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ZAZY - mon blogue de lecture

Les noces de figaro ou la Sagesse de Chérubin

20 Avril 2011, 23:00pm

Publié par zazy

 

Sans-titre-4.jpgXavier Clément : Chérubin 40 ans plus tard !!!

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La Comtesse, Valentine Martinez, Soprano

 

 

 

 

 

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Une partie de l'octuor

 

 

 

 

 

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Valentine Martinez, Laurent Nogues (chef d'orchestre et adaptateur), Xavier Clément

 

Les photos ne sont pas de moi mais de André Davo

 

 

 

 

 

Présentation (extrait du programme)

 

Le point de départ : Beaumarchais, Mozart, Da Ponte et une trilogie de comédies dont le Mariage de Figaro, le Barbier de Séville et la Mère Coupable.

Léon d’Astorga, colonel d’une armée espagnole est l’homme de 60 ans qu’est devenu Chérubin, le petit page amoureux qu’il était dans c et opéra.

Il revient sur sa vie passée, ses amours, son fils, après 40 ans de service dans une armée, place que le Comte lui a imposée pour l’éloigner de son épouse. Trop tard, l’amour de Chérubin pour la comtesse a donné un fils que ce comte reconnaîtra sans en être le père….

 

Les femmes, l’amour d’un homme et d’un père, la gloire militaire, tout est prétexte à revisiter Mozart et Beaumarchais.

 

A la manière du monologue, Chérubin nous conte son chemin avec cet enthousiasme fou de l’adolescence tumultueuse et son entrée abrupte dans le monde des adultes.

 

La musique du grand Mozart n’est jamais redondante mais ne peut se satisfaire de simples retouches. Pour cette raison l’arrangement que vous entendrez ce soir est une réduction pour octuor de l’époque du compositeur. Wendt, l’arrangeur, l’a travaillée pour diffuser l’opéra même dans les cours allemandes sans moyens financiers excessifs mais dont les appétits musicaux, intellectuels et théâtraux forcent le respect.

 

Voyageons donc ensemble dans ce monde trouble et magique des XVIII et XIX siècles, emportés par le timbre et la prestance scénique de Xavier Clément, comédien metteur en scène

 

Chef d’orchestre : Laurent NOGUES /

Comédien : Xavier CLEMENT : Créateur de sa  compagnie  théâtrale éponyme

Soprano : Valentine MARTINEZ qui créa Vision Nocturne de T. ESCHÏCH en 2010

Musiciens de l’orchestre des Sages Folies

Léonore PINEYRO : violon

Blandine FIADHERBE : alto

Clémence RALINCOURT : Violoncelle

Pauline DUPUY : contrebasse

Marc PERBOST : Hautbois et membre fondateur de l'orchestre

Emmanuel BRANCA : Clarinette

Arnaud LOMMIS : Basson

Jean SMEKTALA : Cor

 

Avec la participation des pupitres féminins de la chorale Atour Chœur de Cosne sur Loire

Chef de chant : Dominique FAUDEL

 

Mon humble avis de non-initiée

 

Laurent Noguès à la baguette, l’orchestre, le récitant et la diva… tous nous ont ravis. Chérubin-Xavier Clément, de sa voix grave et vibrante a ravivé ses souvenirs, tour à tour désenchanté, mélancolique avec, de temps à autre, un petit sourire de ravi. Grâce à lui, nous avons  vu apparaître sa chère Comtesse, si vivante avec sa voix de soprano, hélas  pas trop aidée par la sonorité des lieux, qui a su nous ravir autant qu’elle a enchanté son Chérubin. L’octuor nous a fait vibrer répondant en musique au récit de Xavier Clément.

Une pièce opéra-concert qui permet d’avoir un avant-goût de l’opéra et parfaitement accessible aux non-initiés à la musique classique.

 

J’ai passé une soirée enchanteresse. Tous, musiciens, conteur, soprano, chorale, sont arrivés à me faire oublier le manque de moyens techniques et financiers. Grâce à cette petit formation, j'ai pu isoler, de temps à autre, les instruments de musique dont la clarinette et j'y ai trouvéa des sonorités que le jazz s'est approprié !!! Normal, Mozart est universel

 

Le spectacle fut applaudi à l’aune du plaisir des spectateurs, soit longtemps et avec enthousiasme !!!

