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ZAZY - mon blogue de lecture

Articles avec #bd

Pénélope Bajieu - Joséphine

8 Février 2017, 15:11pm

Publié par zazy

Joséphine

Pénélope Bagieu

Editions Jean-Paul Gausewitch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joséphine change de camp

Pénélope Bagieu

Editions Jean-Paul Gausewitch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trentenaire, blonde, très « fille », célibataire, pas trop bien dans sa peau de bien en chair, Joséphine vit avec Bradpitt, son chat. Souvent à côté de la plaque, elle essuie les blagues, les réflexions, les sarcasmes de son entourage au boulot, de sa sœur, mariée-mère-de-deux-enfants. Bref, Bridget Jones en bande dessinée. Heureusement, elle  peut compter sur Rose.

Des péripéties que toute fille a connu à un moment ou un autre, quel que soit l’âge et je sais de quoi je parle !

Les dessins sont marrants, bien troussés. Quelques fois un peu exagéré, mais si peu ! J’ai souri et même plus.

Deux albums aussi pétillants que des coupes de champagne, j’ai adoré

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Patrick Modiano - Dominique Zehrfuss - Une aventue de Choura

8 Février 2017, 14:46pm

Publié par zazy

Une aventure de Choura

Texte Patrick Modiano

Dessins Dominique Zehrfuss

Editons Gallimard

Septembre 1986

 

4ème de couverture

Voici Choura, labrador aux yeux bleus, qui s’ennuie chez ses maîtres et qui est un chien romantique. C’est aussi un chien qui ne doute de rien, et c’est pourquoi, probablement, à cause d’un livre et d’un film, sa vie prend une tournure à faire rêver tous les chiens et les enfants à partir de cinq ans.

 

 

Une fiancée pour Choura

Texte Patrick Modiano

Dessins Dominique Zehrfuss

Editons Gallimard

Novembre 1987

 

 

4ème de couverture

Vacances de neige pour Choura, le célèbre labrador aux yeux bleus. Le voici à la montagne, dans un hôtel qui est un vrai palais, rempli de couloirs déserts parfaits pour les farces. C'est le temps des leçons de ski avec la baronne Orczy, des cours de patins à glace, des jus d'orange et des valses. C'est surtout pour notre héros le temps des rencontres, car voici la très douce et très belle Flor de Oro dont il tombe terriblement amoureux. Une nouvelle aventure d'un chien romanesque et libre, où plane encore une fois l'ombre du Mouron Rouge.

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Deux Bandes dessinées découvertes à la bibli. Ben sûr, le seul nom de Modiano est, pour moi, un sésame. Dominique Zehrfuss, son épouse, a illustré ces deux albums

Choura est un chien pas comme les autres. Il déambule dans un milieu jet-set où règnent l’argent, le plaisir, l’insouciance. Tout y est étrangement facile comme dans un conte de fées sans vilaine fée.

Délicieusement suranné, je retrouve le ton, le style, le monde Modiano.

Ces deux albums ont été réédités en 2015

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Mr Tan - Diane Le Feyer - Mortelle Adèle - La rentrée des claques

28 Mars 2016, 15:02pm

Publié par zazy

Mortelle Adèle

La rentrée des claques

Textes d'Antoine Dole, alias Mr Tan

Illustration de Diane Le Feyer

Editions Tourbillon

ISBN : 1027601065

 

4ème de couverture :

Les vacances, c’est terminé, mais Adèle n’en a pas fini de s’amuser ! Miranda, Jade et les autres feraient mieux de se méfier...

Dans ce 9ème tome, Adèle revient avec toujours plus de malice et d’humour noir, avec le club des bizarres, prête à tout pour que cette rentrée des claques soit MORTELLE !

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Chère Adèle, Mortelle Adèle,

Depuis le temps que j’entends parler de toi et de tes exploits, je suis très heureuse de faire ta connaissance.

Je confirme, tu es fidèle à ta légende, égocentrique, rancunière, excessive, peste, drôle

Ton amimaginaire est bien, mais vous n’y allez pas de main morte avec ta grand-mère. Je me sens un peu concernée. Tu me vois me repasser la figure tous les matins ? Les cloques que j’aurais !

Tu es monstrueusement atroce ou atrocement monstrueuse et je t’adore. Ton petit chat, Jade, la maîtresse et les autres ne sont certainement pas entièrement d’accord avec moi, mais je t’assume très bien… en bande dessinée.

