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ZAZY - mon blogue de lecture

Dominique MAINARD - Je voudrais tant que tu te souviennes

30 Janvier 2011, 21:50pm

Publié par zazy

je voudraisDominique MAINARD

Je voudrais tant que tu te souviennes

Editions Joëlle LOSFELD – 2006

248 pages

 

 

4ème de couverture

Ce roman se déroule dans une petite ville française, divisée entre une cité et un quartier pavillonnaire cossu et somnolent.
Mado y habite seule un pavillon. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette alors âgée d'une dizaine d'années, et au fil du temps une profonde tendresse naît entre Mado et l'enfant. Le père de Julide est né dans un pays étranger, et sa mère est issue d'une campagne française. Dans un lieu comme dans l'autre, les mariages sont le fruit de la raison et non des sentiments : ainsi l'adolescente est-elle fiancée dès l'âge de seize ans à un cousin, sort auquel elle se plie.
Mais Mado la voit se résigner avec tristesse et impuissance, avec le sentiment que s'éteint la flamme qui habitait la jeune fille. Un jour, Albanala retourne dans son pays natal sans un mot d'explication, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. Arrive en ville un homme que l'on surnomme l'Indien. Dès l'instant où Mado l'aperçoit, elle en tombe éperdument amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu'il cherche à l'approcher ? Et pourquoi Julide s'efforce-t-elle d'empêcher à tout prix une rencontre ? Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, l'exil, le monde imaginaire, les secrets et les mensonges, et enfin, les rencontres improbables qui seules nous permettent d'échapper à nous-mêmes.

Dominique Mainard est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans, dont Leur histoire, paru en 2002, qui a été couronné par le Prix du Roman FNAC et le prix Alain-Fournier. Il a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique, sous le titre Les mots bleus, réalisée par Alain Corneau en 2005. Son dernier livre, Le ciel des chevaux, a paru en 2004.

 

Mon avis :

 

C’est une histoire de révoltes : Révolte  d’Albanala contre un monde triste. Révolte de  Julide, révolte de Mado, révolte de l’Indien.

Julide, petite fille, puis jeune fille révoltée contre ses parents, contre le mariage arrangé…… aimait faire le mur ou, plus précisément  la fenêtre. Or, son père a coincé ladite fenêtre jusqu’à ses 16 ans où on la fiance d’office à son cousin. Sa seule bouffée d’oxygène était Albanala.

Albanala, sa tante, sœur de son père, « cartomancienne » un peu excentrique s’occupe de Mado qui habite un pavillon juste avant la cité.

 

Mado est handicapée et depuis son enfance, elle a les yeux rivés au sol et photographie le moindre caillou, la minuscule fente dans le macadam…. Et elle s’éloigne de plus en plus de la vraie vie. Il faut préciser que Mado est une vieille petite fille aux cheveux rougis par le henné posé par Albana.

 

Un jour, Albanala  décide de retourner dans son pays de soleil et laisse le soin à Julide de s’occuper de Mado.

 « Elle est comme un verre qui se vide, tu comprends ? Par une brèche minuscule, une toute petite fêlure et, si tu ne prends pas soin de la remplir elle disparaitra tout à fait. » Ainsi Julide entre un peu plus dans l’intimité de Mado.

 

Mais, Mado tombe sous le charme d’un homme qui adore travailler, courir sur les toits qui se fait appeler « l’Indien ». Entre eux, une sorte de jeu de cache-cache démarre et les 2 protagonistes sont sous le charme : lui d’une silhouette et de somptueux cheveux roux-orangé ; elle, éblouie, s’éveille à la sensualité. C’est une drôle d’attirance entre ceux deux là : lui, toujours en l’air, à regarder l’horizon et donc l’infini. Elle, toujours la tête en bas à regarder et scruter l’infiniment petit….

Julide, jalouse de ce bonheur le déconstruit et plonge Mado dans son présent : sa vieillesse, sa maladie.

 

Je suis un peu dubitative à propos de ce livre qui tarde à sortir de son ronron. La première partie est, longue, longue, longue. Tout s’anime lorsque l’amour entre en Mado. Est-ce un parti pris de Dominique Meinard  pour nous faire entrer dans la vie morne des 2 femmes ?

 

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