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ZAZY - mon blogue de lecture

Le mardi sur son 31 (4)

2 Mai 2012, 17:23pm

Publié par zazy

Ou plutôt..... le mercredi, car hier, c'était le 1er mai, fête du travail.... donc jen'ai pas travaillé et j'ai surtout oublié quenous étions mardi, comme d'habitude me direz-vous ???? et oui, les dates, les jours et moi sommes fâchés depuis fort longtemps.

"Ne t'inquiète pas, j'ai confiance en toi, Ricardo"

Page 31 de "Tours et détours de la vilaine fille" de Mario Vargas Llosa que j'ai terminé hier.

En prime, vous avez, juste avant, la chronique

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Mario Vargas Llosa - Tours et détours de la vilaine fille

2 Mai 2012, 13:01pm

Publié par zazy

Tours et détours de la vilaine fille

 

Tours et détours de la vilaine fille

Mario Vargas Llosa

Traduit de l’espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan

Editions Gallimard

405 pages

 

4ème de couverture :

Que de tours et de malices chez cette " vilaine fille ", toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le " bon garçon ". Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores " la petite Chilienne " allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Il n'est jamais facile d'écrire l'histoire d'une obsession. Mais la difficulté est encore plus grande quand il s'agit d'une obsession amoureuse et quand l'histoire que l'on raconte est celle d'une passion. Mario Vargas Llosa avait déjà affronté ce défi par le passé dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l'un de ses romans les plus populaires. Et voici qu'il le relève encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou.

 

 

J’ai retrouvé Mario Vargas Llosa avec le même plaisir que la première fois.

Ricardo va aimer une seule femme dans sa vie et quelle femme ! Il l’a connu, adolescente dans son quartier du Miraflores au Pérou, sous le joli prénom de Lily. Elle disparait pour réapparaître, apprentie guérilleros à Paris sous le pseudonyme d’Arlette. Son départ pour Cuba sonne le glas de leur idylle, mais c’est sans compter sur le hasard et, surtout, la plume de Vargas Llosa     . Mariée à un diplomate français, Madame Arnoux, tel est son nouveau nom deviendra ensuite Mme Richardson, femme d’un éleveur de chevaux richissime. Ricardo la retrouvera à nouveau, au Japon. Devenue maîtresse d’un riche homme d’affaires troubles, elle s’appelle Kukito, contrebandière de son état, enfin, selon ses dires.

Les point d’ancrage de ce livre sont l’amour sans commune mesure de Ricardo pour cette « vilaine fille » ainsi qu’il l’appelle et les mensonges de cette aventurière.

Avec cette trame, Vargas Llosa nous promène du Pérou à Paris, de Cuba à l’Angleterre, jusqu’au Japon  Ricardo, le « bon garçon » va suivre  la « vilaine fille » et Elle se raccrochera à lui pour sortir la tête de l’au jusqu’au prochain plongeon.

A chaque fois Ricardo retrouve sa belle  Chilienne, la console, la cajole…. Pour mieux la perdre, jusqu’a ce que la mort les sépare.

Il saura nous faire aimer cette femme belle, attirante, dotée d’une détermination sans faille mais vénale sans que Ricardo pâtisse, dans notre esprit, de son manque d’ambition et de son amour en bandoulière.

Tout comme Flaubert ou Maupassant, il sait rendre attirante une histoire simple et banale grâce à une écriture classique qui mêle aussi bien le romanesque que la peinture sociale et politique des périodes traversées, ses souvenirs d’enfance au Pérou.

Un très grand coup de cœur pour cette histoire racontée avec tant de brio et de maestria que j’ai dévorée avec gourmandise.

 

 

 

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Jean-Paul Belly - Matthieu le fils

30 Avril 2012, 16:29pm

Publié par zazy

mtthieu le fils

 

Matthieu le fils

Jean-Paul Belly

Editions les Joueurs d’Astres

129 pages

ISBN : 97823604

30109

 

4ème de couverture :

 

La lumière matinale éclairait le couloir du dolmen orienté vers le levant. Les éperviers miaulaient dans l’azur. Le feuillage des chênes rouvres luisait. Les cheveux d’ange ondulaient sur la lande.
— Tu n’es pas comme d’habitude, lui dit-elle, méfiante.
— Mais si, je t’assure ! répondit Matthieu.
— Allons, laisse-moi te regarder !
Matthieu le fils se prêtait de mauvaise grâce à cet examen et évitait de soutenir le regard de Jeanne.
— C’est donc ça ! Tu l’as vue ! Oui, tu l’as vue, la bête blanche !


