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ZAZY - mon blogue de lecture

Catherine Clément - La reine des cipayes

17 Septembre 2012, 20:36pm

Publié par zazy

http://www.seuil.com/images/couv/b/9782021026511.jpg

 

La reine des cipayes

Catherine CLEMENT

Editions du Seuil

383 pages

ISBN : 9782021026511

 

Dans le cadre  du salon du roman historique de Levallois http://www.libfly.com/public/images/evenement/2012-08-30-salon-romantique-levallois/affiche.jpg logo-libflybis organise une Lecture commune des titres en lice pour le Prix du roman historique. C'est ainsi que j'ai pu lire ce beau livre et je les en remercie. Maintenant, "La reine des cipayes" va entamer un voyage vers d'autres lecteurs de Libfly..

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Manikarnika, surnommée Chabili, fille de Moropan et Bhagirati sera reine ; l’astrologie en a ainsi décidé.  Aussi, lorsque Tantia Dikshit, astrologue de grande renommée  vient proposer une union entre Manikarnika et Gangadar Rao, Maharadja de Jhansi, la décision fut assez rapide. « Son Altesse Gangadar Rao n’est pas un petit raja ! s’indigna Tantia Dikshit. Les Anglais ont accordé à Ramchandra Rao le titre prestigieux de maharadja, ce qui veut dire « grand roi. »

 

Ils ont des caractères opposés. Lui, appelé à gouverner ne se rêve qu’en fille et son plus grand plaisir est de se déguiser en danseuse et de danser. Manikarnika, elle, ayant perdu sa mère à sa naissance, est élevée par son père et 3 jeunes garçons. Elle ne rêve que monter à cheval, tenir une épée, se battre ; ce qu’elle fit avec succès. Ainsi, l’astrologue bénit l’union d’un homme-fille et d’une fille-garçon manqué.

 

Pourquoi ce mariage ? simplement pour éviter que la province ne tombe aux mains des anglais qui font pression pour annexer tout territoire  dépourvu d’un héritier légitime et non adopté. Le destin de Chabili est incroyable pour une femme née en Inde, surtout dans la caste des Brahmanes. A la mort de Gangadar, Chabili demande à  de reconnaître l’enfant adopté comme futur roi de Jhansi en promesse de son attachement à la couronne britannique.

 

L’étau se resserre, les anglais s’approprie les biens des indiens, les humilie…. et la révolte gronde jusqu’à l’éclatement. Chabili tente de rester fidèle jusqu'à ce que cela devienne impossible. Elle prend la tête des cipayes et sera tuée au combat. Depuis, elle est considérée à l’égal des déesses et ses louanges toujours chantées.

 

Catherine Clément se fait chantre de Chabili et nous propose un livre à sa gloire. J’ai découvert cette partie de l’histoire indienne. La révolte des cipayes est le prélude, une cinquantaine d’année à de la guerre d’indépendance. « Le gouvernement de New Delhi déclara que l’insurrection de 1857 s’appellerait désormais officiellement la « première guerre pour l’indépendance de l’Inde. » »

 

C’est un livre fort bien documenté comme en témoigne les commentaires bibliographiques de l’auteure. On sent que Catherine Clément aime l’Inde et « la Jeanne d’Arc de l’Inde ». Elle a écrit un roman historique où l’on voit que les anglais deviennent de plus en plus gourmands, de plus en plus autoritaire et autocrates au mépris de la population indienne.

 

J’ai aimé suivre Chabili vers son destin de pages en pages, la voir progresser, la voir grandir.

Un très bon livre-piège : une fois la première page tournée, il vous faudra aller jusqu’au bout. Rassurez-vous : ce sera un réel plaisir et un vrai moment de lecture.

 

 

 

4ème de couverture :

Elle était la reine de Jhansi, un royaume libre du centre de l'Inde. Une jeune veuve de trente ans, impétueuse, fière, et qui n'avait peur de rien ni de personne. Ses sujets l'appelaient Lakshmi Baï et ses proches Chabili, c'est-à-dire la «Chérie». Mais ses ennemis les Anglais la surnommaient Jézabel, ou Jeanne d'Arc, comme la sorcière française.

Elle mourut à la guerre, habillée en garçon, les rênes de son cheval entre les dents, une épée dans chaque main et ses perles au cou. Ce mouvement de libération nationale que l'on connaît sous le nom de «révolte des cipayes» déchira le ventre de l'Inde au milieu du XIXe siècle, lorsque les soldats indigènes à peau sombre qu'on appelait «cipayes» se soulevèrent contre leurs maîtres blancs, surnommés «John Company», en référence à la Compagnie de l'Inde orientale qui rançonnait le pays.

Trop d'humiliations, trop de rajas détrônés, trop d'exploitations, de brimades... Un jour, tout explosa. L'insurrection naquit, irrésistible. La guerre d'indépendance indienne dura deux ans, deux terribles années de victoires et de massacres, largement commentés depuis Londres par deux correspondants de presse, Karl Marx et Friedrich Engels.

Quand sa guerrière mourut, l'Inde cessa d'être libre. Mais encore aujourd'hui, les petits Indiens apprennent à l'école la chanson qui célèbre sa gloire. Un destin fulgurant, chanté par tout un peuple, et raconté avec force par Catherine Clément, qui retrouve ici l'Inde qu'elle connaît si bien.

 

Biographie de Catherine Clément (evene.fr):

Passant son enfance en compagnie de sa grand-mère chrétienne, Catherine Clément est privée de ses grands-parents juifs, assassinés à Auschwitz en 1944. Elle intègre l'Ecole normale supérieure en 1959 et a comme répétiteurs Michel Serres et Ferdinand Alquié. Agrégée de philosophie à 22 ans, elle devient l'assistante de Vladimir Jankélévitch à la Sorbonne. Sa rencontre en 1962 avec Claude Lévi-Strauss l'influence de manière décisive. Catherine Clément lui consacre son premier essai en 1970, et l'un de ses derniers, en 2002. Détachée du CNRS, elle participe entre autres à des documentaires de télévision à l'ORTF, aux côtés de Josée Dayan et Charles Brabant. C'est en 1976, après douze années passées à l'enseignement supérieur, que Catherine Clément demande un congé, horrifiée par les conditions de travail dans les amphithéâtres. Elle entre alors au quotidien Le Matin comme chef de rubrique culture et réalise par ailleurs de grandes interviews, notamment le dernier entretien avec Jean-Paul Sartre, et un entretien avec Claude Lévi-Strauss et François Mitterrand. Nommée en 1982 au ministère des relations extérieures, Catherine Clément est à la tête de l'AFAA et chargée de la diffusion et de l'accueil de la culture française à l'étranger. A partir de 2002, Catherine Clément dirige également l'université populaire du Quai Branly.

Commenter cet article

Philisine Cave 18/09/2012 20:12


Au-delà de la documentation, comment se présente le style de l'auteure ? bises

zazy 19/09/2012 12:08



Très agréable et fluide



Oncle Paul 18/09/2012 11:58


Bonjour Zazy


Une paye me suffirait...

zazy 18/09/2012 13:24



Je n'avais pas osé le faire... mais ça remet dans le bain après une semaine de coupûre