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ZAZY - mon blogue de lecture

Matteo Righetto - Ouvre les yeux

11 Juillet 2017, 16:16pm

Publié par zazy

 

Ouvre les yeux

Matteo Righetto

Traduction Anne-Laure Gonin-Marquer

Editions La dernière goutte

janvier 2017

175 pages

ISBN : 978-2-918619-34-5

 

4ème de couverture :

Après des années d’amour, puis de conflits, Luigi et Francesca se retrouvent dans le site somptueux des Dolomites pour une ascension qui est aussi un voyage dans le temps et une marche vers l’apaisement. Ce n’est pas le hasard qui a mené les anciens amants dans cet univers majestueux qui les libère enfin de l’agitation futile de Milan et de l’habitude de faire semblant d’être heureux : ils sont portés par un devoir impérieux, poussés par une voix qui refuse de n’être que celle du passé, par une promesse qui les unit malgré eux.

La narration pudique et sobre de Matteo Righetto s’attache à restituer les moments précis où la vie bascule, qu’il s’agisse d’une rencontre ou d’un drame indicible, et les moments précieux liés aux plaisirs les plus simples.

Ballade pour un amour défunt, Ouvre les yeux est aussi un roman sur l’intimité miraculeusement retrouvée.

L’auteur (site de l’éditeur)

Matteo Righetto est né à Padoue en 1972. Il est l’auteur de plusieurs romans dont Ouvre les yeux qui a obtenu en Italie le prix Cortina d’Ampezzo et une mention spéciale au prix Mario Rigoni Stern.

 

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Ils se sont rencontrés, se sont aimés, se sont mariés, ont eu un enfant, un garçon prénommé Giulio, le vrai bonheur. Las ! Ils se sont moins aimés, se sont disputés, se sont séparés. La vie quoi !

Ils ont refait leur vie comme l’on dit. Pourtant, par un beau jour, avec l’accord des nouveaux conjoints, ils décident de refaire l’ascension qui les a marqués du mont Latemar dans les Dolomites. Pourquoi ce besoin ? Je ne veux pas divulgâcher et me tais. Non, même sous la contrainte, je ne dirai rien. Combien ? Ce n’est pas assez !!

Matteo Righetto raconte cette excursion à deux sur les pas de leur passé commun. La force de ce livre tient dans le mode de narration. Il y a le récit de leur ascension où le narrateur utilise le tu  qui s’adresse à Luigi, puis le vous lorsqu’ils feront l’ascension et les flashbacks de leur vie commune écoulée. La narration de leur vie commune est au passé. Le passé et le futur  avancent côte à côte jusqu’au dénouement final.

Une façon originale de parler  de la vie, de leurs vies. Un art de l’écriture très abouti qui tient les personnages et le lecteur à distance, tout en marchant à leurs côtés, avec eux ; Assez difficile à expliquer. Lisez, vous comprendrez le pourquoi du titre et l’émotion sera là.

Un livre pudique, intime Tout n’est que retenue, sensibilité. Un superbe roman, un coup de coeur.

Merci à la librairie « La vie devant soi » à Nantes de m’avoir donné l’envie de ce livre et à Lecteurs.com d’avoir réalisé ce souhait.

« Tu comprendras qu’un long voyage commence toujours par un premier pas. »

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Blaise Hofmann - Estive

3 Juillet 2017, 16:41pm

Publié par zazy

Estive Blaise Hofmann

Editions ZOE poche

Juin 2011

208 pages

ISBN 978-2-88182-592-7

 

 

4ème de couverture :

«Que fait un troupeau lorsqu’il est formé ? Il se déforme. Il faut le reformer. Je pense beaucoup à toi, Sisyphe.»

Estive est un récit  où l’auteur romance un été de berger en charge d’un troupeau de moutons. Ce carnet de route dans une vallée alpine fait partager au lecteur, tout au long de rencontres inattendues, d’images poétiques et de réflexions philosophiques, le quotidien difficile des paysans et des bergers. Le livre n’est pas seulement un témoignage mais un «récit d’apprentissage».

Ce texte à l’écriture fragmentée, incisive et ironique, interpelle autant la dysneylandisation des Alpes que l’aspect devenu exotique des métiers ruraux de montagne.

 L’auteur (site de l’éditeur) :

Né en 1978, Blaise Hofmann a publié un récit de voyage en 2006, Billet aller simple.

Estive a reçu le prix Nicolas Bouvier  au festival Etonnants Voyageurs 2008

 

 

J’ai chaussé mes chaussures de marche, pris le gros bâton pour suivre l’auteur dans le récit de son parcours le temps d’une estive.

Apprenti-berger, il doit se débrouiller tout seul « Dans le troupeau, je suis dieu. » Pan ?  Ce serait bien nommé puisqu’il est devenu le dieu des bergers et pâtres.

