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ZAZY - mon blogue de lecture

Doris LESSING - le cinquième enfant

9 Janvier 2011, 14:00pm

Publié par zazy

5eme-enfant.jpgLe cinquième enfant, Doris Lessing

                                        Albin Michel, 1990

                                        203 pages

Biographie de l'auteure (Wikipédia)

Doris Lessing (née Doris May Tayler, le 22 octobre 1919 à Kermanshah, Perse) est un écrivain britannique, lauréate du prix Nobel de littérature en 2007. Ce dernier a couronné « la conteuse épique de l'expérience féminine qui, avec scepticisme, ardeur et une force visionnaire, scrute une civilisation divisée. »[1].

Célèbre dès son premier livre, Vaincue par la brousse (1950), auteur d'une vingtaine de romans dont le best-seller international Le Carnet d'or (1962), elle est très vite apparue comme une femme de lettres engagée et militante, notamment pour les causes marxiste, anticolonialiste et anti-apartheid. À l'instar de ses consœurs nobélisées Toni Morrison et Elfriede Jelinek, elle a aussi été associée au combat des féministes sans qu'elle ne l'ait revendiqué ou désiré.

L'œuvre de Doris Lessing est profondément autobiographique, s'inspirant notamment de son expérience africaine, de ses années de jeunesse et de ses engagements sociaux ou politiques. Son style romanesque, épique, réaliste et lyrique lui a permis d'aborder différents thèmes tels que les conflits de cultures, les injustices raciales et ethniques, la contradiction entre la conscience individuelle et le bien commun, la violence entre les êtres et les classes, le déracinement ou encore l'enfance. Très appréciée pour sa diversité et son éclectisme, l'auteur a su faire une immersion dans le domaine de la science-fiction (Shikasta en 1981) ou du roman psychologique (L'Été avant la nuit). Elle a même un temps évolué vers l'ésotérisme et la parapsychologie avec La Descente aux enfers (1971).

 4ème de couverture :

Pour Harriet et David, couple modèle, qui a fondé une famille heureuse, l'arrivée du cinquième enfant inaugure le temps des épreuves. Fruit d'une grossesse difficile, anormalement grand, vorace et agressif, Ben suscite bientôt le rejet des autres enfants, tandis que les parents plongent dans la spirale de l'impuissance et de la culpabilité. La romancière du Carnet d'or, prix Médicis étranger 1976, mêle ici de façon impressionnante réalisme et fantastique, dans et fantastique, dans une fable cruelle qui met à nu l'envers et le non-dit des relations familiales.

Mon avis :

Quand Harriet rencontre David, ce fut réciproque, ils savaient qu’ils formeraient une famille. Ils avaient les mêmes envies de beaucoup d’enfants dans l’Angleterre de la fin des années 60 où il n’était pas de bon ton d’avoir une grande famille.

Ils achètent une grande maison avec beaucoup de chambres. Ils eurent rapidement 4 enfants désirés, choyés, aimés. Les fêtes carillonnées se passent toujours chez eux et réunissent toute la famille des 2 bords. Tous adoraient allez chez Harriet et David, où l’on sentait la chaleur d’une vraie famille aimante, un vrai conte de fée……….

Mais les contes de fées ont une fin pas toujours idyllique. Celle-ci s’annonce avec la 5ème grossesse d’Harriet, accident incontrôlé !!!!!! Commence alors une période très dure pour la future mère car le fœtus se manifeste par des coups très violents qui la plient en quatre. Arrive la naissance et elle put s’écrier : « Dieu merci, c’est fini ! » Elle entendit une infirmière dire : »c’est une vraie petite brute, regardez-le » Un vrai petit catcheur ajouta le Dr Brett. Il est né en combattant la terre entière. C’est ainsi qu’elle fit la connaissance de son drôle de petit bonhomme de 11 livres à qui elle trouvait beaucoup de ressemblance avec un troll. Ben, puisque c’est son prénom ne sera jamais ni un bébé, ni un enfant comme les autres. Il fait peur à ses frères et sœurs, son père ne l’aime pas, sa mère difficilement. «Peut-être Ben vient-il d’une autre planète? Peut-être est-il un monstre d’une autre époque, celle des cavernes?»

David soutenu par tout le clan décide de placer Ben dans une institution, plutôt un mouroir. Cela se fit très vite, trop vite au goût de Harriet qui était pétrie de contradiction à l’égard de ce gnome. Recommence alors une vie plus calme et détendue. Les 4 aînés sont heureux de ne plus avoir peur, de retrouver leurs parents « comme avant ». Mais rien n’est plus comme avant. Les

Mais Harriet un matin, décide d’aller à l’institution voir son fils et devant la  cruauté de l’endroit, décide de le ramener à la maison. La famille se délite jour après jour. Le couple n’en est plus un, les enfants décideront de partir en pension, le père rendre de plus en plus tard du  travail et devient ce qu’il avait toujours honni : un homme plus accaparé par son travail que par sa famille.

Ben grandit, se colle aux basques de John, un jeune homme qui vient faire du jardinage. Se faisant, Harriet propose à John de prendre Ben en charge toute la journée contre rémunération. Puis arrive le collège et, là, il découvre une autre bande de bons à rien.

Ce livre m’a tenu éveillée longtemps après avoir tourné la dernière page. Je ne l’ai pas lu sereinement, il y avait comme une urgence, une grande violence. C’est un livre dur et troublant. Doris Lessing décrit cette famille avec un réalisme dur. Elle fait foin de tout lyrisme, met à jour l’hypocrisie de la société anglaise de cette époque. Toute la première partie du livre amène à la suite : la catastrophe. Mais, est-ce seulement de ce 5ème enfant dont il s’agit ? Qui est vraiment Ben ? Ce gnome n’est-il pas la peur de l’étranger, de ce qui est hors norme et que l’on ne peut classer ?

Vous avez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre très dense qui ne se laisse pas oublier facilement.  

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