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ZAZY - mon blogue de lecture

Bret Anthony Johnston - Souviens-toi de moi comme ça

31 Mars 2016, 09:46am

Publié par zazy

Souviens –toi de moi comme ça

Bret Anthony Johnston

Traduction France Camus-Pichon

Editions Albin Michel

mars 2016

448 pages

ISBN : 9782226319456

 

4ème de couverture :

« Je suis admiratif du talent de Bret Anthony Johnston et bouleversé par la force psychologique de ce portrait de parents en proie à leurs pires angoisses. Un roman prodigieux. » John Irving.

« Un livre fascinant, comme un roman de Dennis Lehane qui aurait été écrit par Jonathan Franzen. » Esquire.

Cela fait quatre ans que le jeune Justin Campbell a disparu sans laisser de trace. Fugue ? Kidnapping ? Accident ? C'est une véritable tragédie pour sa famille qui, faute de certitudes, cherche des échappatoires : sa mère s'est prise de passion pour la protection des dauphins ; son père a une liaison ; et son frère passe ses journées à faire du skateboard dans la piscine à sec d'un motel abandonné. Lorsque enfin Justin réapparaît, loin de retrouver un équilibre, sa famille se divise davantage, écrasée par la culpabilité et le désir de faire justice elle-même. Avec ce premier roman prochainement adapté au cinéma, Bret Anthony Johnston s'impose comme l'un des jeunes romanciers américains les plus talentueux.

L’auteur (site de l’éditeur):

Bret Anthony Johnston est professeur de Creative Writing à Harvard. Son premier livre, Corpus Christi, un recueil de nouvelles paru aux États-Unis en 2004 lui a valu d'être distingué par la National Book Foundation comme l'un des cinq meilleurs auteurs américains de moins de 35 ans. Avec Souviens-toi de moi comme ça, son premier roman qui sera prochainement adapté au cinéma, sélectionné parmi les meilleurs livres de l'année 2014 par le New York Times, Bret Anthony Johnston s'impose comme l'un des romanciers américains les plus talentueux de sa génération.

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La 4ème de couverture est un bon résumé du livre.

Bret Anthony Johnston décrypte la vie des Campbell. Quatre ans de vie sans Justin, avec le poids de la disparition, de la culpabilité, du désespoir. On peut se dire que, lorsqu’il reparaît, tout redevient « normal », surtout avec l’arrestation du kidnappeur. Et bien, non. Il faut tout réapprendre, l’espace, la vie à quatre, le poids des années d’absence. Eric, Laura, Griffin doivent composer avec non plus l’absence, mais la présence de Justin. La culpabilité est toujours présente, même si elle a changé d’angle, la peur des mots, des actes, le regard des autres. L’auteur tourne autour des parents et du petit frère, peu de chose sur Justin. J’ai aimé la façon dont il décortique les affres, les tourments psychologiques des Campbell, la difficulté à dépasser le traumatisme, à oser aller de l’avant. Ces quatre années sont un boulet aux pieds de chacun. L’auteur ne s’étend pas sur ce qui est arrivé à Justin, parce que, je crois, ni lui, ni ses parents n’osent en parler à voix haute. Un livre pudique, mais beaucoup trop bavard à mon goût (ce que je reproche à beaucoup de romans étatsuniens actuels), surtout après la lecture de « Chasseurs de neige ». Ce que j’appelle du remplissage enlève de la force aux mots, aux situations. C’est bémol de ce livre qui, par ailleurs, me parait très juste psychologiquement.

 

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Paul Yoon - Chasseurs de neige

30 Mars 2016, 20:32pm

Publié par zazy

Chasseurs de neige

Paul Yoon

Traduction Marina Boraso

Editions Albin Michel

mars 2016

208 pages

ISBN : 9782226320766

 

4ème de couverture :

1954. À la fin de la guerre de Corée et au sortir des camps de prisonniers établis par les Américains, Yohan, un jeune soldat du Nord, se voit proposer, comme à des milliers de ses camarades d’infortune, de s’expatrier. Il choisit le Brésil, dont il ne sait rien et ne parle pas la langue, et s’installe, en vertu d’un accord passé avec les Nations unies, dans un village sur la côte où il trouve du travail. Bien qu’étranger sur cette terre, Yohan trouve un père en la personne de son employeur, Kiyoshi, un tailleur japonais établi là depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, puis une famille auprès de Peixe, fils de pêcheurs devenu gardien de l’église du quartier, et de deux jeunes orphelins. Mais vouloir se construire un présent n’efface pas un passé douloureux, et Yohan devra se battre pour chasser les démons qui le hantent...