Je souhaite vivement que ce spectacle puisse continuer son chemin.  Je le reverrai avec plaisir en juillet prochain à la fête intercommunale de la C.C.N.B. Je vais même aller plus loin et vous donner l’adresse électronique de l’orchestre ! sages-folies@orange.fr

Ce petit billet est écrit en écoutant les Noces de Figaro !!!

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Mowgli : la fin !!!!

19 Avril 2011, 15:08pm

Publié par zazy

Et bien voilà, je l'ai enfin terminée cette toise !!!!! Je me demande si je n'ai pas battu mon précédent reccord de longévité. Il faudra que je me rnseigne auprès de fifille

Je m'y suis prise un peu de travers, puisque rien n'était défini ni figé du début.....

Alors, la fin, je ne vous raconte pas.... Ah bon???? si vous insistez !!!!

J'ai acheté du tissu un peu raide pour la doubler, mais, voilà, le tissu, au premier lavage, a bouloché et c'est vrillé !!!! donc, la toise allait dans tous les sens. Donc..... j'ai dû découdre, alors que tout était fini !!!! .. Heureusement, mon grenier déborde de tissus en tout genre et j'ai pris un  synthétique sympathique et blanc et.... comme Pénélope, j'ai tout recommencé. Heureusement Ulysse revient tous les soirs à la maison... Aucune envie de redéfaire pour rerecoudre....

Donc, voici LE RESULTAT FINAL :

SDC10175

Bon, je vois que je dois ABSOLUMENT repeindre cette porte !!!!

 

 

 

 

 

 

Bon et bien voilà, c'est presque terminé !!!!!! Je vais rajouter un peu de feuillage en haut à droite pour que ce soit vraiment raccord avec l'éléphant...... puis, je double et je mets des tringles pour que l'on puisse accrocher la toise au mur !!!!SDC10144

 

 

J'ai pas mal avancé.... Mowgli a enfin ses 2 jambes. Je leur ai brodé un petit tapis vert pour que ce soit plus confortable, mais je pense que je vais l'agrandir, cela fait trop chiche.... et je vais installer une plante verte pour meubler l'espace. Les 2 copains ont l'air heureux !!!! Donc j'ai bientôt terminé... encore quelques remplissages et je pourrai coudre la doublure !!!!mowgli3

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Philippe CLAUDEL - le bruit des trousseaux

14 Avril 2011, 19:53pm

Publié par zazy

 

LE BRUIT DES TROUSSEAUX

Philipe CLAUDELle-bruit-des-trousseaux.jpg

 

Editions Stock : 93 pages

 

4ème de couverture

 

"Le regard des gens qui apprenaient que j'allais en prison. Surprise, étonnement, compassion. "Vous êtes bien courageux d'aller là-bas !" Il n'y avait rien à répondre à cela. Le regard me désignait comme quelqu'un d'étrange, et presque, oui, presque, quelqu'un d'étranger. J'étais celui qui chaque semaine allait dans un autre monde. Je pensais alors au regard qui se pose sur celui qui dit : "Je sors de prison." Si moi, déjà, j'étais l'étranger, lui, qui était-il pour eux ?"

 

11 années durant, Philippe Claudel est allé donner des cours de français en prison et nous livre petit paragraphe par petit paragraphe, comme autant de coups de poings son « faux témoignage » : « voilà, je crois que j’ai tout dit. Tout dit de ce que je savais, de ce que j’ai retenu. Ce peut être un témoignage ou, plus exactement, un faux témoignage, car il me manque quelque chose d’essentiel pour parler de la prison, c’est d’y avoir passé une nuit… » Par ces petits paragraphes Philippe Claudel nous montre qu’en prison, le facteur temps, l’espace ne sont  plus les mêmes, « Le mot cellule : la plus petite unité du vivant. L’espace de l’enfermement. »

 

Il ne porte aucun jugement dans ces scènes quotidiennes et ordinaires de l’univers carcéral vu des 2 côtés des barreaux. Il lui restera toujours dans les oreilles ce fameux bruit des trousseaux de clés.

 

J’ai lu ce petit livre d’une seule traite et je l’ai beaucoup apprécié. J’y ai trouvé l’humain, comme dans tous les livres de Philippe Claudel.

