Cécile Coulon - La langue des choses cachées
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La langue des choses cachées Cécile Coulon Editions L’Iconoclaste
La langue des choses cachées
Cécile Coulon
Editions L'Iconoclaste
Janvier 2024
134 pages
EAN : 9782378804046
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4ème de couverture :
À la tombée du jour, un jeune guérisseur se rend dans un village reculé. Sa mère lui a toujours dit : " Ne laisse jamais de traces de ton passage. " Il obéit toujours à sa mère. Sauf cette nuit-là.
Cécile Coulon explore dans ce roman des thèmes universels : la force poétique de la nature et la noirceur des hommes. Elle est l'autrice de Une bête au Paradis, Prix littéraire du Monde, Trois saisons d'orage, prix des Libraires, et du recueil de poèmes Les Ronces, prix Apollinaire.
Avec La Langue des choses cachées, ses talents de romancière et de poétesse se mêlent dans une œuvre littéraire exceptionnelle. Ils ont appris, très tôt, la langue des choses cachées
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Dans un coin perdu qui pourrait se situer en Auvergne, dans le Morvan ou les Vosges, un jeune homme arrive dans le hameau « Le Fond du Puits », tout un programme. Le Fond du Puits porte bien son nom, situé au creux d’une vallée, ce village ne voit pas le soleil et paraît étouffé à l’abri du regard des autres. Il faut vraiment le vouloir pour s’y rendre.Une marche à pieds que sa mère ne peut plus faire. Alors, c’est à lui qu’incombe la charge d’aider… C’est sa première fois
« Sa mère, âgée, ne quittait plus leur maison, à trente kilomètres. Quand on l’avait appelée, cette fois-ci elle s’était tournée vers son fils et il avait compris. Il prenait son tour. Il faisait suite ».
Il est accueilli à l’entrée du village par un prêtre qui l’emmène dans la maison de l’enfant malade. Sur le chemin il sent et voit des choses violentes. Dans la maison, il perçoit tous les viols et violences qui s’y sont déroulés avant de rencontrer le père, une brute épaisse aux épaules rouges et l’enfant malade. Là, il découvre la noirceur des hommes, la violence d’un homme.
La nuit, de retour au presbytère, un jeune enfant vient le solliciter. En y allant, il viole un des préceptes de sa mère, il s’occupe d’un second cas. Il enfreindra une seconde fois les règles non écrites.
Le fils comme la mère, pratiquent le langage des choses cachées ressentent dans leurs corps le langage des autres corps, le récit de tout ce qui s’est passé. Le village a son langage caché face à la brute épaisse aux épaules rouges. Le Fils qui, de par son rôle, ne doit pas laisser de traces de son passage, laisse une trace qui change le village. Sa jeunesse lui demande de se révolter, une voix ou voie « vierge des ordres de la Mère, ignorante de l’équilibre des hommes, pure de toute parole humaine, de tout commandement divin, cette voix souffle que ce n’est pas juste. Il ne sait pas exactement pourquoi il pense cela, mais ce n’est pas juste que les vies continuent ainsi, au Fond du Puits »
Le fils « pense avoir le don de l’équilibre. Il réajuste, répare, range les villages et les maisons, il trie, il compense, il égalise les peines et les soupçons. C’est là son pouvoir : harmoniser la cruauté »
Cécile Coulon offre un nouvel éventail de son talent avec ce conte à l’atmosphère aussi envoûtante qu’inquiétante où le paysage joue un très grand rôle ; Je n’ai pas pu lâcher le livre avant la dernière page. Merci Cécile Coulon pour ce conte triste et noir si envoûtant et poétique