J’adore ta frimousse créée par Diane Le Feyer et je ne parle même pas, si parlons en, des textes de Mr Tan, rigolo, impertinent, monstrueux. Qu’est-ce que ça fait du bien.

Tu sais, comme je suis très, très gentille (si, si, si !), j’ai offert ce tome 9 à Emilie, ma petite-fille. Lorsque j’irai chez elle, je lui piquerai les albums précédents, histoire de voir ce dont tu as été capable avant.

Euh, petit bémol. C’est encore maman qui cuisine, fait le ménage et papa qui lit le journal. Cela ne te dérange pas ? Tu ne pourrais pas le glisser à Mr Tan ?

J’ai pu faire ta connaissance grâce à l’opération Masse Critique de Babelio que je remercie pour ce moment de rigolade.

Mr Tan, Mme Le Feyer, j’ai bien rigolé, mais pensez à ma phrase juste au-dessus !

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Lupano/Panaccione - Un océan d'amour

19 Décembre 2015, 21:08pm

Publié par zazy

 

Un océan d’amour

Scénario : Wilfrid Lupano

Dessins : Grégory Panaccione

Editions Delcourt

Octobre 2014

225 pages

ISBN : 9782756062105

 

4ème de couverture :

Ce livre ne contient que des idées pêchées au grand large par Wilfrid Lupano, selon des techniques artisanales respectueuses de l’environnement culturel, et mises en boîte à la sardinerie graphique Panaccione, Milan, Italie (Union européenne).

Ingrédients : océan (eau, sel, détritus), amour (eau de rose, baisers, mariage), sardines, mouettes, crêpes, homard, Bigoudènes endeuillées, sauce (aventure, suspense, second degré, drame sentimental, rebondissements absurdes, gags désopilants), Che Guevara (0,5%), arôme artificiel de Vierge Marie.

Garanti sans dauphins, sans textes ni onomatopées. Peut contenir des traces de pictogrammes.

A consommer de préférence avant que l’océan ne fasse plus rêver.

Valeurs nutritionnelles pour 100 grammes

Valeurs énergétiques : plein.

Protéines (naufrages, tempêtes, action, poésie, voyages)………… 65 g

Glucides (paysages sublimes, mélodrames sirupeux)……………. 35 g

Lipides (humour gras, moralisme)……………………………….. 0 g

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Que voulez-vous que je rajoute après ça !

La recette !

  • Caressez la couverture, ne cherchez pas la date de péremption, il n’y en a pas
  • Ouvrez le livre, regardez Monsieur se lever et Madame lui préparer SA crêpe
  • Admirez Madame et Monsieur bigoudens dans les gestes de la vie quotidienne, celle juste avant de partir bosser.
  • Respirez déjà l’amour qui règnent entre ces deux êtes disparates
  • Goûtez la tradition bretonne bretonnante
  • Suivez Monsieur qui part dans la nuit noire et monter sur son bateau, plutôt rafiot
  • Admirez l’océan si bien dessiné
  • Attention, au Goldfish et au dégazage
  • Aidez Monsieur en bien mauvaise posture dans les immenses filets du Goldfish
  • Surtout pas d’oignon, vous avez les veuves bigoudènes pleureuses
  • Ouvrez les boîtes de sardines avec Monsieur et les contrebandiers
  • Prenez votre élan avec Madame et affrontez avec elle le monde moderne
  • Et puis, flute !
  • Faites votre propre cuisine
  • Découvrez, regardez, écoutez la petite musique de ce livre d’images.

J’ai aimé ce livre d’images muet, que dis-je, je l’ai dévoré, dégusté. Oui Môssieur, on peut faire les deux choses en même temps ! Gregory Panaccione arrive, pas ses dessins, à nous tartiner d’amour, d’écologie, d’émotions positives… sans que ce soit gluant. La scénarisation haletante et le vieux couple bigouden forment un bel oxymore, ce qui est fort pour un livre muet.

Alors, vous aussi, plongez dans cet océan d’amour qui vous lavera des sanies qui vous encombrent, vous revigorera. On sait que l’iode est bon pour la santé. Faites seulement attention au dégazage !

