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ZAZY - mon blogue de lecture

Antonio Garrido - Le lecteur de cadavres

26 Juillet 2016, 21:53pm

Publié par zazy

 

Le lecteur de cadavres

Antonio Garrido

Traduction de l'espagnol, Nelly et Alex Lhermillier

Le livre de poche

768 pages

Date de parution:

Juin 2015

ISBN : 9782253184195

 

 

4ème de couverture :

Ci Song est un jeune garçon d’origine modeste qui vit dans la Chine du XIIIe siècle. Après la mort de ses parents, l’incendie de leur maison et l’arrestation de son frère, il quitte son village avec sa petite sœur malade. C’est à Lin’an, capitale de l’empire, qu’il devient fossoyeur des « champs de la mort » avant d’accéder à la prestigieuse Académie Ming. Son talent pour expliquer les causes d’un décès le rend célèbre. Lorsque l'écho de ses exploits parvient aux oreilles de l'empereur, celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d'assassinats. S'il réussit, il entrera au sein du Conseil des Châtiments ; s'il échoue, c'est la mort. C'est ainsi que Cí Song, le lecteur de cadavres, devient le premier médecin légiste de tous les temps. Un roman, inspiré par la vie d’un personnage réel, captivant et richement documenté où, dans la Chine exotique de l'époque médiévale, la haine côtoie l'ambition, comme l'amour, la mort.

L’auteur (site de l’éditeur) :

Antonio Garrido est né en Espagne en 1963. Il enseigne à l’université de Valence. Passionné d’histoire, il a consacré sept ans de sa vie à l’écriture de La Scribe, son premier roman, best-seller en Espagne, pour lequel il a effectué de nombreuses recherches en Allemagne.

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Ce livre est inspiré de la vie de Long Si dans la Chine du XIIIème siècle. Comme l’écrit Antonio Garrido, dans sa postface, « un roman historique est avant tout un roman ». Basé sur des faits historiques avérés, j’ai suivi Ci à travers les méandres de sa vie, de tous les malheurs qu’il a connus et, dieux sait qu’il en a connu. Une vraie poisse à lui seul !! C’est peut-être ce qui m’a gênée. Ce petit bémol posé, j’ai découvert la vie de la Chine, ses traditions.

Ainsi, le père de Ci doit retourner au village et y vivre à la mort de son père. Les voici tous réunis dans la maison du grand frère qui se fait un malin plaisir de les rabaisser. Ci ne le supporte pas, mais son père l’oblige à s’excuser encore et toujours et à honorer ce grand frère tyrannique. Après la mort brutale de sa parentèle, Ci s’enfuit à Lin’an, capitale de l’Empire.

Après bien des péripéties, il devient fossoyeur. Son habileté à lire dans les cadavres, lui permet d’entrer dans la grande académie Ming. Sa grande aptitude à découvrir les causes de la mort, parvient aux oreilles de l’empereur qui le mandate pour découvrir l’auteur de plusieurs assassinats  similaires. Il trouve et c’est la gloire, il ne trouve pas, c’est la mort ! Lisez le livre pour en savoir plus…

Epopée où Antonio Garrido, fort bien documenté, me fait découvrir les mœurs de la Chine moyenâgeuse dans un décor à la fois somptueux, noir, sale, grouillant mais Ô combien vivant. Quelle minutie dans la description des cadavres, dans les explications des découvertes de Long Si et autres.

Un livre qui ne se lâche pas facilement, malgré la dureté de certaines scènes. Une belle découverte.

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Anne Percin - Ma mère, le crabe et moi

14 Juillet 2016, 15:09pm

Publié par zazy

Ma mère, le crabe et moi

Anne Percin

Editions du Rouergue

Septembre 2015

192 pages

ISBN : 978-2-8126-0929-9

 

4ème de couverture :

J’aurais préféré que ma mère me dise : "Tu sais, je crève de trouille et je ne peux rien te promettre." Ou bien qu’elle pleure franchement, à gros bouillons. Oui, qu’elle pleure !
Au lieu d’afficher ce sourire de façade. Le sourire "tout-va-bien-je-gère". J'aurais voulu qu’elle crie, qu’elle hurle, qu’elle se roule par terre en tapant des pieds,
qu’elle fasse un truc pas calculé du tout, un truc qu’on ne voit pas dans les séries françaises à la télé, un truc pas bien élevé, pas conseillé par le guide J’élève mon ado toute seule, au chapitre "Comment lui annoncer votre cancer?"

Entre rires et larmes, Tania nous raconte six mois de complicité avec sa mère malade, mais aussi les nouveaux défis qu’elle s’est lancée : devenir championne de cross… et tomber amoureuse.