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Philippe Claudel - Queslques uns des cent regrets

14 Avril 2011, 10:35am

Publié par zazy

Philippe CLAUDELQuelques-uns-des-cent-regrets.jpg

Quelques uns des cent regrets

Collection Folio - 181 pages

 

4ème de couverture

 

" Elle portait des cheveux un peu plus longs que par le passé. Sa blondeur s'était mêlée d'argent. Son visage gardait la beauté simple qui en était la marque. A peine les rides l'avaient-elles tissé d'un mince réseau de blessures. Le temps s'était déposé en elle, avec sa fatigue et son poids, comme une poussière. Etaient-ce les années vécues sans la voir qui me faisaient la croire plus jeune qu'elle n'était en vérité ? " A la mort de sa mère, le narrateur revient sur les lieux de son enfance, dans une petite ville du Nord inondée par la crue d'une rivière. Durant les trois jours qu'il passera là surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétante du père absent dont la légende dit qu'il est mort dans une guerre lointaine. Roman poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l'amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve.

 

 

16 ans sans revenir sur les lieux de son enfance et de son adolescence. 16 ans qu’il a chassé sa mère de sa vie. Maintenant, 16 ans après, il va assister à son enterrement.  Tout lui revient, surtout le secret de sa naissance « je suis né dans un très jeune ventre de seize ans … j’ai fait sombrer une enfant dans le monde des mères. Ma venue l’a fait glisser dans la nuit. La nuit de l’abandon et de l’étroite amertume.

 

La note de couleur est apportée par la robe aux cerises : « Elle était vêtue d’une robe que je connaissais bien, petite robe d’été aux motifs bouquets de cerises dont elle était jadis si fière », comme ce tableau, dont j’ai tout oublié, sauf cette trouée de lumière sous l’orage. Et bien, cette robe c’est cela : une trouée de bonheur dans la grisaille.

 

Philippe Claudel, tout en retenue et mélancolique nous parle des liens filiaux, de toutes nos lâchetés, le tout sans pathos. Sa description des personnages secondaires, de ces paumés, l’hôtelier,  le curé de la paroisse, nous les rend aimable. Par leur intermédiaire, il nous interpelle. Dure question que pose le curé : « Demandez-vous pourquoi votre mère est morte ! Cette question n’a cessé de me tarauder, une fois les draps tirés sur mes épaules et ma journée d’errance » Et Jos, l’hôtelier ruiné et alcoolique de lui sortir cette belle parabole : Et bien nous autres les hommes, quand on se blesse, ou qu’on blesse quelqu’un, nos perles à nous ce sont les regrets, on se fabrique de beaux regrets, et dans une vie, qu’on soit prince, cordonnier ou sénateur, nos regrets sont écrits sur un grand livre, un superbe livre avec beaucoup d’or et d’enluminures, Le livre des dettes qu’il s’appelle, ils sont écrits et comptés, et chaque fois qu’un regret est écrit, on pleure, on souffre en pensant à lui, mais ça nous donne la force d’aller vers le suivant, et ainsi se passe la vie, de regret en regret, comme un saute-mouton, la vie dans laquelle nous avons cent regrets, pas un de plus, pas un de moins, on peut faire des pieds et des mains, on n’aura jamais droit à plus de cent regrets. »

 

Le narrateur revient dans son village alors que l’inondation gagne du terrain et enserre le petit village. Est-ce une image, une métaphore, mais la crue enfle et inonde une grande partie du village jusqu’à l’enterrement de sa mère et, lorsqu’il accepte de ne pas ouvrir l’enveloppe, où elle a écrit : « Voilà ce que tu voulais tans savoir » la décrue arrive.

 

Une ode à l’amour maternel, un livre tout en délicatesse que j’ai beaucoup aimé lire et qui aura une place de choix dans ma bibliothèque, comme tous les autres livres de Philippe Claudel

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Rachel CUSK - Les variations Bradshaw

1 Avril 2011, 17:43pm

Publié par zazy

Rachel CUSKrachel10

Les Variations Bradshaw

Editions de l'Olivier

Livre reçu grâce au partenariat ârtage lectureet les Editions de l'Oliviereditions-de-l-olivier.png

4ème de couverture :

Les Bradshaw inversent les rôles. Thomas abandonne un métier lucratif pour s’occuper du foyer et Tonie, sa femme, reprend un poste à l’université. Le quotidien est bouleversé : artiste, il apprend le piano ; ambitieuse, elle monte en grade. Jour après jour, le nouvel équilibre vacille et le couple se déchire au rythme des ambitions déçues, des rancœurs inavouées et des révélations intimes.

