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ZAZY - mon blogue de lecture

Kenneth Cook - L'ivresse du kangourou et autres histoires du bush

15 Avril 2013, 10:20am

Publié par zazy

 

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L’ivresse du kangourou

Kenneth Cook

Editions Autrement

Février 2012

213 pages

ISBN : 9782746731004

 

4ème de couverture :

 "Il y eut une longue pause, durant laquelle Benny émit de petits bruits de bouche compatissants, et enfin le kangourou ouvrit ses deux yeux injectés de sang. Je vous jure qu'à cet instant, il a grimacé... Puis il bondit soudain par-dessus la palissade et partit comme un bolide vers la brasserie."

Que faire face à un kangourou qui a pris goût à la bière ? Peut-être pas le poursuivre à travers toute la ville pour le mettre en état d'arrestation... sauf chez Kenneth Cook dont les mésaventures trouvent toujours une issue aussi hilarante qu'absurde. Une simple partie de voile dans la baie de Sydney, un séjour forcé dans une cabane en compagnie d'un rat, la présence d'inoffensifs lézards à bord d'un avion, tout devient homérique!

 =========

Lorsque vous invitez Miss Marple chez vous, vous êtes certains d’assister à un meurtre, voire plusieurs. Si vous optez  pour Kenneth Cook ce seront une myriade d’animaux au comportement plus improbables les uns que les autres. Dans le bestiaire, vous assisterez aux libations d’un kangourou, Les de son petit nom, dans une mare emplie de drêches de houblon qu’un policier de ses amis voulut placer en cellule de dégrisement, mais… Vous pourrez voir des animaux bizarre, mais peut-être était-ce dû aux bouteilles de whiskies et champagne ingurgitées par Mister Cook. Si vous voulez vous protéger d’une grosse tempête de neige avec blizzard et compagnie, attention lorsque vous entrez dans une cabane isolée !!! Un rat, trop solitaire ??? peut avoir pour vous un « amour » dévorant. Ne dérobez surtout pas un œuf d’autruche avec votre copine naturaliste ou alors, soyez bon tireur !!!

Assurez-vous que vous montez bien dans votre propre voiture et non dans celle du voisin. Soyez rassurés, avec des pintes de bière, tout rentre dans l’ordre. Si vous promenez le chien d’une amie, surtout tenez-le bien en laisse, sinon, vous vous retrouvez, bien vivant, avec un apprenti sauveteur en mer qui vous fera du bouche à bouche (celle-ci vaut son pesant de cacahuètes, mais les Kangourous mangent-ils des arachides ?)

Toutes les nouvelles tombent dans l’ironie, la dérision. L’auteur a une vie aussi burlesque que son imagination ou l’inverse. Kenneth Cook nous assure que ces nouvelles sont vraies, mais… bon je n’y crois pas trop. En fait, cela n’a aucune importance.

 Lecture détente que ce livre. Je vous conseille toutefois de déguster les nouvelles une à une et de ne pas dévorer le livre en une seule bouchée : ce serait l’indigestion assurée et des cauchemars avec lézards assurés et risque de retours de boomerang !

D'autres avis : Keisha  -  Cathulu  -

 Biographie de l'auteur :

Keenneth Cook (1929-1987), journaliste, réalisateur, scénariste, écrivain est né à Lakemba, Nouvelle-Galles du Sud en Australie, Fondateur d’un nouveau parti politique ainsi que de la première ferme de papillon en Australie, il est mort d'une crise cardiaque en 1987.

 

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Hyam Yared - Sous la tonnelle

10 Avril 2013, 20:20pm

Publié par zazy

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Sous la tonnelle

Hyam Yared

Editions Sabine Wespieser

278 pages

Octobre 2009

ISBN : 9782848050775

 

 

4ème de couverture :

