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ZAZY - mon blogue de lecture

Hubert Haddad - Le peintre d'éventail

19 Avril 2013, 21:39pm

Publié par zazy

http://www.zulma.fr/datas/images/livres/livre_l_572046.jpg

Le peintre d’éventail

Hubert Haddad

Editions Zulma

192 pages

Janvier 2013

ISBN : 9782843045974

 

 

4ème de couverture :

C’est au fin fond de la contrée d’Atôra, au nord-est de l’île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de Dame Hison dont Matabei apprend à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l’auberge se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s’attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d’éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki.

Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de la voie du Zen, en attendant d’autres bouleversements…
Avec le Peintre d’éventail, Hubert Haddad nous offre un roman d’initiation inoubliable, époustouflant de maîtrise et de grâce.

 

A propos d'Hubert Haddad... (copié sur le site des éditions Zulma)

Auteur d’une œuvre vaste et diverse, portée par une attention de tous les instants aux ressources prodigieuses de l’imaginaire, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d’intellectuel, d’artiste et d’homme libre, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des Cinq continents de la francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d’écriture ou encore Opium Poppy (à paraître chez Folio en janvier 2013).

 

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Matabei veut changer d’air, quitter Kobe, quitter sa notoriété de peintre moderne, et, surtout… oublier, tout oublier. Il se retrouve dans la pension de dame Hison, ancienne prostituée qui héberge une collection de gens « à part », particuliers. Dame Hison recueille au sens propre comme au sens figuré ce cabossé.

Sa vie va se transformer lorsqu’il rencontre le Maître Osaki, un très grand peintre d’ éventail et jardinier hors pair qui va lui apprendre l’Art. Avec et grâce à lui, il va se transformer, retrouver la sérénité. Mais la grâce, la beauté, la poésie, l’harmonie ont un revers de médaille.

 C’est un livre majestueux, poétique, dans un français splendide. Un hommage à la vie japonaise, à la civilisation japonaise. Un livre que j’ai dégusté avec le même cérémonial que les deux hommes mettent à boire leur thé. Des descriptions sublimes. Une promenade hors du temps dans la beauté d’un matin, sous la neige, dans la splendeur d’une soirée….

L’écriture d’Hubert Haddad pousse à la contemplation, on ressent la mélancolie mais les petits plaisirs n’y sont jamais absents. La beauté n’est jamais absente même lorsque arrive l’apocalypse, l‘impensable.

 Ce roman d’initiation, de transmission des savoirs m’a transporté. Sandrine, je te remercie pour ce moment hors temps et cette très belle lecture. Tout au long de cette lecture envoûtante, je me suis demandée si Hubert Haddad n’était pas le traducteur, au lieu de l’auteur. Quel hommage au Japon pour un homme qui n’y est jamais allé. Quel talent.  J’ai retenu plusieurs autres ouvrages de cet auteur à la bilbiothèque.

 Les éditions Zulma ont une politique d’exigence du contenu et du contenant qui ne peut que me séduire et je n’ai jamais été déçue par les quelques livres lus de cet éditeur.

Un livre à ne pas manquer

D'autres ont aimé sur  Libfly  -  Entrée livre

 Quelques Haïkus :

 

 « Prendre son envol –

à l’heure des migrations

peindre une plume »

 

« Seuls endroit calme

dans cette ruée de mondes –

la remise aux selles »

 

Quelques extraits :

 Par instants, une curieuse impression saisissait le promeneur, surtout en fin de journée, quand la lumière oblique faisait tourner les ombres :l’agencement de l’enclos révélait un el équilibre à le parcourir ainsi, sans hâte, en s’arrêtant aux emplacement choisis, qu’il croyait voir un miroir de verdure et d’eau, presque un regard tourné sur lui, manière d’attention impersonnelle qui accompagnerait chacun de ses  gestes et de ses pensées avec un mélange d’indulgence et de gravité

 Celui qui se tait n’attend rien de vous

Les années roulent doucement les pierres dans le lit du torrent. Un œil aiguisé peut voir croître les arbres entre la fête des carpes et l’équinoxe d’automne mais la précipitation des jours est telle qu’on ne porte guère attention à l’usure des or ou à l’affaissement du sol.

 Je n’oublierai jamais les derniers mots de Matabei : « Ecoute le vent qui souffle. On peut passer sa vie à l’entendre en ignorant tout des mouvements de l’air ».

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attila 20/04/2013 18:59

je suis dans un livre de chez zulma egalement. je partage ton point de vue sur cette maison d'edition que j'aime beaucoup. ce livre là me fait de l'oeil depuis un moment. ....je me laisserai seduire par sa prochaine oeillade. ..

zazy 20/04/2013 21:28

Ce livre est magique