Biographie de l’auteur :

Rachel Cusk, née au Canada en 1967, vit à Brighton. Elle est élue en 2003 parmi les vingt Meilleurs Jeunes romanciers britanniques par le magazine Granta. Arlington Park et Bienvenue à Egypt Farm sont disponibles en Points.

Ce que j’en pense :

Le clan Bradshaw se décompose ainsi : les grands-parents toujours à se chamailler. Les 3 fils : Howard, l’aîné, entrepreneur qui achète des gadgets inconnus et les revend à prix d’or et sa femme Claudie peintre ratée qui reporte la faute sur son mari et ses enfants, sans oublier le chien. Thomas et Antonia, les héros de ce livre. Lui a pris une année sabbatique pour élever leur fille Alexa et Tonie est retournée enseigner puis prendre un poste à responsabilités au sein de l’université. Le « petit dernier » Léo, effacé, doux rêveur et sa femme Susie qui a une grande propension à picoler. Tout ce petit monde habite la banlieue de Londres avec leurs enfants.

Nous suivons pendant un an, le couple Tomas-Tonie. Ils ont échangé leurs rôles. Thomas ne travaille plus « le matin il écoute du Bach ou du Schumann. Il se tient dans la cuisine en robe de chambre. Il attend que sa femme et sa fille descendent le rejoindre, il a 41 ans... » Et se pose beaucoup de questions sur l’Art : « Qu’est-ce que l’art ? Le contraire du gâchis, du redondant... » « L’art lui a donc échappé pendant qu’il s’escrimait à réussir sa vie. Il présume qu’un artiste meurt à la vie. Il meurt en combattant puis il renaît ». Tout en prenant  des leçons de piano. Quant à Tonie, elle paraît froide et lointaine, absente de sa vie : « Voilà le sermon, la leçon à retenir : le faits survivent aux émotions, et le savoir est plus puissant que l’amour. Le nombre de choses à apprendre est infini, mais l’amour n’est qu’un espace à capacité limitée » Alexa survit, écoute et regarde ses parents vivre : « Ses parents ne se parlent plus de la même façon. Autrefois leurs conversations cheminaient vers un accord commun…. Mais à présent, Alexa relève surtout des différences. Les conversations semblent s’arrêter avant terme…. Ses parents se séparent en laissant les choses en suspens comme s’ils n’étaient plus assortis. »

Les seuls « vivants » sont Howard et Claudie qui sont plus charnels et n’évitent pas les scènes de ménage avec réconciliations à la fin du spectacle, tel le chapitre 28.

Par contre, j’ai remarqué que chaque maison est vraiment le « cœur » de ces familles et y tient une place importante. La peur de quitter le nid pour Tonie, le symbole d’une réussite sociale pour Howard. Je n’avais qu’une envie, ouvrir ces maisons pour en faire sortir l’ennui

L’ennui suinte de partout. L’on sent des rancœurs, des rêves inaboutis et revus à la baisse, des démissions…. L’écriture s’incruste dans les plaies de ces couples, dissèque chaque acte et chaque comportement.

Pour dire vrai, je me suis un peu ennuyée à partager un an de la vie quotidienne de cette famille…. Ces variations ne m’ont pas faite vibrer à l’inverse des variations Goldberg.

Je suis quelque peu déçue. Néanmoins, je remercie ârtage lecture et  les Editions de l’Olivier pointsde m’avoir fait découvrir cet auteur. C’est une belle écriture et je pense que je lirai un autre livre de Rachel Cusk

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Virginie Despentes - Apocalypse bébé

26 Mars 2011, 22:01pm

Publié par zazy

Apocalypse bébéapocalypse bb

Virginie Despentes

Editions Grasset

343 pages

 

4ème de couverture

Valentine disparue... Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée... Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.

 

Biographie de l'auteur

Romancière et cinéaste, Virginie Despentes est l’auteure, entre autres, de Baise-moi (1993, adapté au cinéma en coréalisation avec Coralie Trinh Thi), Les Jolies choses (1998), Teen Spirit (2002), Bye Bye Blondie (2004), et d’un récit, King Kong Théorie, tous publiés chez Grasset. Elle prépare actuellement la réalisation de son prochain film, adapté de Bye Bye Blondie, avec Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart.