« Que fait un troupeau lorsqu’il est formé ? Il se déforme. Il faut le reformer. »
Sur ce minuscule lopin de terre, j’expérimente la vie d’une petite société de mille membres, mille machines à vie qui consomment de l’eau, de l’herbe, produisent de la viande et des agneaux. Au sein de cette modeste société, j’ai l’arrogance d’un Prométhée qui croit dominer la nature et tire, à la place d’un autre, les ficelles de marionnettes vivantes. »

L’arrogance du début va vite laisser place à la nervosité. Le narrateur, malhabile avec les chiens apprend, sur le tas, son dur métier, tantôt dans la chaleur, la pluie, la neige,  le froid.

Petit à petit, le métier rentre. Le narrateur, plus souple se fait accepter des chiens qui le secondent et l’accompagnent.

La vie est rude, il faut aimer la solitude et la vie spartiate ponctuées de rencontres ou de descentes vers le café, histoire de causer avec les habitants du village.

« Claquer sa paie en deux ou trois jours en payant des tournées, le plaisir du marin. Comme eux, descendre en ville, faire le tour des bistrots, revenir malade, éreinté, ruiné »

Il faut bien que la solitude s’oublie que le berger se noie dans le monde, s’enivre autant d’alcool que de paroles, bruit, visages

Blaise Hofmann prend des notes, écrit, surtout lorsqu’il pleut.

pleut « L’écriture me tient éveillé, me donne une contenance (ce bouquin est un bâton de berger sculpté par temps de pluie). »

Le boulot n’est pas que contemplatif, il peut être répétitif, sauf lorsqu’il faut tondre les bêtes

«Quatre cent quarante-sept bêtes tondues, j’ai de la merde jusqu’aux épaules, le dos d’un octogénaires, les pantalons en guenille, mais le sourire jusque-là, parce que le tondeur a un drôle d’humour. »

Les pensées, les auteurs, l’imagination sont ses compagnons de solitude, l’écriture sa compagne. Devant tant de beauté, Hofmann peine à trouver les mots

« Le froid se tolère davantage lorsqu’il y a de belles lumières. Il donne envie de peindre, de faire de la musique, de se donner à quelque chose de corporel, de graver sur un bâton les formes qui viennent à l’esprit. »

Les mots n’existent plus de la même façon. Leurs concepts rigoureux sont trop explicites. On ignore comment rendre l’expérience sensible, comment décrire cette absence de formes, dire l’impression de froid, de joie et de fatigue. On oublie tout ce qu’on a lu, on per toute notion linguistique et on jouit, trempé, usé et enchanté, des approximations du soleil et de la brume. »

La saison se termine, il faut déclôturer, tout ranger, ne pas oublier la mort-aux-rats. L’estive vous change l’homme alors, il redescend dans la vallée à pied, en prenant son temps

« Ces mains calleuses sont les miennes. Le miroir me surprendra. J’ai bonne mine à jouer ainsi avec ma barbe. Mon identité vacille. »

 

Blaise Hofmann se livre à des réflexions sur les Alpes qui se dysneylandent, l’estive subventionnée, la société et offre un doux moment de lecture. J’aimais le retrouver chaque soir, pas pour en lire des pages et des pages, non, savourer, prendre le temps de déguster ses phrases, écouter ses réflexions, regarder vivre le troupeau, s’activer les chiens, admirer le paysage.

Un livre dont je sors calme et sereine.

Livre lu dans le cadre de la Voie des Indés concoctée par Libfly avec le partenariat des éditeurs indépendants dont Les éditions ZOE, maison d’éditions suisse, que je découvre.

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Miguel Delibes - Dame en rouge sur fond gris

2 Juillet 2017, 18:12pm

Publié par zazy

Dame en rouge sur fond gris

Miguel Delibes

Traduit par Dominique Blanc

Editions Verdier

128 pages

février 1998

ISBN : 978-2-86432-285-6

 

4ème de couverture :

Dame en rouge sur fond gris est un admirable portrait de la femme aimée que la maladie a trop tôt enlevée à l’affection de l’époux désemparé.

Le narrateur est un peintre célèbre dont le désespoir a tari la créativité. La pudeur de la transposition ne peut faire oublier le drame vécu par l’écrivain confronté à la mort d’Ángeles, la mère de ses sept enfants.

Le récit, à la fois hommage et exorcisme, est mené sur le mode chuchoté de la confidence à l’une de ses filles. Ce long monologue, classique dans sa retenue, bouleversant par la délicatesse du trait, évoque le mystère d’un être dont l’éclat, la beauté, l’élégance morale, illumine l’existence de ses proches, transforme la grisaille des jours – et jusqu’au goût âcre de la maladie – en d’inépuisables leçons de vie.

 

L’auteur :

Miguel Delibes, né le 17 octobre 1920 à Valladolid, Castille-et-León, et mort le 12 mars 2010 (à 89 ans) à Valladolid1, est un écrivain espagnol de la Génération de 36.

il a su transmuer en littérature et élever à l’universel son expérience de marin militaire  : L’Étoffe d’un héros ; sa rencontre avec le Printemps de Prague, ou la perte de sa chère épouse Ángeles : Dame en rouge sur fond gris. Explorateur de la langue castillane dans ses formes poétiques, populaires et dialectales sans qu’il n’y paraisse rien d’« expérimental », son œuvre allie la nouvelle : Le Linceul ; le roman court : Le Fou ; le grand monologue souvent adapté à la scène : Cinq heures avec Mario et le roman de facture « classique », sa dernière œuvre, L’Hérétique. Il a obtenu en 1993 le très prestigieux prix Cervantès.

