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ZAZY - mon blogue de lecture

Frank CONROY : Corps et âme

6 Janvier 2011, 15:36pm

Publié par zazy

corps et âme

Frank CONROY

Corps et âme

Editions Folio 683 pages – traduit de l’américain par Nadia AKROUF

 

Lu dans le cadre du challenge lecture de ârtage lecture

 

 

Biographie de Frank Conroy (soucre Evènement.fr)

Entre un père malade mental et une mère qui le délaisse, Frank Conroy grandit dans la solitude. Durant son enfance, il se plonge dans la lecture et se passionne pour le Jazz, notamment le piano. Cette période de sa vie a pourtant joué un rôle important puisqu'elle lui donne le goût de l'écriture. L'auteur atteint une renommée littéraire en 1967 avec un ouvrage autobiographique. En 1987, Frank Conroy prend les fonctions de directeur de l'atelier des auteurs de l'Iowa. C'est un pianiste de Jazz émérite. En 1989, il publie 'Entre ciel et terre', puis 'Corps et âmes' en 1993. L'homme pour qui la littérature 'est un fleuve' connaît la célébrité et le succès par elle.

4ème de couverture :

À New York, dans les années quarante, un enfant regarde, à travers les barreaux du soupirail où il est enfermé, les chaussures des passants qui marchent sur le trottoir. Pauvre, sans autre protection que celle d'une mère excentrique, Claude Rawlings semble destiné à demeurer spectateur d'un monde inaccessible.
Mais dans la chambre du fond, enseveli sous une montagne de vieux papiers, se trouve un petit piano désaccordé. En déchiffrant les secrets de son clavier, Claude, comme par magie, va se découvrir lui-même : il est musicien.
Ce livre est l'histoire d'un homme dont la vie est transfigurée par un don. Son voyage, à l'extrémité d'une route jalonnée de mille rencontres, amitiés, amours romantiques, le conduira dans les salons des riches et des puissants, et jusqu'à Carnegie Hall...
La musique, évidemment, est au centre du livre - musique classique, grave et morale, mais aussi le jazz dont le rythme très contemporain fait entendre sa pulsation irrésistible d'un bout à l'autre du roman. Autour d'elle, en une vaste fresque à la Dickens, foisonnante de personnages, Frank Conroy brosse le tableau fascinant, drôle, pittoresque et parfois cruel d'un New York en pleine mutation.

 

Mon avis :

 

Ce petit garçon, Claude Rawlings a tout pour n’être rien. Il le dit lui-même, il a l’impression d’être invisible, impression qu’il gardera toujours au fond de lui.  Chaque matin sa mère, chauffeur de taxis, part travailler et l’enferme dans le minuscule appartement en sous-sol où il regarde par le soupirail les pieds des gens qui passent. Chaque soir lorsqu’elle rentre, elle picole sa bière. Triste vie grise pour un petit enfant de 6 ans. Mais il a un immense trésor dans sa chambre : un  piano console blanc et c’est ainsi qu’il découvre : LA MUSIQUE.  Chaque jour, il joue les airs qu’il entend sur sa petite radio, joue n’importe quoi, mais joue. A 6 ans, sa mère lui annonce qu’il doit aller à l’école, lui qui n’était, pour ainsi dire, jamais sorti de l’appartement-cave. Là, sur le chemin, il découvre la boutique d’instruments de musique de Monsieur WEISFELD et y fait des arrêts quotidiens. Un jour, il ose entrer dans le magasin « Ainsi tu as fini par entrer, dit-il. Je t’ai vu dehors, le nez collé à la vitrine. Que puis-je faire pour toi ? »  Claude posa la partition sur le comptoir « Qu’est-ce que c’est ? » Il découvre les notes de musique et ce fut le début d’une longue collaboration, d’une amitié sans faille et sa première rencontre avec de belles et bonnes personnes.  Petit à petit, Monsieur Weisfeld deviendra son mentor, lui fera rencontrer les personnes qu’il faut. Tous seront épatés par son talent, sa virtuosité, sa soif de savoir. Boulimique de savoir, il découvre le jazz, la musique sérielle…….  Ce petit garçon devenu adulte connait le succès immédiat.

 

Mais j’ai l’impression qu’il a une grosse infirmité : il vit dans une bulle. La vraie vie lui est étrangère depuis qu’il est entré en musique, que Frederiks lui a fait traverser le miroir.

En fin de compte, il a été mis sur des rails qui lui l’enthousiasment, le ravissent. Il vit baigné de musique, pense aimer, mais il semble être à côté de ses pompes.

Est-ce en cela qu’il parle « d’invisibilité » ? Hors la musique il n’est plus rien, même si il vit une histoire d’amour torride avec Catherine (son amour platonique d’adolescence). Pardon, il y a un moment où il se coltine avec la vie : lorsque les promoteurs du nouveau New-York veulent raser l’immeuble que Monsieur Weisfeld lui a légué à sa mort.

 

C’est un livre très élégant, d’une belle écriture directe. Nous découvrons le New-York des années 40, la fin de la guerre, le jazz. J’ai eu quelque peine lorsqu’il s’agissait de techniques musicales, passages que j’ai sautés (La lecture de partitions relevant du Mystère, comme les mathématiques) et je me suis laissée porter par la douce mélodie des mots et de la musique sous-jacente. Un bon livre.

Commenter cet article

pom' 10/01/2011 09:09



je garde un bon souvenir de ce roman


 



zazy 10/01/2011 13:26



C'est un bon roman, mais.......