Pour garder vive la mémoire de sa grand-mère tout juste disparue, la narratrice se réfugie dans son boudoir, où se sont entassés au fil des ans lettres, dessins et carnets. Elle y retrouve la fantaisie, la liberté et la générosité de la vieille dame qui, pendant toute la guerre du Liban, a refusé, malgré les objurgations de sa famille, de quitter sa maison et son jardin. Veuve à 31 ans, cette encore jeune femme d'origine arménienne avait décidé de consacrer sa vie aux autres, après avoir juré fidélité à son défunt mari. Pour sa petite-fille, en instance de divorce, déchirée entre sa quête de liberté et son besoin d'amour, elle était un point d'ancrage et un modèle inatteignable. Au fil du roman apparaît pourtant, derrière la figure idéalisée, une femme plus complexe et plus mystérieuse aussi. S'arrachant à son isolement, la narratrice finit par rejoindre dans le salon les visiteurs venus présenter leurs condoléances, ceux qu'elle appelle les 'corbeaux'. Elle y croise un inconnu, dépité d'être arrivé trop tard pour remettre à l'occupante des lieux l'épais dossier qu'il lui destinait.
Pendant une longue conversation sous la tonnelle, la narratrice médusée va découvrir tout un pan caché de l'existence de sa lumineuse grand-mère. Car le visiteur que nul n'attendait n'est autre que le fils d'un homme épris d'absolu et d'archéologie, Youssef, que rencontra la jeune veuve lors d'une croisière en 1947.
Construisant son deuxième roman comme une invocation à cette grand-mère disparue, tissant la trame de son intrigue dans celle des déchirements de l'Histoire, Hyam Yared dresse là un très beau portrait de femme, hanté par ses propres obsessions sur la passion, le désir et la violence.

HYAM YARED est née en 1975 à Beyrouth. Elle a publié trois recueils de poésie et, en 2006, un premier roman L'Armoire des ombres (Sabine Wespieser éditeur).

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Elle vient de perdre sa grand-mère, voudrait se réfugier dans ses souvenirs, dans ceux de la morte, mais voilà, il faut respecter les convenances.

Vous connaissez l’oursin : piquant à l’extérieur et doux à l’intérieur. Et bien ce pourrait être la  vie de la grand-mère de cette jeune femme qui vient de mourir.

Nous sommes au Liban. Les 2 coques représentent Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest. L’intérieur qui est si bon et iodé, c’est la grand-mère qui n’a jamais voulu quitter sa maison située sur la ligne de démarcation entre les 2 zones en guerre. Grâce à un messager, la narratrice va connaître un pan de la vie de sa grand-mère totalement inconnu d’eux qui renforce l’admiration et l’amour qu’elle lui porte.

 Un roman doux par la dose d’amour qu’il véhicule, dur par le climat ambiant, fort par la liberté. Il y a des pages déchirantes lorsque l’auteure parle du Liban, de ce pays déchiré, meurtri, violé, blessé. Mais il y a cette grand-mère et sa petite-fille, toutes les deux insoumises, orgueilleuses, vivant leur liberté dans un monde qui la leur refuse. Leur amour de l’humain, leur refus des convenances et leur courage.

 C’est un livre sur la fidélité à la parole, aux lieux, sur le courage, la force de la vie et de l'amour des autres, sur le souvenir..

Sabine Wespieser, une fois de plus, nous permet de découvrir et de lire une auteure de grande qualité. J’aurais aimé rester sous la tonnelle avec la narratrice et l’ombre de sa grand-mère. Quel délicieux roman à la fois fondant et sucré comme un loukoum et fort et dur comme la volonté de ces femmes. Qu’il a dû faire bon sous cette tonnelle dans ce jardin, oasis de bonté dans un monde de brutes.

 Un très beau roman servi par une écriture riche et belle que je vous recommande. J’aurais voulu garder, celui-ci également !!!

 Merci Mimi de m'avoir fait découvrir cette auteure.

 D'autres ont aimé sur BabelioLibfly -

Quelques extraits

 Je n’ai rien dit ce jour-là. Je suis restée sans voix. J’avais quitté ce monde en même temps que toi. Pourtant je suis restée. Assise dans ton boudoir, je les entends dans ton salon. Ils sont nombreux tout habillés de noir. C’est noir un corbeau. Enfant, je les voulais blancs. Je les coloriais, je noircissais autour et laissais une tache blanche. Je te disais : « Tu vois ? C’est blanc ». Tu souriais

 Ce jour-là, tu manquais à ma page. Sur ta table de travail, une boîte de crayons ouverte. J’ai voulu dessiner ta mort. Dans la boîte, pas de noir. La mort est blanche. J’ai pleuré de les entendre rire. De les savoir assis dans tes fauteuils. Vautrés parmi ces objets qui ont fait ta vie. Je sens en moi la peur. Pas la même que la tienne. L’obus n’est pas cruel. Il s’écrase tout simplement. Tous ces gens, obus vivants. Rapaces autour de la mort.

La mort rôde, la mort est présente, la mort impose ses rites et la présence de ces « corbeaux ».

Mais la mort peut être synonyme de découverte.

 Le bonheur n’est pas une attente. Il s’accroche aux gencives. Il a le goût de l’effort et de la persévérance.

 Etes-vous croyante ? Je me serais révoltée contre l’indiscrétion e sa question sans le magnétisme de ses yeux.