Jean Paul Belly est le lauréat des 5èmes Gouttes d’Or du roman organisées par l’association Du souffle sous la plume.

 

Je remercie les Editions logo joueurs 150  et ârtage lecturequi m’ont permis de découvrir une nouvelle maison d’édition.

Nous sommes juste avant la seconde guerre mondiale dans le Causse Corrézien, un pays très beau et sauvage. Matthieu vit dans une ferme entre son père qui le bat comme plâtre et sa mère qui ne connait pas la tendresse.

Le seul plaisir de Matthieu est de parcourir Son Causse et retrouver sa maîtresse Jeanne la Bossue. Or, voici qu’un beau jour, il voit une biche blanche, hallucination qui se répètera et le déstabilisera.

Juste avant, Blanche, une jeune beauté du village de Nardaillac, qui n’avait pas froid aux yeux, est retrouvée morte dans des conditions affreuses, le cœur arraché. Qui l’a tuée ???  Peu de temps après, son père, se pend, le remord ????

C’est la trame de ce livre avec un très beau décor.

 

La description du bagne pour enfants de Saint-Andéol fait froid dans le dos et celle de l’abattoir où travaille le père de Matthieu est un bijou de réalisme. Mais cela ne m’a pas suffi car ce n'est pas un genre littéraire que j'apprécie beaucoup.

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Collectif : Vingt ans pour plus tard

30 Avril 2012, 16:01pm

Publié par zazy

Vingt Ans pour Plus Tard

Vingt ans pour plus tard

Ouvrage collectif

Théo Ananissoh, Hélène Gaudy, Frank Secka, Claude Rizzo, Azza Filali
EDITIONS ELYZAD
388 pages

ISBN9789973580160

 

 4ème de couverture :


Cinq écrivains réunis autour d'un mot : Adolescence. Cinq nouvelles inédites, autant de regards posés sur la Tunisie d'aujourd'hui, en contrastes et résonances.
Virginité, sexualité, port du voile, religion, perspectives d'immigration... Wael, Sarra et les autres nous révèlent leur mal-être, leurs secrets, leurs rêves, dans une société prise entre Orient et Occident.

De l'enquête au conte, un voyage en mots et en images pour nous livrer les facettes les plus intimes d'une génération en mutation.

 
 Biographie des auteurs

 Théo Ananissoh : originaire du Togo, il a enseigné le français et la littérature africaine francophone en France puis en Allemagne où il vit. Premier roman paru chez Gallimard intitulé Lisahohé en 2005. Le deuxième : Un reptile par habitant est sorti en 2007 chez le même éditeur.

 Hélène Gaudy : travaille à Paris dans l’édition. Son premier roman, Vues sur la mer (Les Impressions nouvelles) a été retenu dans la deuxième sélection du prix Médicis 2006. Elle écrit également pour la jeunesse, collabore à des ouvrages collectifs et participe à la revue littéraire Inculte.

 Frank Secka : Romans, contes et albums pour la jeunesse, photographie, graphisme, films d’animation… Le verrou, roman jeunesse en partenariat avec le collectif « Ni putes ni soumises », Le garçon modèle (éditions du Rouergue). Il vit à Paris. 

Claude Rizzo : originaire de Tunisie, il habite Nice depuis de nombreuses années. Il est l’auteur de  plusieurs ouvrages parmi lesquels Le Maltais de Bab el-Khadra (éditions Michel Lafon), Prix Maghreb/Méditerranée, Grand prix du Sénat. 

Azza Filali : elle est gastro-entérologue et vit à Tunis. Auteure de romans, nouvelles, essais, elle est considérée comme l’une des plumes importantes de Tunisie.

 

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Ces écrivains d’origines diverses reçus en résidence d’écriture en 2007 par l’Institut Français de Coopération en Tunisie radiographient la jeunesse tunisienne de 2007 et nous offrent des nouvelles très différentes dans leurs écritures et dans l’intérêt que j’y ai trouvé. 