L’auteur (site de l’éditeur) :

Née en 1970 à Épinal, Anne Percin vit en Saône-et-Loire où elle partage sa vie entre l’enseignement et l’écriture. Elle écrit à la fois pour la jeunesse et les adultes. Elle est notamment l’auteur à succès d’une trilogie pour adolescents, Comment (bien) rater ses vacances. Dans la brune, elle est l’auteur de trois romans : Bonheur fantôme, Le premier été (adaptation télévisée sur France 3) et Les singuliers (sorti en Babel en août 2016).

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Tania, jeune ado pas trop à l’aise dans sa peau, vit seule avec sa mère à qui les médecins annoncent un cancer du sein avec ablation totale « du néné ». Tout au long du livre, j’assiste aux étapes inhérentes au traitement du crabe, au rapprochement entre la mère et la fille. La scène la plus frappante est celle de la « mort au poil ».

Un livre plein de gouaille, d’humour, de vacheries et d’amour. Anne Percin mélange l’humour, la gravité et cela donne un beau livre qui n’a rien de larmoyant, au contraire, où la chrysalide devient un joli papillon. Je suis sortie de cette lecture avec une besace pleine de sourires et d’espoir. Une très belle lecture.

Livre lu dans le cadre de « L’échappée lecture » version 2016, organisée par la bibliothèque départementale de la Nièvre et son réseau de bibliothèques locales.

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Sébastien Fritsch - Albédo

13 Juillet 2016, 15:06pm

Publié par zazy

Albédo

Sébastien Fritsch

Editions fin mars début avril

septembre 2016

312 pages

ISBN : 9782953767780

 

4ème de couverture :

L’amitié est ce qui reste quand on a tout perdu. Alors Nil n’hésite pas : dès que Mock le contacte, il accepte de le suivre. Même s’ils ne se sont pas dit un mot depuis quinze ans. Même si c’est pour convoyer une urne funéraire. Et même si la destination n’est autre que Ti-Gwern, cette grande maison où, quelque vingt ans plus tôt, ils étaient une poignée à partager leur jeunesse. Nil sait pourtant qu’on n’efface pas le temps en remontant une vieille route : les rires et la musique, les vins parfumés, les regards, les désirs qui animaient tous leurs séjours dans ce lieu hors du monde, sont désormais bien loin… sans même parler de Maud. Alors, est-ce l’amitié ou la nostalgie qui le motive à faire le voyage ? Ou devinerait-il, sans vraiment se l’avouer, que rien n’est vraiment fini tant qu’on ne s’y résigne pas ?

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Emmanuel est cadre dans l’industrie pharmaceutique, divorcé depuis peu, c’est le blues dans son appartement vide lorsqu’il rentre le soir. J’ai eu quelques craintes en commençant ma lecture. Encore un homme qui se chatouille le nombril sans que cela le fasse rire me suis-je dit. C’est sans compter avec la plume de Sébastien Fritsch.

Lorsque Mock, son ami d’enfance, le contacte après quinze ans d’absence, pour le conduire à Ti-Gwen, il accepte et les voici partis tous les trois (la troisième est une urne funéraire) en Bretagne, en hiver. A peine arrivés sur place, Mock disparait sans laisser un seul indice, ni lettre.

Dans cette maison froide et inhospitalière, Emmanuel revit son adolescence où il participait avec Mock, qui en était le gardien, à de grandes fiestas, au bord de la piscine, où l’alcool coulait à flot. A l’époque, pris par son amour sans retour pour Maud, Emmanuel ne voyait rien, ne comprenait pas grand-chose.

Emmanuel part à la recherche de son ami. Il doit se confronter à Nil, son passé, à celui de ses amis, ouvrir l‘une après l’autre, les poupées gigognes pour accoucher du présent. Il doit dévider l’écheveau de ses souvenirs, de ses rencontres, sortir de son nombril (ben oui !). Il y fait des découvertes sidérantes.

La maison, partie prenante du mystère est un composant récurant chez l’auteur, tout comme l’interaction du passé et du présent.