À la manière d’Alessandro Baricco dans Soie, Paul Yoon, l’auteur d’Autrefois le rivage, saisit l’essence de la vie et sa beauté dans la résilience d’un être qui survit à l’horreur et se réinvente.

L’auteur (site de l'éditeur) :

Américain d'origine coréenne, Paul Yoon est l'auteur d'un recueil de nouvelles (Autrefois le rivage, Albin Michel, 2014), sélectionné par le New York Times comme l'un des meilleurs livres de l'année 2010. Distingué par la National Book Foundation comme l'un des meilleurs écrivains de sa génération, il signe avec Chasseurs de neige son premier roman.

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A la fin de la guerre de Corée, Yohan, dernier prisonnier du camp n’a pas voulu être rapatrié dans son pays, la Corée du Nord. Le camp américain va fermer et on lui propose de partir au Brésil où un travail l’attend. Nous sommes en 1954, Yohan part vers un pays qu’il ne connait pas dont il ignore la langue. Il débarque par une journée pluvieuse. Une fillette en vélo lui donne un parapluie, qu’il gardera toujours. Le voici devant la porte de son nouvel employeur, Kiyoshi, tailleur japonais exilé de la seconde guerre mondiale, la porte de sa destinée.

Une nouvelle vie débute pour Yohan en la compagnie silencieuse et attentive de Kiyoshi. L’intégration se fera doucement, sans heurts apparents presque par cercles concentriques, vous savez comme le caillou qui tombe dans l’eau. Il y a Peixe qui est devenu son ami et connait l’histoire de chacun ; Bia et Santi, ceux du parapluie, que Kiyoshi, puis Yohan, laissent entrer dans le magasin, sorte de refuge, havre de paix dans leur existence de vagabonds refoulés par les habitants. Avec cette famille reconstituée, Yohan a pu continuer sa vie sans pour autant exclure « les chasseurs de neige », la guerre, la mort, de ses cauchemards.

J’ai vraiment beaucoup aimé l’écriture minimaliste, épurée, poétique de Paul Yoon. Pas besoin de phrases longues, ampoulées… pour nous faire ressentir, nous faire comprendre les difficultés de Yohan. La vie quotidienne et ses difficultés est magnifiée par les mots de Paul Yoon La filiation, la transmission, la solidarité, l’amour, la résilience sont au cœur de ce très beau livre.

Un coup de cœur.

 

 

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Je n'aurais pas dû - 1

28 Mars 2016, 17:37pm

Publié par zazy

Je n'aurais pas dû. C'est sous ce titre générique que, à l'instar d'Yves, je chroniquerai les livres qui ne m'ont pas plu, que je n'ai pu terminer, qui ne sont pas pour moi.

Il en va ainsi de :

Le piano dans l’éducation des jeunes filles

Stéphane Barsacq

Editions Albin Michel

janvier 2016

352 pages

ISBN : 9782226322746

 

4ème de couverture :

Peut-on trouver le grand amour dans une société vouée à la jouissance et à l'individualisme ?

Volodia, jeune professeur d'Histoire épris de littérature, de musique et d'absolu en a la certitude. Mais qui fera son éducation sentimentale ? Sonia, jeune pianiste ambitieuse et maîtresse insatiable ? Asma, férue de mystique et d'érotisme oriental ? Ou Sophie, artiste adulée à la troublante beauté ?

Pour nous entraîner dans ce voyage initiatique, Stéphane Barsacq trempe son encre d'humour, d'esprit et de verve. On rit et on pleure du tragi-comique des situations, et de ce que révèle son regard sur notre monde singulièrement déjanté.

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Volodia, jeune prof, écrit, sous la houlette d’Anténor, sont directeur de thèse, un ouvrage sur l’éducation des jeunes filles.

Pourquoi le piano ? Parce que ses deux premiers amours sont pianistes.