Ils auront 20 ans… plus tard. Pour l’instant, ce sont des adolescents avec des problèmes d’adolescent tunisiens quelques peu différents des nôtres : la virginité des filles, une  sexualité dont on ne parle pas. Arrive de plus en plus souvent la question du voile et de la montée en force de la religion dans un pays laïque. Le respect dû aux parents  et les poids des traditions, les entravent dans le choix de leurs études et de leur vie future. Théo Ananissoh  nous les raconte

 

La nouvelle d’Hélène Gaudy m’a mise mal à l’aise. J’avais l’impression que ces jeunes filles formaient un cercle de plus en plus étroit autour Zeïneb pour l’étouffer et la faire entrer dans le rang, car une des leurs a disparu et c’était devenue son amie. Heureusement, les courses à pied de Zeïneb et Nour sont une bouffée d’oxygène et une libération, même temporaire.

 

Claude Rizzo nous parle de Yassine, fils de bonne famille, oisif qui, comme un passage initiatique, va retrouver les valeurs de la famille et trouvera sa voie pendant un job d’été dans un hôtel à touristes à Djerba. Le monde des vacanciers et des serveurs y est très bien dépeint, ainsi que l’envers du décor qui n’est pas doux pour les travailleurs saisonniers.

 

Quant au conte d’Azza Filali : « vie de miettes », il m’a enchantée, ravie. Il y a du Kirikou dans cette enfant espiègle intelligente, vive, rebelle beaucoup plus mure que sa mère qui ne regarde que les feuilletons débiles à la télévision…. Son amitié avec « Monsieur Miettes » un vagabond poète va lui ouvrir la voie à la liberté. Beaucoup de poésie dans ce conte, beaucoup d’espoir pour une vie plus libre avec des livres. Car pour Azza Filali, la liberté vient du livre : « le livre inutile »

C’est un véritable plaidoyer pour une culture sans frontière et un très beau conte sur la liberté.

 

 « - A la maison, il y a mes livres de classe, le code de la route et trois livres de cuisine de ma mère.
- Ceux-là ne sont pas des livres, juste des ustensiles, dit l’homme. Les vrais livres ne servent à rien, sauf à voir les choses comme elles devraient être.
- Parce que selon toi, elles devraient être comment les choses ?

La petite fille plissait les yeux mi-intéressée mi-méfiante.
- A l’envers, exactement à l’envers de ce qu’elles sont, répondit l’homme. »

 

« Au fait, j’aimerais voir tes livres, comme je n’ai jamais rencontré de livres inutiles….

L’homme balaya l’air de sa main comme pour chasser un malentendu.

De l’extérieur, ils ne paient pas de mine. Rien ne les distingue des autres ; leur inutilité est intérieure »

 

Nous découvrons que les adolescents, de quel pays qu’ils soient, connaissent tous cette période de mal-être, aggravée en Tunisie par le fait que les études n’ouvrent, le plus souvent, sur aucune perspective de travail.

En regard des évènements du « printemps tunisien », les adolescents réagiraient-ils de la même façon s’ils étaient interrogés maintenant ?

 

Un livre intéressant, mais inégal dans l’intérêt que j’y ai trouvé.

 

Je remercie beaucoup les Editions banner3 et logo-libflybispour ce partenariat. J’apprécie toujours autant la beauté et la qualité des ouvrages des Editions Elysad, le papier, la qualité d'impression... chapeau !

 

Voici ce qu'en pense Mimi  et Constance

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Le mardi sur son 31 (3)

25 Avril 2012, 12:54pm

Publié par zazy

Merci chères blogueuses, j'avais encore oublié quel jour nous étions !!!!!

Voici donc ma page 31:

"Les oranges sont douces, on les appelle des oranges-limes, les petites filles m'offrent des dattes blondes, moelleuse à la langue, et du thé."

 

Actuellement, je lis "les femmes au bain" de Leïla Sebbar et c'est la première phrase du chapitre "la bien-aimée".

Un livre plein de poésie.

