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ZAZY - mon blogue de lecture

Pierre d'OVIDIO - l'ingratitude des fils

9 Mars 2011, 15:03pm

Publié par zazy

DOVIDIOPierre d'OVIDIO

L'ingratitude des fils

Collection  10 18Grands détectives

249 pages

Je remercie le partenariat 10 18 et ârtage lecture pour m’avoir fait découvrir ce livre

 

4ème de couverture :


Hiver 1945. Paris est libéré, mais les conditions matérielles d'existence ne se sont guère améliorées : privations et rationnement, marché noir et trafics en tous genres. C'est dans ce climat de tensions que des enfants, jouant dans les ruines d'un immeuble de Malakoff, découvrent un cadavre dont une main est peinte en noir. Le jeune inspecteur Maurice Clavault est dépêché pour mener l'enquête. Son unique indice : un message laissé dans la bouche du mort, « A PARM ». Grâce à l'aide de Ginette, sa petite amie actrice, ses pas le mènent jusqu'à un immigré lituanien, sauvé de la rafle du Vél' d'hiv', un certain Samuel Litvak... Si la victime ne peut plus parler, les fantômes qu'elle a laissés derrière elle parleront à sa place.

 

Mon avis :

 

Maurice Clavault, sorti des stalags allemands grâce à des connaissances de sa mère, les mêmes qui le feront entrer dans la police, n’est guère apprécié par son supérieur résistant bon teint…. « Jean-François Bléchet s’agaçait vite. En particulier avec Maurice Clavault, son plus jeune inspecteur. Un « pistonné ». Un gars « pas réglo » au passé politique suspect, qui avait bénéficié de protections dont il ne pouvait se vanter dans les temps présents ».

 

Janvier 1945, le  jeune inspecteur de police à Malakoff est dans la file d’attente pour aller voir les temps modernes avec Ginette, (rendez-vous organisé par leurs mères respectives) lorsque 2 policiers viennent le quérir pour aller sur les lieux de la découverte d’un cadavre à la main droite peinte en noir et un message sibyllin dans la bouche…...

 

2 frères juifs polonais Samuel et Lev Litvak essaient de quitter le ghetto juif de Vilna, petite ville polonaise à la fin de la première guerre. Le 21 décembre 1926, Lev Ossipovitch et Samuel Litvak firent leurs adieux à leurs parents et jurèrent qu’ils les feraient venir dès qu’ils seraient « arrivés » ». Arrivés à Paris en 1927, ils montent un atelier de pièces détachées automobiles qui devient prospère. Lev émigre aux USA, Samuel reste sur place.

 

A travers la vie de la famille Litvak, nous assistons à la montée du nazisme en France, les pogromes en Pologne, toutes les atrocités commises. Nous suivrons Samuel, qui entre temps à fondé une famille, se débattre avec l’antisémitisme.« Dans leur environnement immédiat, la marchande de fruits et légumes commença par les regarder d’un air bizarre, par ne plus entendre leur salut… » Mais, pouvant compter sur un commissaire de leur arrondissement, Samuel ne se sentait pas menacé, jusqu’au jour où, un jeune policier les informe qu’une rafle sera entreprise le lendemain. Toute la famille émigre chez un ami français à Yzeures sur Creuse puis, de là, en zone libre dans le Massif Central.

 

Revenons à l’hiver 1945. Maurice Clavault, suivi et aiguillonné par la Belle Ginette (dont les toilettes sont les seules couleurs de ce livre), va essayer de résoudre cette énigme, ainsi que celle d’un corps de femme découpé en morceaux.

 

La guerre n’est pas encore terminée. Les parisiens souffrent du froid, des privations. Certains collabos se retrouvent « résistants de la dernière heure ». L’on sent le désespoir et le doute qui persistent. Les chapitres concernant la famille Litvak restituent également parfaitement  la situation des émigrés juifs et le populisme qui régnait dans les années 30.

 

Les parallèles que sont la vie de la famille Litvak et l’enquête de l’inspecteur Clavault ne se rencontreront qu’en fin de livre (et oui, cela arrive que des parallèles se rencontrent !).  Une fin très inattendue qui en dit un peu plus long sur la justice et la police de cette époque.

 

Ce polar n’est pas un polar comme les autres. Ne comptez pas trop sur une poussée d’adrénaline…… J’apprécie beaucoup ce genre policier où il n’y a pas beaucoup d’actions brutales ni coups de feux….. mais de l’humain et, dans ce cas précis, de l’histoire.

 

Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce livre et j'ai découvert un nouvel auteur dont je lirai d'autres oeuvres. Je remercie encore ârtage lecture et la collection 10 18.  Ces partenariats m’ouvrent d’autres horizons littéraires et cela me plait beaucoup.


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