«-C’est-à-dire que je voudrais trouver quelque chose quelque part qui ressemble à la foi, bredouillai-je.

- Se rendre compte qu’Il est caché, répondit-il, c’est déjà croire en Son silence ».

 Pour toute réponse, la jeune femme récité à sa mère un poème d’Omar Khayyâm qui la libérait de toute culpabilité. Le soir, avant de s’endormir, elle le récitait pour ne pas haïr sa grossesse. Pour ne rien rejeter de Dieu. Pas même la vie.

Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ?

Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ?

Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal,

Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?

 

Les religions pour toi n’étaient qu’habits qu’endossaient l’Histoire, la guerre, la politique. Tu n’adhérais à aucune et les embrassais toutes, comme on dissèque l’éternité. Le Ciel te suffisait. L’étoile en laquelle tu croyais. La tienne. Celle de ton pays. 

 Je suis parti comme on brûle un pont. J’ai tué son image, son passé, son histoire, sa vie. Ma mère ne devait plus exister pour que je puisse renaître.

 Comme tu étais bien plus jeune que lui, Youssef espérait que tu sois toujours en vie à l’heure où il écrivit le testament. Il y marqua ton adresse. Celle qu’il connaissait de mémoire. « Un peu à gauche du bonheur, à la frontière de sa perte, entre le chêne de la grande résidence blanche et l’ambassade d’Iran » ?

Notre entrevue au beau milieu du chaos de la guerre était surréaliste. La vie derrière soi. La guerre devant.

 

 

 

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Le mardi sur son 31 (28)

9 Avril 2013, 08:05am

Publié par zazy

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J'ai souvent râté ce rendez-vous, mais me voici de bon matin (pour moi !!)

Scarlett Johansson releva la tête dans un mouvement gracieux et lui répondit, presque sans accent, ou alors quelque chose de tout à fait subtil, délicieux, une mignardise Ladurée, un accent à laé croisée de celui de Romy Schneider et de Jane Birkin : oui, je parle français, comme mon amie Jodie.

Voilà, voilà !!!!

logo-mardi-31

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Le Salon des Dames (2)

8 Avril 2013, 17:48pm

Publié par zazy

 

Dimanche matin, me voici avec mes livres achetés la veille pour la plupart, à la chasse aux autographes et à la découverte des auteurs absents le samedi.

 

Peu de monde à cette heure, certains auteurs ne sont pas encore arrivés. J’en profite pour discuter avec Noëlle Renault, une prof qui enseignait dans le collège de mes enfants. Son livre : Les nourrices en Morvan. 07042013-P1210050Nous avons taillé le bout de gras toutes les deux et un charmant monsieur m’a offert son livre de nouvelles. 

Plus loin, une connaissance tennistique, Dominique Sierra, auteur du livre « Le couloir infini », un livre tentant, et créatrice de la maison d’édition « La tête à l’envers ». 07042013-P1210053.jpgJ’ai retrouvé An Suzuki, auteur de « La prisonnière du France », mais j’espère avoir l’occasion de vous parler d’elle et de son père une autre fois.

Je vais écouter Evelyne Bloc Dano lire quelques pages de son livre émouvant : La porte Champerret.

Puis vint le tour d’Hélène Gestern que j’attendais. 07042013-P1210067.jpgUne jeune femme frêle toute timide. Les élèves du cours de théâtre d’un lycée neversois ont fort bien interprété quelques pages de son livre. Je l’ai sentie émue à certains moments.

 

 

 

Retour dans la grande salle des mariages où j’ai pu ap07042013-P1210084.jpgprocher Marie Desplechin dont j’aime beaucoup les livres. Une personne souriante et avenante. Ensuite je suis allées vers Joy Sorman et Alice Zeniter07042013-P1210092.jpg afin qu’elles me dédicacent leurs livres.

 

 

 

 

 

Elise Galperine m’a tenté avec ses deux livres, mais j’avais déjà dépassé mon quota !!! je les ai notés pour une future lecture : « Le murmure des tissus » et « La folie Giovanna ». 07042013-P1210087.jpgHortense Dufour qui était sa voisine m’a dit sur le ton de l’humour : « vous n’avez qu’à les voler, pour nous l’important c’est d’être lu !!! » mais un reste de bonne éducation m’en a empêché.

 

J’ai vu des livres somptueux dont celui de Philippe Rouyer consacré à Haneke : « Haneke par Haneke ». Le livre est superbe, papier de luxe, photos inédites. Un superbe cadeau pour qui aime le cinéma.

