Laurent GAUDE - Ouragan

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Laurent Gaudé, né le 6 juillet 1972 dans le 14e arrondissement de Paris, est un écrivain français lauréat du Prix Goncourt en 2004 pour son roman Le Soleil des Scorta.

Après une Maîtrise de lettres à l'Université Paris III , pour laquelle il a soutenu un mémoire intitulé Le thème du combat dans la dramaturgie contemporaine française, sous la direction de Michel Corvin (1994), puis un DEA à la même université, pour lequel il a soutenu un mémoire intitulé Le conflit dans le théâtre contemporain, sous la direction de Jean-Pierre Sarrazac (1998), Laurent Gaudé écrit pour la scène (1999).

Sa première pièce, Combat de possédés, paraît en 1999. Elle sera jouée en Allemagne et lue au Royal National Theatre de Londres. La seconde pièce de Laurent Gaudé, publiée en 2000, est Onysos le Furieux. Il s'agit d'un monologue épique, écrit en seulement 10 jours au printemps 1996. Laurent Gaudé a aussi écrit d'autres pièces de théâtre dont Cendres sur les mains, Médée Kali, ou encore Le Tigre bleu de l'Euphrate.

En 2002, La Mort du roi Tsongor, son deuxième roman, lui vaut d'être cité pour le Prix Goncourt et surtout d'être récompensé par le Prix Goncourt des lycéens et le Prix des libraires. Deux ans plus tard, il remporte le Prix Goncourt avec son roman Le Soleil des Scorta qui sera également un succès de librairie (80 000 exemplaires vendus entre la parution du roman et l'attribution du Prix Goncourt en 2004).


4ème de couverture :

 

A La Nouvelle-Orléans, alors qu'une terrible tempête est annoncée, la plupart des habitants fuient la ville. Ceux qui n'ont pu partir devront subir la fureur du ciel. Rendue à sa violence primordiale, la nature se déchaîne et confronte chacun à sa vérité intime : que reste-t-il en effet d'un homme au milieu du chaos, quand tout repère social ou moral s'est dissous dans la peur ? Seul dans sa voiture, Keanu fonce vers les quartiers dévastés, au cœur de la tourmente, en quête de Rose, qu'il a laissée derrière lui six ans plus tôt et qu'il doit retrouver pour, peut-être, donner un sens à son existence... Dans un saisissant décor d'apocalypse, Laurent Gaudé met en scène une dizaine de personnages qui se croisent ou se rencontrent. Leurs voix montent collectivement en un ample choral qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort. Roman ambitieux à l'écriture empathique et incantatoire, Ouragan mêle la gravité de la tragédie à la douceur bienfaisante de la fable pour exalter la fidélité, la fraternité, et l'émouvante beauté de ceux qui restent debout.

 

Ce que j'en pense :

 

Ainsi commence le roman : Moi, Joséphine Linc. Steelson, négresse depuis presque cent ans, j’ai ouvert la fenêtre ce matin, à l’heure où les autres dorment encore, j’ai humé l’air et j’ai dit : « ça sent la chienne »…..

 

Joséphine sent l’arrivée de Katarina qui dévastera La Nouvelle-Orléans.

 

L’ouragan frappe de plus en plus fort jusqu’à ce que les digues cèdent. Inexorablement l’eau monte…. Une poignée de prisonniers, abandonnés dans leurs cellules, se font la belle pour éviter la noyade, et ivres de la liberté retrouvée, vont abattre deux policiers. Un Révérend anglican, visiteur à la prison des précédents « entend » la voix de Dieu lui demandant de sauver ces pauvres gens, puis, la démence arrive et il est convaincu qu’il doit tuer !!!!  Rose, négresse accablée par le sort, s’enferme dans sa maison avec son fils Byron, « le fils de personne, sa vie d’amour raté », qui n’est à personne. La seule couleur rose de sa vie sera le retour de Keanu Burns, son unique amour qui l’a quittée brutalement.

 

Et l’eau monte, monte, le vent souffle, la ville se retrouve dans le noir. La peur et la folie s‘emparent de chacun, des vies sont fauchées. Tout explose, c’est l’apocalypse dans tous les sens du terme. Les alligators arrivent dans la ville. Les habitants de la Nouvelle-Orléans sont livrés à eux-mêmes et abandonnés des autorités.

 

L’écriture de Gaudé suit ce crescendo et l’on finit ce livre en haletant. Il nous donne plus à sentir la peur de tous ces naufragés, les odeurs du cloaque, des bayous… que des images de fin de monde.  

 

Gaudé donne à chacun de ses narrateurs un vocabulaire et un phrasé différent et celui de Joséphine, chargés de son histoire et de sa sagesse de centenaire, est un point de « repos » entre les autres. Tous ces personnages vont se croiser à un moment ou l’autre  pour le meilleur ou pour le pire.

 

C’est le premier « livre-catastrophe » que je lis et j’ai aimé l’écriture de Gaudé que j’avais rencontré avec « le soleil des Scorta ».

 

C’est un livre très fort, à la fois violent et superbe que je vous recommande de lire.

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M
<br /> <br /> Salut la belle, c'est Mia du forum Partage/Lecture !<br /> <br /> <br /> J'ai eu envie de venir voir les cigognes et je vois aussi que tu mets des critiques de livres, formidable !!<br /> <br /> <br /> Suite à ta critique je rajoute cet ouvrage à ma PAL.<br /> <br /> <br /> Je n'ai jamais lu Gaudé, se sera l'occasion !<br /> <br /> <br /> Je t'ai mis le lien de mon site, si tu souhaites prendre un petit bain Guadeloupéen, c'est avec plaisir, contact moi pour le mot de passe, bises !<br /> <br /> <br /> Mia.<br /> <br /> <br /> <br />
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Z
<br /> <br /> Avec plaisir Mia, je vais le rajouter sur mon blog !!!!<br /> <br /> <br /> Quant à Gaudé, j'aime bien et vais continuer un bout de chemin avec lui<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> très intéressant!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> autant le parcours  de cet homme que ta pensée sur le sujet.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> je ne le connaissais pas, merci de nous le faire  connaître.<br /> <br /> <br /> <br />
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Z
<br /> <br /> Merci Lilamande. Si tu le peux, lis le secret des Scorta !!!<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Sur le même sujet, j'avais préféré Zola Jackson.<br /> <br /> <br /> Ouragan, à mon gout manque de force de cohésion, de liant<br /> <br /> <br /> <br />
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Z
<br /> <br /> Je ne connais pas Zola Jackson, donc je ne peux faire de comparaison. Je pense que, à certains moments, le manque de liant exprime bien l'état mental des personnages<br /> <br /> <br /> <br />
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