Le livre sans nom
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Le livre sans nom
Traduction Diniz Galhos
461 pages
Novembre 2010
4ème de couverture :
« Bourré de références pop, construit de telle sorte qu’on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui : de l’humour, de l’amour, de la vengeance, du sexe, de la violence
et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite ! » The Telegraph.
Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez ? Lisez Le Livre sans nom. À
vos risques et périls.
Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique ʺlivre sans nomʺ…
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un
monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !
« Plus on avance dans le livre, et plus une angoisse nous étreint : y aura-t-il assez de survivants dans l’histoire pour qu’on ait le plaisir de lire une suite ? » The Booklist
Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un
succès fulgurant.
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Lire un livre, c’est l’histoire d’une rencontre et selon l’humeur, ça passe ou ça casse. Avec le livre sans nom….. C’est passé et fort bien. N’ayant aucune référence cinématographique ni littéraire à ce sujet, je découvre ce livre recommandé par Violaine (notre charmante bibliothécaire).
Dès la première page, je monte mon propre film : le bar du Tapioca (référence aux divers coups de poings échangés et par conséquence dents tombées ????) sombre, glauque : Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. « Ses murs étaient jaunes, et pas d’un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. ». Les consommateurs : « Dans ce bar, personne n’aimait les inconnus. Les inconnus n’apportaient que des problèmes. On ne pouvait pas se fier à eux. »
Pour moi, cela devait se passer dans les années 60, cela seyait bien à ce bar de Santa Mondega, ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde !!! Surtout lorsque arrive un homme totalement encapuchonné, un inconnu bien sûr, et, ce qui devait arriver….. Les démons sont lâchés. Et oui, car il y a des démons, des vampires, des voleurs, des tueurs, un sosie d’Elvis, Terminator, des moines champions en arts martiaux, des cow-boys, des policiers dignes ou indignes de ce nom et beaucoup d’autres. Ah oui, il y a bien sûr, l’histoire d’amour, mais, même là…..
M. Anonyme nous fait changer le décor lorsque se présente l’inspecteur Miles Jensen « inspecteur en chef des enquêtes surnaturelles » mandaté par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique avec son ordinateur !
Voilà le melting-pot délirant dans lequel je plonge.
Outre la pléthore de « participants » l’action ne ralentit jamais, même pas le temps de reprendre son souffle. Le style direct et détaillé permet de bien visualiser les scènes. Un vrai travail de metteur en livre. Cela ferait un film de dingue, mais attention l’accumulation des scènes pourrait en faire un film de série Z.
Ça défouraille, ça tire, ça tue à chaque page et par lot, tant et si bien que je me suis demandée qui resterait à la fin…. Mais M. Anonyme a trouvé la parade pour avoir du vivant en fin de livre prêt pour le second opus.
L’auteur s’est lâché, a dû se régaler. Si vous cherchez un scénario une histoire bien ficelée, logique, lecteur, passe ton chemin. Si tu acceptes de te laisser porter des dialogues
et un vocabulaire fleuri (à minima), une histoire déjantée et sans logique alors, ne boude pas ton plaisir, fais comme moi et tu passeras un sacré bon moment.
Je vais attendre le manque afin ne pas perdre mon enthousiasme pour la lecture du second tome. Si je vous disais que je me moque de connaître l’identité de M. Anonymous ! Je pense même que cela me dérangerait.
J’oubliais, le livre sans nom dans le livre signe l’arrêt de mort de toute personne l’ayant lu. Vous vous ne risquez rien, sauf si vous êtes dans le livre sans nom dans le livre sans nom !!
Et oui, ça rend dingue un tel délire.
Voici l'interview de M. Anonyme parle journal d'Express : http://www.lexpress.fr/culture/livre/mr-anonymous-tous-les-editeurs-avaient-rejete-mon-manuscrit_960296.html
Sur ce, je vous souhaite une très bonne lecture jubilatoire.
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