Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ZAZY - mon blogue de lecture

Au-delà des Pyramides - Douglas Kennedy

12 Juillet 2010, 20:47pm

Publié par zazy

Au-dela-des-pyramides.jpg

Douglas KENEDY – Au-delà des Pyramides

Editions BELFOND – 311 pages

 

4ème de couverture

 Douglas Kennedy au pays des pharaons, ou comment un jeune écrivain encore inconnu débarque à Alexandrie il y a plus de vingt ans, quelques livres sterling et cinq carnets de voyage en poche, bien décidé à éviter les pyramides, la croisière sur le Nil et autres classiques du voyage en Orient.
D'Alexandrie à Assouan en auto-stop, de l'oasis de Siwa aux bidonvilles du Caire, une fascinante plongée dans l'envers du décor, où notre apprenti écrivain voyageur va multiplier les rencontres inhabituelles : à quinze mètres du sphinx, un vendeur de Toyota dont le cœur balance entre trois épouses, le prophète Mahomet et sa collection de Mercedes ; un inquiétant pilote de felouque au cœur brisé par une Française ; des Bédouins accroc à CNN ; des moines informaticiens en plein cœur du désert...
Autant de confrontations hilarantes, de scènes cocasses pour les errances d'un Américain en terre musulmane. Entre récit et mémoire, - une irrésistible chronique de voyage servie par l'œil et la plume aiguisés du reporter, pour un futur classique, dans la lignée de Paul Theroux et Bruce Chatwin.

 

Résumé

Année 1986 catastrophique à Dublin pour Douglas Kennedy. Sa pièce très mal accueillie par les critiques est boudée par le public, sa chronique dans un quotidien supprimée. Il se réfugie dans une fermette irlandaise bien décidé à écrire un bouquin et il ressort les 5 carnets qu’il avait remplis lors de son voyage en Egypte l’année précédente.

 

Parti, « à la manière de »  par bateau, il voyage lentement, hors des circuits touristiques, se laissant balloter par des rencontres inattendues. C’était cela le but de son voyage : découvrir les égyptiens et donc, l’Egypte telle qu’elle est, ce qui lui valut d’être interdit de parution en Egypte. Comme Kennedy l’écrit : « le voyage est un confessionnal ambulant » et il en profite.

 

Il nous décrit L’Administration et ses tracasseries kafkaïennes où il faut une autorisation pour chaque déplacement ou presque avec des attentes de plusieurs heures, voire des journées entières.

Le voyage à Assouan en felouque vaut son pesant de cacahuètes : les marchandages infinis pour la location de la felouque….. Le manque de vent…. il rencontre l’épouse de l’un des marins qui n’a que 11 ans et qui regarde en famille Falcon Crest.

 Le bipartisme religieux est mis à mal. Les Coptes ont de plus en plus de mal à exister du fait de la montée de l’islamisme pur et dur. Les carmélites ont autant peur du fondamentalisme religieux musulman que chrétien. Il se retrouve au fin fond de l’Egypte dans un monastère copte avec des moines férus d’informatique et très au courant de la vie politique internationale.

 Tout ceci peut paraître fouillis, mais son voyage « désorganisé » est très organisé. Commencé à Alexandrie il se termine à Assouan

 

Mon avis

 

Quelques longueurs, mais c’est un livre que l’on lit en prenant son temps. Chaque rencontre se lit comme une nouvelle.

 Sa description de l’Egypte, bien que datée, n’en est pas moins toujours d’actualité. Son ouvrage a été interdit de publication en Egypte car il révèle l’extrême pauvreté de ce pays, son immobilisme. L’attirance des  dirigeants égyptiens pour les « grands » l’URSS pour Nasser et les USA pour Anouar El Sadate. « Ces coups de soleil » comme Kennedy l’écrit, ont affecté durablement la vision de ces chefs d’Etat.

 Malgré cette peinture peu réjouissante, j’ai ressenti beaucoup d’égards pour la population égyptienne. Cette « masse » qui fait si peur aux gouvernants de tous les bords. Kennedy nous montre parfaitement l’ambivalence de ce pays ; « Au sud l’Egypte mythique, au nord, l’effort de modernité ; au sud, l’Afrique, au nord, l’Europe. »

 En conclusion, un livre que l’on ne lit pas d’une traite, mais que l’on déguste et qui ne peut laisser indifférent. Pour moi, un livre que je relirai.

Commenter cet article