 

 Mon avis

Valentine, fille d’un écrivain richissime a disparu. Lucie, la loose faite femme, l’Invisible, qui devait la pister, est chargée de la retrouver. Pour ce faire, elle s’associe avec « la Hyène » lesbienne très bien dans sa peau, aussi manipulatrice que violente. Elles vont aller de Paris à Barcelone pour suivre la trace de cette jeune droguée, nymphomane, mal dans sa peau de gosse de riche pas aimée.

Le vocabulaire est volontairement brutal,  machiste (pour les sujets masculins), violent. J’ai beaucoup peiné à le lire de ce fait. Beaucoup de violences autant verbales que physiques, beaucoup de solitude. Les protagonistes de ce bouquin sont tous solitaires,  démissionnaires, égoïstes. Leurs destins vont se croiser l’espace d’un chapitre…. Mais il ne faut attendre aucune solidarité.

 

Despentes nous donne à lire des faits bruts, les explications arrivent quelques chapitre plus loin, mais le ver est dans le fruit, il n’y a pas d’espoir. La fin du livre en sera l’apocalypse

 

Ce qui m’a gêné le plus c’est le fait que Despentes nous donne à penser que l’homosexualité pourrait être la clé d’un certain bien être. Les hétéros sont soit des épouses soumises, soit des perdantes, soit des « pas belles », soit des nymphomanes…. Les hommes ne sont pas mieux lotis : écrivain bobo sur le déclin ou petit voyou  beur de banlieue.

 

Je suis assez partagée sur ce livre. Toute cette débauche de trash, de drogue semble si réelle et si éloignée de mon univers. Malgré la 4ème de couverture, je n’ai guère vu de tendresse. Ce que je sais c’est qu’il restera dans ma petite cervelle un certain temps.

 

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Jazzing Flamenco - Compagnie Antonio Najarro

25 Mars 2011, 22:23pm

Publié par zazy

Je viens d'assister à un spectacle époustouflant :

JAZZING FLAMENCO

de et avec la Compagnie Antonio Najarro

 

Le concept (extrait du programme)

Jazzing Flamenco, créé en 2008 à Madrid procède de la volonté d'associer la danse classique espagnole et flamenco à d'autres sources que sa musique traditionnelle. Ici, le chorégraphe la marie, non sans une franche audace, au jazz et à ses rythmes syncopés. Les musiciens en parfaite harmonie avec l'expression chorégrahique développent une palette  de couleurs riches, subtiles et raffinées

Après s'être essayée avec un succès retentissant à la fusion du flamenco et du tango dans Tango Flamenco, spectacle créé en 2002, puis à la fusion du flamenco avec les danses orientales dans Flamencoriental en 2006, la compagnie Najarro a cette fois-ci pris rendez-vous avec les univers du jazz, du blues et de la soul. Univers qui, plus que jamais, révèlent toute la sensualité et l'élégance de la danse espagnole, du flamenco en particulier.

Le 3 mai 2010, lors de la XIIIème cérémonie des PREMIOS MAX, et après avoir obtenu 4 nominations pour son spectacle « JAZZING FLAMENCO » Antonio NAJARRO s’est vu décerner la plus haute récompense des Arts de la Scène en Espagne : le Prix du meilleur interprète masculin de danse.


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Le premier ballet arrive et je me demande comment coordonner mes oreilles et mes yeux. Heureusement, il n’est pas trop prenant et j’ai pu me caler.

La musique, très syncopée est signée de Fernando Egozcue est jouée par 5 très bons musiciens :

Fernando Egozcue lui-même à la guitare espagnole : magistral, virtuose, omniprésent

Thomas Potiron au violon : Epoustouflant et fluide

Nicolas Quintela à la contrebasse : un peu étouffé mais superbe

Ana Constenza au piano : une dextérité affolante

Martin Bruhn : percussions et il a percuté !!! Il jouait de la batterie mais se jouait également d’elle.

Un ensemble sans dissonance auquel il faut rajouter une très belle voix : la chanteuse Anna Cervantes.

Quant au ballet, lui aussi fut à la hauteur et époustouflant. Il y eu du crescendo, l’apothéose en fut le final.

J’ai vraiment aimé ce mariage du jazz espagnol avec cette prédominance de la guitare et du flamenco, danse tripale violente et sensuelle.

Antonio Najarro a fait un solo, tout en déhanché avec un jeu de mains superbe, précis qui suivait mains à mains le syncopé des musiciens.