 

Il me fallait rentrer car nous étions invités à midi, mais…. Je serais bien restée plus longtemps à la conférence que donnait Anne Flouest sur la cuisine 07042013-P1210100.jpggauloise, tant elle vivait ce qu’elle racontait.

 

C’est ce que j’ai apprécié chez tous ces auteurs : leurs connaissances, on sentait que ce n’était pas du appris par cœur !!! leurs plaisirs à parler ou discuter du sujet de leurs livres. Je me suis sentie moins sotte en les écoutant.

 

De leur côtés, ils ont apprécié le cadre somptueux du Palais Ducal qui les changeait des chapiteaux froids et plein de courants d’air. Ici, il faisait chaud ! Ce qu’ils apprécient dans les salons organisés par des villes de moyenne importance ? la proximité du public et, surtout, les gens viennent parce qu’ils aiment lire. Vous me direz que ça parait normal lorsque l’on va dans un salon littéraire !! apparemment, ce n’est pas le cas !

Mes achats :P1210118.JPG

 

 

Maintenant, on passe au palmarès  (copié sur le site du Salon des Dames):

Six prix littéraires ont été attribués lors du Salon des Dames 2013

Chaque lauréate a reçu une récompense accompagnéehttp://www.salondesdames.fr/IMG/rubon28.jpg d’un succulent escarpin offert par notre partenaire le chocolatier Ragueneau.

Le Prix littéraire Zonta ’’Nouveau Talent ’’ parrainé par le Zonta France est décerné à Yannick GRANNEC pour Voyage à Bayonne

Le Prix Nouvelle Génération parrainé par le Crédit Agricole Centre Loire est décerné à Valentine GOBY.

Le Prix Régine Pernoud parrainé par Conseil général de la Nièvre est décerné à Yannick GRANNEC pour Voyage à Bayonne.

Le Prix de la Ville de Nevers est décerné à Christine JORDIS et à Alice ZENITER.

Le Prix Christine de Pizan est décerné à Evelyne BLOCH DANO pour La porte de Champerret.

Le Prix Madame de Staël est décerné à Pierrette FLEUTIAUX.

A l’année prochaine !

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Véronique Ovaldé - Des vies d'oiseaux

8 Avril 2013, 14:27pm

Publié par zazy

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Des vies d’oiseau

Véronique Ovaldé

Editions de l’Olivier

Paru en 08/2011

236 pages

ISBN : 978-2879298276

 

4ème de couverture :

« On peut considérer que ce fut grâce à son mari que madame Izzara rencontra le lieutenant Taïbo ». Car c’est lui, Gustavo Izzara, qui, revenant de vacances un soir d’octobre 1997, appelle la police pour qu’elle vienne constater que sa somptueuse villa de Villanueva avait été cambriolée. Un vol pour le moins étrange puisqu’aucun objet n’a été dérobé et que les intrus, apparemment familiers des lieux, se sont contentés d’habiter la maison en l’absence du couple. Vida Izzara va peu à peu sortir de son silence et dévoiler au lieutenant Taïbo la vérité : Paloma, sa fille unique de 18 ans, s’est évaporée du jour au lendemain avec Adolfo, un mystérieux (dangereux?) jardinier, et elle la soupçonne d’être revenue, par effronterie, insolence, nostalgie ? hanter la demeure familiale. Les vies d’oiseaux, ce sont celles que mènent ces quatre personnages dont les trajets se croisent sans cesse. Chacun à sa manière, par la grâce d’un nouvel amour, est conduit à se défaire de ses anciens liens, conjugaux, familiaux, sociaux, pour éprouver sa liberté d’exister. Sans plus se soucier d’où il vient ni de là où la vie le mène. Avec Des vies d’oiseaux, Véronique Ovaldé continue à explorer les rapports qui lient les hommes et les femmes.

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 Izzara appelle la police suite à l’intrusion d’inconnus dans sa maison lors de leur absence, mais rien n’a été volé. Taïbo, au bout du fil ira le lendemain chez eux.

 Vida s’ennuie sans le savoir tout en le sachant dans sa maison sur la colline, un quartier « résidentiel » de Villanueva. Déjà les maisons récentes se fendillent. Est-ce un signe précurseur de la vie familiale des Izzara ? L’izzara, chez nous, aide à la digestion ou permet de clôturer un repas dans le plaisir. Chez eux, c’est l’ennui, le silence. La maison ultra moderne, dont les fenêtres ne s’ouvrent pas, est froide et glaçante et ce n’est pas seulement dû à la climatisation poussée à fond. La chaleur familiale est absente de cette maison. Le père « travaille  et subvient aux besoins de la famille », je ne suis pas certaine que Vida ne se soit jamais sentie à l’aise dans son rôle de potiche bouseuse. Quant à Paloma, elle n’a rien de la colombe. Aucune discussion, chacun s’enferme. Les accidents de la vie vont faire éclater la bulle. Paloma rencontre Adolfo, jardinier engagé par Vida  (mais est-ce bien elle qui l’a fait ?) et tout explose, Paloma s’enfuit.