Volodia semble en proie au doute, à la lassitude, plus amoureux de l’amour qu’amoureux des femmes. Il intellectualise ses relations dans des conversations longues, trop longues avec sobn ami Julien et d’autres personnages intellos branchés

Oui, je me suis ennuyée à la lecture de ce livre. Je n’ai rien trouvé à quoi me raccrocher. La même impression de nombrilisme élitiste parisien que dans « la jouissance » de Florian Zeller. Je me suis arrêtée en cours de lecture.

Un premier roman qui ne m’a pas emballé du tout. Je pense que ce livre trouvera ses lecteurs.

 

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Mr Tan - Diane Le Feyer - Mortelle Adèle - La rentrée des claques

28 Mars 2016, 15:02pm

Publié par zazy

Mortelle Adèle

La rentrée des claques

Textes d'Antoine Dole, alias Mr Tan

Illustration de Diane Le Feyer

Editions Tourbillon

ISBN : 1027601065

 

4ème de couverture :

Les vacances, c’est terminé, mais Adèle n’en a pas fini de s’amuser ! Miranda, Jade et les autres feraient mieux de se méfier...

Dans ce 9ème tome, Adèle revient avec toujours plus de malice et d’humour noir, avec le club des bizarres, prête à tout pour que cette rentrée des claques soit MORTELLE !

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Chère Adèle, Mortelle Adèle,

Depuis le temps que j’entends parler de toi et de tes exploits, je suis très heureuse de faire ta connaissance.

Je confirme, tu es fidèle à ta légende, égocentrique, rancunière, excessive, peste, drôle

Ton amimaginaire est bien, mais vous n’y allez pas de main morte avec ta grand-mère. Je me sens un peu concernée. Tu me vois me repasser la figure tous les matins ? Les cloques que j’aurais !

Tu es monstrueusement atroce ou atrocement monstrueuse et je t’adore. Ton petit chat, Jade, la maîtresse et les autres ne sont certainement pas entièrement d’accord avec moi, mais je t’assume très bien… en bande dessinée.

J’adore ta frimousse créée par Diane Le Feyer et je ne parle même pas, si parlons en, des textes de Mr Tan, rigolo, impertinent, monstrueux. Qu’est-ce que ça fait du bien.

Tu sais, comme je suis très, très gentille (si, si, si !), j’ai offert ce tome 9 à Emilie, ma petite-fille. Lorsque j’irai chez elle, je lui piquerai les albums précédents, histoire de voir ce dont tu as été capable avant.

Euh, petit bémol. C’est encore maman qui cuisine, fait le ménage et papa qui lit le journal. Cela ne te dérange pas ? Tu ne pourrais pas le glisser à Mr Tan ?

J’ai pu faire ta connaissance grâce à l’opération Masse Critique de Babelio que je remercie pour ce moment de rigolade.

Mr Tan, Mme Le Feyer, j’ai bien rigolé, mais pensez à ma phrase juste au-dessus !

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Olivier Bourdeaut - En attendant Bojangles

27 Mars 2016, 14:03pm

Publié par zazy

 

En attendant Bojangles

Olivier Bourdeaut

Editions Finitude

2016

160 pages

ISBN : 9782363390639

 

4ème de couverture :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

L’auteur (site de l'éditeur) :

Olivier Bourdeaut est né au bord de l’Océan Atlantique en 1980. Il a toujours voulu écrire, En attendant Bojangles en est la première preuve disponible.

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Un fils raconte l’amour fou de ses parents l’un pour l’autre. Depuis le début, Georges joue le jeu et c’est la fête à la maison autour de l’extravagante et imprévisible Louise. Même si le livre est rythmé par le slow de Nina Simone « Mr Bojangles », leur vie ressemble à un tourbillon, une valse éperdue, sensuelle. Tous les trois se vouent une admiration sans borne sous les yeux de Melle Superfétatoire et l’Ordure, sénateur grand ami de la famille.

