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ZAZY - mon blogue de lecture

Serge Joncour - L'amour sans le faire

15 Novembre 2012, 14:40pm

Publié par zazy

Encore un problème, toujours ce maudit copié-collé !!! pourtant tout y était avant que je ne valide !!!!

http://www.rentreelitteraire-flammarion.com/images/Couvertures/serge-joncour-l-amour-sans-le-faire.jpg

 

L’amour sans le faire

Serge Joncour

Editions Flammarion

320 pages

Août 2012

ISBN : 9782081249141

 

Livre lu dans le cadre http://ih.constantcontact.com/fs075/1102590620721/img/15.jpg. Je remercie Olivier de Price Minister, les éditions Flammarion ainsi que Mimi qui m'a parrainée.

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Franck a tout renié, sa famille, sa vie campagnarde, sa classe sociale pour partir à Paris ; il voulait être cinéaste. 10 ans plus tard, malade, malade de solitude, il téléphone chez ses parents où Alexandre répond.

Louise est perdue depuis la mort d’Alexandre et va toutes les fins de semaine chez les parents d’Alexandre…. Pour retrouver Alexandre.

Ils sont, tous deux, partis pour la ville  pour oublier, pour se fondre dans l’anonymat et se murer dans la solitude parmi les autres, se perdre dans la foule. Ce sont des taiseux qui ne savent plus où est leur place. Alors commence le désir, le besoin de partir.

Louise prend sa vieille voiture comme chaque week-end  et Franck prend le train, celui que l’on appelait dans le temps « la Micheline » et qui se nomme maintenant « Intercités », avec les aléas idoines !

Il découvre alors le « nouvel Alexandre » qui est le fils de Louise. Quelques jours suspendus dans la canicule de l’été, où, en l’absence des parents, ils seront tous les trois avec leurs fêlures, leurs brisures, leurs attentes. Ils pourront tisser le lien familial qui les unit, parler d’Alexandre, le mari de Louise, frère de Franck, mais pas le père du petit Alexandre. Ils vont ré-apprendre à écouter l’autre, à s’occuper de l’autre, essayer de trouver les mots. Se réapproprier cette vie qui les a faits. Essayer de ne plus se cogner.

Ils glissent petit à petit dans la tendresse.

« Ne pas pouvoir s’aimer, c’est peut-être encore plus fort que de s’amer vraiment, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à ça, à cette haute idée qu’on se fait de l’autre sans tout en connaître, en rester à cette passion non encore franchie, à cet amour non réalisé mais ressenti jusqu’au plus intime, s’aimer en ne faisant que se le dire, s’en plaindre ou s’en désoler, s’aimer à cette distance où les bras ne se rejoignent pas, sinon à peine du bout des doigts pour une caresse, une tête posée sur les genoux, une distance qui permet tout de même de chuchoter, mais pas de cri, pas de souffle, pas d’éternité, on s’aime et on s’en tient là, l’amour sans y toucher, l‘amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur, une douleur ça ne se partage pas, une douleur ça ne se transmet pas par le corps, on n’enveloppe pas l’autre de sa douleur comme on le submerge de son ardeur. C’est profondément à soir une douleur. L’amour comme une douleur, une douleur qui ne doit pas faire mal. »

Serge Joncour nous parle du remord,  de la fuite, du retour, du silence, de la rivalité entre frères. Franck avec sa caméra au poing qu’a-t-il fait si ce n’est  mettre un appareil entre lui et sa vie, montrer pour ne pas parler. Louise, elle, ne peut re-partir pour une autre vie, pourtant elle continue de vivre. Sa vie, on ne la refait pas, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste.

Il parle également de ces terres, de ces fermes qui ne passent plus aux mains des fils « La terre ça ne se perd pas, ton devoir c’est d’assurer la continuité, tu comprends ? » A passer les soirées en compagnie de Louise et Alexandre, Franck comprend mieux ce que ses parents essayaient de lui faire sentir. « Pour la première fois, il touchait du doigt ce que ses parents essayaient de lui faire sentir depuis toujours, que la vie se concevait autour de l’idée de passage, que le rôle de chacun se limitait à ça, l’existence n’avait de sens qu’en étant acteur de cette pérennité. »

Le petit Alexandre est le révélateur dans cette histoire, le passeur d’espoir : « Louise se sentait pleinement la mère de son enfant, réunis dans l’insouciance d’un matin d’été »

Un livre touchant, un ton juste mais pas larmoyant. Serge Joncour a su poser des mots sur leurs maux enfouis sous des années de silence et de fuite.

4ème de couverture :

Après dix ans de silence, Franck téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. " On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste ", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, " insister " finit par ressembler à la vie réinventée. L'Amour sans le faire, c'est une histoire de la tendresse en même temps qu'un hymne à la nature, une nature sauvage, imprévisible, qui invite à changer - et pourquoi pas à renaître.

 

Biographie de Serge Joncour :

 

En 1998, il publie son premier roman, 'Vu', qui le propulse sur le devant de la scène littéraire. Néanmoins, il a exercé différents métiers : maître nageur, livreur de journaux, cuisinier, rédacteur publicitaire... Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels 'Situations délicates' et de 'L' Idole'. en 2012, il signe le scénario d'Elle s'appelait Sarah, adaptation du roman de tatiana De Rosnay, avec Kristin Scott Thomas. Régulièrement, les auditeurs de France Culture peuvent entendre sa voix dans l'émission Des Papous dans la tête. En 2012, Xavier Giannoli adapte sur grand écran son roman  L' Idole qui devient Superstar, avec Kad Merad dans le rôle principal.

D'autres avis ici ,     celui d' Yv qui diverge et c'est très bien

Puisqu'il faut mettre une note : 17/20

critiquesABC2013   logochallenge3

Commenter cet article

mimipinson 18/11/2012 07:37


Un livre que j'ai lu d'une traite (en réaction à Mouawad et sa violence) et que j'ai beaucoup aimé.

zazy 18/11/2012 16:39



Il est certain que ces livres sont à l'opposé l'un de l'autre



Colimasson 15/11/2012 21:31


Bonne note et joli commentaire pour un livre dont le titre me laissait pourtant présager du pire... mais faut avouer, il est rédhibitoire... collection Harlequin sous roche ? Bon, on dirait que
ce n'est pas le cas ! ;)

zazy 15/11/2012 22:07



Merci Coli. Non pas du tout collection Harlequin ou BC



Yv 15/11/2012 11:23


Oui, je suis un peu seul sur ce coup, mais tant pis

zazy 15/11/2012 12:07



Je suis certaine que tu n'es pas le seul et, de plus, il en faut..... cela m'est arrivé également



Oncle Paul 14/11/2012 15:02


Bonjour


De Serge Joncour je me souviens d'un petit roman (par la taille) Carton, publié chez Eden Production (maison d'éditions qui me semble-t-il n'existe plus) . Je devrais peut-être m'intéresser un
peu plus à cet auteur.


Amitiés

zazy 14/11/2012 20:52



C'est le premier ouvrage que je lis de Serge Joncour, mais j'ai envie de continuer un bout de chemin