Ne vous laissez pas abuser par la couverture estivale, c’est un bouquin que vous ne pouvez abandonner avant le mot fin et, surtout, la découverte de la signification du mot albédo. Je confirme, Sébastien Fritsch est bien un distillateur d’histoires, de mots. Dans ce livre, il prend un malin plaisir à nous claquer des portes d’entrée au nez, histoire de dire : allez chercher ailleurs…

Un livre à lire installé sur un transat à l’ombre d’un arbre, en Bretagne… ou ailleurs. Un très bon moment de lecture

Merci Sébastien Fristch pour votre gentille dédicace

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Antje Babenderderde - Talitha Running horse

12 Juillet 2016, 15:18pm

Publié par zazy

Talitha Running horse

Antje Babenderderde

Traduit de l’allemand par Vincent Hautbtmann

Editions Bayard

Octobre 2015

400 pages

ISBN : 978-2-7470-4013-6

 

4ème de couverture :

Talitha Running Horse est différente des autres Indiens lakotas de la réserve : elle est métisse et vit avec son père dans une caravane. Sa mère, une Blanche, les a abandonnés quand elle était petite. Malgré tout, Talitha est heureuse : elle a une amie chère, elle aime dessiner et, surtout, elle est passionnée par les chevaux. Or, les nouveaux voisins de sa tante ont un petit élevage d’Apaloosas. Talitha se prend d’affection pour un poulain, qu’elle baptise Stormy. Et elle tombe sous le charme de Neil Thunderhawk, le fils du propriétaire… Mais, lorsque la caravane de son père est détruite, toute la vie de Talitha bascule…
À travers le portrait de Talitha, une jeune métisse courageuse, l’auteur de Lune indienne nous parle de la vie des Indiens lakotas d’aujourd’hui, de leurs traditions, et du lien particulier qui les unit aux chevaux…

L’auteur (site de l’éditeur)

Antje Babendererde est née en 1963 à Jena en Allemagne. Elle a travaillé comme psychologue du travail dans un hôpital spécialisé en psychiatrie et neurologie. Elle porte un intérêt particulier à la culture indienne. Ses précédents romans "Lune indienne" et "Le chant des orques", publiés chez Bayard, ont reçu un accueil chaleureux auprès des libraires et des lecteurs.

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Tally vit avec son père dans une caravane stationnée dans une réserve indienne, celle des Lakotas. Or, elle est métisse, sa mère, qui l’a abandonnée vers l’âge de 6 ans est blanche et son père indien Lakota. Elle essuie quelques, voire pas mal de sarcasmes à cause de sa chevelure frisée et plus claire que les longs cheveux raides et noirs des « pures souches ».

A travers elle, nous suivons la vie dans la réserve, la difficulté du père pour trouver un travail fixe, la pauvreté où chaque dollar compte. Cela n’empêche pas Tally d’avoir des rêves. Cette jeune fille a l’art de positiver, ce n’est pas pour rien que son père l’appelle tendrement « Braveheart ».

Les jeunes filles aimant découvrir d’autres façons de vivre, aimant les chevaux, la vie au grand air, les traditions, les histoires d’amour seront comblées par ce livre d’une facture très classique

Livre lu dans le cadre de « L’échappée lecture » version 2016, organisée par la bibliothèque départementale de la Nièvre et son réseau de bibliothèques locales.

 

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Diane Ducret - Lady Scarface

12 Juillet 2016, 14:24pm

Publié par zazy

 

Lady Scarface

Diane Ducret

Editions Perrin Plon

Avril 2016

330 pages

ISBN : 9782262064297

 

 

4ème de couverture :

Chicago. Début des années folles.
Le Syndicat du crime n'est pas qu'une affaire d'hommes, il se conjugue aussi au féminin.
Elles sont fugueuses, frondeuses, parfois meurtrières, mais toujours rebelles. Elles s'appellent Mary Josephine Capone alias Mae, Ada et Minna Everleigh, les Impératrices du vice, Margaret Collins, la Fille au baiser mortel, Louise Rolfe, l'Alibi blond, Bonnie Parker, la Juliette au revolver, ou encore Virginia Hill, le Flamant rose : elles sont les compagnes d'infortune comme de gloire d'Al Capone, Clyde Barrow ou Bugsy Siegel, barons noirs des années de plomb qui ont fait trembler l'Amérique.
Traquées par le légendaire patron du FBI John Edgar Hoover, muses de la prohibition et de ses fêtes décadentes, elles n'ont rien à envier aux gangsters, l'intelligence et les talons hauts en prime.
Le crime ne paie peut-être pas, mais il séduit toujours. A partir d'archives déclassifiées du FBI et d'Alcatraz, de journaux de l'époque, d'entretiens avec des descendants et de documents inédits, Diane Ducret dévoile avec le talent qu'on lui connaît l'intimité de celles qui ont choisi d'être des Lady Scarface, à la vie à la mort...

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Nous sommes dans les années 30, la grande dépression sévit aux U.S.A. C’est l’époque de la prohibition et de son corolaire ; trafic d’alcool et gangs dont Al Capone, italien d’origine, est le chef le plus célèbre.