Une histoire d’amour fou. Un jeu de rôles où personne n’est dupe, sans l’avouer. Tous jouent le jeu de la fête éternelle. Le fils a très vite compris que leur vie n’étaient pas la vraie vie et qu’il doit mentir, ne pas mélanger les deux mondes. Derrière les feux de la rampe, il y a le désespoir de la folie. Vouloir arrêter le temps, ne pas ouvrir le courrier, boire des cocktails avec les amis, fuir la réalité, avoir un château en Espagne… Entre les pages du fils, il y a le journal du père. Si le petit garçon vit cette illusion au premier degré, Georges sait, dès le début, que les dés sont pipés. Il vit en connaissance de folie, jusqu’à ce que la folie gagne. Alors, le rideau tombe sur la vraie vie qui les rattrape. L’écriture du fils est enjouée, rapide, celle du père, plus inquiète, nostalgique.

Un premier livre pétillant, comme le champagne avec un arrière-goût de fin de fête qui se lit d’une traite. Juste la bonne longueur pour apprécier. Bien sûr, j’écris cette chronique en compagnie de Nina Simone (qui a rythmé une partie de ma vie) et de Mr Bojangles.

Lu lu en qualité de jury du prix des lecteurs 2016 de l'Express BFMTV

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Sylvie Yvert - Mousseline la Sérieuse

25 Mars 2016, 14:46pm

Publié par zazy

 

Mousseline la Sérieuse

Sylvie Yvert

Editions Héloïse d’Ormesson

336 pages

janvier 2016

ISBN : 9782350873466

 

4ème de couverture :

Venise, 1850. La duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, entreprend, au couchant de sa vie, de raconter la singulière histoire qui est la sienne.

Née en 1778, la jeune princesse mène une enfance heureuse au château de Versailles. Mais le 14 juillet 1789, son univers bascule dans les ténèbres de la nuit révolutionnaire. Commence alors pour Marie-Thérèse Charlotte de France un parcours tragique. Son père, sa mère, sa tante sont décapités ; son dernier frère, Louis XVII, meurt peu après. Unique survivante du Temple, son avenir sera ponctué de deuils, d’exils et de trop éphémères bonheurs.

D’une plume délicate et poignante, Sylvie Yvert se glisse dans les pas de Madame Royale et donne voix à cette femme au destin hors du commun qui traversa les événements avec fierté et détermination. Une plongée dans cette histoire de France que nous croyons connaître.

L'auteur (site de l'éditeur) :

Née à Paris, Sylvie Yvert a été chargée de mission au Quai d’Orsay puis au ministère de l’Intérieur avant de se consacrer à la photographie. En 2008, elle publie Ceci n’est pas de la littérature, recueil de critiques littéraires, aux éditions du Rocher.

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Ce récit imaginaire, écrit à la première personne raconte l’histoire de celle que sa mère appelait Mousseline la sérieuse et de la famille Royale dès les débuts de la révolution. Une vie hors du commun, chaotique, douloureux, un destin d’exception.

Trois ans, quatre mois et cinq jours dans la prison du Temple, dont une année seule et isolée ; c’est le temps que Marie-Thérèse, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette est restée enfermée dans la prison du Temple. Elle verra partir à la guillotine ses parents, mourir son petit frère. Libérée, exilée en Autriche, puis en Russie, en Angleterre, elle épouse le Duc d’Angoulême, sera même reine de France l’espace de quelques instants. Une fresque historique subtilement écrite.

Pour faire des photos, il faut se mettre à hauteur du sujet ; C’est le parti pris de Sylvie Yvert. J’ai lu ce livre à hauteur des yeux de Marie-Thérèse. Plongée dans les ténèbres et l’horreur de la révolution, la famille royale vivra un atroce calvaire. Autant de cruauté parait inimaginable, bien que rien n’ait changé de par le monde actuel. J’ai aimé la dignité de Marie-Thérèse qui pardonne à la France, comme son père lui en a fait la prière.

Quelques longueurs et, surtout, une première partie très importante, l’émotion y est très présente, trop ? J’aurais aimé qu’après son départ du temple, le récit soit plus développé.

D’une écriture fine, délicate en adéquation avec le style de l’époque, sans que ce soit ampoulé, Sylvie Yvert nous offre une leçon de courage et d’histoire.

Livre lu en qualité de membre du jury prix des lecteurs 2016 l'Express BFMTV

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Bernal, dessins Olivier Texier - 99 limetricks

25 Mars 2016, 14:36pm

Publié par zazy

 

 

 

99 limetricks

Petits poèmes cocasses

Bernal

Dessins Olivier Texier

Editions Rue des promenades

ISBN : 9782918804116

 

 

4ème de couverture :

Bernal nous propose un joyeux tour du monde du sexe en 99 limetricks dont Olivier Texier signe l’illustration. Avec vigueur, ces quintils scabreux célèbrent le désordre des sens.