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orchis en casque

24 Avril 2012, 21:22pm

Publié par zazy

 

J'ai arpenté un hectare de champs pour trouver 2 exemplaires de cet orchidée sauvage.

Dire que j'en avais une petite touffe juste à côté de la pelouse, mais ma chienne venant ventre à terre l'a saccagée !!!!

L'an passé, j'avais trouvé 3 pieds dans l'entourage immédiat et cette année, il n'y en avait qu'un seul.

Dans les bois, je devrais en trouver d'autres, je vais aller à la "chasse"

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Kari Hotakainen - La part de l'homme

23 Avril 2012, 20:46pm

Publié par zazy

La part de l'homme

La part de l’homme

Kari Hotakainen

Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail

Editions JC Lattès

285 pages

ISBN : 9782709635264

 

 

4ème de couverture :

7000 euros, c’est le prix auquel Salme Malmikunnas a vendu sa vie à un écrivain pour son nouveau roman. Salme, une ancienne mercière de 80 ans, se confie : le mutisme de son mari, le malheur de l’une de ses filles, le mariage de sa cadette, les succès commerciaux de son fils… Mais Salme raconte-t-elle vraiment tout ? Et l’écrivain se contente-t-il de relater son histoire ou prend-il possession de sa vie ? A travers  ce destin touchant Kari Hotakainen dresse le portrait tout en finesse d’une société finlandaise en proie au doute face aux dérives du libéralisme. Grâce à une belle galerie de personnages, il interroge avec son humour décalé le destin de l’homme moderne.

 

Biographie de l’auteur

Kari Hotakainen (né le 9 janvier 1957 à Pori, Finlande) est écrivain à temps plein (poésie, roman, théâtre) depuis 1996 après avoir été reporter et chroniqueur.

En 2002, Hotakainen a reçu le prix Finlandia; en 2004 le prix Nordic Council's Literature; et en 2006 le Nordic Drama Award. En 2011 « La part de l’homme » a reçu le prix du meilleur livre étranger décerné par Courrier International.


Mon avis :

 

Ce livre attendait sur une table de la bibliothèque. Je fus d’abord attirée par sa face boutonneuse ! Puis par le résumé. Et hop dans mon sac.

 

Attention, fréquenter un salon du livre peut s’avérer grave de conséquences !

Salme Malmikunnas en fera l’expérience en rencontrant l’Ecrivain à un salon du livre alors qu’elle accompagnait sa fille aînée. Non, elle ne s’est pas prise pour Faust et n’a pas vendu son âme à Méphisto, elle a seulement « vendu sa vie » ou plutôt, l’histoire vraie de sa vie, puisque lui, plus jeune, n’en avait pas. Salme, ancienne mercière va donc se raconter (mais pas tout), bien qu’elle sache que tout écrivain n’est pas digne de confiance et que celui-ci arrangera les confidences à sa sauce.

 

 

Salme, qui parait si naïve, est pleine de bon sens et sait faire preuve de subtilité lorsqu’elle envoie des cartes postales, apparemment sibylline à ces grands enfants. Un peu comme dans les Fables de la Fontaine, ses conclusions sont un conseil, une porte ouverte sur le futur « Nous récolterons la semaine prochaine nos pommes de terre nouvelles. Pensez-y. « Il faut aussi entendre ce que l’on tait. La récolte de pommes a été bonne, ton père a fait des confitures. Teko est aussi le bienvenu ».

 

A travers les enfants de Salme, Kari Hotakainen démoli certains préjugés que nous avons concernant les pays nordiques. Avec un humour grinçant, il dépeint les travers d’une société finnoise avec ses laissés pour compte, le racisme, le capitalisme, et l’immobilisme de ce pays voisin de l’URSS….

 

Un roman original, très humain, avec quelques longueurs (les malheurs des enfants de Selma), mais j’ai vite réalisé que ses fils et filles étaient un condensé de la vie des jeunes finlandais.

 

Un très bon livre profond qui montre les réalités de la vie finlandaise et par là, de notre monde du travail à l’heure de la mondialisation ainsi que le travail de l’écrivain face à une confession. Qui est le plus mercantile de l’écrivain ou de la mercière ?

 

Quelques extraits :

 

J’ai failli lui avouer ce que je pensais des écrivains et des histoires inventé »es, mais ça ne semblait plus très utile.