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Nicolas de Crécy - La République du Catch

29 Novembre 2015, 14:37pm

Publié par zazy

La République du Catch

Nicolas de Crécy

Editions Casterman

Avril 2015

224 pages

ISBN : 9782203095588

 

4ème de couverture :

Chers membres de la République du catch ! L’avenir est aux jeux de hasard, à la congélation de cellules, aux technologies ludiques et aux expériences transhumanistes… Et ce futur qui s’ouvre à nous, mes amis, c’est bien à NOUS de l’écrire !

L’auteur (site de l’éditeur) :

Nicolas de Crécy est né en septembre 1966, à Lyon. Ses ouvrages de BD, d’illustration et de dessins lui ont permis d'imposer un style original et reconnu. Foligatto, paru en 1991, est une révélation, confirmée par la série Léon la Came, chez Casterman, qui lui vaut l’Alph’Art du meilleur album à Angoulême, en 1998. L’auteur ne cesse d’explorer de nouvelles pistes graphiques et narratives, ce qui débouche sur Période glaciaire, Journal d’un fantôme, ou encore Salvatore. Présenté en galeries et en salles de ventes, son travail a également fait l’objet de nombreuses expositions, notamment au Louvre. En 2015, il a sorti La République du catch, initialement créé pour le magazine japonais Ultra Jump.

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Sur la demande d’un éditeur japonais de mangas, la revue « Ultra-Jump », Nicolas de Crecy se lance, monte sur le ring et créé cette histoire. Je n’y connais pas grand chose, mais il ne me semble pas que ce livre corresponde aux critères du manga japonais et, pour moi, c’est beaucoup, beaucoup mieux.

Question personnages, madame est servie. Quelle famille ! Un petit homme binocleux, un bébé méchant et méchamment surdoué, c’est peu de le dire, des gangsters plus vrais que nature dirigeant un club de catch où les sportifs ont eu le cerveau lavé (tiens, ça me rappelle quelque chose de terrible) et sont prêts à tout, je dis bien tout pour leur mentor, des ectoplasmes ou quelque choses de ce genre… Bref, une belle galerie servie par un dessin tout en camaïeu de gris très efficace.

Mario, tout petit homme à grosses lunettes possède un magasin de pianos. Son grand ami est un manchot mélomane qui fait avancer le piano lorsqu’il en joue. Mario est follement amoureux de Bérénice, catcheuse dans le club de son frère et son neveu. Oui, mais voilà, elle n’aime pas les minus, il lui faut du costaud, de l’armoire à glace, même si derrière le tain, il n’y a que le vide sidéral. C’est ainsi, la vie est vraiment male faite !

Le neveu, Enzo de son prénom, veut récupérer le magasin pour le transformer… Lire la 4ème de couverture. C’est cette bataille du vice contre la vertu, du bien contre le mal, denla mafia contre la probité, de la musique contre le bruit que Nicolas de Crécy raconte et dessine.

Je me suis retrouvée dans une ville ressemblant à Paris-Manhattan, flirtant avec le surnaturel.

Dans ce livre d’images se côtoient une certaine poésie, beaucoup de choses étranges, une énigme qui se dévoile petit à petit (c’est beaucoup mieux ainsi) quelques personnages très émouvants comme le petit homme ou les ectoplasmes.

Le bien a gagné devant le mal ? pas certain car les derniers dessins appellent une suite à ce feuilleton. Oui, car cela tient du feuilleton à la Dumas tout comme j’ai pensé à L’Eternel de Joann Sfar. La mafia sicilienne peut être transposée en yakusas japonais, découverts dans « Les évaporés ».

Ce livre d’images de 224 pages, un manga à la française me direz-vous ? Que nenni ! (quoique je ne connaisse par le monde du manga) du dessin, du beau, du léché. C’est dynamique, c’est superbement maîtrisé, du travail d’orfèvre. Les dessins racontent l’histoire de ce polar à la limite (souvent franchies) du fantastique. C’est de la dynamite. Je n’ai pas aimé, j’ai adoré.

La couverture amovible cache, sur sa totalité, une vignette en couleur, superbe. OK, je me répète, mais que voulez-vous, je fus enthousiasmée. J’ai ri, j’ai haussé les sourcils, j’ai vécu ce livre, moi la néophyte en ce domaine.

