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ZAZY - mon blogue de lecture

Metin Arditi - Prince d'orchestre

29 Août 2012, 13:00pm

Publié par zazy

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Je remercie vraiment http://static.decitre.fr/skin/frontend/decitre/default/images/logo.png et son forum logo-entrée livre de m’avoir inclus dans son panel de lecteurs VIP pour cette opération de la rentrée littéraire "Coup de cœur des lecteurs" ainsi que les éditions logo actes sud 

 

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Pourquoi à un certain moment casse-t-on son jouet ?

Alexis Kandilis a tout. Adulé par tous, homme séduisant, beau mariage, chef d’orchestre de renommée internationale, il est au sommet de son art. Puis, un grain de sable ;  un refrain entêtant et angoissant, celui des enfants morts de Gustav Mahler,  une réflexion très désagréable à un membre de l’orchestre et tout s’emballe.

Alexis Kandilis, lorsqu’il parle de son art, ne donne pas l’impression d’un amour partagé. La musique est au service de son prestige, mais lui ne semble par être au service de la musique et, l’amour à sens unique ne dure qu’un temps. Il se lasse de la musique et elle, à travers les musiciens de l’orchestre, se lasse de lui. « L’émotion que ressentait Kandilis était d’une autre nature. Une émotion feinte, qu’il avait appris à mimer avec talent. »

Quelque chose cloche chez ce grand chef d’orchestre. Le succès ne peut expliquer à lui seul, sa morgue, son mépris, son arrivisme, son besoin de séduire et d’être aimé…. Ah, voilà, il a ce besoin énorme d’être aimé….. Car il cache une grosse blessure en lui. La vie l’a blessée, il a pris soin de mettre beaucoup de pansements dessus, mais un jour…. Les points de suture ont lâché et la voilà à vif qui le dévore, mais il est trop tard.

Pour essayer de survivre, il se lance à corps perdu dans le jeu, mais il se perd un peu plus, la chute n’en sera que plus dure et il paie le prix fort pour son arrogance, sa méchanceté gratuite et blessante.

 

Certains vont essayer de le sortir de cette spirale infernale en l’entourant d’amour, d’amitié, le tenir à bouts de bras. Il pense lui-même revenir au premier plan de la notoriété par ses compositions, mais, las,  la Faute est toujours là ! il reçoit le camouflet de trop et ce sera la chute dramatique.

 

Que penser de Sacha et Menahem qui semblent être les doigts du destin ? Que penser de la fin, toujours le destin ??? La mort de l’un pour la renaissance de l’autre ??? Toutes les portes du hasard, de la destinée nous sont ouvertes.

 

Quel récit !  Metin Arditi nous offre une partition tragique et flamboyante où il dépeint avec une grande justesse la fragilité humaine et y parle si bien de l’Art.

 

  

 

4ème de couverture :

Alors que chaque concert lui vaut un triomphe et qu’il se trouve au sommet de sa gloire, le chef d’orchestre Alexis Kandilis commet une indélicatesse dont les conséquences pourraient être irrémédiables. Sa réputation est ébranlée. Aux déceptions et revers qui s’ensuivent, il oppose la certitude de son destin d’exception. Mais les blessures les plus anciennes se rappellent à son souvenir. L’insidieux leitmotiv des Kindertotenlieder – Les chants des enfants morts – de Gustav Mahler lui chuchote sans répit le secret qu’il voudrait oublier. La chute est inexorable. Seules l’amitié ou la confiance de quelques proches semblent l’ouvrir à une autre approche de son talent, susciter en lui un homme nouveau, dont la personnalité glisserait de la toute-puissance à la compassion, de l’arrogance à l’empathie profonde. Se dessine peut-être une métamorphose…
Roman haletant, parcours exalté, bouleversé par les véhémences de la musique, Prince d’orchestre est aussi une réflexion sur la part d’imprévisible que contient toute existence, sur la force du hasard et les abîmes de la fragilité humaine, sur les souffrances que convoque, apaise, et souvent transcende l’inépuisable fécondité de l’art.

 

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Commenter cet article

Philisine Cave 30/08/2012 21:09


La musique vient avec l'aperçu du copain de pension dans la salle ... tout un programme ! je prends le lien de ton article. Bises ma belle.

zazy 30/08/2012 22:17



Merci



zadoue zaz 29/08/2012 22:00


De découvertes en découvertes, mon dieu aurais-je le temps de lire tout ces livres les uns plus intéressants que les autres ... merci :)

zazy 30/08/2012 16:15



Non, mais c'est ce qui en fait le charme.... ma LAL fait 3 pages !


Celui-ci est un très bon livre