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ZAZY - mon blogue de lecture

Articles avec #editions heloise d'ormesson

Collectif - Nouvelles d'ados

3 Mars 2017, 22:25pm

Publié par zazy

Nouvelles d’ados

Collectif

Editions Héloïse d’Ormesson

 

128 pages

novembre 2016

ISBN : 9782350873886

 

4ème de couverture :

Êtes-vous prêt(e) à embarquer pour des aventures qui vous transportent à travers les siècles et les continents ? Plongez dans ces nouvelles et découvrez la naissance d’un grand écrivain dans le San Francisco du XIXe, l’âme d’un violon exilé à New York, une famille fuyant les bombes en Syrie, ou encore un univers où les émotions sont des algorithmes.

D’une ville futuriste à un vol transatlantique, les histoires de Solène, Ysaline, Clara, Zoé, Irène et Estelle ouvrent une fenêtre sur les rêves et les préoccupations d’une génération qui a conscience des troubles du monde mais l’espoir chevillé au corps.

Le prix Clara, dont le jury, sous la présidence d’Eric Orsenna, est composé de douze personnalités du monde des lettres et de l’édition, a couronné cinq adolescentes, il n’y a aucun garçon pour leurs nouvelles.

J’étais à la fois curieuse et peureuse juste avant d’ouvrir ce livre. Curieuse de connaître le monde de ces jeunes filles et peur de leur, peut-être mièvrerie. Las !! La curiosité, en ce cas, n’est pas un vilain défaut. Quelle belle surprise !

Bien que différentes, les nouvelles ont en commun une belle écriture, une certaine maturité, de l’inventivité, de l’émotion, de l’espoir.

La maison de Clara Albert a une âme qu’elle nous dépeint dans « On n’entend que ce qu’on écoute ». Oui, une maison est pleine de l’âme de ses habitants, même lorsqu’ILS sont partis. Elle participe à la construction d’en enfant.

Zoé Baum a eu la riche idée  de la cascade dans sa nouvelle « Eclats de vie ». Chaque personnage passe le relais à un autre pour former l’histoire,  jusqu’à….

Ysaline Bortone-Bouvet met en scène des intelligences artificielles dont tout sentiment est banni de leurs capteurs. Nelly003 ne serait-elle pas en danger ? « Terre-happy » pour une thérapie ?

« La fuite » d’Estelle Desjardins m’émeut par son réalisme, sa connexion à la réalité actuelle. En peu de mots, elle parle du désespoir de ces familles fuyant la mort pour un espoir peut-être aléatoire.

« J’aimerais bien être un superbe météore ». Irène Rodriguez a fait beaucoup de recherches  sur Jack London (elle tient d’ailleurs un blogue sur cet écrivain) et nous romance ses débuts d’auteurs. Il écrit son premier livre en répondant à une petite annonce sur un journal, comme elle a répondu au concours de nouvelles.

Kolnidre où l’histoire d’un violon et d’une petite fille sauvée de la gueule de l’ogre hitlérien et leur renaissance aux USA.

Mesdemoiselles, chapeau bas.

Livre gagné lors d’un tirage au sort organisé par lecteurs.com que je remercie, tout comme Les Editions Héloïse d'Ormesson qui publient ces recueils de nouvelles depuis sa création. J’ai trouvé la couverture du recueil de cette année très élégante.

 

 

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Sarah Léon - Wanderer

25 Avril 2016, 09:13am

Publié par zazy

 

Wanderer

Sarah Léon

Editions Eloïse d’Ormesson

176 pages

mars 2016

ISBN : 9782350873572

 

4ème de couverture :

Compositeur et maître de musique, Hermin vit retiré dans les confins du Bourbonnais, absorbé par l’écriture d’un Hommage à Schubert. Mais par une rude soirée de janvier, sa studieuse quiétude est interrompue. Son ancien élève, Lenny, pianiste prodige, vient mystérieusement frapper à sa porte. Les deux hommes se retrouvent alors confrontés aux fantômes de leur passé – entre osmose musicale, aveuglement et attente d’une révélation.

Porté par une mélodie schubertienne, Wanderer est un roman d’une délicatesse rare, un adagio crépusculaire au cœur de l’hiver, une ode subtile au romantisme allemand.

 

L’auteur (site de l’éditeur) :

Née en 1995, Sarah Léon est élève à l’École normale supérieure de Paris où elle étudie les lettres et la musicologie. Elle est lauréate du Prix Clara en 2012 avec sa nouvelle « Mon Alban ».

