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ZAZY - mon blogue de lecture

Fred Vargas - l'armée furieuse

1 Septembre 2011, 20:38pm

Publié par zazy

L-armee-furieuse.jpg

L’armée furieuse

Fred Vargas

Editions Viviane Hamy

427 pages

ISBN978-2-286-08004-4

 

4ème de couverture :

Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l'Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi. C'est une association ? L'Armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ? Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait. Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle. Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l'Armée furieuse, vous connaissez cette bande ? Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. Votre fille l'a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ? Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là. Veyrenc retint discrètement le commissaire. Jean-Baptiste, vraiment, tu n'as jamais entendu parler de ça ? Adamsberg secoua la tête. Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il. Pourquoi ? Parce que, pour ce que j'en sais, c'est l'annonce d'une secousse. Peut-être d'une sacrée secousse. Nul doute que la fratrie "maudite" du village normand rejoindra la galaxie des personnages mémorables de Fred Vargas. Quant à Momo-mèche-courte, il est le fil conducteur de la double enquête que mène ici le commissaire Adamsberg, confronté à l'immémorial Seigneur Hellequin, chef de L'Armée furieuse.

Mon avis :

Je l’ai attendu  et je me suis jetée dessus avec gourmandise. Dans quel bazar Vargas allait-elle nous amener cette fois encore ?

On commence, comme le Petit Poucet, par des miettes de pain, mais quoi, Adamsberg a déjà trouvé le meurtrier, au premier chapitre ????  

Patience ma douce, tu ne perds rien pour attendre.

Cela arrive sous les traits d’un petit bout de femme qui arpente le trottoir devant la brigade sans oser y entrer. Les antennes d’Adamsberg se mettent en route.

La voici dans le bureau du commissaire lui débitant son histoire d’armée furieuse, de la Mesnie Hellequin et des meurtres qui y seront rattachés, puisqu’il y aura vraiment des morts puisque sa fille les avait vus. Incroyable, non ?

 

Par ailleurs, un gros ponte de l’industrie se fait brûler vif dans sa voiture et le coupable désigné est Momo-la-mèche-courte qui, part ailleurs, servira de fil conducteur aux 2 enquêtes.

Adamsberg, en bon flic, ne croit pas à cette thèse et va cacher Momo…. Où ça ???? et bien… en Normandie, et ainsi, il fera d’une pierre 2 coups !!!!! Intelligent je vous dis cet Adamsberg et si bien entouré par son équipe de bras cassés qui lui est dévouée et accepte de le suivre dans ses méandres stratégiques. La fin ??? Les vilains ne sont pas les méchants et les « gentils » ne le sont pas beaucoup.

 

Fred Vargas nous raconte un conte policier…. Car qui peut croire à cette armée furieuse. puis, de pages en pages, vous vous rendez compte que vous avez passé une nuit blanche. Impossible de faire autrement, je le sais ; j’ai essayé, par pure gourmandise, d’en garder pour le lendemain, mais, non mission impossible. Fred Vargas sait manier les mots et nous prend au piège de son commissaire, de sa logique illogique, de sa fausse lenteur, de ses adjoints. A part quelques petits rappels, pas besoin d’avoir lu les précédents livre pour partir avec eux

 

Notez l’originalité du premier  meurtre : le mari étouffe sa femme en lui bourrant la bouche avec de la mie de pain et tous ces petits détails qui attirent l’œil du commissaire, du pur jus Vargassien.


Bref, un très bon Vargas et un grand coup de coeur

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