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ZAZY - mon blogue de lecture

Douglas Adams - Le guide du voyageur galactique

25 Mars 2012, 14:32pm

Publié par zazy

Le guide du voyageur galactique - H2 G2, I

Le guide du voyageur galactique

H2G2, 1

De Douglas Adams

Traduit de l’anglais par Jean Bonnefoy


 4ème de couverture :

Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée: que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d'autoroute; que la Terre va être détruite d'ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d'une future voie express intergalactique; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse et s'apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie? Pas de panique! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l'accompagner clans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

Biographie de Douglas Adams :

Douglas Adams (1952-2001) a exercé tous les métiers possibles avant de se tourner vers l'écriture pour la radio et la télévision, où il développera son aptitude à manier l'absurde et le nomme. Il est essentiellement connu en France pour sa série du Guide du voyageur galactique, space opera loufoque et délirant, proche de l'esprit des Monty Python.

 

Mon avis :

 

Intéressant comme bouquin. Une sorte d’OVNI, ce qui me parait normal lorsque l’on erre dans la galaxie… Oui, mais laquelle ???

 

Il m’a fallu 2 lectures pour tout saisir, trop empêtrée dans toutes ces galaxies, planètes, j’avais perdu le sel de cette lecture. Car, c’est du loufoque, du vrai loufoque anglais, du Monty-Pithon.

 

Pas une minute de repos, il y a du swing, du rythme. Pas une page sans que le sourire n’étire mes lèvres, pas une minute sans souligner un bon mot, une phrase loufoque….

L’histoire en elle-même ?? et bien…. Elle est loufoque. Facile me direz-vous. Donc je vais essayer d’en dire plus Mais ne cherchez ni logique ni intrigue cat il n’y en a pas ou je n’en ai pas trouvé.

 

Arthur Dent, so typique English man essaie d’arrêter les travaux de déviation d’une quelconque route ou autoroute en se couchant sous l’engin qui doit détruire sa maison. Sur ses entre faits arrive Ford Perfect, copain de café, pardon de bières d’Arthur qui lui apprend que la terre va elle-même sauter……….. pour les mêmes raisons, mais excusez du peu, dans une autre dimension : l’intergalactique. Sitôt dit, sitôt fait et voilà nos deux comparses éjectés dans la stratosphère, voire plus haut où ils sont récupérés pas un engin interplanétaire…..

J’ai oublié de vous dire, Ford Perfect se révèle être lui-même un extra-terrestre, rédacteur du fameux guide du voyageur galactique.

 

Maintenant, il convient de lâcher prise, détacher sa ceinture, s’envoler, nager dans la galaxie et surtout….. ne pas oublier sa serviette. La serviette est un outil indispensable pour voguer, naviguer dans la galaxie en faisant de l’astrostop.

 

J’espère que vous n‘avez pas oublié votre guide du voyageur galactique, car :

 Le Guide du voyageur galactique est un ouvrage compilé sans grande rigueur, aussi contient-il maints passages dont la seule raison d’être est d’avoir paru intéressants aux rédacteurs de l’époque.

Rassurant n’est-il pas !

 

 Ce monde est peuplé, entre autre, par les Vogons, les Taquins, les Dentrassis, les Chveuhs….. la monnaie est le dollar altaïriens. Ils adorent boire de l’Esprit-d’Nos-Aïeux, mais attention, c’est fort !!!! Les ordinateurs sont doués de paroles, les robots sont dépressifs …..Nous découvrons le Babelfish dont voici l’explication et l’usage :

 

Le Babefish, expliquait tranquillement le Guide d voyageur galactique, est petit et jaune ; il ressemble à une sangsue et c’est sans doute la chose la plus bizarre de l’univers : il vit en effet de l’énergie des ondes cérébrales émises non pas par son hôte mais par tous ceux qui l’environnent. C’est en absorbant toutes les fréquences mentales inconscientes desdites ondes qu’il tire sa subsistance. Il excrète ensuite dans l’esprit de son hôte une matrice télépathique formée en combinant les fréquences des pensées consciente avec les influx nerveux recueillis au niveau des centres d’élocution du cerveau qui les a générés.

Le résultat pratique de tout cela est qu’il vous suffit de glisser un Babelfish dans votre oreille pour instantanément comprendre tout ce que l’on vous dit et ce, dans n’importe quelle langue. »

 

Ce qui est génial c’est que, dans sa loufoquerie, Douglas Adams sait rester cohérent. J’y ai trouvé beaucoup de références à divers contes, à certains personnages connus (que je ne nommerai pas), à certaines facettes de notre vie de terriens….