Nous passons de la colline, où elle habite, à la terre d’en bas, où elle est née. Sa fille fera le chemin inverse avec la même passion. De la richesse à la pauvreté, de l’élégance et la bonne éducation, à la sauvagerie.

 Taïbo, l’enquêteur est un brin nostalgique et l’auteure met de jolies phrases dans sa bouche ! « Ici c’est comme une remorque attachée à la terre, il n’y a plus rien derrière. »

 La scène d’amour entre Taïbo et Vida es très belle et douce. « Taïbo sentait les cascades et les marécages, la mangrove et la roche rouge du désert, il sentait la selle des chevaux, il sentait Liberty Valence et la tristesse chilienne il sentait les pays que l’on quitte et le cuir qui s’est patiné » Comment ne pas tomber en pamoison devant un tel homme !!

Le chapitre sur le voyage « initiatique » !! d’Adolfo décidé par son père. D’un coup d’un seul, il décide d’emmener son fils  à la chasse au bison sauvage  dans le froid et la neige. Un chapitre dur et rude, à l’image de l’enfance d’Adolfo et de la folie de son père. « Ils ont marché pendant trois heures, Adolfo toujours dix mètres en arrière, attentif à maintenir cette distance, il suivait le père, grotesque dans son treillis jaune guerre du Sahara, qui avançait avec une détermination punitive, il suivait le père qui sortait sa flasque tous les deux cents mètres pour s’en enfiler une rasade, et lui, le gamin ramassant de la neige sur les branches des arbres et la posant sur sa langue pour apaise cette soif singulière qui vous saisit dans les espaces nus et enneigés, ne sentant plus ses pieds, apaisé de ne plus les sentir parce qu’au début c’est douloureux, ça pique, ça rend sensible jusqu’à la moelle des chevilles et après on a l’impression que les orteils gonflent et emplissent tout le volume de la chaussure, la plante des pieds se met à enfler et puis au bout d’un moment il n’y plus rien, juste deux briques vissés au bas des jambes. »

 

Véronique Ovaldé continue d’explorer la confrontation riche-pauvre, enfant-parents, certaines fois avec beaucoup de dérision. « Vida se lève de la table durant la soirée et, en passant dans le couloir, elle aperçoit son reflet dans le miroir. Ce qui lui crée un léger choc. Elle se sent ridicule dans ses voiles verts, on dirait une Grace Kelly inconsolable, l'une de ces femmes qui boivent trop de gin tonic dans les films brésiliens des années soixante. »

Un roman à déguster, très ovaldien. L’enquête policière n’est là qu’un support pour parler des liens unissant tous ces êtres, du courage qu’il faut pour changer sa vie et en devenir acteur. Ces vies d’oiseaux sur les branches des arbres, ou genre coucous dans les maisons des autres puis, bâtisseur de son propre nid.  

Oui, vraiment, un second livre de Véronique Ovaldé que j’ai beaucoup apprécié. Le premier était Ce que je sais de Vera Candida. Je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin….

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Claire Keegan - Les trois lumières

7 Avril 2013, 20:58pm

Publié par zazy

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Les trois lumières

Claire Keegan

Traduction : Jacqueline Odin

Editions Sabine Wespieser

Date de parution : Avril 2011

100 pages

ISBN : 978-2-84805-095-9

 

4ème de couverture :

Par une radieuse journée d’été, un père emmène sa fillette dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Le séjour chez les Kinsella semble devoir durer. La mère est à nouveau enceinte, et elle a fort à faire. Son mari semble plutôt désinvolte : il oublie le bagage de la gamine dans le coffre de la voiture en partant.
Au fil des jours, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier. Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui était habituée à une nombreuse fratrie, la vie prend une autre dimension. Elle savoure la beauté de la nature environnante, et s’épanouit dans l’affection de cette nouvelle famille si paisible. En apparence du moins. Certains détails l’intriguent : la manière dont Mrs Kinsella lui propose d’aller puiser de l’eau, les habits de garçon dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle…
Claire Keegan excelle à éveiller l’attention de son lecteur sur ces petites dissonances où transparaissent l’ambiguïté et le désarroi de ses personnages, si maîtres d’eux-mêmes. Et, dans cet envoûtant récit, le regard d’une enfant basculant à son insu dans le monde mystérieux des adultes donne toute sa force dramatique à la part cachée de leurs existences.

