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ZAZY - mon blogue de lecture

Hélène GESTERN - Eux sur la photo

26 Novembre 2011, 23:54pm

Publié par zazy

 

 

Eux-sur-la-photo.jpg

 

Eux sur la photo

Hélène GESTERN

Editions Arléa

274 pages

ISBN : 9782869599512

 

4ème de couverture :

 

Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.
Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d’éléments inconnus, la résolution d’énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c’est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu’ils modifient, ou pas, ce que nous sommes.

 

Biographie de l’auteure (Evènement.fr)

 

Hélène Gestern a quarante ans lorsqu'est publié son premier roman 'Eux sur la photo' (Arléa). Dans cet ouvrage sorti lors de la rentrée littéraire de septembre 2011, le personnage s'appelle aussi Hélène et est également âgé de quarante ans. Avec 'Eux sur la photo', Hélène Gestern s'attarde sur les secrets de famille, le vide et la douleur qu'ils créent chez un individu. Si le thème est souvent utilisé en littérature, l'écriture et le style de la nouvelle romancière sont vite remarqués et appréciés par les lecteurs et les critiques.

 

 

Eux sur la photo, mais qui sont-ils ??? Une coupure de journal découverte dans un dossier montrant sa mère entourée de 2 hommes trouble Hélène Hivert. Elle a besoin de savoir, de relier tous ces fils du passé qu’elle ne connait pas et passe une annonce dans un journal comme l’on jette une bouteille à la mer.

 

Une réponse arrive … « Je pense avoir des informations sur la personne que vous recherchez : il s’agit certainement de mon père, qui a souvent séjourné à Interlaken en été…. »

 

Ils vont échanger une correspondance formelle, puis amicale, et enfin amoureuse mais toujours un peu en retenue, en pointillé, comme si la peur de la découverte les empêchait de franchir ce petit pas ; le vouvoiement en est la démonstration.

 

Pour eux, il y a une urgence à découvrir le passé de plus en plus commun de leurs père et mère car les 2 derniers témoins encore en vie détricotent leurs mémoires.

« Comme il est ironique de penser, en attendant, que la suite de nos recherches dépend des souvenirs improbables d’un homme au cerveau en partie mort et d’une vieille femme à la mémoire dévastée. Curieuse allégorie de ce présent que nous ressuscitons de ses ruines de papier, une photo après l’autre ».

 

Le personnage principal c’est ce lourd silence qui a accompagné la vie d’Hélène et celle de Stéphane. Au fur et à mesure que le secret se dévoile, plusieurs pistes sont possibles et les supputations peuvent faire mal. Reste l’interprétation qu’ils vont en faire et que nous découvrons à la fin du livre.

 

Signe des temps, ce sont les photos qui les guideront. A chaque avancée dans leurs recherches Hélène Gestern nous raconte une photographie  et ces descriptions sont telles que vous avez l’impression de l’avoir entre les mains, j’ai vraiment eu ce sentiment avec la première.

 

La lettre posthume de Sylvia et le journal intime de Jean  résonnent en moi comme un rappel de la vie dans les années 50 à 70. J’y ai retrouvé  cette peur du « qu’en dira-ton », cette angoisse du manque, l’emprise bourgeoise…. qui ont écrasé Natacha, la mère d’Hélène et qui ont fait de même avec certaine personne de ma connaissance.

 

Un roman que j’ai lu en une soirée, bien calée, dos à la chaleur du feu et je n’ai pas voulu le lâcher. Ce n’est pas le besoin de savoir à tout prix, mais j’étais bien avec eux.  Quelques phrases percutantes ponctuent une lecture où l’émotion est présente.

J'aime aussi beaucoup la couverture très sobre de cette collection.

 

J’aimerais poser une petite question à l’auteure pourquoi avoir choisi le prénom d’Hélène qui est également le sien.

 

Je le classe dans mes livres à faire du bien et j’espère le prochain ouvrage d’Hélène Gestern qui nous a démontré qu’elle est un bel auteur.

 


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