 

 

Le narrateur, peintre de grande renommée, sombre dans l’alcool et la dépression depuis la maladie et, surtout, la mort de sa femme.

Dans un long monologue adressé à une de ses fille nouvellement sortie des geôles de Franco, il raconte sa muse, sa femme, , son amour, eux, leurs vies, le franquisme.

Avec ses mots, Miguel Delibes, prend la place du peintre, à moins que ce ne soit l’inverse, sur fond de famille, de franquisme, de bonheur malgré les malheurs, puis sur le fond gris du deuil, il peint l’aimée, l’adorée, celle qui  « par sa seule présence allégeait le poids de la vie ».

Les regrets de ne pas avoir dit combien il l’aimait, combien elle était primordiale pour lui

« Mais un jour, elle, elle n’est plus là, il devient impossible de la remercier d’avoir resserré le bouton de la chemise et, subitement, cette attention ne te semble plus superflue ; elle devient quelque chose d’important. ».

Le tableau qui donne le titre au livre n’est pas de lui, mais d’un autre

« Alors oui, alors j’ai ressenti de la jalousie pour ce tableau, pour ne pas avoir su le peindre moi-même, parce qu’ c’était un autre qui l’avait saisie dans toute sa splendeur. »

Ce tableau qu’il n’a pas su peindre, ce qu’il n’a pu saisir par le pinceau, le narrateur nous le donne par les mots.

« Puisque la mort est inévitable, n’est-ce pas mieux ainsi ? »

La mort a cueilli son amour avant qu’elle ne se flétrisse, avant que la maladie ne l’ait abimée. C’est tout le thème de son long et beau  monologue.

 

Ce livre est un hommage vibrant. Il  côtoie l’intime, l’universel et le sublime.  Miguel Delibes dessine  le portrait de l’aimée, de l’Espagne, avec son récit. Un plume admirable pour un pinceau tout en douceur.  Un chant d’amour, un hymne à la femme aimée

Un superbe livre intime ;  une écriture comme je les aime. Dominique Blanc, le traducteur a fait du travail d’orfèvre.

 

Un coup de cœur.

 

Une fois de plus, les éditions Verdier m’ont régalée. Dommage que je doive rendre le livre à la bibliothèque.

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Laetitia Colombani - La tresse

27 Juin 2017, 22:04pm

Publié par zazy

La tresse

Laetitia Colombani

Editions Grasset

Mai 2017

224 Pages :

ISBN : 9782246813880

 

4ème de couverture :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

 

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

 

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

 

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

 

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

 

L’auteur (site de l’éditeur) :

Laetitia Colombani est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a écrit et réalisé deux longs métrages. A la folie pas du tout  et  Mes stars et moi. Elle écrit aussi pour le théâtre. La tresse  est son premier roman

 

 

Pour confectionner une tresse, il faut trois mèches de cheveux, trois fils. Dans son livre Laetitia Colombani tresse la vie de trois femmes, trois lieux, trois vies pour une histoire de chevelure pas tirée par les cheveux. Oui, il fallait que je la fasse, vous connaissez mon goût pour les jeux de mots douteux !

Ce qui les relies, c’est leur soif de liberté, leur désir de prendre leur destinée à bras le corps.

 

Smita vit en Inde, à Badlapur. Intouchable elle est, Intouchable elle reste. Son travail, son darma depuis l’âge de six ans ? « Elle ramasse la merde des autres à mains nues, toute la journée »

Elle a décidé que sa fille ne serait pas comme elle et qu’elle irait à l’école pour sortir de sa condition

Giulia vit en Sicile à Palerme et travaille avec son père où ils « récoltent » les cheveux chez des particuliers ou chez les coiffeurs. Giulia n’a pas son pareil pour débusquer le cheveu blanc. Son père, victime d’un accident de la route est dans un coma profond. Elle décide donc de prendre le manche de l’entreprise et découvre avec effroi que l’entreprise est en faillite et doit relever le défi de la pérennité.

Montréal, Canada, Sarah,  avocate réputée à la veille d’être associée  au cabinet qui l’emploie apprend qu’un cancer a fait son nid en son sein. Cette femme d’affaires douée, divorcée, mère de deux enfants a tout misé sur sa réussite professionnelle. KO debout à l’annonce de son cancer, elle décide de mettre son opiniâtreté à faire reculer le crabe et vivre.

Oui, ces trois femmes décident de ne pas accepter, de dire non à la fatalité, de se battre pour un avenir meilleur, ou autre.

Leurs histoires se tressent pour une fin que je ne dévoilerai pas.

