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Radu Tuculescu - Mère-Vieille racontait

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Mère-vieille racontait

Je remercie les CaptureTitreNB1et les logo-Ginkgo editeur our ce partenariat.

 

Elle était Mère-Vieille pour sa petite-fille, la Dita, la vioque pour ses voisins. L’auteur se retrouve dépositaire des histoires racontées par Mère-Vieille. Seulement, elle qui n’est jamais allée à l’école, s’est mise à lire, Shakespeare, Boulgakov…. et, de temps à autre, ses souvenirs se mêlent avec ses lectures.

 

Ses souvenirs ne sont que truculences, beuveries, tromperies,  à la fois drôles et tragiques et ne sont pas sans rappeler Guy de Maupassant et…. Les vieilles histoires que racontaient nos grands-parents !

 

Un adage dit « soûl comme un polonais », mais là, on devrait dit « soûl comme un Transylvanien » !!! Tant les hommes usent de la ţuica et autres boissons alcoolisées. Les femmes ne sont pas en reste. La Margolili, accorte donzelle fait des ravages dans la gent masculine et dans les ménages de ce petit village. Elle sera comme le fil rouge dans ce livre. Bref, des histoires de boissons et de cul !!! Un véritable éloge à la sensualité féminine pour ne pas dire plus, certain mariage de 3 jours fut orgiaque et placé sous le signe de Dionysos !

 

Radu Tuculescu  décrit ce village déserté par les jeunes gens, partis travailler plus loin, uniquement habité par les vieux ou les tsiganes venus squatter les maisons vides et l’on ressent, lors de ses promenades,  cet abandon.

 

Les histoires sont répétitives, comme rabâchées par Mère-Vieille. Toujours les mêmes souvenirs qui reviennent comme des obsessions, avec de temps à autre, des informations complémentaires. Les histoires ressemblent au village, figées dans le temps.

 

C’est un livre dense, serré, tout comme  sa composition avec des chapitres à la queue-leu-leu, sans aération, dans la première partie. Cela a ajouté à la difficulté de lecture et fait que j’ai eu envie de le lâcher. Je le reposais donc pour quelques jours pour mieux le reprendre.

 

Je ne sais quoi dire au sujet de ce livre. Il m’a plu pas sa truculence, son appel au fantastique, comme l’histoire de ce gros chat. Par ailleurs, il m’a pesé par les mêmes histoires radotées.  Je n’ai pas compris le glossaire en fin du livre, explications d’expressions populaires, connues pour la plupart.


J'aurais aimé plus de descriptions sur la vie de ce village, la ferme collective.......

 

 

 

Quelques extraits : 

 A la ferme collective, elle avait soigné les bêtes, des cochons et des vaches, aux côtés de son Démitri. Dorénavant, sa grande passion c’’est la lecture.

 

Mes perplexités devaient de la réalité toute particulière incarnée par Mère-vieille elle-même et par le hameau de Petra. Un hameau en train de perdre son souffle.  Un hameau grouillant d’étranges histoires insensées, qui allaient me happer telle une toile d’araignée.

 

Ça ne nous gênait pas trop, qu’elle se fit culbuter  par autant de coquins que son croupion pût tenir, le chiendent c’est qu’elle s’était mise aussi à se frotter à des hommes mariés, on eût dit que ça la démangeait de la tête aux pieds, et qu’elle pût se gratter qu’avec des membres dressés … !

« Y aurait-il, de par ce vaste monde, des hommes qui jamais empestent la ţuica ? » La Marika de s’interroger à haute voix. « Papa empeste, l’amant empeste, le mari de même, le voisin à l’avenant… Des gueules de brandevin, tous autant qu’ils sont, au point qu’on saurait même plus les imaginer d’une autre façon. Embrasser une bouche propre, qui refoule plus de puanteurs… c’est comme se trouver au paradis ! »

 

Si certains personnages de ce livre sont un pur produit de mon imagination, moi-même ne pourrais-je pas être un produit de l’imagination de mère-vieille ?

La pleine lune est pour les non-humains… Elle peut en rendre fou pus d’un, quand on s’y attend le moins…

 

Un portillon troublant par son inutilité. Un portillon troublant de beauté, qui ne demande as à être ouvert, mais juste admiré. On passe outre en le contournant, sans le toucher surtout, tel un objet rare… Une image de la solitude orgueilleuse…

 

 

4ème de couverture :

Mère-vieille racontait est la " chronique d'une mort annoncée " : celle d'un hameau perdu de Transylvanie, qu'une " ancienne ", s'efforce de retarder en ressuscitant les vieilles  histoires, les vieux mystères…

Un étranger, visiteur de passage se trouve pris dans les rets de ce monde en marge du réel, d’autant plus que, devenue sur le tard une lectrice férue de grande littérature, "mère-vieille" mâtine les  véritables souvenirs d’indémêlables échos de  Boulgakov, d'Italo Calvino, et de bien d’autres.

 

Cet homme, alias le narrateur et l’auteur lui-même -se fera le dépositaire, puis le transmetteur de cet héritage, après la mort de la conteuse.

La plupart des protagonistes, de "mère-vieille racontait  ont bel et bien existé ou vivent encore…  

Evoquer Gabriel Garcia Marquez, n'est pas par fortuit : le roman de Radu  Tuculescu dégage le même air  à la fois local et universel. Il dépeint un monde rude aux lois ancestrales, un monde des hommes, en apparence, mais de fait subtilement gouverné par le principe féminin.

 

Biographie de Radu Tuculescu :

Radu Tuculescu (né 1 Janvier 1949 au Targu Mures ) est un romancier, dramaturge, traducteur, journaliste et directeur de théâtre Cluj. Petit-fils du peintre Grande John Tuculescu père Razvan romancier Tuculescu. Aujourd'hui est le premier producteur TVR . Radu Tuculescu est l'un des plus prestigieux de la génération des romanciers 80. Il a été honoré tout au long de sa carrière avec de nombreux prix nationaux, et depuis 2007 un succès et au-delà. Ses romans et des histoires anciennes mère four ont été publiés dans l'Autriche , à savoir la République tchèque . Toutefois, le "Jardin d'été ou les laisser se battre" chanson a été jouée pour la première fois dans Prague , Orfeus Théâtre le 29 Janvier 2008, connaît un succès important auprès des lecteurs et des critiques.

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