Durant ces années très sombres, certaines jeunes femmes n’ont pas envie de se coltiner la misère du monde, des marmots non désirés, sans compter un mari ivrogne. Elles veulent vivre dans le luxe  « Au début des années 1930, la Grande Dépression pousse nombre de femmes sur le marché du travail. Alors que beaucoup découvrent la difficulté de tenir leur maison tout en conservant leur emploi, une minorité entrent en rébellion contre les obligations sociales qui incombent à leur faible sexe. Elles décident de mener une autre vie, faite de plaisirs et de dangers, de fêtes, d’alcool, d’amour libre et de bijoux

Hoover décide de faire la chasse à ces criminels et de s’en prendre à leurs épouses, concubines, maîtresses qui, à ses yeux comme à ceux de la population américaine sont le diable en personne, surtout à une époque où l’adultère peut mener à la prison. Il se heurte à un mur car elles ont un sacré caractère, pas repenties pour un sou, jouent de leur féminité, de leur « innocence » et, surtout, ne parle pas.
Le patron du tout nouveau FBI, depuis qu’il a été éconduit par sa fiancé a un problème avec les femmes qu’il  classe en deux catégories « Les femmes que l’on veut épouser sont toujours prises par d’autres, tandis que celles que l’on emploie vous sont pour toujours dévouées. ».

Si Maé Capone est restée « bourgeoisement » derrière son mari, d’autres comme les sœurs Everleight n’ont pas hésité à monter leur commerce de plaisirs. Certaines ont du sang sur les mains, ont été complices, voire instigatrices. Elle se veulent maîtresse de leur vie, de leurs actes. Comme le dit Billie Frechette de sa cellule « Je suis ici parce que je suis tombée amoureuse du mauvais homme –pas mauvais pour moi, mais mauvais si je voulais me tenir à l’écart des ennuis. » Pourtant, elle ne regrette rien « Une seule chose importante est arrivée dans ma vie. Presque rien ne s’est passé avant cela et je n’attends plus rien à partir de maintenant –à part peut-être de nouveaux deuils. Cette chose importante qui m’est arrivée, c’est que je suis tombée amoureuse de John Dillinger. »

Je suis toujours étonnée de lire combien ces gangsters, et leurs compagnes qui ne sont pas des anges, ont pu inspirer de courriers des plus enflammés lorsqu’ils étaient emprisonnés. Les héros, même du mauvais côté de la gachette ont toujours un côté romanesque

Un livre très agréable à lire. Du bordel de luxe  des sœurs Everleigh  aux  studios hollywoodiens, Diane Ducret fait revivre ces « fiancées de la poudre » avec passion. La somme de recherches, de documentations est habilement délayée dans son écriture joyeuse, rythmée pour un agréable survol de cette époque.

Une lecture que j’ai aimé arrêter puis reprendre, toujours avec le même plaisir, qui se lit comme un roman. Un style bien différent de son précédent livre L'omme idéal existe. Il est québécois bien que j'y ai retrouvé la même verve.

Ne boudez pas votre plaisir pour les vacances, emportez-le dans votre valise, il le vaut bien.

Je remercie Jade et les éditions Plon qui m’ont proposé cette lecture qui m’a fait replonger dans les années où Eliott Ness sévissait, en noir et blanc à la télévision dans la série « Les incorruptibles.

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Bernard Friot - J'aimerais te dire

10 Juillet 2016, 19:09pm

Publié par zazy

 

J’aimerais te dire

Bernard Friot

Illustrations : Etudiants des Arts Déco de Paris

Editions de la Martinière Jeunesse

Août 2015

ISBN : 9782732471341

9-12 ans

 

4ème de couverture :

Un recueil de poèmes, les émotions mises en mots par Bernard Friot, en partenariat avec les Arts Déco. L'amour, la peur, le chagrin, la colère...

L’auteur (site de l’éditeur) :

Avant de se consacrer à l’écriture, Bernard Friot était professeur de lettres. Il s’est toujours intéressé aux pratiques de lecture des enfants et des adolescents. Responsable du Bureau du livre de jeunesse à Francfort pendant quatre ans, il est aussi traducteur d’une trentaine d’ouvrages et auteur d’une collection d’histoires courtes (« Histoires pressées », « Nouvelles histoires pressées ») et de romans aux éditions Milan et Thierry Magnier. Plusieurs de ses textes ont été adaptés au théâtre. Installé à Besançon, il se consacre aujourd’hui à l'écriture et à la traduction.

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Un souffle poétique émane de ce beau livre. Est-ce un long poème en plusieurs déclinaisons, plusieurs petits odes ? Cela n’a aucune importance. Chaque page se suffit à elle-même et nous conduit vers la suivante.