Laetitia Colombani avec son  écriture directe, un brin idéaliste, plein d’humanité, d’espoir, a concocté un roman qui fait du bien, ceci dit sans ironie, agréable à lire.

Ce n’est pas un roman inoubliable, plutôt un livre à lire dans un train, en vacances pour passer un instant agréable et positiver.

Livre lu dans le cadre des 68 premières fois

 

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Cécile Balavoine - Maestro

27 Juin 2017, 08:29am

Publié par zazy

Maestro

Cécile Balavoine

Mercure de France

Avril 2017

224 pages

ISBN : 9782715245440

 

 

4ème de couverture :

C'est tant de joie, ces trois premiers accords qui font résonner toute ma chambre, les phrasés qui s'envolent, les triolets qui glissent et qui m'emportent avec eux au-delà du jardin, la partition bordée d'un liseré vert, baroque. Dessus, on lit le nom de Wolfgang Amadeus Mozart. Wolfgang Amadeus Mozart. Ce nom-là, je le répète dans ma tête, ça ne fait plus qu'un seul et très long mot, dur à dire, pareil qu'Azay-le-Rideau. Volfgangamadéoussemozare, Volfgangamadéoussemozare.

     À neuf ans, Cécile découvre la musique de Mozart, et c’est une révélation. Certains enfants s’inventent des amis imaginaires, d’autres vouent un culte à des personnages de fiction. Pour la petite Cécile, le plus grand des héros s’appelle Mozart ! Elle l’aime sans partage et comme un dieu.

     Devenue journaliste, la passion de Cécile demeure intacte. Elle a désormais une connaissance intime de l’œuvre de Mozart. Le jour où elle doit interviewer un chef d’orchestre de renom, elle ne sait pas que sa vie va basculer. Au bout du fil, la voix du maestro la trouble comme l’avait troublée et envoûtée la musique de Mozart des années auparavant… Mais tombe-t-on amoureuse d’une voix, fût-elle celle d’un grand maestro ?

     Maestro est le premier roman de Cécile Balavoine.

Cécile,

Dès les premiers mots, dès l’introitus, je suis happée, conquise. Vous débutez par  votre entretien téléphonique avec le Maestro

« Dans votre voix j’ai huit ans, Maestro…. Et je ne sais pas pourquoi. »

Aussitôt les souvenirs arrivent.

A neuf ans, sur le piano, que vos parents ont acheté pour combler le vide et votre ennui, vous « balbutiez une sonatine » et vous découvrez la joie, vous découvrez Volgangamadéoussemozare, vous entrez en Mozartie, novice en cet ordre musical.

Si jeune et déjà emplie de LUI, même pas peur du Requiem,

« Le calme déchirant des toutes premières mesures ne m’effraie pas. Ni les cordes et les cors en longues plaintes traversées soudainement par la violence des trombones. Je n’ai pas peur en écoutant la fugue sévère du Kyrie eleison ou bien les voix implorantes, donnne-leur, donne-leur le repos éternel. Sans doute parce que, comme tout enfant, sortant à peine de ce néant qui s’éloigne en se rapprochant toujours plus, je sais d’instinct que c’est de là que nous venons. Que c’est vers là que nous tendons. »

Si jeune est déjà si pénétrée par ces choses là

« Dans cette musique, je reconnais que la mort sera belle, et qu’elle sera vivante. »

« Dans cette musique, je reconnais que la mort sera belle, et qu’elle sera vivante. »

Vos parents acceptent votre passion et la nourrisse de disques, de livres, de séjours à Salzbourg.

Pour rester dans votre passion, vous apprenez l’allemand à l’école et continuez vos études à Salzbourg, Sa ville tant honnie et aimée, où vous faites des pèlerinages. Partie aux Etats-Unis, vous rompez avec votre petit ami qui est plus jazz que Mozart.

Votre conversation téléphonique avec le grand chef d’orchestre va chambouler votre vie.  Là, oh surprise, une osmose se créé entre vos deux voix, la magie opère et vous voilà sous le charme de sa voix. Une histoire d’amour à distance, pas facile de vous retrouver, empreinte du même respect envers Mozart. Une passion qui vous rapproche de Mozart  « Désormais,

« Désormais, pour moi, c’était par vous qu’IL revivait. »

Je ne vous ai encore pas parlé de ce père que vous aimez et qui sait vous blesser. Souvenez-vous de l’arrivée de Lucie, votre petite sœur.

« Le souvenir qui me reste est que je rends papa malade. »

Ou cette phrase entendue

« Cécile c’est l’ombre, la cécité. Lucie, c’est la lumière »

« Il m’ouvre les yeux sur ma propre noirceur devant un homme que je ne connais même pas. Je suis l’obscurité. »

Pas facile, à quinze ans, d’écouter cela

Pas facile cette vie autour et pour Mozart. Pas facile de dire aux copines de classe que vous avez un poster de Mozart dans votre chambre. Pas facile tous ces rendez-vous manqués avec SA musique. Pas facile d’être habitée par LUI. Pas facile de sentir, comme une évidence, le fait de connaitre, de reconnaître des lieux où IL a vécu. Pas facile de vivre sa foi, car Mozart est Dieu pour vous qui le portez au Pinacle. Maestro ne serait-il pas sa réincarnation ? Hou, ma chère Colette, tu blasphèmes ! Disons le passeur, le trait d’union entre vous et LUI. Les  sentiments que vous vous portez au Maestro ont besoin de l’enveloppe charnelle, de la communion de vos deux corps, mais saurez-vous vous trouver ou vous retrouver dans cette évidente passion de « La juxtaposition du sensuel et du sacré » ?