Avec toute la rigueur requise, ils mettent en ordre la géographie. A lire tout à la fois de gauche à droite et d’est en ouest.

L’auteur (site de l’éditeur) :

Yann Bernal n’est pas un poète, n’est pas un pohéteu, n’est pas un poët.

Membre d’une fratrie légendaire, né non loin du terre-plein où Jarry conquit la maîtrise du vélocipède, il est un facteur de trouble. On ne caresse pas les mots sans casser des formes.

Ainsi il invente des poèmes à contraintes footballistiques ; ainsi il rédige des cocktails à dominante urbanistique ; ainsi il fomente des dérives à détours agonistiques. Honnissant la chlorophylle (et ses dérivés), il n’a pas peur de faire des trous dans les couches de zone... Il opère, la plupart du temps, dans la ville, pourfendant d’un cimeterre aussi aiguisé persiennes et Parisiennes.

Benoît Virot

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Lisez la préface de Cécilia Colombo et esclaffez-vous en regardant les dessins d’Olivier Texier. La première donne dans le double sens, le second dans le direct

C’est un festival des mots, des sens, un festival texsuel, drôle, comique, parfaitement ciselé.

Le limerick, au début, est une comptine pour enfants, mais comme tout se modifie, il est devenu grivois, osé, cru. Je vous déconseille vivement de le laisser à porter de vos chères têtes blondes, brunes, rousses….

Chaque limetrick (notez l’ajout du t) se déroule dans un lieu spécifique dont la longitude est notée (3,36 W). Ainsi vous pouvez le lire, vous en délecter, comme moi d’est en ouest, une façon d’apprendre la géographie, toutes les géographies où chaque ville visitée a sa spécialité.

Laissez vous prendre, oui j’ose ce terme à plusieurs lectures, par ce petit livre à feuilleter au gré de vos envies.

Anna, merci pour ce cadeau irrévérencieux comme j’aime.

Je ne résiste pas : quelques extraits

 

 

Lesbos

Vers Troie (sud-ouest des Dardanelles)

La lady aime les quenelles

Mais de façon très subjective

Car entre ses jambes s’active

Languide un goûteur personnel

 

Artisanerie (3,36 W)

La retoucheuse de Grenade

Retouche tant qu’aux amis donne

La tétine à la canonnade,

Huit vits tâtés qu’elle amidonne

Avant de téter les gonades

 

Politique

La Premièr’ Dame de France à Tulle

Croisant un gueux lui tend un tract.

« Dans la pièc’ jaun’, sur les rotules »

Croit-il lire et donc sans scrupule

La coince aux chiottes, l’y détraque.

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Sylvie Germain - A la table des hommes

25 Mars 2016, 09:46am

Publié par zazy

A la table des hommes

Sylvie Germain

Editions Albin Michel

janvier 2016

272 pages

ISBN : 9782226322739

 

 

4ème de couverture :

Son obscure naissance au cœur d'une forêt en pleine guerre civile a fait de lui un enfant sauvage qui ne connaît rien des conduites humaines. S'il découvre peu à peu leur complexité, à commencer par celle du langage, il garde toujours en lui un lien intime et pénétrant avec la nature et l'espèce animale, dont une corneille qui l'accompagne depuis l'origine.

À la table des hommes tient autant du fabuleux que du réalisme le plus contemporain. Comme Magnus, c'est un roman hanté par la violence prédatrice des hommes, et illuminé par la présence bienveillante d'un être qui échappe à toute assignation, et de ce fait à toute soumission.

L’auteur (site de l’éditeur) :

Depuis presque trente ans, Sylvie Germain construit une œuvre singulière, imposante et cohérente. Couronnée de nombreux prix littéraires : Prix Femina en 1989 pour Jours de colère, Grand Prix Jean Giono en 1998 pour Tobie des Marais, Prix Goncourt des lycéens en 2005 pour Magnus, Prix Jean Monnet de littérature européenne en 2012 et Grand Prix SGDL de littérature 2012 pour l'ensemble de son œuvre, elle a publié aux éditions Albin Michel quatre romans : Magnus (2005), L'inaperçu (2008), Hors champ (2009), Petites scènes capitales (2013), un hommage à ses parents, Le monde sans vous (2011) et un retour sur son parcours d'écriture : Rendez-vous nomades (2012). Elle vit et travaille à Angoulême.

