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ZAZY - mon blogue de lecture

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30 Août 2014, 05:25am

Publié par zazy

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Avec l'apparition, obligée, de la pub sur ce blogue, je vais arrêter ma collaboration avec overblog et migrer vers un nouvel hébergeur.

Pour l'instant, maintenant que vous êtes presque tous rentrés, je pars quelques jours,

Je vois tout cela à mon retour

Bonnes et belles lectures à vous tous.

Zazy

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Leïla Sebbar- Le colporteur aux yeux clairs

29 Août 2014, 21:44pm

Publié par zazy

Marguerite et le colporteur aux yeux clairs

Leïla Sebbar

Editions Elyzad poche

2014

120 pages

ISBN : 9789973580719

 

4ème de couverture :

Un village français. Mère au foyer, Marguerite passe l' été à la ferme familiale. Une vie modeste, résignée, mais elle aime lire. De retour de la guerre d Algérie, son mari ne supporte pas de côtoyer à sa table les saisonniers maghrébins de la ferme. Marguerite à l' inverse est fascinée par leur langue, leur courtoisie, leur étrangeté. Les observant, elle tente de combler les silences de son mari sur l' Algérie et peu à peu elle entrevoit un autre monde... Un roman d' une infinie délicatesse, un cheminement vers l' Autre, l' histoire d un grand amour.

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La guerre d’Algérie qui ne dit pas son nom est derrière lui, mais le mari de Marguerite est revenu détruit. Depuis, il ne supporte plus grand-chose, surtout pas les saisonniers maghrébins que son père embauche. Marguerite passe ses vacances à faire à manger à tous ces hommes sans jamais les regarder, jusqu’à ce qu’elle découvre un homme aux yeux bleus. Les fantasmes sont là, elle se rêve partant avec lui…. Cette femme vieillie avant l’âge se retrouve veuve. Heureusement, il y a les livres, la bibliothèque, la voisine et le colporteur qui a les mêmes yeux bleus que l’ouvrier agricole marocain d’alors. L’amour du colporteur aux yeux clairs la réveillera, la révèlera. Elle se voit bien partir avec lui en Algérie et vivre dans la maison qu’il construit pour elle. Mais, la fin de l’histoire ne sera pas celle-là.

Ce conte noir, ce rêve brisé Leïla Sebbar nous le narre simplement et sa description du monde rural de l’époque est réaliste. Un petit livre par la taille écrit par une grande romancière simplement, sans blablas inutiles comme toujours chez elle.

Oh, Sylvie que je voudrais « oublier » de te rendre ce livre ! Oui, j’aime l’écriture de Leïla Sebbar, j’apprécie également l’écrivain qui me semble comme ses livres, simple et directe.

D'autres avis sur Libfly

 

Lorsque les saisonniers sont allés se coucher après le bonsoir collectif, le Marocain s’est avancé vers elle et il l’a remerciée pour la cuisine. Il l’a regardée en la saluant, puis il est sorti avec les autres.
Il a les yeux clairs.

« Encore des romans à l’eau de rose. Heureusement le bibliobus ne passe pas à la ferme. Tu ferais plus rien de la journée. C’est une maladie. Il faut être malade pour lire comme ça. C’est pas la vie… »

« Mon père m’a dit que les hommes te parlent maintenant ? ça suffit pas de les servir, il faut faire la conversation. Ils vont t’apprendre leur langue, aussi, pourquoi pas ? Ils t’ »ont parlé ? Qu’est-ce qu’ils t’ont dit ? «

Il fit comprendre à sa mère qu’il ne reviendrait pas, tant qu’elle vivrait avec l’Arabe. Marguerite ne revis plus son fils, pendant les sept années où Sélim vécut avec elle, dans la maison de l’oranger.