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Sur Libfly, les chroniques de blogueurs m’ont donné envie de lire ce livre et je ne le regrette pas du tout.

 Déposée comme un paquet, il n’y a pas d’autres mots, par son père chez les Kinsella, ses oncle et tante, cette petite fille va connaître les plus belles et douces vacances de sa jeune vie.

 Au fil des pages j’ai vu la peur disparaître du regard de la jeune narratrice et se muer en intérêt, en tendresse et en amour. Tout ceci est partagé par les Kinsella qui ont connu un grand malheur. Pas de grandes phrases, pas de grandiloquence, beaucoup de retenue, de silence. La douceur, la tendresse est partout présente. Les Kinsella habitent une maison claire et propre « un courant frais souffle par le porte mais ici tout est chaud, tranquille et propre » alors que la maison de ses parents reflète leurs vies « A l’intérieur, la maison parait froide et humide. Des traces de pas salissent le lino. Maman se tient là avec mon petit frère et me regarde.

Quel plaisir d’aider sa tante, de ne pas se faire rabrouer, surtout, lorsqu’au premier matin, son lit était mouillé (j’ai beaucoup aimé la phrase de Mrs Kinsella à ce moment-là), quelle volupté de prendre un bain toute seule dans la baignoire avec beaucoup d’eau, Quel joie de grimper sur les genoux de Ms Kinsella, de se faire appeler par de petits noms doux « mouflette », « pétale », quelle griserie de se sentir aimer. « - Oh, n’est-elle pas là pour qu’on la gâte ? dit Kinsella »

Bien sûr, les débuts sont difficiles, elle attend le retour de bâton, une telle gentillesse doit se payer un jour ! « Et ainsi les jours passent. Je continue d’attendre qu’un incident se produise, que ma sensation de bien-être s’envole – de me réveiller dans un lit mouillé, de faire une bourde, une énorme gaffe, de casser quelque chose – mais les journées se succèdent, très semblables. »

 La parenthèse enchantée à une fin : celle des vacances scolaires et, elle va retourner chez elle. La fin du livre est superbe et très cinématographique.

 La tarte à la rhubarbe, la promenade au clair de lune au bord de la mer avec son oncle, la journée passée en ville pour faire des emplettes, la jolie robe mauve… tout cela Claire Keegan nous le donne à voir dans ce livre tout en douceur mais très intense.

J'ai passé une très bonne soirée avec ce livre. Encore un que je n'ai pas envie de rendre à la bibliothèque.

 

Quelques extraits :

Dans la cour, de hautes vitres brillantes reflètent notre arrivée. Je me vois sur la banquette en train de regarder, aussi farouche qu’une enfant gitane avec mes cheveux en bataille, mais mon père, au volant, ressemble juste à mon père.

Les yeux de Kinsella ne sont pas complètement tranquilles dans son visage. On dirait qu’un gros problème lui envahit peu à peu l’esprit. Il pousse le pied d’une chaise avec sa chaussure et regarde de mon côté. « Tu devrais te laver les mains et la figure avant d’aller en ville, dit-il. Ton père ne s’est-il même pas soucié de t’apprendre au moins ça ? »

 Beaucoup d'autres ont aimé dont : Yv - Liliba - Traversay - Mimi -

 

 

 

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Salon des Dames à Nevers

6 Avril 2013, 22:02pm

Publié par zazy

Aujourd’hui 6 Avril 2013, 14 heures, je suis à pied d’œuvre devant le Palais Ducal de Nevers où se tient  le Salon des Dames.

 

http://hotel-chambre-sejour-residence-hoteliere-reservation.clos-sainte-marie.fr/images/17.jpg

(Photo téléchargée sur internet)

 

C’est quoi le Salon des Dames ? Et bien, un salon littéraire annuel créé et animé par des femmes qui reçoivent une majorité d’auteurs féminins pour 2 jours. Cette immersion dans l’écriture féminine est un vrai délice.

Les auteurs ne sont pas tout le temps derrière leurs tables et leurs livres à attendre le chaland.

Elles participent à des débats, des lectures qui sont des instants de pur plaisir.