Estibaliz Barrosso nous a fait passer de la danse traditionnelle à une expression très dépouillée mais superbe.

Ambigüedad, dansé par Maria Fernandez, Antonio Najarro et Juan Pedro Delgado a joué sur l’ambigüité sexuelle homme-femme. Un pas de trois sobre et saccadé comme peut l’être le flamenco.

Les prestations avec tous les danseurs étaient réglées au millimètre, au centième de seconde et, lorsqu’ils accompagnaient de leurs castagnettes les musiciens, c’étaient vraiment superbe (je me répète). Les yeux enregistraient, les oreilles écoutaient et les tripes faisaient caisse de résonnance.

Je n’oublie pas de mentionner les lumières. Les éclairagistes ont su amplifier la sensualité des danseurs (surtout pour le pas de 3) ou les emprisonner dans la pénombre.

Une très belle soirée. Merci à la troupe qui a été ovationnée par le public

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Maylis de KERANGAL - Naissance d'un pont

19 Mars 2011, 14:51pm

Publié par zazy

Maylis de Kerangal

maylis-de-kerangal-naissance-d-un-pont-M41171.jpgNaissance d’un pont

Editions Gallimard 317 pages

4ème de couverture


"A l'aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c'est un autre homme qui sort des bois, c'est un homme hors de lui, c'est un meurtrier en puissance. Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d'acier, irise les nappes d'hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte." Ce livre part d'une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d'un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d'une dizaine d'hommes et femmes, tous employés du gigantesque chantier. Un roman-fleuve, "à l'américaine", qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court.

Biographie de l'auteur


Maylis de Kerangal est l'auteur de trois romans aux Editions Verticales, notamment Corniche Kennedy (2008), et d'un recueil de nouvelles, Ni fleurs ni couronnes ("Minimales", 2006).

 

Mon avis

 « Le 15 Août 2007, le New York Times annonça dans ses pages Business la construction d’un pont dans la ville de Coca, brève de trois lignes en bas de casse corps 12 qui glissa sans rien accrocher d’autres que des haussements de sourcils » et voilà, C’est parti !!!!!

 Vingt ans que Diderot, quel drôle de nom pour un bâtisseur réaliste, promène sa carcasse et bâtit à travers le monde des ouvrages d’art. « Ce qui me plaît, c’est travailler le réel, faire jouer les paramètres, me placer au ras du terrain, à la culotte des choses, c’est là que je me déploie ».


Venus de tous horizons, Chine, France, USA, Afrique, Russie, des hommes et des femmes convergent vers Coca (USA). N’imaginez pas une ville où l’on fabriquerait la dite boisson…. c’est la fausse route assurée. Non, tous s’engagent  vers la construction d’un pont autoroutier. Il y a, entre autre, Summer Diamantis, rare femme ingénieur spécialisée dans le béton. Sanche Alphonse Cameron, grutier hors normes, mais chatouilleux sur l’exactitude de son nom. Parmi les sans-grades nous rencontrons Katherine, mère de 3 enfants qui s’élèvent seuls et épouse d’un homme devenu handicapé et qui se soigne à coups de bière et de poings sur le visage de sa femme (je suis polie). Toutes ces humanités vont construire The Bridge afin de donner un éclairage « international » à la ville de Coca « Welcome to Coca, the brand new Coca, the most fabulous town of the moment ! » dont le maire John Johnson dit le Boa veut que son nom s’inscrive dans l’histoire. A se faire inviter à Dubaï par les Emirs, l’on prend des idées de grandeur…..

Le pont, voilà le personnage central de ce roman fleuve (celui qu’il traverse). Il va bouleverser la vie des habitants de Coca, l’économie locale, le biotope des indiens qui vivent dans la forêt de l’autre côté. Sur ce chantier gigantesque, nous aurons une grève, l’arrivée d’un écolo, l’arrêt des travaux pendant 3 semaines pour cause de nidifications. Tout est concentré dans cette mégalopole temporaire.

 

Attention, dès que vous aurez ouvert la première page de ce livre-chantier, vous ne pourrez plus le lâcher.....

C’est un petit bijou, un diamant brut…… J’avais presque envie de déclamer ce livre à voix haute….. Du picaresque, de l’épopée…. Ce livre vient des tripes. C’est du cru, du vocabulaire de chantier, un torrent,  mais jamais vulgaire !!! Les portraits sont vivants et bien dessinés. L’écriture est très précise, les phrases longues et sinueuses, comme le fleuve, nous montrent la mécanique à la fois précise et sauvage de ce chantier et de ce qui y vivent

Donc, un nouveau coup de cœur et les jurés ont eu raison de lui décerner le prix Médicis. Une très belle découverte.