 

Si vous voulez savoir qui gouverne gouverna notre planète terre, et comment elle fut créée, et connaître la réponse à la Grande Question de la Vie, la réponse est dans ce précieux guide !!!

 

Cette deuxième lecture m’a permis d’enter dans ce monde de foldingues et je m’y suis trouvée très à mon aise, même sans appareil respiratoire. Merci à Colimasson, sans elle je serais passée à côté de ce monument de loufoquerie. C’est un vrai conte à dormir debout qui m’a tenu bien éveillée.

 

Une question existentielle se pose à moi maintenant : Irai-je casser une petite graine au «Dernier Restaurant avant la Fin du Monde » ?

 

Quelques extraits sortis de leurs contextes :

 

 « Peuples de la Terre, je réclame votre attention ! dit la voix et c’était merveilleux : un son tétraphonique d’une admirable perfection, avec un taux de distorsion si bas qu’on en aurait pleuré. Ici Prostetnic Vogon Jeltz, du Conseil de planification de l’hyperespace galactique, continua la voix. Comme vous le savez sans doute, les plans de développement des régions périphériques de la Galaxie requièrent la construction d’une voie express hyperspatiale à travers votre système solaire et, malencontreusement, votre planète fait partie de celles qu’on va devoir démolir. L’opération va prendre un peu moins de deux de vos minutes. Merci. »

 

« Chaque heure qui passe est une heure creuse. En particulier l’heure du déjeuner. »

« Je refuse de prouver que j’existe, dit Dieu, car prouver c’est renier la foi et sans foi, je ne suis plus rien.
- Pourtant, remarque l’Homme, le Babelfish en dit long sur le sujet, non ? Son évolution ne saurait être le seul fruit du hasard. Il prouve votre existence et donc, selon votre propre théorie, vous n’existez pas, C.Q.F.D.
- Sapristi, s’exclame Dieu. C’est que je n’avais pas pensé à ça !  » et sur-le-champ il disparaît dans une bouffée de logique.
« Bah c’était facile », dit l’Homme puis – en guise de rappel – il se met à prouver sur sa lancée que le noir est blanc et finit écrasé sur le premier passage pour piétons. »

« Lors d’une déclamation par le maître Grunthos le Flatulent de son poème intitulé « Ode à la boulette de mastic vert trouvée sous mon aisselle par un riant matin d’été », quatre de ses auditeurs devaient succomber à des hémorragies internes » 

 

« Ils traversèrent d’épaisses murailles sonores, des montagnes de pensées archaïques, des vallées de musique d’ambiance, des piles de mauvais quarts d’heure et de toquades futiles et puis soudains ils entendirent une voix de jeune fille. »

 

« Ils se posent bien entendu nombre de problèmes concernant la vie parmi lesquels les plus populaires sont : Pourquoi les gens naissent-ils ? Pourquoi meurent-ils ? Et pourquoi cherchent-ils dans l’intervalle à porter le plus souvent possible une montre à quartz numérique ?




 

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Enfin, je réponds au tag

21 Mars 2012, 11:25am

Publié par zazy

Je réponds enfin au tag de Loo et Livres d'un jour

 

Décris-toi :  Une vie française

Comment te sens-tu ? : La vagabonde

Décris-là où tu vis actuellement : L’immeuble Yacoubian

Si tu pouvais aller n’importe où, irais-tu ? : Gringoland

Ton meilleur ami est : Rosa Candida

Toi t tes amis vous êtes : Les invités

Comment est le temps ? Des vents contraires

Ton moment préféré de la journée : Accident nocturne

Ton animal préféré : Mon oursin et moi

Ton moyen de transport favori : Courir

Ta passion : L’érotique du tennis 

Le défaut qui t’horripile le plus : Vengeances

Le métier qui te fait rêver : La dentelière

Ton histoire d’amour : Et quoi encore !

Qu’est-ce que la vie pour toi : la stratégie du bouffon

Ta peur : Asile de fous

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner :  Il aurait dû passer la balle à Kougloff

Pensée du jour : ça va Jeeves ?

Comment aimerais-tu mourir : Sur le sable

La condition actuelle de mon âme : Très sage Héloïse

Ton rêve le plus cher : Le fabuleux héritage de l’Egypte

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Violette, j'ai le bourdon.....

20 Mars 2012, 17:59pm

Publié par zazy

Avec les beaux jours, je vais pouvoir m'adonner à ma passion des petite bestioles !!!!!