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Françoise Guérin - Les enfants de la dernière pluie

28 Août 2014, 19:58pm

Publié par zazy

Les enfants de la dernière pluie

Françoise Guérin

Editions du Masque

Avril 2014

ISBN : 9782702441008

360 pages

 

4ème de couverture :

Lors d’une visite à son frère Xavier, hospitalisé en psychiatrie, le commandant Lanester est le témoin d’un brutal homicide, immédiatement suivi d’un suicide. Chargée de l’enquête, son équipe est intriguée par la personnalité atypique du meurtrier présumé, un infirmier connu pour son empathie et son professionnalisme. Comment en est-il arrivé à agresser un patient ? Lorsqu’on découvre qu’il a agi sous l’emprise de puissants psychotropes, l’enquête s’oriente vers le Dr Raynaud, qui mène des recherches pour le compte d’un laboratoire pharmaceutique. Mais il faut se garder des évidences car, dans cet établissement aux mains de puissantes dynasties médicales, nul ne sait qui manipule qui. Grâce à Élisabeth Dassonville, la captivante archiviste, Éric Lanester pénètre peu à peu la logique de l’hôpital. En véritable gardienne du temple, elle lui fait découvrir le personnage fascinant de Théophobe Le Diaoul, le poète de l’aliénation qui a donné son nom à l’établissement. Mais en quoi les vers de ce vieil illuminé peuvent-ils éclairer cette enquête qui ne cesse de rebondir ?

 

Lyonnaise, Françoise Guérin est psychologue et s’est d’abord initiée à l’écriture radiophonique (elle a collaboré à l’émission « Les Petits Polars » pour Radio France), avant de publier trois recueils de nouvelles. Son premier roman, À la vue, à la mort (aux Éditions du Masque), a reçu le Prix Cognac du Festival du Film Policier en 2007 et le prix Jean-Zay des lycéens. Elle a publié Cherche jeunes filles à croquer aux Éditions du Masque en 2012 qui a obtenu le Prix sang pour Sang Polar 2013.

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Cher Commandant Lanester,

Je vois, avec plaisir que votre déprime se porte à merveille et que vos réactions peuvent être en panne au mauvais moment. Assister à une défenestration dans l’hôpital psychiatrique où est votre frère devrait être pain béni pour vous, mais il y a du retard à l’allumage et votre culpabilité revient au galop d’un cheval de compétition. Ok, vous reprenez vite les rênes. Votre curiosité et votre instinct vous poussent à mener une enquête, à gratter pour trouver le début de l’écheveau. Madame Dassonville, à l’esprit très retors vous embrouille dans son propre écheveau. Cela nous vaudra un joli tricotage, puis un détricotage pour finir par une fin, comme toujours, inattendue. Cette fois, j’ai trouvé le meurtrier, et oui, il y a eu meurtres, mais pas les ficelles, votre créatrice est redoutable. Oui, on se doute, mais, pourquoi, comment… ça c’est autre chose et, pour moi, c'est le plus important.

 

Françoise Guérin nous conduit au sein d’une unité psychiatrique où l’enfermement n’est pas que physique. L’espace est clos ; nous fréquentons des salles d’archives obscures, des couloirs sans fin, des caves avec passages… Cette unité fonctionne comme un quartier où malades et soignants vivent en vase clos, dans des espaces pourtant bien délimités qu’il ne fait pas bon de transgresser (cela laisse des séquelles). Ce petit monde est étouffant, fermé.

Comme dans ses précédents romans, Françoise Guérin, maîtresse es labyrinthe nous conduit où elle veut, comme elle veut, mais pas au pas de charge. Elle prend le temps de peaufiner, d’expliquer, de commenter… Bref, elle nous mène par le bout du nez ; une pincée de vérité ici, un soupçon de malaise par là, une cuillérée de mystère par-dessus. Les visites de Lanester à son analyste préférée entrouvrent une porte, une brèche où ce cher commandant s’engouffre.

Quant à Théophobe Le Diaoul, ce poète devenu fou qui donne son nom à l’établissement, il est défendu par une Madame Bassonville qui, telle une araignée ou une mante religieuse, captive et ferre sa proie pour mieux l’ingérer.