« Vous prononcez des mots très beaux. Les mots ivresse, lumière et plénitude ».

Maestro a prononcé les mots qui peuvent dépeindre votre relation à Mozart.

 

Cécile Balavoine, merci pour ce livre très abouti et sensuel, à la fois limpide, fou, mystérieux, évident, amoureux, magique, doux, tumultueux qui aboutit à l’ivresse.

Un coup de cœur

Livre lu dans le cadre des 68 premières fois

 

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François Szabowski - L'amour est une maladie ordinaire

26 Juin 2017, 20:04pm

Publié par zazy

L’amour est une maladie ordinaire

François Szabowski

Editions le Tripode

août 2017

280 pages

ISBN : 9782370551238

 

4ème de couverture :

Qui, dans sa vie, n’a pas rêvé de disparaître subitement pour laisser un souvenir impérissable ? Dans L’Amour est une maladie ordinaire, un homme succombe à ce dangereux fantasme. Parce qu’il refuse que l’amour ne soit pas éternel, parce qu’il ne supporte plus les ruptures et les histoires qui partent en déroute, il se voit régulièrement obligé, la mort dans l’âme, d’organiser son décès auprès des femmes qu’il aime. Pour le meilleur et pour le pire…

 

 

Les Editions du Tripode me permettent de faire un nouvel essai avec François Szabowski. Je n’avais jamais pu entrer dans Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du cœur.

Ici, également, un mec trentenaire ( ?) se regarde le nombril et ne veut pas affronter la vie et surtout, l’amour.

François et marie forment un couple heureux et amoureux.

« Nous étions l’un des couples le plus extraordinaires du monde. Notre entente était parfaite. »

Pour ne pas que ce bonheur partagé, sans tâche, sans faille ne flétrisse et reste à son acmé, il voudrait disparaître, mourir.

Ce con va mettre son plan à exécution. Oui, mais voilà, la mort n’a pas voulu de lui et il se retrouve à l’hôpital où son « demi-frère » (lisez et vous saurez le pourquoi des guillemets, c’est croquignolet), Didier, veille sur lui. Explications, délires, catastrophes

« Si je mourrais maintenant, au plus fort de notre relation, notre amour avec Marie n’aurait pas à subir les épreuves du couple, et ne pourrait donc pas décroître. Qu’elle m’aimerait à jamais. Et que c’est pour ça que j’avais préféré mourir plutôt que de prendre le risque de perdre son amour. »

C’est vraiment un raisonnement vaseux de mec qui ne s’assume pas, qui n’assume pas son, leur, avenir. Peur de perdre, de ne pas être le plus beau, le plus fort, le plus aimant, le plus aimé….

Il monte un plan abracadabrantesque au lieu de disparaître tout bonnement. Il demande à Didier d’annoncer la triste nouvelle à Marie qui, bien sûr, ne verra jamais le corps, ni n’assistera à l’enterrement. Et oui, en plus, cet homme est lâche.

« Comment j’avais dérapé sur une flaque de vomi au bord du quai de la station Place des fêtes, et comment j’étais tombé sur les voies au moment du passage de la rame. Celle-ci m’avait totalement broyé. Mon corps était en morceaux. Il manquait même des bouts. Seule la tête, miraculeusement, avait été épargnée, et j’avais pu être identifié grâce à une ordonnance pour des anxiolytiques qu’on avait retrouvée au milieu de mes viscères, imbibe de bile. ».

pour des anxiolytiques qu’on avait retrouvée au milieu de mes viscères, imbibe de bile. ».

On dirait un miracle ! Saint François du Métro himself ! Bien sûr, Marie recevra l’urne funéraire, faut pas déconner, être crédible !!

Quant à François, il s’en va avec une nouvelle identité, un nouveau logement, une nouvelle vie… pleine d’espoir.

Bien sûr, ce qui devait arriver, arriva, il retombe amoureux et….Oui, vous avez compris, il recommence. Didier est encore chargé de la délicate mission, cette fois, elle s’appelle Roxane, puis ce fut le tour d’Anna. Tranquillisez-vous, les scénarios catastrophes de la mort de François n’étaient jamais les mêmes… Il a de la ressource et de l’imagination, le bougre.

Didier, le pauvre se fait avoir, pourtant il le sait

« Il n’y a rien de plus lâche, de plus misérable, de plus bas que de disparaître comme ça, du jour au lendemain. Que de faire sentir à l’autre qu’on n’existe plus. »

Il arrive que le serpent se morde la queue, que les montagnes se rencontrent, que tel est pris qui croyait prendre…

La suite, la chute ? A vous de les découvrir.

