Edward Abbey - Le gang de la clef à molette

 

Le gang de la clef à molette

Edward Abbey

Traduction Pierre Guillaumin

Editions Gallmeister

Janvier 2006

487 pages

ISBN : 9782351780022

 

4ème de couverture :

Révoltés de voir le somptueux désert de l'Ouest défiguré par les grandes firmes industrielles, quatre insoumis décident d'entrer en lutte contre la " Machine ". Un vétéran du Vietnam accroc à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa superbe maîtresse et un mormon, nostalgique et polygame commencent à détruire ponts, routes et voies ferrées qui balafrent le désert. Armés de simples clefs à molettes -et de dynamite- nos héros écologistes vont devoir affronter les représentants de l'ordre et de la morale lancés à leur poursuite. Commence alors une longue traque dans le désert. Dénonciation cinglante du monde industriel moderne, hommage appuyé à la nature sauvage et hymne à la désobéissance civile, ce livre subversif à la verve tragi-comique sans égale est le grand roman épique de l'Ouest américain. Ce classique, vendu à des millions d'exemplaires depuis sa parution au milieu des années 70, est devenu la bible d'une écologie militante et toujours pacifique... ou presque.

L’auteur (site de la maison d’édition) :

Edward Abbey (1927-1989) est né dans la ville d'Indiana, en Pennsylvanie, le 29 janvier 1927. En 1944, à l'âge de dix-sept ans, il quitte la ferme familiale pour traverser les États-Unis en stop et partir à la découverte de l'Ouest américain. C'est alors qu'il tombe fou amoureux du désert, d'un amour qui l'animera toute sa vie.

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Quel nom de gang !! Je pourrais presque les appeler les Pieds Nickelés (que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître) tant les membres sont différents, mal assortis et savoureux

En effet, le quatuor est plus que disparate. Honneur au plus « sérieux », enfin théoriquement. Doc Sarvis, chirurgien de son état, doux rêveur, financier du gang de la clef à molette, la cinquantaine suivi de Bonnie Abzug sa compagne-secrétaire-infirmière avec qui il vit et dont il est amoureux lucidement (je le verrai plus tard dans ma lecture). S’ajoute un agriculteur polygame, qui fait le guide touristique sur le fleuve, un GI, ancien prisonnier du Vietkong, le troisième autre qui rêve de dézinguer tout ce qui détruit SA nature. Ce besoin, cette urgence de redonner à la nature sa vraie place est la clef (pas à molettes) de leurs agissements.

Bien sûr, ils sont tous déjantés et m’ont offert un itinéraire « destruction des ouvrages d’art » absolument déjanté. Tout ceci pour sauvegarder le grand fleuve Colorado, qu’il redevienne le grand fleuve sauvage d'avant l’invasion touristique, l’exploitation minière et tout ce qui s’ensuit.

Petit rappel, nous sommes en 1977… La question du réchauffement, de l’industrialisation à outrance des terres agricoles et vierges ne datent pas des années 2000 !!

Le gang a donc décidé d’agir, le téléphone portable n’est pas à son apogée, la surveillance est lâche, que voulez-vous, les américains croient au progrès et veulent (surtout ceux qui en retires un pognon fou) absolument pouvoir aller où ils veulent en 4 roues motrices ou pas et en chaussons.

Edward Abbey, très méticuleux dans ses descriptions, a écrit un road-moovie, limite polar totalement déjanté. J‘ai rigolé de certaines situations quasi burlesques, comme lorsqu’ils s’amusent à conduire les engins et les basculer dans le ravin, je sais, ce n’est pas drôle… Mais

Un livre écolo-burlesque aux réparties époustouflantes pour certaines, mais également une réflexion sur ce que le pognon fait de l’Amérique, de la destruction programmée, pour le bien de la nation des grands espaces, de la civilisation, sur les grands espaces américains encore « sauvages ».

Un très bon moment de lecture désopilant mais pas que

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A
Un auteur chouchou de Keisha ! je l'ai noté depuis longtemps, mais je n'ai pas encore réussi à le caser dans mes lectures.
Répondre
Z
Il m'attendait depuis longtemps et puis, un jour, je l'ai sorti de son purgatoire.... Je ne le regrette pas.
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