Déjà lu et beaucoup apprécié « A la vue à la mort » et "Cherche jeunes filles à croquer ".Chère Françoise Guérin, vous êtes redoutable : vous nous promenez dans vos labyrinthes en compagnie de personnages si humains, jusque dans leurs folies. Merci d’avoir fait voyager ce livre vers ma nuit blanche. J’en redemande !

 

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Laura Alcoba - Manèges

23 Août 2014, 21:51pm

Publié par zazy

Manèges

Petite histoire argentine

Laura Alcoba

142 pages

ISBN : 9782070782031

 

4ème de couverture :

" Maintenant, nous allons vivre dans la clandestinité, voilà exactement ce que ma mère a dit.
Pour la trappe dans le plafond, je ne dirai rien, même si on venait à me faire très mal.
Je n'ai que sept ans mais j'ai compris à quel point il est important de se taire. "

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J’ai rencontré Laura Alcoba au Salon des Dames de Nevers en juin dernier. Je voulais acheter « Le bleu des abeilles » et je suis partie avec « Manèges » pour lire l’histoire dans le bon sens, même si les deux livres peuvent être lus indépendamment l’un de l’autre.

Le temps est venu de raconter, de faire l’effort de mémoire, de remonter le temps, de retourner vers les années 70, celles de l’enfance sous la dictature. La gente des colonels est au pouvoir.

Avec des parents résistants, la petite fille a appris et enregistré la clandestinité et tout ce qui va avec : le secret, se taire, regarder derrière soi sans en avoir l’air, être certaine de ne pas être suivie. Le père est emprisonné ; un nouveau déménagement avec un grand changement à la clé : elle est baptisée mais sans prêtres, comme les premiers chrétiens. Pour ne pas être repérées, elles vont de maison et maison. Personne ne pose de question ; côté rassurant de la chose pour l’enfant.

Elle ira de rencontre en rencontre, ira jusqu’à discuter d’Edgard Poe avec l’ingénieur qui construit une pièce secrète. Bien sûr, tout est enregistré, ne pas faire ceci, ne pas dire cela, mais, lorsque l’on a sept ans, même si on sait,  on ne comprend pas et des bourdes arrivent qui pourraient mettre en danger le groupe. Comment ne pas parler à cette jeune femme si gentille ? Il y a de bons côtés dans la clandestinité, comme les lapins, ou les paquets cadeaux qu’elle crée avec sa mère... pour cacher les journaux sortant de l’imprimerie clandestine.

Laura Alcoba raconte son enfance en Argentine d’une voix douce, avec beaucoup de tendresse. Petite histoire argentine en est le sous-titre, mais le son des souvenirs de Laura Alcoba n’est pas argentin. Les enfants comprennent beaucoup plus de choses que les adultes ne le pensent, même s’ils ne peuvent analyser les faits. Il y a, malheureusement, encore et toujours, de par le monde, des enfants qui doivent vivre cette même vie.

Merci pour votre gentille dédicace, votre charmant sourire et, surtout, pour vos explications lors du « café littéraire » où vous avez parlé de votre livre, « Le bleu des abeilles » que je vais m’empresser d’acheter et, surtout, lire. Oui, j’ai fait un beau voyage au pays de votre enfance. Votre écriture délicate est aussi douce que pudique, tout est dit sincèrement.

 

 

Laura Alcoba - Manèges

Si je fais aujourd’hui cet effort de mémoire pour parler de l’Argentine des Montoneros, de la dictature et de la terreur à hauteur d’enfant, ce n’est pas tant pour me souvenir que pour voir, après, si j’arrive à oublier un peu.

Si nous avons quitté notre appartement, c’est parce que maintenant les Montoneros doivent se cacher. C’est nécessaire parce qu’il y a des personnes qui sont devenues très dangereuses : ce sont les hommes des commandos de l’AAA, la Alianza Anticomunista Argentina, qui enlèvent les militants comme mes parents et les tuent ou les font disparaître.

Pour toi, ce sera comme avant. Il faudra juste que tu ne dises à personne où nous habitons, pas même à la famille.