Vraiment merci Babelio de m’avoir permis cette découverte. La République du Catch fait partie de la sélection du prix SNCF du polar

 

        

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Riad Sattouf - l'Arabe du futur

10 Mai 2015, 15:58pm

Publié par zazy

 

L’Arabe du futur

Riad Sattouf

Allary Editions

Mai 2014

160 pages

ISBN : 9782370730145

 

4ème de couverture :

Ce livre raconte l’histoire vraie d’un enfant blond et de sa famille dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez Al-Assad

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La 4ème de couverture est un résumé concis et précis de ce roman graphique.

Clémentine, bretonne et Abdel Razak libyen se sont connus à la Sorbonne. Riad nait de cet amour avec la chevelure blonde de sa mère. Son doctorat d’économie en poche, le père obtient un poste de professeur à l’université de Tripoli et toute la petite famille s’embarque pour la Libye.

Les petits-enfants ne se cachent pas derrière les mots, Riad, même très intelligent (épisode du portrait de Pompidou), raconte tout sans fausse pudeur. Cela donne des scènes cocasses comme tous ces gens qui lui caressent les cheveux. Pour lui, dieu, c’est Brassens (suite à une parole de sa mère : « Il est très célèbre, c’est un dieu en France ») et, à chaque fois que quelqu’un cite dieu, on voit la bouille à Brassens ! Je souriais immanquablement.  « Le Guide adore les bananes, ma Sœur, il dit que c’est le fruit du peuple », alors, le peuple affamé passe au régime bananes obligatoire !

En Syrie, lorsqu’il joue à la guerre avec les autres enfants, il est obligatoirement le juif. « Bon ben toi, t’as qu’à prendre les juifs ».  « Les soldats syriens étaient en plastique vert, le même plastique que les chaussures de mes cousins. Ils avaient des postures de guerriers valeureux. Les soldats israéliens étaient en plastique bleu. Ils avaient des poses fourbes et des attitudes de traîtres. ». Riad montre les travers de la Libye et de la Syrie. Les travers de son père pétri de contradictions, de mauvaise foi. Pas facile de revenir à la réalité de son pays natal alors qu’il l’a idéalisé pendant ses études françaises. Par contre, je trouve Clémentine trop muette et effacée.

En prenant le parti pris des souvenirs d’un très jeune enfant, l’auteur veut éviter l’écueil du dramatique tout en étant sérieux.  Ce livre a le rythme de la BD où tout est circoncis en quelques plans. Le ton est décalé, faussement naïf, quelque fois ironique, mais tout est dit entre les mots et les dessins. L’anecdotique se révèle profond. Clémentine ne comprend rien, ni la langue ni les mœurs et je pense que Abdel est également décontenancé car les choses n’ont pas changé en mieux.

J’ai été déroutée par la lecture de ce « livre d’images ». Je crois que j’aurais préféré un « vrai » livre ; On ne se refait pas ! puis j’ai accepté le rythme et j’ai apprécié ma lecture. J’ai aimé le choc des mots et des images. Le retour du père en son pays n’est pas ce qu’il souhaitait, même s’il ne le dit pas. Le retour au pays c’est de la réalité, le souhait d’y retourner un doux rêve. Je pense que les prochains tomes seront du même tonneau, je les attends ; envie de connaître la suite.

Merci Phil pour ce livre voyageur

 

Leurs avis : Philisine - Libfly -

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Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau - Le singe de Hartlepool

8 Janvier 2015, 23:05pm

Publié par zazy

 

Le singe de Hartlepool

Scénario Wilfrid Lupano

Dessin Jérémie Moreau

Editions Delcourt

Septembre 2012

ISBN : 9782756028125

 

4ème de couverture :

1874, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est un singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool Détestent les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise. Inspiré d'une légende tristement célèbre du Nord de l'Angleterre, Le Singe de Hartlepool est une fable tragi-comique qui parle de nationalisme va-t-en-guerre et du racisme ignorant qui ne connaît pas de frontières...

Le singe de Hartlepool a obtenu le Prix Château de Cheverny de la BD historique et le Prix des Libraires section BD en 2013.

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Une bande dessinée qui démontre que la connerie a toujours existé. Je ne peux que faire le rapprochement avec la tragédie, la tuerie d’hier 7 janvier 2015.

Il y est également question des thèses d’un certain Darwin.