 

Au début du livre, je me suis dit, mince, encore un nombriliste… Y en a marre et puis, cette fois, la magie a opéré. Je me suis laissé prendre au jeu de l’écriture de François Szabowski, son humour grinçant, son ironie, sa tendresse pour son homonyme. J’ai beaucoup aimé la parabole de l’invisibilité. A tout refuser, on devient transparent. La scène du café, chapitre 13 est fort drôle.

Dans ce livre l’auteur a mis en scène le désir, le rêve, le fantasme de certains. Oui, dans un amour naissant il y a toujours la peur du désamour. Pourtant, il y a beaucoup de bonheur, de joie, à faire vivre une union. La folie du début disparait, mais il faut  avoir le courage de construire le nid, savoir accepter que l’autre n’est pas l’Icône que l’on voyait au début, accepter de se monter bêtement humain.

« On ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Aussi horrible et toxique que puisse être l a personne, il y a au fond de nous ce cancer qui nous fait penser qu’on peut la changer. Qui nous donne envie de la soigner, d’essayer de la rendre heureuse. Même si on sait qu’elle pourra nous faire souffrir à tout moment. Parce qu’au fond, l’amour, c’est ça, malheureusement… »

Oh, François, as-tu compris la leçon ? Pas certaine… « Fuir le bonheur avant qu’il ne se sauve » telle pourrait être ta devise. Il faudrait comprendre que personne n’est parfait, une certaine comtesse ou duchesse l’a écrit avant moi, et, surtout prendre confiance en toi, t’accepter et ne pas fuir.

 

Ce titre du Grand trip fut un beau voyage en Absurdie et vous savez que j’adore.

 

 

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M.C. Beaton - Pour le meilleur et pour le pire

25 Juin 2017, 15:58pm

Publié par zazy

Pour le meilleur et pour le pire

M.C. Beaton

Editions Albin Michel

Juin 2017

288 pages

ISBN : 9782226329967

 

4ème de couverture

Incroyable mais vrai : James Lacey, le célibataire le plus convoité des Cotswolds, a cédé au charme de sa voisine, la pétillante quinqua Agatha Raisin ! 

Hélas, le conte de fées est de courte durée : au moment où les tourtereaux s’apprêtent à dire «  oui  », Jimmy, l’ex-mari d’Agatha, surgit en pleine cérémonie… Furieux de découvrir que sa future femme est déjà unie à un autre, James abandonne Agatha, désespérée, au pied de l’autel.

Le lendemain, Jimmy est retrouvé mort au fond d’un fossé. Suspect n°1, le couple Agatha-James se reforme le temps d’une enquête pour laver leur réputation et faire la lumière sur cette affaire

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Agatha Raison, pour une troisième fois est de retour entre mes mains.

Agatha Raisin va se marier avec le beau James Lacey ! Et elle a la peur au ventre car, mais oui, chers lecteurs, Agatha est TOUJOURS mariée à Jimmy Raisin. Quoi, notre anglaise va être bigame ? Ce n’est pas possible, elle est inconsciente ! Oui, elle l’est, surtout lorsqu’il s’agit du futur marié et qu’elle voulait penser fermement, qu’il était mort.

Heureusement, elle a Roy, un « bon ami » qui enquête sur Jimmy et qui le retrouve clochard sous un pont à Londres où il lui annonce le futur mariage d’Aggie. Pensez donc, le premier débarque justement le jour de la noce et

« Votre mari est ici, Agatha. Jimmy Raisin est présent. »
Agatha promena autour d’elle un regard hébété. « Il est mort, Jimmy est mort. De quoi parle Fred ?
- C’est moi, Aggie, ton mari », dit Jimmy en lui brandissant son extrait d’acte de mariage sous le nez. »

devant toute l’assistance « Espèce de salaud, je vais te tuer. » Phrase on ne peut plus normale et malheureuse devant l’assistance  et de l’intrus.

Le problème, c’est que le lendemain, Jimmy est retrouvé mort, refroidi, dans un fossé où Agatha était venue se promener quelques heures auparavant et qu’elle l’a giflé et entaillé la lèvre en présence d’un agriculteur qui montait la côte sur son tracteur.

Hou la la ! ça va mal pour notre héroïne, elle est dans de sales draps car inculpée pour le meurtre de son mari. Oh pas longtemps car

« Je retire l’inculpation contre vous, Mrs Raisin, faute de preuves suffisantes, mais je dois vous demander de ne pas quitter le territoire national. »

Pour le reste, comme je ne veux pas divulgâcher (j’adore ce terme) vous n’en saurez pas plus venant de moi. Car oui, Agatha Raisin va enquêter

Ce n’est pas le suspens du siècle car je connais la trame des histoires de notre pétulante enquêtrice. Je sais qu’elle trouvera la clé. Ce que j’apprécie c’est cet humour so british, l’écriture pétillante, qui en font une lecture très plaisante. Alors, je ne boude pas mon plaisir et j’en redemande.