Souvent, c’est moi qui regarde derrière nous. C’est plus naturel qu’une enfant s’arrête et se retourne ; chez un adulte ce pourrait être un comportement suspect, le signe d’une inquiétude qui risquerait d’attirer l’attention. Moi j’ai appris à glisser ces gestes de prudence dans un jeu.

J’ai bien compris l’idée de l’Ingénieur quand il m’a expliqué comment on pouvait cacher tout en ne cachant pas. Mais les lapins ? Pourquoi faudrait-il accueillir des centaines de lapins pour mieux nous protéger ?

Je comprends alors que si quelqu’un, à la prison, pose des questions, je ne pourrai pas retourner dans la maison aux lapins. Il semble que j’en ai peur. Enfin, c’est encore une de ces choses dont je ne suis pas tout à fait sûre.

Je fais quelques pas en direction de mon père, sans décoller les yeux du canon le plus proche, celui de l’homme qui est juste en face de moi. Je vois bien que ce trou noir arrive au niveau de ma tempe.

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Christian Maucler - Phil et Sof les PréZados

20 Août 2014, 13:27pm

Publié par zazy

Phil et Sof

Les Prézados

Christian Maucler

Editions Tartamudo

ISBN : 9782910867454

 

 

4ème de couverture :

Attention, vous ne tenez pas entre vos mains un album BD mais bien une boîte de bonbons multicolores et de toutes les saveurs. Ouvrez, suivez nos deux amis Phil et Sof et dégustez en bonne compagnie selon vos envies aux couleurs du temps. Une collection de gags soigneusement sélectionnés et toujours publiés depuis quinze ans dans l’hebdomadaire Le Journal des enfants ! Avec des Prézados rigolos, juste pour le plaisir de s’amuser à réfléchir.

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Phil est un cossard fini à l’école. Les devoirs… connait pas trop ; les mauvaises notes, pas trop assumées, il est habillé en uniforme  djeuns

Sof bonne élève, déjà BCBG dans ses vêtements.

A priori, rien de les rapproche, pourtant ils sont amis, s’aiment en silence, ont les problèmes des enfants, heu pardon !! des jeunes de leur âge et nous offrent une collection de perles, de réflexions pas idiotes du tout. Phil et Sof sont très attachants et ont fait les délices de ma grande Emilie de 10 ans… Il y a des moments où elle s’est retrouvée avec ses copines et copains. Les jeux de mots, très présents dans cet album, ont fait les délices de la grand-mère

Les dessins, très expressifs, me plaisent beaucoup. Tout est dans l’humour et l’ironie, mais les bons sentiments ne sont jamais loin.

Ce sont des berlingots acidulés et sucrés qui font du bien. Surtout ne pas croquer et laisser fondre sur la langue pour en apprécier la substantifique moelle. Bien sûr, ce livre est parti de mes étagères pour rejoindre celles d’Emilie !

Je remercie Babelio et son opération Masse critique ainsi que les Editions Tartamudo pour cette délicieuse et ironique lecture.

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Emmanuelle Cart-Tanneur - Et dans ses veines coulait la sève

15 Août 2014, 14:27pm

Publié par zazy

 

Et dans ses veines coulait la sève

Emmanuelle Cart-Tanneur

Editions Terre d’Auteurs

Février 2013

204 pages

ISBN : 9782919407026

 

4ème de couverture :

« Je suis séduite par l’imagination à la fois déroutante et familière d’Emmanuelle Cart-Tanneur. Les personnages, bien que décalés, font frôler un réel qui parfois nous échapperait. La rigueur narrative de chacun des textes, la fluidité du style, dont aucun à-coup n’entrave l’avancée, précipite le lecteur vers la chute des nouvelles, et vers la sienne, peut-être. Car c’est bien lui qui parfois tombe. Et de haut !

Mais si les textes ne nous secouaient pas, pourquoi les lire ? »

Catherine Ravelli

Grand prix 2012 de la nouvelle de l’académie française.