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C'est le printemps, les violettes embaument

 

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Herbjorg Wassmo - Cent ans

11 Mars 2012, 16:43pm

Publié par zazy

Cent ans

 

Cent ans

Herbjǿrg Wassmo

Traduitdu norvégien par Luce Hinsch

Gaïa Editions

558 pages

ISBN : 9782847201826

 

 

 

 

 

4ème de couverture :

 

Cent ans retrace la vie de plusieurs générations de femmes. Celle de Sara Susanne, de sa fille Elida, et de sa petite-fille, Hjørdis. On y découvre les hommes qu'elles ont voulus, ceux qu'elles ont eus et les nombreux enfants auxquels elles ont donné naissance. La petite Herbjørg, elle, appartient à la quatrième génération de la famille. Son histoire est celle d'une fillette qui se cache dans une grange pour échapper à son regard à lui. Elle possède un carnet et un crayon jaune qu'elle taille avec un petit canif. Sa seule issue est d'écrire pour mieux gommer les embûches trop tôt tendues par la vie. Et filer vers l'avenir comme on grimpe aux arbres pour approcher les oiseaux.

 

Biographie de Herbjǿrg Wassmo

Herbjørg Wassmo, née en Norvège en 1942, vit à Hihnöy, une petite île située au nord du Cercle polaire. Cette ancienne institutrice se consacre à la littérature depuis plus de vingt ans. Son œuvre, Le Livre de Dina, a été portée à l'écran par le réalisateur Ole Bornedal avec dans les rôles principaux Maria Bonnevie et Gérard Depardieu.Elle a reçu le prix Jean Monnet de littérature européenne du département de Charente1 en 1998.

 

Mon avis :

 

Cent ans, c’est le temps qui sépare la narratrice de son arrière grand-mère : Sara-Suzanne.

 

Ces femmes des îles Lofoten n’ont pas la vie rose c’est le moins que l’on puisse dire. Travailleuses, dures à l’ouvrage, d’un caractère fort et capable de passion. Herbjǿrg Wassmo,  en fait des femmes très attachantes.

 

Commençons par la doyenne. Sara-Suzanne, pour fuir la misère s’est mariée très jeune à Johannes Krog, jeune commerçant bègue et part vivre dans une des îles du Lofoten. Le commerce prospère. Le mariage de raison se transforme en une union féconde, amoureuse et voluptueuse. Un sacré caractère Sara-Suzanne, elle sait ce qu’elle veut et soutient son mari dans ses entreprises. Le pasteur la peindra sous la forme d’un ange sur un retable qui existe réellement.

 

Puis, nous avons Elida, fille de Sara. Elle fera un mariage d’amour en épousant, contre l’avis de sa mère, Frederik qui tombera malade. Elida l’emmènera à Kristinia, la capitale, pour essayer de le soigner et, se faisant, abandonnera ses enfants à des familles nourricières.

Ainsi Hjørdis sera laissée à 2 ans et ne rencontrera sa famille que vers l’âge de 6 ou 7 ans.

 

Elida et Hjørdis connaîtront les bouleversements de la modernité et les guerres.

 

La dernière, Herbjǿrg Wassmo, fille de Hjørdis  naîtra par une nuit de tempête et ne connaîtra pas les joies d’une famille aimante. Herbjǿrg  passera sa vie à essayer de Lui échapper, LUI, son géniteur de père. Elle n’aura de cesse d’écrire dans de petits carnets jaunes, toujours aux aguets. « Durant mon enfance et mon adolescence à Vesterålen, je tiens un journal dont le contenu est terrifiant. Si éhonté qu’il n’ doit tomber sous les yeux de personne ».

 

 

Cette biographie « arrangée », en effet, Sara-Suzanne n’est pas sa vraie aïeule, lui permet de parler de son enfance, de sortir enfin de la honte, de pouvoir l’affronter LUI.

 

C’est aussi un roman où soufflent le vent et la tempête omniprésents sur ses îles désolées où les hommes ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Pardon, je devrais dire où les femmes ne peuvent compter que sur elles-mêmes, les hommes étant en mer.

 

Un récit âpre mais attachant, Herbjørg Wassmo aime ses îles et cela se sent. Je l’ai trouvé un peu long par certains moments, alors je refermais le livres, passais à un autre et revenais vers ces femmes avec plaisir.