En 2013, elle a été élue à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique au fauteuil de Dominique Rolin.

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Ce conte philosophique explore le Mythe de l’enfant sauvage, du passage du savoir, du rapport de l’homme à l’animalité et l’inverse. Qui est Babel, cet enfant nu sortant de la forêt toujours suivi d’une corneille, celui à qui la forme humaine fut transmise ? Un ennemi, un de l’autre camp ? Car le pays est en guerre, une guerre sale, fratricide, sans limite. Une femme, Ghirzal, l’accepte, l’apprivoise. Passé cette première étape, Yelmat, Rufus, Octave, Lucius, Zelda... lui transmettent le, leur, savoir. A la mort de Didou, sa corneille, sa mémoire, son alter ego, il tombe en syncope. Des sensations, des images, des bribes de son passé lui reviennent qui l’emplissent, le nourrissent pour vivre et manger à la table des hommes.

Afin de devenir complètement humain, Babel sait qu’il doit dépasser le stade flair-sensation pour le langage parlé, l’écriture. Ses mentors lui ouvrent les portes, sans pour autant sacrifier son besoin de nature, ni sa communication avec les animaux.

Beaucoup de références bibliques dans ce conte philosophique qui devient pamphlet lorsque Sylvie Germain parle des dignitaires religieux, de la vache folle ou de la liberté. Babel se fout de connaître ses origines, n’a pas besoin du soutien d’une quelconque religion. A l’instar des héros de Jean-Jacques Rousseau, la nature, les animaux comblent sa spiritualité.

Babel l’enfant sauvage apprendra la vie, saura rester pur, grâce à ses passeurs de savoir, malgré les horreurs dont il est témoin ou victime pour devenir Abel. Une histoire à la limite du fantastique, fantastiquement ciselée, précise.

Livre lu en qualité de membre du jury du prix des lecteurs 2016 l'Express BFMTV

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Emmanue Prelle, Emmanuel Vincenot - L'élevage des enfants

24 Mars 2016, 14:25pm

Publié par zazy

L’élevage des enfants

Emmanuel Prelle

Emmanuel Vincenot

Illustrations Florence Cestac

Editions J’ai Lu

Janvier 2016

125 pages

ISBN : 9782290123102

 

4ème de couverture :

Être père ou mère est une joie de chaque instant. C’est aussi une responsabilité écrasante. Il est encore temps d’y renoncer.

Mais si vous avez déjà franchi le pas, ou que vous vous apprêtez à le faire, L’Élevage des enfants offre une mine de conseils éducatifs, d’informations véridiques et de témoignages de première main qui vous accompagneront dans chacune des étapes de cette prodigieuse et épuisante aventure.

Un hilarant voyage dans le monde de l’enfance et de l’adolescence, cet univers coloré où se mêlent innocence et odeurs de pieds, pudeur et toxicomanie, acné et Père Noël.

Les auteurs (site éditions Wombat) :

Emmanuel Prelle et Emmanuel Vincenot ont été enfants de 1969 à 1987. Depuis, ils ont écrit en collaboration plusieurs livres d’humour, parmi lesquels l’Anticyclopédie universelle (Mille et une nuits, 2007) et l’Anticyclopédie du cinéma (Le Cherche-Midi, 2000) Le premier a fait l’objet d’une adaptation théâtrale, intitulée Tout sur tout et son contraire. Le second a été traduit et publié en Roumanie (un pays qui a bien besoin de rire).

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Autant le dire tout de suite : c’est plié pour moi. Je ne peux plus rien faire pour mes enfants, devenus eux-mêmes parents. Je pense très sérieusement- et j’ai beaucoup de mérite après la lecture de cet appendice, de penser sérieusement- leur offrir, même si pour les aînés, nous en sommes la phase préado.