Emmanuelle Cart-Tanneur tente de concilier son métier de biologiste avec sa passion de l’écriture. Plusieurs de ses nouvelles ont reçu des prix littéraires, et elle publie ici son nouveau recueil.

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Jury dans un concours de nouvelles, j’ai eu la chance de lire une nouvelle d’Emmanuelle Cart-Tanneur qui m’avait vraiment plu. Liliba m’a gentiment prêté ce livre pour continuer un bout de chemin avec cet auteur.

J’entre, facilement et avec grand plaisir, dans un univers qui sort totalement de l’ordinaire pour aller vers l’onirique. Qui n’a pas rêvé d’avoir à ses côtés, l’auteur du classique que l’on lit ? Qui n’aimerait pas emporter chez lui un petit bout du tableau qu’il adore ? Qui n’aimerait pas mettre en conserve certaines engueulades ?

Puis les nouvelles prennent une nouvelle direction, changent d’aiguillage pour entrer dans le vrai, le concert, le pas toujours beau, le dur. Il y a le geste désintéressé fracassé, lâchement, par une balle de sniper. Il y a des histoires dures comme cette sandalette, symbole de l’innocence tuée. D’autres offrent des promesses de paix et de réconciliation. Il y a une belle histoire d’amour, la détermination d’un enfant….

Les nouvelles d’Emmanuelle Cart-Tanneur sont fortes et pétries de l’humanité de ses personnages. Elle met en lumière ces gens, couleurs muraille, avec humour et amour pour parler de paix, de fin de vie, de solitude, regrets, amour filial, d'amour, de tromperie… Bref, de la vie.

J’ai pris mon temps pour le lire, car j’ai aimé me délecter de certaines nouvelles que j’ai relues plusieurs fois par plaisir (surtout la première !). Toutes ces nouvelles sont d’une même qualité d’écriture, pas une que j’ai trouvé moins bonne, comme cela peut arriver. Je comprends que l’auteur ait été souvent primé. Un livre à lire dans un train, une salle d’attente, sous un saule pleureur, au Bois de Boulogne….

Liliba, je regrette vraiment de devoir te rendre ce livre avec sa belle dédicace ! Merci pour ce très bon moment de lecture. Dans les veines d’Emmanuelle Cart-Tanneur coule un vrai talent d’écrivain.

Vous pouvez acheter ce livre en ligne sur le site de l'éditeur

 

« Ernest Hemingway pour Le vieil homme et la mer, quai 22, s’il vous plaît ! Ernest Hemingway »

Car Abel était un fin lecteur. Un bibliomane, un gourmand littéraire. Rien ne le réjouissait plus que l’idée d’une heure à venir en solitaire : chaque instant volé à ses obligations professionnelles était pour lui le régal annoncé d’une plongée en apnée dans quelque nouveau livre.

J’eus toutes les peines du monde à ne pas applaudir quand la femme, verte de rage, quitta la able dans un bruissement outragé tandis que l’époux reposait tranquillement sa serviette sur ses genoux et commandait un cognac au garçon.

Je t’ai donné ta dose quotidienne, depuis la fin de cet été. J’ai soigneusement répandu le poison, chaque soir, à tes pieds, là où l’herbe, moins forte que toi, est déjà en train de mourir.
Tu commences à jaunir ; tu vas bientôt flétrir, et personne ne comprendra pourquoi.
Tu peux continuer à pleurer.
Moi, je m’en vais.

Ils traversèrent le pont sous la pluie, la petite serrant bien fort la main du vieil homme qui avançait d’un pas hésitant. Les lattes de bois étaient mouillées et glissantes et la progression de ce couple hasardeux en était rendue hasardeuse

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Déborah Lévy-Bertherat - Les voyages de Daniel Ascher

11 Août 2014, 13:50pm

Publié par zazy

Image issue du blogue dédié à ce livre

Les voyages de Daniel Ascher

Déborah Lévy-Bertherat

Editions Payot-Rivages

192 pages.