Bernard Friot explore l’ennui, la colère, l’amour avec de superbes illustrations des élèves de l’Ecole des Beaux Arts de Paris. Les dessins collent et accompagnent le texte d’une très belle façon. Ils ont su interpréter les mots, les émotions de l’auteur. Un très bel exercice pour un beau livre.

J’ai aimé cette lecture et j’y suis retournée plusieurs fois pour découvrir un détail, un mot, un rythme.

Un coup de cœur

Livre lu dans le cadre de « L’échappée lecture » version 2016, organisée par la bibliothèque départementale de la Nièvre et son réseau de bibliothèques locales.

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Thierry Maugenest - La cité des loges

8 Juillet 2016, 20:45pm

Publié par zazy

 

La cité des loges

Thierry Maugenest

Editions Albin Michel

Mai 2016

304 pages

ISBN : 9782226326157

 

4ème de couverture :

Venise, automne 1732. Les uns après les autres, des acteurs de la Commedia dell'arte disparaissent en pleine représentation. Pour Zorzi Baffo, le chef de la police criminelle, ce nouveau mystère pourrait être lié au destin tragique d'une jeune comédienne de passage dans la ville. Egaré dans les arcanes des scènes et des coulisses vénitiennes, l'enquêteur fait appel à Carlo Goldoni, dramaturge en pleine gloire, qui fut autrefois son adjoint à la chancellerie criminelle. La découverte d'un théâtre clandestin d'un genre très particulier précipite les deux hommes au cœur d'une affaire plus sombre encore...

Sexe, théâtre et politique... les clefs de la Venise dépravée et libertine du XVIIIe siècle. Après La septième nuit de Venise et Noire belladone, Thierry Maugenest, pour qui la Cité des doges n'a aucun secret, nous plonge dans une intrigue policière aussi enlevée qu'une pièce de Goldoni, aussi noire que les eaux de la Lagune.

 

L’auteur (site de l'éditeur) :

Fin connaisseur de la cité des Doges, Thierry Maugenest a publié une dizaine de livres parmi lesquels Venise.net (Liana Levi, 2003) couronné par plusieurs prix littéraires, Les Rillettes de Proust (Hugo & Co). Il vit entre Aix-en-Provence et Venise.
Dans La septième nuit de Venise (Albin Michel, 2014) et Noire Belladone (Albin Michel, 2015), il introduit dans la Venise du XVIIIe siècle, un nouveau couple d'enquêteurs : le commissaire Zorzi Baffo, à ses heures poète érotique, et son adjoint Carlo Goldoni, futur grand auteur dramatique.

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Nous sommes en automne 1732, Zorzi Baffo, chef de la « quarantial criminale » à Venise, libertin porté sur la rime, sort d’une nuit de débauche et trouve dans sa poche une lettre, annonçant la mort prochaine du marquis Brighelli.

« Zorzi gravit les marches de l’escalier des Géants avant de regagner son bureau de la chancellerie criminelle » et écoute les faits apportés par son secrétaire. Il a une vision très personnelle de sa charge et des peines qu’il doit infliger aux contrevenants et voleurs. « Je me moque des lois ! s’emporte alors Zorzi. Si je respectais chacun des décrets que je dois faire appliquer, je perdrais mon temps à poursuivre des malheureux qui tentent simplement de survivre avec le peu d’argent qu’ils ont », quand son oreille frémit en écoutant le nom du marquis Brighelli, celui cité dans la lettre ! Baffo demande l’aide de son ami Goldoni pour débrouiller l’affaire

Les troupes théâtrales attirent beaucoup de monde et sont souvent la propriété de riches nobles dont Mezzetin ; Inquisiteur de son état et chef de Baffo. Petit aparté, ce même Baffo est l’amant de la femme de Mezzetin ! Oui, mais pourquoi se mêle t-il de si près à cette histoire ? Quel lien avec un cadavre de femme et la mutation de Zorzi sept ans plus tôt ?

Je plonge dans la commedia dell’arte où tout le monde avance masqué. Comment peut-on enlever un personnage de comédie, puis deux, puis trois… et pourquoi ?

A Venise, personnage principal de ce livre, les mœurs sont aussi glissantes que les abords des canaux, aussi noire que l’eau, aussi mensongères qu’une comédie. Cela sied à Thierry Maugenest qui me perd dans le dédale des canaux, les palais où se déroulent les bacchanales, les théâtres où disparaissent des marquis… pour mieux me ferrer. Je me suis laissée emporter dans une gondole entre les pages de son livre pour une agréable nuit blanche.

Merci Albin Michel pour votre fidélité

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