 

Quelques extraits :

 

« La honte. Pour moi, c’est au cœur du problème. La honte, j’ai toujours essayé de la camoufler, de l’esquiver ou d’y échapper. Ecrire des livres est en soi une honte difficile à cacher puisqu’elle est documentée de manière irréfutable. La honte y trouve son format, pour ainsi dire. »

 

« Durant mon enfance et mon adolescence à Vesterålen, je tiens un journal dont le contenu est terrifiant. Si éhonté qu’il ne  doit tomber sous les yeux de personne. »

 

« Celui qui raconte une histoire choisit ce qui lui convient de raconter. C’est ainsi que l’on peut enterrer les pires histoires de famille et que chacun doit repartir à zéro. »

 

« Dans ce livre je suis à la recherche de mes aïeules et de leur époux. Mais c’est une grande famille qui ne demande qu’à être découverte. Certains restent cachés, ou bien laissés dans l’ombre. Lui demande plus de labeur que les autres. Il écrase tout, il n’apporte que le chaos et l’obscurité. Il a le pouvoir de détruire la moindre fragile petite joie ou pensée positive. Ce n’est qu’après sa mort que je peux entreprendre la tâche essentielle, celle d’essayer de le considérer comme un être humain. »

 

« Ils étaient seuls dans l’église devant le retable. Bouleversant. Elle se reconnaissait, mais ce n’était pas elle. Absolument pas. Il l’avait faite tellement plus belle qu’elle ne l’était. Les couleurs chatoyaient vers elle avec une telle force qu’elle en eut les larmes aux yeux.  Elle ne savait qui dire pour l’exprimer. Personne ne lui avait appris les mots dont elle aurait besoin maintenant »

 

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Challenge livre-inter 2011

11 Mars 2012, 16:30pm

Publié par zazy

MichelFolon

 

Le challenge continue

Voici un petit état des lieux à voir ici

Vous qui venez pour la première fois, vous pouvez toujours participer et aller vers de très belles découvertes. J'ai été très rarement été déçue par les livres des lauréats

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Roger Jon ELLORY - Les Anonymes

9 Mars 2012, 22:10pm

Publié par zazy

Les Anonymes

 

Les Anonymes

Roger Jon Ellory

Traduction de l’anglais : Clément Baude

Editions SONATINE

689 pages

ISBN : 9782355840302

 

 

4ème de couverture :

 

Washington. Quatre meurtres. Quatre modes opératoires identiques. Tout laisse à penser qu'un serial killer est à l'œuvre. Enquête presque classique pour l'inspecteur Miller. Jusqu'au moment où il découvre qu'une des victimes vivait sous une fausse identité, fabriquée de toutes pièces. Qui était-elle réellement ? Ce qui semblait être une banale enquête de police prend alors une ampleur toute différente et va conduire Miller jusqu'aux secrets les mieux gardés du gouvernement américain.


Biographie de R.J. Ellory :


R-J Ellory est né en 1965. Après l'orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rythm'n'blues, avant de se tourner vers la photographie. Après Seul le silence et Vendetta, Les Anonymes est son troisième roman publié en France.

 

Mon avis :

Lors de mes promenades dans les blogues amis ou inconnus, je voyais souvent le nom de R.J. ELLORY, cela a fini par piquer ma curiosité et me voici avec « les Anonymes », un gros pavé, du solide. Dès la première page, je suis happée et il en sera ainsi jusqu’au mot fin. Je vous le redis, c’est du sérieux.

L’inspecteur Miller est chargé d’enquêter sur 4 cadavres exécutés de la même manière. Ces femmes ont été atrocement mutilées puis étranglées, chacune un ruban de couleur différente muni d’une étiquette vierge autour du cou. Apparemment, c’est l’œuvre d’un même homme, un serial killer. Seul le dernier est différent ; Catherine Sheridan a été tabassée post mortem. La visite de la maison de cette femme laisse perplexe Miller car rien ne la personnalise. Miller et son adjoint Roth (tiens, ces noms me disent quelque chose !) vont aller de découvertes bizarres en bizarreries. Mais, ne dévoilons pas….

Alternance de récit. Une voix anonyme s’exprime. Les premières lignes laissent à penser qu’il puisse s’agir d’un criminologue ou d’un policier, puis au fil de ces apartés, nous découvrons un agent de la CIA. Ses confessions, il s’agit bien de cela, font froid dans le dos. Il raconte son hameçonnage, son apprentissage puis son départ pour le Nicaragua et tout le reste. Intriguée, je suis allée vérifier sur Internet et la base de départ est véridique. Brrr !!! cela fait froid dans le dos.