Août 2013

ISBN. : 2743625848

 

 

4ème de couverture :

Une année particulière commence pour Hélène, quand elle s'installe à Paris pour étudier l'archéologie. Elle est logée par son grand-oncle Daniel, un vieux globe-trotter excentrique qu'elle n'apprécie guère. Il est l'auteur, sous le pseudonyme de H.R. Sanders, de La Marque noire, une série de romans d'aventures qu'elle n'a même pas lus. Son ami Guillaume, fanatique de cette série, l'initie à sa passion. Mais pour Hélène le jeu des lectures ouvre un gouffre vertigineux. Elle découvre en Daniel un homme blessé, écartelé entre deux identités et captif d'un amour impossible. Elle exhume de lourds secrets de famille remontant aux heures sombres de l'Occupation. Pendant ce temps, les lecteurs de H.R. Sanders attendent le vingt-quatrième volume de la série, dont les rumeurs prétendent qu'il sera le dernier. En explorant avec finesse les blessures d'une mémoire tentée par le vertige de l'imaginaire, Déborah Lévy-Bertherat rend ici hommage aux sortilèges ambigus de la fiction.

 

Déborah Lévy-Bertherat vit à Paris où elle enseigne la littérature comparée à l'Ecole normale supérieure. Elle a traduit Un héros de notre temps de Lermontov et Nouvelles de Petersburg de Gogol. Les Voyages de Daniel Ascher est son premier roman.

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Un livre qui a reçu le prix du premier roman à l’issue du Salon des Dames de Nevers, un auteur souriant, abordable et si gentille ; tout pour me donner l’envie de découvrir où mènent les cailloux du bandeau.

Comme le petit Poucet, Daniel Ascher, auteur de romans d’aventure pour la jeunesse, sème des cailloux pour permettre à Hélène, sa petite nièce adorée, de remonter l’histoire de la famille et, ainsi, découvrir sa vie.

Certains cailloux m’ont montré un auteur se servant de sa propre glaise pour construire ses histoires, son œuvre. J’ai soulevé des pierres blanches qui ont honoré une famille de Juste, après avoir trouvé les pierres noires de la déportation pour arriver au gros caillou qui m’a emmenée dans les entrailles de Daniel Ascher.

J’ai suivi, avec plaisir, des guides tels, Jonas, Guillaume, Mala, La Marque Noire, Elie, un mage africain, Daniel lui-même. Cet ouvrage a l’odeur des jeux de piste de mon enfante et, peut-être, des livres d’aventures de Daniel Ascher.

Déborah Lévy-Bertherat a écrit un livre où est ciselé et non martelé la vie de Daniel Ascher, avec en filigrane, des secrets de familles. Daniel Ascher-Roche, un homme écartelé entre deux identités, un homme dont la vie est emplie d’esquive mais qui se raconte dans ses livres.

Je me suis laissée porter par votre écriture ; Pas de violence, mais tout est dit. Merci Déborah Lévy-Bertherat pour votre gentille dédicace. Oui, j’ai fait une belle traversée j’ai suivi vos pistes, vos petits cailloux, qui, à la fin de ma lecture, m’ont fait dire : « Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! » (Parodie que les moins de … ne peuvent pas connaître)

A bientôt de vous retrouver grâce à votre prochain livre. Sympathique le blogue dédié à ce livre.

Chroniques sur d'autres blogues : Je me livre - Sharon - Libfly -

 

 

Ce jour-là, Guillaume s’est rappelé toutes les collections de son enfance, les timbres, les plumes d’oiseaux, les cailloux percés, les noyaux de cerise, les bandes dessinés, Tintin, Tanguy et Laverdure, Black et Mortimer, les séries de romans, Michel, Les six Compagnons, et sa préférée entre toutes, La Marque noire. Il aimait surtout le premier volume, ça commençait par un crash aérien, le héros était le seul survivant, il était gravement blessé.

Elle venait d’emménager dans une petite chambre sous les toits, rue Vavin, tout près de l’Institut d’archéologie de la rue Michelet. L’oncle de son père la lui prêtait, il habitait au rez-de-chaussée, mais depuis qu’elle était là elle ne l’avait jamais vu, il était parti en voyage. Comme elle n’avait guère d’affinités avec lui, cette absence lui convenait.