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Ramon Diaz - Negra Soledad

24 Juin 2017, 14:56pm

Publié par zazy

Negra soledad

Ramón Díaz

Traduction de l’espagnol (Chili)  Bertille Hausberg

Editions Métailié

Mai 2017

352pages

ISBN : 979-10-226-0648-6

 

 4ème de couverture :

Heredia, le détective privé des quartiers populaires de Santiago, vient de se décider à mettre fin à sa solitude de célibataire : il va enfin se marier – à reculons. C’est alors qu’Alfredo, son ami avocat, est retrouvé mort. Depuis peu, il avait été engagé par les habitants d’un village du nord du Chili, aux prises avec une exploitation minière polluante bien décidée à exproprier tout le monde.

Entouré de ses complices de toujours, Simenon, son chat et confident, Anselmo, le kiosquier turfiste, et la commissaire Doris qui aimerait tant trouver une place auprès de lui, Heredia découvre l’ampleur des problèmes environnementaux au Chili, et leurs dénouements souvent tragiques : soif de lucre des entreprises, contamination des sols, indulgence coupable des autorités, spoliation des paysans.

Heredia, c’est l’âme nostalgique d’un Santiago qui n’existe plus, les rêves brisés d’une génération sacrifiée, mais c’est aussi l’histoire chilienne revue et corrigée par un justicier mélancolique et intègre. Et toujours aussi allergique aux ordinateurs…

L’auteur :

Né à Punta Arenas en 1956, Ramon Díaz-Eterovic est l’un des leaders incontestés de la nouvelle génération d’écrivains -nés depuis 1948- qui symbolisent le mouvement artistique le plus attrayant de la scène culturelle du Chili des années 90. Parallèlement à son travail d’écriture, Díaz-Eterovic participe activement à la Société des Ecrivains du Chili, qu’il a présidé de 1991 à 1993.

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Heredia, pour moi, c’est le poète José-Maria de Heredia dont j’apprenais les poésies (récitations à mon époque) à l’école.

Celui-ci est un privé qui vit dans le Santiago populaire. Particularité de ce détective, il écoute du jazz, Mahler, lit, n’a pas de portable, converse avec son chat Simenon qui, bien sûr, lui répond. Comme beaucoup de privés, il aime taquiner la dive bouteille.

Un jour, la femme de son ami avocat lui demande d’enquêter sur la mort de son mari Alfredo Razetti.

Opportunément, le second de l’avocat vient proposer son aide, un peu trop zélé pour moi ce jeune homme !! Mais bon, il peut être une aide pour résoudre l’énigme de la mort d’Alfredo.

Heredia n’oublie de contacter son ami et policier Ruperto Chacón dont la chef est Doris.

Doris, le rayon de soleil dans la grisaille du livre et de la vie d’Heredia. Le projet d’une vie commune se concrétise petit-à-petit.

Mais, retour à l’enquête. Heredia se rend  à Cuenca où une exploitation manière de cuivre pollue le village. C’est sur cela qu’était l’avocat. Arrivée dans un village propret, bien bitumé mais silencieux. Et apeuré. Le consortium a le bras long et arrose bien les plantes de ce village (maire, curé…). Les draps sales de cette affaire ne flottent pas au vent de Cuenca et l’atmosphère est un brin spéciale.

Ne voulant pas divulgâcher la trame je n’en dirai pas plus, si ce n’est que Heredia va payer cher, très cher.

Sachez qu’il y a de l’écologie dans l’air, une exploitation minière, de gros intérêts financiers contrariés et les businessmen  n’aiment pas être contrariés

Ce que j’ai aimé dans ce polar ? Sa nonchalance apparente, l'atmosphère qui se dégage. J’ai aimé suivre Heredia dans les rues de Santiago, dans les coins reculés aussi bien du pays que de son âme.

Bien sûr, vous allez me rétorquer, alors, si c’est lent… Oui, mais, vous aimerez mettre vos pas dans ceux de Heredia.

Je suis conquise par la nonchalance apparente de l'enquêteur, son ironie, sa tristesse désabusée

 

 

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Sarah Barukh - Elle voulait juste marcher tout droit

20 Juin 2017, 14:50pm

Publié par zazy

Elle voulait juste marcher tout droit

Sarah Barukh

Editions Albin Michel

Février 2017

432 pages

ISBN : 9782226329769

 

4ème de couverture :

1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras.

C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance.

Comment trouver son chemin dans un monde dévasté par la guerre ? Avec une sensibilité infinie,  Sarah Barukh exprime les sentiments et les émotions d’une enfant prise dans la tourmente de l’Histoire.

Un premier roman magistral.

L’auteur (site de l’éditeur) :

Depuis l’enfance, Sarah Barukh a toujours aimé les histoires, celles qu’on lui contait ou celles qu’elle s’inventait. Elle a longtemps travaillé dans la communication, la production audiovisuelle et éditoriale. Elle voulait juste marcher tout droit est son premier roman.