Les dessins de Jérémie Moreau sont en adéquation totale avec le ton du scénario, très expressifs, les couleurs ajoutent à la tragédie. J'aime tout particulièrement le dessin de la couverture. Le singe avec un papillon sur le doigt, image de la sérénité.

Merci à Lupano et Moreau de l’avoir créée.

A lire et faire lire

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Christian Maucler - Phil et Sof les PréZados

20 Août 2014, 13:27pm

Publié par zazy

Phil et Sof

Les Prézados

Christian Maucler

Editions Tartamudo

ISBN : 9782910867454

 

 

4ème de couverture :

Attention, vous ne tenez pas entre vos mains un album BD mais bien une boîte de bonbons multicolores et de toutes les saveurs. Ouvrez, suivez nos deux amis Phil et Sof et dégustez en bonne compagnie selon vos envies aux couleurs du temps. Une collection de gags soigneusement sélectionnés et toujours publiés depuis quinze ans dans l’hebdomadaire Le Journal des enfants ! Avec des Prézados rigolos, juste pour le plaisir de s’amuser à réfléchir.

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Phil est un cossard fini à l’école. Les devoirs… connait pas trop ; les mauvaises notes, pas trop assumées, il est habillé en uniforme  djeuns

Sof bonne élève, déjà BCBG dans ses vêtements.

A priori, rien de les rapproche, pourtant ils sont amis, s’aiment en silence, ont les problèmes des enfants, heu pardon !! des jeunes de leur âge et nous offrent une collection de perles, de réflexions pas idiotes du tout. Phil et Sof sont très attachants et ont fait les délices de ma grande Emilie de 10 ans… Il y a des moments où elle s’est retrouvée avec ses copines et copains. Les jeux de mots, très présents dans cet album, ont fait les délices de la grand-mère

Les dessins, très expressifs, me plaisent beaucoup. Tout est dans l’humour et l’ironie, mais les bons sentiments ne sont jamais loin.

Ce sont des berlingots acidulés et sucrés qui font du bien. Surtout ne pas croquer et laisser fondre sur la langue pour en apprécier la substantifique moelle. Bien sûr, ce livre est parti de mes étagères pour rejoindre celles d’Emilie !

Je remercie Babelio et son opération Masse critique ainsi que les Editions Tartamudo pour cette délicieuse et ironique lecture.

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John Mc Naught - Automne

16 Mars 2013, 23:15pm

Publié par zazy

http://photo.parismatch.com/media/photos2/3.-photos-culture/livres/bd-de-l-annee/automne/5266600-1-fre-FR/automne_galleryphoto_portrait_std.jpg

Automne

Jon Mc Naught

Judith Taboy (Traduction)

Editions Nobrow

 

4ème de couverture :

 C'est un mardi gris d'octobre semblable à tant d'autres dans la petite ville de Dockwood. Les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: à la maison de retraite d'Elmview, un garçon de cuisine prépare le repas des pensionnaires; le long de la rue Nettlefield, un livreur de journaux finit sa ronde; et dans les arbres les hirondelles se rassemblent à grand bruit avant de s'envoler vers l'Afrique. Œuvre contemplative et douce-amère, Automne suit les trajectoires de ces habitants, que Jon McNaught se plaît à faire se croiser, avec, pour toile de fond, les vestiges de l'arrière-saison.

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Dockwood, vous connaissez ? Charmante petite ville typiquement américaine. C’est l’automne, vous me direz jusqu’ici on comprend puisque c’est le titre de cet album !

OK, je continue donc, merci de ne plus m’interrompre….

http://www.du9.org/wp-content/uploads/2012/12/Dockwood-extrait.jpgDonc, Dockwood. les feuilles se détachent des arbres, les souris terminent les paquets de chips, le colleur d’affiche passe des soldes d’été aux bonnes affaires de la rentrée. Le commis de la maison de retraite Elmview commence sa journée à la cuisine, distribue les repas aux résidents, enfin bref, une journée comme les autres. L’adolescent sort du collège, va distribuer les journaux, discute avec son copain, rentre chez lui et va jouer à la guerre  sur sa console.