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Pierre d'OVIDIO - l'ingratitude des fils

9 Mars 2011, 15:03pm

Publié par zazy

DOVIDIOPierre d'OVIDIO

L'ingratitude des fils

Collection  10 18Grands détectives

249 pages

Je remercie le partenariat 10 18 et ârtage lecture pour m’avoir fait découvrir ce livre

 

4ème de couverture :


Hiver 1945. Paris est libéré, mais les conditions matérielles d'existence ne se sont guère améliorées : privations et rationnement, marché noir et trafics en tous genres. C'est dans ce climat de tensions que des enfants, jouant dans les ruines d'un immeuble de Malakoff, découvrent un cadavre dont une main est peinte en noir. Le jeune inspecteur Maurice Clavault est dépêché pour mener l'enquête. Son unique indice : un message laissé dans la bouche du mort, « A PARM ». Grâce à l'aide de Ginette, sa petite amie actrice, ses pas le mènent jusqu'à un immigré lituanien, sauvé de la rafle du Vél' d'hiv', un certain Samuel Litvak... Si la victime ne peut plus parler, les fantômes qu'elle a laissés derrière elle parleront à sa place.

 

Mon avis :

 

Maurice Clavault, sorti des stalags allemands grâce à des connaissances de sa mère, les mêmes qui le feront entrer dans la police, n’est guère apprécié par son supérieur résistant bon teint…. « Jean-François Bléchet s’agaçait vite. En particulier avec Maurice Clavault, son plus jeune inspecteur. Un « pistonné ». Un gars « pas réglo » au passé politique suspect, qui avait bénéficié de protections dont il ne pouvait se vanter dans les temps présents ».

 

Janvier 1945, le  jeune inspecteur de police à Malakoff est dans la file d’attente pour aller voir les temps modernes avec Ginette, (rendez-vous organisé par leurs mères respectives) lorsque 2 policiers viennent le quérir pour aller sur les lieux de la découverte d’un cadavre à la main droite peinte en noir et un message sibyllin dans la bouche…...

 

2 frères juifs polonais Samuel et Lev Litvak essaient de quitter le ghetto juif de Vilna, petite ville polonaise à la fin de la première guerre. Le 21 décembre 1926, Lev Ossipovitch et Samuel Litvak firent leurs adieux à leurs parents et jurèrent qu’ils les feraient venir dès qu’ils seraient « arrivés » ». Arrivés à Paris en 1927, ils montent un atelier de pièces détachées automobiles qui devient prospère. Lev émigre aux USA, Samuel reste sur place.

 

A travers la vie de la famille Litvak, nous assistons à la montée du nazisme en France, les pogromes en Pologne, toutes les atrocités commises. Nous suivrons Samuel, qui entre temps à fondé une famille, se débattre avec l’antisémitisme.« Dans leur environnement immédiat, la marchande de fruits et légumes commença par les regarder d’un air bizarre, par ne plus entendre leur salut… » Mais, pouvant compter sur un commissaire de leur arrondissement, Samuel ne se sentait pas menacé, jusqu’au jour où, un jeune policier les informe qu’une rafle sera entreprise le lendemain. Toute la famille émigre chez un ami français à Yzeures sur Creuse puis, de là, en zone libre dans le Massif Central.

 

Revenons à l’hiver 1945. Maurice Clavault, suivi et aiguillonné par la Belle Ginette (dont les toilettes sont les seules couleurs de ce livre), va essayer de résoudre cette énigme, ainsi que celle d’un corps de femme découpé en morceaux.

 

La guerre n’est pas encore terminée. Les parisiens souffrent du froid, des privations. Certains collabos se retrouvent « résistants de la dernière heure ». L’on sent le désespoir et le doute qui persistent. Les chapitres concernant la famille Litvak restituent également parfaitement  la situation des émigrés juifs et le populisme qui régnait dans les années 30.

 

Les parallèles que sont la vie de la famille Litvak et l’enquête de l’inspecteur Clavault ne se rencontreront qu’en fin de livre (et oui, cela arrive que des parallèles se rencontrent !).  Une fin très inattendue qui en dit un peu plus long sur la justice et la police de cette époque.