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Mai 1943. Je découvre Alice, petite fille de 6 ans, laissée par sa mère, en nourrice chez Jeanne dans un petit village pyrénéens où elle va traverser la guerre. Jeanne son seul point d’ancrage qui répond à toutes les questions de l’enfant pas « Parce que c’est la guerre ». D’autres questions affluent lorsque, en 1946, sa mère, aussi maigre qu’un fantôme la récupère pour l’emmener à Paris. Une seconde vie s’offre à elle, où elle voit survivre et souffrir sa mère. Troisième départ lorsque sa mère est hospitalisée, presque mourante. Cette fois, direction les Etats-Unis chez son supposé père… Et d’autres péripéties.

Une lecture  émouvante, voire lacrymale. J’aurais préféré que l’auteure s’arrête plus profondément sur les personnages de Jeanne et de la mère revenue des camps et que le livre se termine là. Les péripéties américaines sont trop invraisemblables et la fin  un peu trop téléguidée.

Sarah Barukh sait très bien raconter de belles histoires car, à peine commencé, j’ai su que je ne fermerai pas la lumière tant que je n’aurai lu le denier mot. Pourtant c’est une lecture en demi-teinte. J’attends le second livre !

 

 

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Anne Schmauch - Katherine Ferrier - Mémé Dusa

20 Juin 2017, 14:09pm

Publié par zazy

Mémé Dusa

Texte Anne Schmauch

Illustration  Katherine Ferrier

Editions Sarbacane

Collection: Pépix

Dès 8 ans

192 pages

novembre 2015

ISBN: 9782848658162

 

4ème de couverture :

Hélène se doutait bien que ses parents lui cachaient quelque chose à propos de ses origines grecques. Mais quand son idiot de grand frère et elle se retrouvent parachutés en Grèce antique – il y a 5 000 ans, au milieu des monstres et des dieux !! –, ça lui fait tout drôle. Enfin… « Drôle », façon de parler, parce que leur grand-mère, Mémé Dusa alias la VRAIE Médusa, habite là-bas aussi, et qu’elle a la mauvaise habitude d’assassiner comme elle respire… Autant dire que ça va swinguer !

Bienvenue dans une aventure mêlant enquête policière, voyage temporel et combats de monstres au pays d’Ulysse, Zeus et les autres !

Les auteurs (site de l’éditeur)

Anne Schmauch est née en 1978 à Metz, où elle a vécu quelques années avant de déménager à Nantes puis à Rennes. Ses études d’histoire de l’art et de lettres l’ont menée à Paris, où elle vit actuellement.

Elle a écrit une quinzaine d’histoires, pour la presse et pour l’édition.

Diplômée de l’atelier de Bande dessinée de l’EESI, Katherine Ferrier s’est imposée en BD jeunesse avec sa série Hôtel Étrange, qu’elle dessine et co-écrit avec Florian Ferrier.

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Papy est boiteux, alors Papy ne pourra venir garder les enfants chez eux. Hélène et Hector doivent descendre dans le sud retrouver leur grand-mère et Papy. C’est ce qu’a entendu Hélène, surprenant la conversation entre ses parents. Mais qui est donc cette Mémé Dusa qu’ils n’ont jamais vue, dont on ne parle jamais, qui ne vient jamais les voir, surtout dont leur mère ne parle jamais parce que totalement infréquentable ?

Dès leur arrivée, Mémé Dusa médusa ses petits-enfants. L’auteur a conçu le titre pour le jeu de mots, alors, je ne vais pas me prier. Pourtant, il faut remonter à la racine du mot méduser ! Je vous laisse imaginer l'accueil (voir l'image), tout y est, la chevelure ondulante, la toge, les personnages pétrifiés, plus le reste  

Oui, ce livre assez drôle et ludique parle de personnages de la Grèce antique, Méduse l’une des trois Gorgones dont la chevelure est faite de serpents, comme Mémé Dusa. Hélène et Hector, deux prénoms chargés d’histoire mythologique, Ulysse et ses marins plus couards que la légende….

Beaucoup de péripéties sur un rythme enlevé, j’oserais presqu’écrire échevelé si je n’avais peur des serpents de mémé Dusa ! Si la narratrice principale est Hélène, Hector aime bien y mettre son grain de sel et, cela peut être piquant.

Non, même si vous me chatouillez la plante des pieds je ne dirai rien, et pas besoin de faire appel à Cerbère, je vous laisse le soin de découvrir cette histoire.

Ah oui, j’allais oublier ! Jeunes gens, vous avez un test sur le "Relou Number One". Mesdemoiselles, je suis certaine que vous y trouverez vos grands frères et lycée de Versailles.

Je ne terminerai pas cette chronique sans parler des dessins déjantés de Katherine Ferrier qui campe une mémé Dosa fumante.

Je remercie les éditions Sarbacane qui participent à l’opération Voie des indés mensuelle de Liblfy, pour cette lecture divertissante, mais pas que.

Mémé Dusa va attendre gentiment (enfin je l’espère) l’arrivée de mes petits-enfants cet été.

 

 

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