Ainsi j’ai commencé l’après-midi en compagnie de Mercedes Déambrosis (Juste pour le plaisir) et Michèle Gazier (l’homme à la canne grise) qui nous ont fait une lecture croisée de leurs deux livres. Ces deux ouvrages parlent de mâles qui ont fait la guerre ; Espagne, seconde guerre mondiale pour « l’homme à la canne grise » et « Juste pour le plaisir » drôle de titre quand on  pense au thème du livre !!!

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Deuxième service avec  Catherine Decours pour nous parler de celle qui est sujet de son livre : Juliette Récamier. Très intéressante conférence ; ma copine a acheté le livre que je lirai plus tard.

 

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Le troisième aparté avait pour sujet Port Royal et là Agnès Cousson et Laurence Plazenet, toutes deux maître de conférences de littérature française du 17ème siècle, nous ont sorti le grand jeu. L’aisance qu’elles avaient en parlant montrent leur grande érudition et connaissance. Un vrai régal.

 

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Entre temps, j’ai pu écouter un petit peu Claude-Catherine Kiejman parlant de son livre sur Eleanor Roosevelt….  Un regret de n’avoir pu être présente dès le début. Quel plaisir de l’écouter.

 

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Ensuite, Evelyne Bloch Dano nous a parlé de son livre : Porte Champerret. Ce n’est pas un guide touristique parisien, mais une plongée dans le Paris des années 50-60, un récit autobiographie sur sa mère atteinte de la maladie qui a pour joli prénom Aloïs.

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Toutes ces femmes m’ont enchantée. J’ai pris un réel plaisir à les écouter parler. Elles furent passionnées et passionnantes.

Las, je ne puis acheter tous les livres et choisir fut un crève-cœur.

J’ai aimé la faconde de Catriona Seth se déclarant en très bonne santé alors qu’elle nous montre son livre sur la petite vérole

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Françoise Denoyelle, chercheuse au Centre d’Histoire Sociale du 20ème siècle,  est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la photographie, dont celui sur le studio Harcourt, un livre superbe. Beaucoup de photographes à son stand, on se demande pourquoi !!!

J’ai adoré son chapeau très raccord avec ses publications. Une femme pétillante, connaissant son sujet sur le bout des doigts et heureuse d’en parler.

 

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Je retourne au Palais Ducal demain matin pour voir Hélène Gestern (La part du feu), Alice Zeniter (sombre dimanche) j’ai acheté également ces deux ouvrages, Marie Desplechin (la classe), Elise Gasperine, Marie-Hélène Lafon……

 

Je vous donnerai également le palmarès.

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Régis de Sa Moreira - Le libraire

5 Avril 2013, 22:10pm

Publié par zazy

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Le libraire

Régis de Sá Moreira

Editions Au Diable Vauvert
190 pages

Septembre 2004

ISBN : 9782846260718

 

4ème de couverture :

-          Vous l'avez lu ?
- Oui, dit le libraire.
- Moi aussi, répondit le jeune homme.
Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance :
- Mais je l'ai offert à quelqu'un… à qui je n'aurais pas dû l'offrir.
- C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire.
- Oui, dit le jeune homme.
- Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement…

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  Visite d’une exposition au sein de la bibliothèque…. Bien sûr, certains livres sont mis en évidence par la bibliothécaire, bien sûr, j’ouvre un ouvrage et….. je m’envole, je ne suis plus avec les autres, je suis dans la boutique du libraire.

 « Poudoupoudoupoudou », je suis entrée. Ah oui, ne pas confondre : « Pompompidou » susurré par la grande Marylin et  « Poudoupoudoupoudou » bruit que fait la porte du libraire.

Je suis entrée, je me suis fondue dans le décor, j’ai regardé vivre le Libraire, je l’ai écouté.

Les livres et les tisanes nourrissent notre homme et les livres se nourrissent de son atmosphère, l’un ne va pas sans les autres. Chaque « Poudoupoudoupoudou » annonce l’entrée d’un client singulier, les clients pluriels, c’est-à-dire les couples « coupli, coupla !» ne sont pas admis dans son antre. Il se refuse à eux et peut se cacher sous son bureau pour ne pas les affronter. Il faut dire que c’est un tri-amoureux. « De toutes les femmes qui étaient tombées dans le piège de sa librairie, le libraire n’en avait aimé que trois qui lorsqu’il pensait à elles n’en formaient plus qu’une qui était devenue l’amour perdu du libraire ».