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Hermin s’est retiré aux confins du Bourbonnais, vers Arfeuilles, pour composer une œuvre musicale hommage à Schubert. Nous sommes un soir de janvier, inhospitalier comme de juste en cette région, lorsque Lenny, pianiste prodige, débarque à l’improviste. Lenny ? oui, son protégé, celui a qui il a appris le piano une dizaine d’années auparavant, celui à qui il a presque tout sacrifié, celui qui a disparu du jour au lendemain. Pourquoi ce retour ?

Dans la petite maison, la cohabitation est difficile, l’atmosphère pesante, lourde, emplie de silences, de non-dits. Les souvenirs surgissent sans pour autant éclairer les raisons du retour de Lenny. La composition en miroir avec les dix années d’écart permet de comprendre petit à petit, pianissimo, l’histoire d’Hermin et Lenny, leur amitié si particulière.

Sarah Léon prend à pleine plume tous les poncifs du romantisme allemand : les éléments, les secrets, l’amour inavoué, les sentiments exacerbés, le lyrisme... pour servir son texte. La musique de Schubert omniprésente, les vers des poèmes lyriques ajoutent à la tragédie. Il a du Werther chez Lenny. L‘hiver, le vent, les tempêtes de neige, font écho aux tourments des deux amis. Un trio amoureux (dont la musique), une tragédie romantique servis par une écriture musicale, fine sensible. Un très bon premier roman qui se déguste et un auteur à suivre qui m’a donné le goût de replonger dans Schubert.

Livre lu comme membre du jury du prix L'express BFMTV2016

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Sylvie Yvert - Mousseline la Sérieuse

25 Mars 2016, 14:46pm

Publié par zazy

 

Mousseline la Sérieuse

Sylvie Yvert

Editions Héloïse d’Ormesson

336 pages

janvier 2016

ISBN : 9782350873466

 

4ème de couverture :

Venise, 1850. La duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, entreprend, au couchant de sa vie, de raconter la singulière histoire qui est la sienne.

Née en 1778, la jeune princesse mène une enfance heureuse au château de Versailles. Mais le 14 juillet 1789, son univers bascule dans les ténèbres de la nuit révolutionnaire. Commence alors pour Marie-Thérèse Charlotte de France un parcours tragique. Son père, sa mère, sa tante sont décapités ; son dernier frère, Louis XVII, meurt peu après. Unique survivante du Temple, son avenir sera ponctué de deuils, d’exils et de trop éphémères bonheurs.

D’une plume délicate et poignante, Sylvie Yvert se glisse dans les pas de Madame Royale et donne voix à cette femme au destin hors du commun qui traversa les événements avec fierté et détermination. Une plongée dans cette histoire de France que nous croyons connaître.

L'auteur (site de l'éditeur) :

Née à Paris, Sylvie Yvert a été chargée de mission au Quai d’Orsay puis au ministère de l’Intérieur avant de se consacrer à la photographie. En 2008, elle publie Ceci n’est pas de la littérature, recueil de critiques littéraires, aux éditions du Rocher.

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Ce récit imaginaire, écrit à la première personne raconte l’histoire de celle que sa mère appelait Mousseline la sérieuse et de la famille Royale dès les débuts de la révolution. Une vie hors du commun, chaotique, douloureux, un destin d’exception.

Trois ans, quatre mois et cinq jours dans la prison du Temple, dont une année seule et isolée ; c’est le temps que Marie-Thérèse, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette est restée enfermée dans la prison du Temple. Elle verra partir à la guillotine ses parents, mourir son petit frère. Libérée, exilée en Autriche, puis en Russie, en Angleterre, elle épouse le Duc d’Angoulême, sera même reine de France l’espace de quelques instants. Une fresque historique subtilement écrite.

Pour faire des photos, il faut se mettre à hauteur du sujet ; C’est le parti pris de Sylvie Yvert. J’ai lu ce livre à hauteur des yeux de Marie-Thérèse. Plongée dans les ténèbres et l’horreur de la révolution, la famille royale vivra un atroce calvaire. Autant de cruauté parait inimaginable, bien que rien n’ait changé de par le monde actuel. J’ai aimé la dignité de Marie-Thérèse qui pardonne à la France, comme son père lui en a fait la prière.

Quelques longueurs et, surtout, une première partie très importante, l’émotion y est très présente, trop ? J’aurais aimé qu’après son départ du temple, le récit soit plus développé.

D’une écriture fine, délicate en adéquation avec le style de l’époque, sans que ce soit ampoulé, Sylvie Yvert nous offre une leçon de courage et d’histoire.

Livre lu en qualité de membre du jury prix des lecteurs 2016 l'Express BFMTV

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