Rien que de très normal en effet. http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1249/automne_1.jpg

Un album mélancolique où l’auteur prend le temps de contempler la nature et de la restituer dans sa beauté réinventée, Mille détails fourmillent : la feuille tombant dans la flaque d’eau, l’ouvrier qui pose méthodiquement la nouvelle affiche, les gestes quotidien de l’employé lavant la vaisselle, l’attention de ce jeune homme pour les personnes âgées dont il s’occupe est palpable. Dans la seconde histoire, les dessins suggèrent fort bien la violence du jeu ….. Très peu de texte, tout est dit dans les vignettes. Les tons dans les bleutés, orangé, marron et noir amplifient cette sensation de contemplation et donne une élégance certaine à cet album.

 Récompensée par le Prix Révélation 2013 au festival d'Angoulême, précipitez-vous pour profiter de ce petit moment de douceur et de contemplation dans ce monde de bruts.

 Je remercie http://pmcdn.priceminister.com/res/pic/0/www/www/29499/logo_B.gif et son opération "LA BD fait son Festival" pour cet OVNI dans le monde de la bande dessinée. Un vrai plaisir que de feuilleter encore et encore cet album où je découvre, à chaque fois, de nouveaux détails.

L’effet de tissage, l’épaisseur de la couverture et son élégance ajoute au plaisir. Un bien bel objet.

Puisqu’il faut une note, je propose 18/20. Une note à l’aune du plaisir que j’ai pris à regarder, déchiffrer chaque vignette.

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Carl Norac, Stéphane Poulin - Au pays de la mémoire blanche

5 Février 2013, 18:06pm

Publié par zazy

http://livreaucentre.fr/files/2012/01/au-pays-de-la-m%C3%A9moire-blanche.jpg

 

Au pays de la mémoire blanche

Texte de Carl Norac

Illustrations de Stéphane Poulin

Editions Sarbacane

Pour Amnisty International

ISBN : 9782848645683

 

4ème de couverture :

Je n'ai à t'offrir que ce souvenir-là. Emporte-le, ou bien oublie encore.

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 Le livre est beau, la couverture intrigue. Ce n’est pas une bande dessinée, mais un album avec des dessins splendides et des phrases profondes.

Au début, c’est blanc dans ma tête. Je ne pense à rien et ce rien paraît blanc. Pareil à la page où l’on a envie de dessiner. Ou semblable aux nuages les plus lents. J’ai un poids un milieu du cerveau où les pensées ne passent pas.

 Premiers dessins sur fond  blanc, un plan de moins en moins flou, on voit une main bandée.

http://img.over-blog.com/237x300/2/22/93/51/Mes-images-2/Memoire-blanche-06-1.jpg

Seconde page, nous passons au fond noir qui continuera jusqu’à la fin de l’album. Les bandages de la tête laissent deviner des oreilles, chien ou chat ?

L’être se réveille. Il est dans une chambre d’hôpital. Un policier l’interroge et lui apprend qu’il a été victime d’un attentat et qu’il est un chien. Il va pouvoir retourner chez lui. « Chienne de vie, que fais-je dans cette ville ? On dirait que la haine commence ici ». Il retourne dans un monde où le voisin pourrait être son ennemi, où le chien domine et extermine le chat, tiens, ça titille du côté des réminiscences, un pays où les rêves de jour sont interdits !!

Nous traversons des dessins qui pourraient faire penser, au ghetto de Varsovie, tout au moins comme je me l’imagine. L’angoisse et la peur suent, les regards sont fuyants.

Chaque phrase de cet album est un coup de poing dans le plexus ou dans la mémoire. Peu de texte, mais, il va droit au but, sans fioriture. Carl Norac, en phrases très courtes, nous fait sentir le malaise de Rousseau, sa quête, son angoisse. Carl Norac et Stéphane Poulin nous parlent de tolérance, du racisme, de la peur, de la quête  et  que ce soit les pages dessins ou les pages textes, l’émotion est toujours omniprésente et nous happe. http://www.editions-sarbacane.com/images/doublememoire.jpg

La mémoire blanche permet d’écrire un nouveau livre de sa vie, de regarder les autres sans aucun à priori ni sectarisme.

Oui, vraiment un très, très bel et bon album emprunt de beaucoup de poésie. Vous le relisez, une autre face apparaît. Maintenant, il faut que je le rende à la bibliothèque, mais je l’aurais bien gardé celui-là aussi.

 

 

 

 

Je vous en recommande vivement la lecture. Je l'ai lu suite à la chronique de Richard

 

 

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