 

C’est là que l’écrivain m’a fait cette proposition.

Si je lui r&racontais ma vie, il me paierait cinq mille euros.

J’ai dû m’asseoir

J’étais un peu effrayée.

 

Je lui ai demandé à quoi ma vie pourrait bien lui servir. Il m’a expliqué que lui n’en avait pas et qu’il voulait écrire encore un livre.

 

Pendant tout le trajet de retour, dans le train, j’ai réfléchi à la vente de ma vie. Avais-je eu tort ou raison ? Dans notre mercerie, nous n’avions pas à nous poser ce genre de questions, parce que nous savions qu’avec de la laine, le client aurait un chandail et nous la différence entre le prix de gros et le prix de détail. Tout le monde y gagnait de rester au chaud.

 

L’écrivain m’a regardée dans les yeux et a dit allez-y, le magnéto tourne, donnez-moi votre vie.

Et je l’ai donnée.

J’ai tout raconté au magnétophone, exactement comme ça s’était passé.

 

Ma Helena !

Ne t’élève pas au-dessus des autres. L’air s’y fait rare et on a la tête qui tourne. Mange du beurre et bois du lait entier. Ou au pire demi-écrémé. Ne touche par à l’allégé, ou tu t’envoleras. Reste là où tu es. Comme une bûche. Mais ne t’abaisse par non plus. Ça ne ressemblerait à rien. Ton père a fait hier de la daube carélienne pour plusieurs jours. Penses-y.

Maman

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Marc Dugain - l'insomnie des étoiles

20 Avril 2012, 12:36pm

Publié par zazy

L'insomnie des étoiles

 

L’insomnie des étoiles

Marc Dugain

Editions Feryane (livres en gros caractères)

285 pages

ISBN : 9782840119944

 

4ème de couverture :

 

Automne 1945 – Les Alliés occupent l’Allemagne. Une compagnie de militaires français, emmenée par le Capitaine Louyre, se dirige vers le sud du pays où elle doit prendre ses quartiers.

Les soldats découvrent dans une ferme isolée une adolescente hirsute, qui vit là, seule, et le corps calciné d’un homme. Incapable de fournir la moindre explication, la jeune fille est mise aux arrêts.

Le capitaine Loyre s’acharnera à connaître la vérité sur l’affaire, certes mineure comparée aux désastres de la guerre, mais qui révèlera un secret autrement plus capital et terrifiant.

 

Biographie de Marc Dugain

 

Marc Dugain est né au Sénégal en 1957. Après des études de sciences politiques et en finance, il a exercé différentes fonctions dans la finance et le transport aérien avant de se consacrer à l’écriture.

La chambre des officiers, son premier roman paru en 1998, a reçu dix-huit prix littéraires. Après Campagne anglaise et Heureux comme Dieu en France, prix du meilleur roman français 2002 en Chine, il signe avec la Malédiction d’Edgar un portrait fascinant de J. Edgar. Hoover. Il a réalisé et porté à l’écran en 2010 Une exécution ordinaire, son cinquième roman.


Mon avis

 

Le titre m’a intriguée, alors j’ai recherché sur internet l’explication de Marc Dugain :

« Les étoiles, même mortes depuis quelques millions d'années, nous observent, comme jadis les dieux de l'Olympe » jolie métaphore. La 4ème de couverture a piqué ma curiosité, certains commentaires m’ont plu et je suis partie pour une belle lecture.

 

 

Nous sommes en automne 1945, l’unité française, commandée par le capitaine Louyre se demande ce qu’ils font dans ce coin reculé du sud de l’Allemagne où rien ne semble avoir bougé. Sauf qu’ils découvrent une jeune fille hagarde, Maria Richter, seule en compagnie d’un cadavre calciné caché au fond de la grange. Pourquoi Louyre décide-t-il de comprendre ce qui a pu se passer alors que l’horreur des camps se découvre tous les jours. Petit à petit, nous passons de quelque chose du particulier (le meurtre) à une horreur de lâcheté. Comme lorsque l’on jette un caillou dans l’eau, les cercles concentriques vont s’agrandir pour aller jusqu’au Mal.

