05pm

Publié par zazy

 

chet 

Va chercher !

Une enquête de Chet et Bernie

Spencer QUINN

Le livre de poche

349 pages

ISBN 978-2-253-15706-9

 

4ème de couverture

Moi, c'est Chet, chien-détective. Oui, c'est vrai, j'ai lamentablement échoué aux épreuves de sélection de chien policier, mais bon, sniffer des paquets de drogue au milieu des chaussettes sales, c'était vraiment un boulot de chien ! Non, finalement, je me suis associé avec Bernie, un détective privé un peu cabossé par la vie — divorce, pension alimentaire, fins de mois difficiles, vous voyez le genre, quoi ! Il fait dans la recherche de personnes disparues... Là, on vient de nous demander de retrouver une ado qui a fait une fugue. Fastoche ! Je renifle ses affaires, un sac à dos qui sent le vieux hamburger et le pétard, et nous voilà partis dans la décapotable de Bernie. Lui tient le volant, moi je fais la route truffe au vent. Au fait, il y avait une autre odeur dans les affaires de la gamine. La peur... Là, mon vieux Bernie, il va falloir s'y mettre si on ne veut pas la retrouver en chair à pâté, cette petite !

Biographie de l'auteur

Spencer Quinn (pseudonyme derrière lequel se cache un célèbre journaliste) vit à Cape Cod avec son chien Audrey. Va chercher ! figure depuis sa parution sur la liste des best-sellers du New York Times.

 

Mon avis

Les éditeurs sont friands de copinage et je pense que la critique de Stephen King est du copinage. Pour moi, c’est un moins car je n’aime pas  S.K. !!!

Mais bon, c’est l’été, on se laisse aller…..

La 4ème de couverture l’explique très bien, il s’agit de l’enquête d’un privé vue par son chien Chet.

Ce livre si lit très vite car il n’y a pas grand-chose dedans. C’est un vrai livre de plage. Tout y est : le privé divorcé, fauché…… la jeune fille séquestrée, les pourris….

Bon, je me suis un peu ennuyée à sa lecture, même si j’ai suivi la « traque » avec un certain intérêt.

Chet, en bon chien, ne peut communiquer avec son maître et ses réflexions sont souvent stoppées nettes par le passage d’une odeur quelconque ce qui, à mon avis, nuit beaucoup à la lecture de ce « polar ».

Rien à en dire de plus.
Je rends ce livre que l’on m’a prêté et n’achèterai pas d’autres tomes de cet auteur

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PAL en délire !!!!

6 Août 2011, 13:05pm

Publié par zazy

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Trouvé ceci sur le Blog de Malo et j'ai craqué. La PAL, c'est comme les régimes amincissant..... l'on s'y tient 3 jours............ OK, je vous l'accorde, une semaine et puis pfffftttt............. elles reprennent du volume : la nana et la PAL 

Donc, j'ai fait mienne cette revendication , d'autant qu'elle devrait augmenter bientôt cette très très chère pile

Allez cliquez sur ce sympathique logo et vous verrez, il n'y a rien à gagner, sinon arrêter de s'esbigner à faire baisser une pile que l'on a même pas envie de voir diminuer car, en fin de mois, c'est le contraire qu'en algèbre : + X - = - + X - = + (au fait je ne suis même par certaine de la vraie formule).... nulle en maths Zazy !!!

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