 

Ce polar n’est pas un polar comme les autres. Ne comptez pas trop sur une poussée d’adrénaline…… J’apprécie beaucoup ce genre policier où il n’y a pas beaucoup d’actions brutales ni coups de feux….. mais de l’humain et, dans ce cas précis, de l’histoire.

 

Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce livre et j'ai découvert un nouvel auteur dont je lirai d'autres oeuvres. Je remercie encore ârtage lecture et la collection 10 18.  Ces partenariats m’ouvrent d’autres horizons littéraires et cela me plait beaucoup.


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Barbara CONSTANTINE - Allumer le chat

28 Février 2011, 22:26pm

Publié par zazy

Allumer le chatallumer le chat

Barbara CONSTANTINE

Editions CALMANN-LEVY

258 pages


 Biographie (source Calmann-Levy)

Barbara Constantine se partage entre le Berry (près Le Blanc, dans l'Indre), par amour de la campagne (entre autres), Biarritz (pour raisons familiales) et Paris (côté Ivry-sur-Seine), parce que la ville, c'est pas mal aussi (des fois). Elle est scripte et romancière. Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom est son troisième roman, après Allumer le chat (Calmann-Lévy, 2007) et À Mélie, sans mélo, publiés chez Calmann-Lévy.

 

 4ème de couverture

« Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l’air. La nuit s’annonce douce et tranquille. Mais d’un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner…   – Passe-moi le fusil, j’vais allumer le chat ! Il n’a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien.   – Et pourquoi tu veux l’allumer, dis ?   – Quand il me regarde, j’ai l’impression qu’il se fout de ma gueule. Alors, là, j’en ai marre… Je vais lui régler son compte à ce salopard ! » « Bonne nouvelle ! Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau et le chat se porte bien. Allumer le chat, c’est un feu d’artifices. »                                                                                Daniel Picouly

Détachez  vos ceintures (de pantalon),  préparez vos zygomatiques et c’est parti !!!!!!!!!!!

Vous allez faire connaissance de Mine et Raymond, un couple de vieux qui s’aiment toujours. Raymond a un tic : il veut allumer ou dégommer (vous avez le choix du terme) Bastos, qui n’est autre que le chat de la maison, mais, comme il a toujours un canon d’avance, bien sûr, il tire à côté, tant pis pour les lapins…..

Raymond est fâché avec sa fille Josiane qui a épousé ce crétin de Martial et qui a mis au monde un gamin nommé Rémi. Rémi (fa sol la si do) a de l’eczéma et, cela va rapprocher père et fille. Il faut dire que Raymond a un « don », il sait guérir.

Arrivent un kaléidoscope de personnages. Pierrot, employé aux Pompes Funèbres et amateurs de photos « Pompes-funébreuses ». Marie-Rose, à la vie pas rose qui sent pas la rose, excellente cuisinière qui concocte des recettes « sauvages ». Ce crétin de Martial qui rencontre un cerf et en meurt.  Momo, le cantonnier, ivrogne comme il se doit, amoureux de Marie-Rose et excellent braconnier. J’allais oublier le chat Bastos très imbu de lui-même….

Picouly a raison quand il écrit « Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau. De la loufoquerie à l’état pur, mais  très sensée, quelque fois attendrissante, jamais vulgaire malgré le langage fleuri et imagé employé. Et les titres….. des petits joyaux à eux tous seuls : Youka morte raconte sa vie (une vraie vie de chien !!!) – Martial rompt avec Edith et rencontre le cerf – Le gendarme croit que c’est son jour de chance, mais en fait, non

Je le lisais dans la salle d’attente d’un médecin et je rigolais…. Imaginez la tête de la personne qui attendait en même temps que moi !!!!! Une bombe à dégoupiller d’urgence.

Que cela fait du bien. Comme dirait Bastos : « j’en miaule de plaisir ». Comme c’est un livre emprunté à la bibliothèque, je vais devoir l’acheter….. j’en aurais besoin de temps à autre pour une remontée de moral !!!!!!

Un petit extrait pour la route :

« - Passe-moi le fusil, j’vais allumer le chat ! Il n’a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien. –Et pourquoi tu veux l’allumer dis ? – Quand il me regarde l’ai l’impression qu’il se fout de ma gueule. Alors, là, j’en ai marre…. Je vais lui régler son compte à ce salopard ! »

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