Je l’ai commencé dans la salle d’attente du toubib, justement avec la petite dernière de 4 ans que l’on m’a « donné » malade. Tiens, les deux Emmanuel, vous ne pourriez pas écrire un autre livre sur ces parents qui abandonnent leurs propres (ça dépend quand) enfants aux grands-parents pendant les vacances scolaires ??? Oui, je sais, je m’égare, mais bon, je peux tout de même faire des propositions honnêtes.

De la conception au bac en passant par la puberté, l’enfance… Bref la vie de nos chers marmots. Question existentielle : vaut-il mieux un animal qu’un second enfant ? Voir le tableau explicatif. Le casting et les questions à poser à votre baby-sitter est un morceau de bravoure. « Aimez-vous faire pleurer les bébés ? Avez-vous déjà été condamnée pour kidnapping ? Mangez-vous les bébés ? »

« Quand les dents poussent, elles percent les gencives de votre enfant, qui pousse alors des hurlements qui percent vos tympan. », ça sent le vécu !

Le décryptage du bulletin scolaire : A ne surtout pas louper, ça me rappelle des souvenirs !

… Il y en aurait tant que je pourrais presque retranscrire le livre en son entier. Comme, d’une part, je suis feignante et que, d’autre part, cela s’appellerait du « copié-collé » en langage jeun’s, je vous encourage à découvrir comme élever vos enfants. Si vous ne comprenez pas bien, les auteurs ont eu la superbe idée de nous faire des tableaux comparatifs très utiles. Les dessins très explicites de Florence Cestac accompagnent fort bien les écrits totalement foutraques des deux Emmanuel.

Un guide divisé en 5 parties selon les âges. Cela va de « l’âge adorable (0-3 ans) à l’âge insupportable (16-18 ans) qui parle de tout, l’éducation, la religion, la sexualité, la scolarisation… Un guide à mettre entre toutes les mains, je me suis gondolée. C’est monstrueusement drôle et j’adore ça ! Un opuscule à lire d’une traite ou pas. Personnellement, je préfère déguster.

Je remercie Emmanuel Prelle et Emmanuel Vincenot de m’avoir proposé la lecture de cet opus très utile, qui m’a fait rire ; Chose primordiale en ces temps cruels.

Après cette lecture édifiante, terrifiante, hilarante, vous ne pourrez plus dire que vous n'étiez pas au courant.

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Le livre de Paris - 2016 - 2

23 Mars 2016, 21:01pm

Publié par zazy

Le livre de Paris - 2016 - 2

Pour fêter les 50 ans de sa collection « Poésie/Gallimard », les éditions du même nom avaient, outre une exposition de manuscrits dont un de Magritte, de courriers d'auteur comme J.M. Le Clezio... il y avait un jeu qui m'a beaucoup plus. Prendre des bout de citations des auteurs Gallimard les mettre bout à bout sur le mur pour en faire des phrases, des textes sans queue ni tête ou avec selon ses goûts. Je suis restée une bonne demi-heure à taguer !!

Un dessinateur coréen expliquant sa façon de dessiner

 

Le livre de Paris - 2016 - 2
Le livre de Paris - 2016 - 2

Là, l'auteur, Céline Pilati, attend le lecteur. Oui, quand certains vous demandent, blasés, le destinataire de la dédicace, d'autres s'occupent avec leur portable. J'ai découvert une personne charmante, marrante avec sa marmotte qui n'est pas bleue. Son livre, très bien fait propose des poésies émaillées de photos de l'auteur.

Le livre de Paris - 2016 - 2

J'ai assisté à une grande partie de l'enregistrement de l'émission "La librairie francophone" ; très bonne émission que j'écoute lorsque je suis chez moi. Invités, entre autres, Pierre Lemaitre, pour "Trois jours et une vie" - l'auteur québécois Alex Noël, lauréat du Prix du jeune auteur francophone 2016 - le dessinateur suisse Cosey pour "Une mystérieuse mélodie" - l'auteur congolaise, Mambou Aimée Gnali, invitée d'honneur du salon dans le cadre de "Pointe Noire ville à l'honneur", pour "L'or des femmes", (un livre que j'ai noté). Question musique, une jeune femme avec sa viole de gambe accompagnait un chanteur haïtien.

Emission très dense, comme toujours

Deux journées denses, très agréables. A refaire

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