Miller patauge, ne comprend plus rien. Une piste s’ouvre pour se refermer de suite. Pas d’identité, pas de trace, pas de paiement par carte, rien, nada, à en devenir fou. L’impression d’être suivi, épié le poursuit.

 

Comment et pourquoi ces femmes ont-elles changées d’identité ? Pourquoi étaient-elles seules ? Pourquoi personne n’a jamais réclamé leur corps ? Pourquoi tous ces verrous dès qu’il essaie d’ouvrir une piste ? Toutes ces questions, je me les pose avec Miller et Roth, je les suis dans leur enquête. Au fur et à mesure des confessions  j’ai l’impression que Miller se transforme en marionnette dont Robey (l’agent de la CIA) tire les ficelles pour arriver où ?

Rassurez-vous, je ne vous dévoilerai pas la suite, d’ailleurs j’en ai déjà trop dit.

 

Roger Jon Ellory m’a pris dans les nasses de ses lignes et je n’ai jamais pu m’en défaire… Je regrette un peu la fin convenue, mais nous sommes aux U.S.A....

 

Un bouquin que j’ai lu avec grand plaisir. Ellory est un bon conteur et sait très bien « confesser » et rendre le confessé sympathique. Sa base politique, sur les agissements de la CIA, est solide et documentée. Vraiment un bon bouquin

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Dans la prairie un grand cerf.... (2)

9 Mars 2012, 17:28pm

Publié par zazy

 

Une seconde fournée...

N'est-il pas beau et majestueux ce cerf ?

Joli troupeau !!!!

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Yoko Ogawa - La formule préférée du professeur

7 Mars 2012, 23:40pm

Publié par zazy

La Formule préférée du professeur

La formule préférée du professeur

De Yoko Ogawa

Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

Editions Acte Sud

247 pages

ISBN :  2742756515

 

 

4ème de couverture :

 

Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur... Un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte...


Biographie de Yoko Ogawa :


Yoko Ogawa a obtenu pour ce livre publié en 2004 au Japon le prix littéraire du Yomiuri, le premier grand prix des Libraires et, tout récemment, le prix de la Société des mathématiques pour avoir révélé au lecteur la beauté de cette discipline.

 

Mon avis :

 

Une mère célibataire, aide à domicile entre au service d’un vieil homme amnésique qui a une autonomie de mémoire de 80 minutes pas plus. C’était un brillant professeur de mathématiques et, maintenant, il gagne sa vie en faisant les concours de mathématiques de revues spécialisées, concours qu’il gagne toujours sans que cela le trouble le moins du monde.

Passionnés par les chiffres, cet homme va s’attacher au petit garçon de l’aide ménagère qu’il appellera Root et va l’initier à la beauté des nombres premiers, d’autant qu’il partage la passion du base-ball japonais.

 

Cette histoire de transmission du savoir m’a plus, au début, puis tout se gâte avec l’incursion  des chiffres, des nombres premiers, des mathématiques, du base-ball, des explications auxquelles je n’ai rien compris !  et là, je me suis vraiment ennuyée.

 

C’est une histoire douce et bien écrite, la plume de Yoko Ogawa est douce et limpide, mais, je me suis ennuyée et je le regrette, j’ai vraiment peiné à le finir, même si ces personnages étaient attachants.

Lu dans le cadre du challenge 2011-2012 de ârtage lecture et du challenge challenge-abc2012.jpg

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Dans la prairie un grand cerf....

1 Mars 2012, 21:30pm

Publié par zazy

Les joies d'une promenade à la campagne.... J'y suis retournée plusieurs fois pour les apercevoir. La première  je n'avais pas mon appareil.... quelle misère, ils étaient tout près !!!!

Pour vous Joël !

 

 

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Valérie Mrejen - L'agrume

27 Février 2012, 22:57pm

Publié par zazy

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L’Agrume
Valérie MREJEN
Editions ALLIA
77 PAGES
ISBN : 9782844850713


4ème de couverture

Nous étions assis sur un banc près des Halles, sous une espèce de pergola en bois. Il faisait bon. Il m'a dit je ne t'aime pas. La veille, il était arrivé une heure en retard au rendez-vous. J'étais devant la station d'essence de la porte d'Orléans à guetter les 4 L en espérant qu'il vienne. Il a fini par apparaître. J'avais envie de faire la tête mais la gaieté de le voir annulait tout. Ce n'était pas le moment de faire une remarque : déjà qu'il ne m'aimait pas beaucoup. J'ai juste relevé son manque de ponctualité sur le ton de la plaisanterie. Valérie Mréjen

Biographie de Valérie Mrejen (source Wikipedia) :

Valérie Mréjen, née en 1969 est une romancière, une plasticienne et une vidéaste française. Elle effectue ses études à l'École nationale supérieure d'arts de Cergy-Pontoise. Elle produit ses premières vidéos en 1997. Elle est produite par Charlotte Vincent, Aurora Films.

Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2002-20031. Elle a été, en 2001, invitée d'honneur de l'Oulipo.

Mon avis :

Le sens unique n’existe pas seulement dans le code de la route. En amour, cela fonctionne très bien si l’on en croit Valérie Mrejen. Amoureuse ( ?) de Bruno, alias l’Agrume, espèce de mec lui aussi à sens unique, très imbu de sa petite personne, soit-disant esthète et amateur d’agrumes pourris. Dès le début, il a fixé les règles de leur histoire : c’est moi qui commande, c’est moi qui dit quand, où, pourquoi… Les rendez-vous où il ne vient pas, les absences, le téléphone silencieux, l’attente interminable…. Rien ne lui sera épargné, la narratrice accepte tout le lot avec en prime l’ex-petite amie.

Chose bizarre, alors qu’elle nous parle de l’homme qu’elle aime, il n’y a aucun mot d’amour, rien qu’un rapport de faits. La construction du livre est faite de petits paragraphes. Elle écrit par petites touches très précises comme pour mieux disséquer son amour à sens unique.

Dès le début, nous sommes fixés :
« Nous étions assis sur un banc près des Halles, sous une espèce de pergola en bois. Il faisait bon. Il m’a dit je ne t’aime pas »

La fin est assez inattendue :

« A la scène du vaudeville en peignoir, j‘ai propos » que nous rompions. Il a tout de suite été d’accord.
Je m’étais attendue à une apocalypse. Qu’allait-il se passer ?
Je ne vous pas voir ça.
En fait, il ne se passa rien : le téléphona n’a plus sonné. Ça n’a pas été trop brutal comme transition. »

Les deux antagonistes sont aussi agaçants l’un que l’autre. Lui, par sa suffisance, sa lâcheté, sa petitesse ; elle par sa soumission. La force de Valérie Mrejen, est de nous donner une succession de faits, non des états d’âme et la banalité devient un bon livre.

Quelques extraits
« La première fois qu’il est venu chez moi, c’était en revenant de Tours. Il m’avait pris une boîte de macarons chez un pâtissier tourangeau. Nous sommes restés debout à nous embrasser au milieu du studio. Il était arrivé chez moi, avait réussi à trouver ma rue et apporté ces délicieux gâteaux. Bientôt, il m’a dit qu’il devait remettre un document à son frère aux environs de Jouy-en-Josas. Il est parti en promettant de revenir. Pendant ce temps, j’ai tournoyé en rond et admiré les macarons. Au bout d’un moment, je me suis mise à la fenêtre pour guetter sa voiture.
Il est revenu au bout d’une heure. J’ai pensé ouf. »
« La veille d’un jour passé, il m’avait dit qu’il m’appellerait. J’ai attendu. Je n’osais pas sortir. J’avais peur qu’il raccroche en trouvant le répondeur. Je suis restée chez moi, j’ai patienté non loin du téléphone en pleurant d’impatience. Il s’est mis à faire nuit. Je n’avais fait qu’attendre et espérer toute la journée. Peut-être était-il arrivé quelque chose? (Je me disais cela pour ne pas l’accuser). Je l’ai appelé vers 9h10. Puis vers neuf heures et quart. Tout à coup, il venait de rentrer. Il m’a dit : on est allés voir une exposition au Jeu de Paume. Il parlait gentiment mais avec une voix ferme. Il m’a promis de rappeler plus tard.
Avant ça, j’étais tombée sur elle au téléphone. Je ne me posais pas trop de questions. J’avais surtout demandé à parler à Bruno. »
« Une fois, il avait oublié un reste de couscous dans une cocotte minute avant de s'en aller trois jours. C'était moisi à son retour. Je me disais : comme il est attendrissant. Il a la tête ailleurs. Je trouvais les mouches drosophiles attendrissantes. »

 

J'ai lu ce livre dans le cadre de l'opération Exemplaires voyageurs d'Un éditeur se livre avec Allia

lancée par logo-libflybis et les Editions ALLIA que je remercie.

Autre son de cloche avec l'avis de Mimi

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