Les livres pour enfants sont disposés à leur hauteur, un microclimat règne au rayon des livres philosophiques, plusieurs éditions d’Anna Karina  remplissent une seule étagère, un seul guide de voyage existe chez lui, le Dalaï lama vient lui rendre visite pour trouver le livre sur la vie. A la dame en noir avec sa faux, il donne un livre de poésie et elle devient la dame en blanc, mais hélas le  « Poudoupoudoupoudou » de sortie lui rend sa couleur première. Les témoins de Jéhovah passent souvent chez lui proposer la joie et le bonheur, Dieu entre ou sort selon les invectives ou les mots gentils du Libraire. Le Libraire s’offre une tisane après chaque client, il en choisit la plante selon humeur

S’il vous dit : « Il y a beaucoup de choses intéressantes à apprendre sur les icebergs », fuyez vous n’êtes pas ou plus le bienvenu !!

Régis de Sá Moreira, par l’absurde parle de l’amour du livre, de la lecture, de la mort, de Dieu…. Sa librairie me rappelle un sujet vu à la téloche. Une petite librairie où aucun livre n’était jeté et où il n’y avait qu’un passage entre deux murs de livres ; le libraire me fait penser à celui du bouquin.

Je ne sais pas comment parler de ce livre déjanté, qui n’a ni queue ni tête, seulement des pages, des livres, des clients, beaucoup d’empathie et de poésie. Il m'a touchée. Un seul conseil, LISEZ-LE, relisez-le.

Encore un livre que je vais rendre à regret à la bibliothèque !

  d'autres l'ont lu : Yv Sharon - touzazimuth -

Quelques extraits pour le plaisir :

 Le libraire ne pratiquait pas la grossièreté mais il avait trouvé d’autres armes qui s’étaient révélées tout aussi efficaces.

Ces armes étaient des phrases et ces phrases, le libraire les avait prises dans des méthodes de langues étrangères…

Et sa préférée parmi toutes : « Il y a beaucoup de choses intéressantes à apprendre sur les icebergs. » Il y avait quelque chose dans cette phrase. Un pouvoir magique qui marchait à tous les coups.

 

- Où puis-je poser ma faux ? lui demanda une grande dame en noir.

Le libraire leva les yeux de son livre et la regarda.

-  Accrochez-la au portemanteau, répondit-il.

La grande dame en noir n’était pas une grande lectrice mais elle était une habituée de la librairie du libraire, parce qu’il ne s’enfuyait pas en courant devant elle et parce qu’il restait toujours aimable avec elle.

Il se leva pour l’aider.

-Un beau chapeau, dit la grande dame en avisant le portemanteau.

- Une belle faux, répondit le libraire.

-Vous trouvez…. Soupira la grande dame.

Le libraire remarqua son désarroi.

-Désiriez-vous quelque chose ?

- Oui, répondit la grande dame. On m’a parlé de poésie…

- Ah, dit le libraire. Il y en a partout. Mais laissez-moi vous guider….

- Merci.

…..

Le libraire eut une vision.

-          Bonjour, avez-vous ce manuel du couple écrit par un castor ?

-          Non.

-          Puis-je le commander ?

-          Non.

-          Et pourquoi pas ?

-          Parce que je ne le vends pas.

-          Et pourquoi ?

-          Parce que je ne veux pas le vendre.

-          Mais vous n’avez pas le droit…. C’est intolérable. Les animaux aussi ont le droit d’écrire.

-          Ça n’est pas le problème.

-          Pardon ?

-          Je ne vends pas de manuels du couple.

-          Ah…

-          Oui.

-          Mais ça aussi, c’est intolérable !

-          Bon.

-          Vous aurez de mes nouvelles…

-          D’accord.

-          Intolérable !

-          Au revoir !

Poudoupoudoupooudou

 

 

 

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Les premiers !!

3 Avril 2013, 22:13pm

Publié par zazy

Enfin presque. Ce sont les premiers papillons de ce printemps. Cela fait un bien fou au moral. Ces quelques journées de soleil rezippe le moral et remet le facteur sur le cheval ou le vélo (selon ses moyens).

Juste un petit coup de bonheur et bonne humeur

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ma PAL

3 Avril 2013, 11:59am

Publié par zazy

Je reviens de la bibliothèque et une partie des livres commandés étaient là !!!! je suis repartie avec un carton de livres. Voici donc ma PAL remise à jour, enfin je crois.....

Ma PAL

Dès que sur un de vos blogues je vois une critique et une 4ème de couverture qui me plaîsent... hop un petit mail à ma bibliothécaire préférée, j'ai nommé Violaine, et elle me les retient.

Elle est pas belle la vie !!!!!

OK, j'ai du boulot, d'autant qu'une copine m'a prêté quelques  livres d'Anne Perry !

Voilà, mes étagères sont bien remplies et je les contemple comme une fourmi ses greniers bien garnis.

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