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INOUE HISASHI - La Bedondaine des tanukis

 

La Bedondaine des tanukis

Inoué Hisashi

Traduction Jacques Lalloz

Editions Zulma

Octobre 2025

512 pages

ISBN : 9791038704039

 

4ème de couverture :

À l’époque des shôguns Tokugawa, dans le comté d’Awa, riche de son monopole sur la production d’indigo. Le maître teinturier Yamatoya Moémon, qui en détient le secret, vient de sauver la vie d’un tanuki. Aussi, lorsque l’infâme intendant du gouverneur le menace d’enlever sa fille Omiyo, le redevable tanuki accourt pour lui porter secours – et se transforme en son jeune employé, sous le nom de Chôkichi. Omiyo tombe raide amoureuse de Chôkichi, qui partage sa flamme. Mais le « jeune homme » bien sous tous rapports garde ses distances ; et pour cause : un tanuki ne peut s’unir avec une humaine, sous peine de causer sa mort. Une seule issue pour Chôkichi : s’inscrire à l’université Tanuki pour y décrocher le grade le plus élevé de son espèce, qui l’autorisera à se transformer en humain. Entre joute de mystifications, concours de mégapatalouffes et match de pelball contre les renards, bien des épreuves l’attendent…

Pompoko pon ! Épopée euphorique et roman d’aventures extravagant, La Bedondaine des tankiste transcende les meilleurs films d’animation japonais. Inoue Hisashi est un magicien hors pair.

L’auteur (site de la maison d’édition) :

INOUE Hisashi (1934-2010) écrit d’abord des sketches de cabaret, avant d’opter pour une forme plus touffue, un style plein de fantaisie, allant jusqu’au fantastique et la science-fiction. Maître du divertissement populaire, INOUE Hisashi fut aussi un ardent militant antinucléaire et pacifiste. Il lance en 2004 un mouvement de défense de la Constitution pacifiste du Japon avec d’autres intellectuels comme le Prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe.

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Le titre m’a de suite attirée, je sentais que ce livre était pou moi, la 4ème de couverture a confirmé. Bon et bien, au lit pour un dépaysement total !

Pourtant, cela commence très mal. Hamashima Shôbei, intendant général en charge du contrôle de la production locale d’indigo, vient d'informer Yamatoya Moémon, teinturier, spécialisé dans l’indigo, qu’il voulait prendre sa fille Omiyo, non pas pour épouse légitime, mais comme concubine, ce qui convient mieux à la lubricité du personnage. « Je vous fais donc la proposition que voici : accepteriez-vous de me confier votre Omiyo pendant quelques temps ? Moyennant quoi, pardonnez-moi l’expression, je vous exempte de toute contribution durant qu’elle sera à mes côtés »

Le retour à la maison n’est point gai. Lorsqu’il s’engage sur le pont, Yamatoya se retrouve le cul dans la rivière,alors qu’il n’est pas ivre du tout… Oui, mais voilà, il y a des tankiste partout dans la région et ces petits animaux adorent les facéties plus ou moins de bon goût. Ils ont la faculté de se transformer en n’importe quoi ou qui et ne s’en privent pas.

C’est tombé sur le brave teinturier qui doit s’arrêter chez des paysans pour se sécher. Là, une scène adorable m’attend. Malgré ses déboires, il rachète le tanuki que ces braves gens veulent faire f

rôtir, parce que, oui, la viande est bonne une fois bien cuite. Tout ça parce qu’il a vu deux tankiste avec les yeux larmoyants. Grand bien lui fasse ! Le petit libéré s’en va rejoindre la famille. Un moment de joie. Les tankiste, en retour, vont lui rendre un fiéffé service.

Chez le maître teinturier se présente un homme pour remplacer le comptable malade, avec lettre de recommandation dudit comptable. Bon, et bien affaire conclue.

Ce qui n’était pas prévu c’est que Chôkichi (le comptable) et Omiyo tombent amoureux…. Une affaire qui pourrait ravir le père… Mais, car il y a un mais, un MAIS majuscule. Chôkichi est également connu sous le nom de Shôshô car c’est un tanuki et qu’un tanuki ne peut épouser une fille d’humains sous peine de la voir mourir au bout de quelques semaines, c’est la sanction.

Quelle tristesse !! Mais, rassurez-vous,il y a une petite possibilité bien dans les cordes de l’intelligence et la clairvoyance de Chôkichi-Chôshô.

Et en avant pour une histoire, un conte, que dis-je, une farce où se mêlent intrigues, joutes verbales et physiques, métamorphoses, quiproquos, pitreries en tout genre. Le match de pelball, le jeu de la meilleure mystification-transformation.  La description physique des tanukis vaut son pesant de... tatamis ! Dessous, au fil des chapitres, il y a une jolie critique de la société. Les renards sont les méchants qui ne respectent pas les règles et les tanukis les gentils avec leur déontologie. Tout est codé comme je perçois la société japonaise.

C’est tout de même un roman exigeant. Les noms japonnais demandent un effort, tout comme la civilisation nippone que je ne connais pas du tout. Les digressions sont nombreuses, mais cela vaut le coup de continuer la lecture, car c’est un livre réjouissant, surprenant. Surtout ne pas craindre le dépaysement, l’imaginaire en est la source première.

J’avais besoin de ce dépaysement, de cette farce et je remercie Babelio qui a sélectionné mon choix lors de la dernière Masse Critique ainsi que les Editions Zulma reconnues pour la qualité de leur direction éditoriale.

Encore merci pour ce voyage au pays des tanukis que l’on appellent, chez nous, les chiens viverrins.

C’est un coup de joie. 

 

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V
Une magnifique découverte, on dirait bien. Je note aussi. J'adore ce "coup de joie" :)
Répondre
Z
oui et cela fait un bien fou
V
"épopée euphorique"!? ça a l'air on ne peut plus original...
Répondre
Z
Désolée pour le retard.. Oui, une "joyeuseté"
A
Extravagante cette histoire en effet et assez inventive aussi dans le vocabulaire et l'univers décrit. Si je le croise, je n'hésiterai pas à me lancer.
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Z
une lecture qui m'a fait sourire
M
Tu me donnes très envie de le lire et je ne connais pas du tout cet auteur "engagé". En plus il est dans ma médiathèque, ce qui est une belle surprise pour moi...Merci pour ta chronique qui titille ma curiosité sur les tanukis que je rapprochais plus des ratons laveurs que des chiens !
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Z
Je vais bien. Je viens d'avoir la dernière séance avant un tep scan
M
Je viens de l'emprunter en médiathèque, grâce à toi je vais pouvoir le lire mais le temps que, et que je rédige ma chronique ce sera pour l'année prochaine maintenant...Merci de nous donner envie. J'espère que tu vas bien...
Z
Et pourtant, ce sont des chiens !! Une jolie sruprise pour moi que ce livre
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