 

Louyre, représentant de l’autorité victorieuse parait désabusé, pessimiste. Ce qu’il pressent puis découvre ne le rend pas triomphant mais amère. Il va mener son enquête, sans coup de gueule, mais avec détermination jusqu’à ce qu’il trouve ce qu’il pressentait. Par ses silences, ses questions, le capitaine amène les confidences des notables de ce gros village. Une étrange relation, toute intériorisée se noue entre cette jeune fille et le capitaine, comme si ils étaient la bouée de survie de l’autre.

 

Est-ce parce qu’il est astronome dans le civil que le Capitaine prendra tout son temps ? N’usera jamais de la force pour connaître la vérité sur cette jeune fille, sur ce qui s’est passé ? Sur cet hôpital désaffecté alors que l’Allemagne avait un grand besoins d’établissements sanitaires pour ces blessés ? Alors, le docteur Halfinger lui parlera de Clara Richter, la mère de Maria réduite au silence pour ces idées antihitlériennes.

 

Dans un style sobre, sans fioriture mais non dénué de poésie, Marc Dugain nous envoute et nous fait tourner les pages de ce livre. J’y ai découvert un pan  peu connu de la seconde guerre mondiale. Dans le village, il y a ce secret que l’on ne veut pas dévoiler, dont on ne désire pas parler. Louyre découvre le nazisme ordinaire dans ce village et Marc Dugain nous le conte fort bien.

 

Vraiment un très bon livre

 

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Cyril Massarotto - Dieu est un pote à moi

18 Avril 2012, 14:50pm

Publié par zazy

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Dieu est un pote à moi

Cyril Massarotto

XO Editions

233 pages

ISBN : 9782845633896

 

 

4ème de couverture

 

Il a trente ans, il est plutôt sympa et son meilleur ami, c’est Dieu. Très utile, surtout quand on rencontre la femme de sa vie, qu’elle est étudiante à la Sorbonne alors qu’on est… vendeur dans un sex-shop.

 

« En l’an zéro de cette histoire, je rencontre les deux personnes qui vont bouleverser ma vie : Dieu et Alice.

 

Dieu, c’est… Dieu : fascinant, omniscient, préoccupé par les hommes, attentif mais doté d’un sens du comique parfois surprenant !

 

Alice, c’est une étudiante en psycho, qui me fait chavirer dès qu’elle lève les yeux sur moi. L’amour avec Alice, c’est tellement rare, tel­le­ment fort qu’on l’apprécie à chaque instant et qu’on ne s’en remet jamais.

 

Et Dieu dans tout ça ? On parle, on rigole, on raisonne, on se dispute, mais il est là, toujours, même dans les moments les plus noirs. Dieu est un ami tellement formidable que j’en oublierais presque qui Il est.

 

Et pourtant, il faudra bien qu’Il réponde à cette question : pourquoi moi ? Pourquoi m’avoir choisi entre tous les hommes comme meilleur ami ? »

 

 

Mon avis :

 

Je partais et, au vu des circonstances de mon voyage, je voulais un livre drôle, un peu dérangeant et………………… je suis tombée sur un copain de Levy et Musso !!!!!

Le récit est émaillé de pseudo méditations sur l’homme, la religion, la vie….. Et je me suis ennuyée ferme (notez que je suis très polie !)

La 4ème de couverture le donne pour un roman hilarant sensible et juste, je n’y ai rien vu de tel

J’ai dû me le tartiner car je n’avais rien d’autre à lire.

Pas d’autres commentaires sinon que je n’aime pas du tout cette littérature et que je me suis faite avoir.


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Le mardi sur son 31 (2)

17 Avril 2012, 13:22pm

Publié par zazy

Toujours aussi plaisant à faire, le seul problème étant de ne pas oublier le..... mardi. Heureusement, en lisant mes mails, j'ai un petit rappel !!!! Justement, je suis à la page 31 du nouveau livre que je lis, ça tombe à pique  !

"-C'est donc ça ! Tu l'as vue ! Oui, tu l'as vue, la bête blanche ! "

Il s'agit du livre de Jean-Paul Belly : "Matthieu le fils", je remercie ârtage lecture et les logo_joueurs_150.jpg pour ce partenariat

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