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ZAZY - mon blogue de lecture

Luis Sepúlveda - Le vieux qui lisait des romans d'amour

16 Juillet 2013, 14:25pm

Publié par zazy

Le vieux qui lisait des romans d’amour

Luis Sepúlveda

Traduction François Maspero

Editions A.M. Métailié

1992

ISBN : 9782864241270

 

4ème de couverture :

Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec  les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l’antidote au redoutable venin de la vieillesse : il sait lire et il a une passion pour les romans qui parlent de l’amour, le vrai, celui qui fait souffrir.

Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre au style naïf et plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

 

Quelques mots sur Luis Sepúlveda (source evene.fr)

 Figure de l’engagement pour les droits de l’Homme, Luis Sepulveda est l’une des voix les plus importantes d’Amérique latine. Alors qu’il est encore étudiant en lettres, le militant proche des jeunesses communistes est condamné à 28 ans de prison par le régime de Pinochet. En 1978, il participe à une recherche de l'Unesco sur l'impact de la colonisation sur les populations amazoniennes et passe un an chez les indiens Shuars. Cette expérience est à l’origine du roman 'Le Vieux qui lisait des romans d'amour' premier d'une série de best-sellers mondiaux parmi lesquels 'Le Monde du bout du monde', 'Un nom de torero', 'Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à parler'. En 1982, l’écrivain s'installe en Allemagne jusqu'en 1996 puis en Espagne à Gijón où il écrit des chroniques régulières dans le quotidien espagnol El País. Ecrivain humaniste et écologiste, Luis Sepulveda est traduit en 35 langues et jouit d’une renommée internationale.

 

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Voilà, tout est dit dans le résumé de l’éditeur.

Luis Sepúlveda nous offre une galerie de personnages secondaires très riches, surtout le maire, surnommé la Limace, qui, d’emblée, m’a fait penser au sergent Garcia de Zorro ! (je me suis guère trompée, au vu des images du film)

Le dentiste, plutôt arracheur de dents, ami du Vieux et son pourvoyeur de romans d’amour. Attention, pas des romans à l’eau de rose, mais des romans d’amour, des vrais qui lui donne une pute de ses connaissances. « Le roman commençait bien. "Paul lui donna un baiser ardent pendant que le gondolier complice des aventures de son ami faisant semblant de regarder ailleurs..." Il était clair que ce n'était pas un individu recommandable... Ce début lui plaisait. Il était reconnaissant à l'auteur de désigner les méchants dès le départ. De cette manière, on évitait les malentendus et les sympathies non méritées. »

Les Shuars, peuple amazonien que le Vieux a côtoyé et plus, même s’il ne sera jamais des leurs. Cette peuplade vit dans des contrées de plus en plus reculées « D’énormes machines ouvraient des routes et les Shuars durent se faire plus mobiles »

Et puis, il y a les colons « Les colons, attirés par de nouvelles promesses d’élevage et de déboisement, se faisaient plus nombreux » « Et surtout se développait la peste des chercheurs d’or, individus sans scrupules, venus de tous les horizons sans autre but que celui d’un enrichissement rapide ».

Un livre faussement naïf où Luis Sepúlveda dénonce les effets négatifs de la colonisation, de la déforestation, de la politique bananière. C’est un hommage aux peuples primitifs, à la nature. J’ai aimé Antonio José Bolivar Proaño qui préfère lire plutôt que parler, qui enlève son dentier lorsqu’il n’a plus rien à dire « Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d’or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d’un coup de machette, s’y appuya, et prit la direction d’El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes. »

 J’y ai retrouvé cette amitié désintéressée, l’apprentissage d’une autre culture, la différence acceptée que j'avais apprécié dans « Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler». Je vais continuer un bout de chemin avec cet homme-là.
 

 

Quelques extraits :

 

Le jour il y a l'homme et la forêt. La nuit, l'homme est forêt

 

Il savait lire. Ce fut la découverte la plus importante de sa vie. Il savait lire. Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire. Mais il n'avait rien à lire.

 

Aussi vrai qu'on dit qu'une main lave l'autre et que les deux lavent le cul, on doit s'entraider.

 

Nul ne peut s'emparer de la foudre dans le ciel, et nul ne peut s'approprier le bonheur de l'autre au moment de l'abandon.

 

Si la piste est trop facile et que tu crois tenir le jaguar, c'est qu'il est derrière toi, les yeux fixés sur ta nuque.

 

Le roman commençait bien. "Paul lui donna un baiser ardent pendant que le gondolier complice des aventures de son ami faisant semblant de regarder ailleurs..." Il était clair que ce n'était pas un individu recommandable... Ce début lui plaisait. Il était reconnaissant à l'auteur de désigner les méchants dès le départ. De cette manière, on évitait les malentendus et les sympathies non méritées.

 

 

 

Commenter cet article

gabriel 08/11/2016 21:43

Petite correction: dans "quelques mots sur Luis Sepulveda" il est dit qu'il a écrit "Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à parler" alors que le titre exact est "Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler".

zazy 08/11/2016 21:48

Je vais corriger, merci

ebinda 26/10/2014 02:56

je bien

ebinda 26/10/2014 02:58

je bien sa parler de bien de femme

Alex-Mot-à-Mots 19/07/2013 19:22

Un très bon souvenir de lecture.

zazy 19/07/2013 20:04

Une très agréable lecture

dominique 17/07/2013 13:01

""reconnaissant à l'auteur de désigner les méchants dès le départ. De cette manière, on évitait les malentendus et les sympathies non méritées." j'adore cette formule. et la citation pour l'entraide et les deux mains.. à retenir.

zazy 17/07/2013 13:47

Oui, j'ai vraiment adoré la citation sur l'entraide !

Yv 17/07/2013 08:21

Je me suis régalé à cette lecture et j'ai encore plus aimé, L'ombre de ce que nous avons été

zazy 17/07/2013 13:46

Je vais dévaliser la bibliothèque !!!