Hélène s’était vite lassée des histoires de son grand-oncle, du sempiternel spectacle qu’il donnait aux enfants pendant les repas de famille. Ses aventures se ressemblaient toutes, c’étaient toujours des tempêtes, des bêtes féroces, des malfrats sans scrupules, toujours les mêmes rebondissements sauvant les situations désespérées juste avant la catastrophe. Il s’y donnait éternellement le rôle du plus rusé, il triomphait chaque fois.

Hélène avait toujours eu le sentiment que, dans la famille, son grand-oncle était à part, pas seulement à cause de ses cheveux frisés ou de ses yeux bleus. Sa grand-mère ne disait jamais mon frère en parlant de lui, alors qu’elle disait ma sœur pour tante Paule.

Le visiteur a sorti de la poche de sa veste deux cartes de visite qu’il leur a tendues, "Monsieur Mané, grand marabout africain, résout tous vos problèmes d’amour, d’amitié ou de travail, favorise le retour de l’être aimé, la réussite aux examen et au permis de conduire. Spécialiste inégalé des lettres d’amour. Satisfait ou remboursé. Sur rendez-vous."

Ici, Daniel n’avait plus une démarche pressée à la Charlot, comme dans son quartier de Montparnasse où il semblait toujours en représentation, riant trop fort, parlant trop haut, marchant trop vite. On aurait dit qu’il avait ralenti le film, retrouvé le bon mouvement. Dans ces ruelles encombrées, il reprenait son âge, vieil homme parmi les vieux objets.

Photo prise au Salon des Dames de Nevers

Photo prise au Salon des Dames de Nevers

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Voie des indés, version 2014

11 Août 2014, 06:46am

Publié par zazy

N'hésitez pas, c'est sur LIBFLY !!!!

 

 

"Pour la troisième année consécutive, nous sommes absolument ravis de vous proposer de participer à La Voie des indés, la rentrée littéraire alternative, sur la toile et dans les lieux du livre, du 18 août au 15 décembre !

80 éditeurs, 250 auteurs, 100 bibliothécaires, 60 libraires, 500 lecteurs empruntent cette année la voie des indés !

Nous savons que la rentrée littéraire, si elle constitue un moment exceptionnellement riche, passe sous silence un certain nombre de titres et de maisons d’édition qui ne disposent pas des moyens médiatiques des grands groupes. Pour y remédier autant que possible, nous avons souhaité attirer l’attention de toutes les voix de prescription (lecteurs, bibliothécaires, libraires et journalistes) sur les nouveautés de 80 éditeurs indépendants francophones. Chroniques de lecture sur Libfly, le site dédié (qui sera inauguré fin août) et le journal Mediapart, tables thématiques, sélections et rencontres dans les lieux du livre jusqu’au 15 décembre… La Voie des indés souhaite démontrer la complémentarité entre les réseaux réels et virtuels de prescription littéraire, ainsi que l’incontournable travail de médiateurs et défricheurs de nos professionnels du livre. ""

Les maisons d'édition :

Asphalte
Le nouvel Attila
Antidata
La Contre Allée
Christophe Lucquin
Light Motiv
Thierry Marchaisse
Tusitala
L'œil d'or
Serge Safran
Le Muscadier
Lunatique
Inculte
Le Tripode
Quidam
Les nouvelles éditions Wombat
La Pastèque
Aux forges de Vulcain
Anacharsis
Henry
Les Inaperçus
Le Vampire actif
Les carnets du dessert de lune
Héloïse d'Ormesson
Sarbacane
çà et là
Le Bélial
Elyzad
Le Mot et le reste
Alma
Zulma
Le Sonneur
Rue des promenades
Les Fondeurs de brique
Rue du monde
Mediapop
Au Diable Vauvert
Presque lune
Le chemin de fer
Invenit
Galaade
Le Ver à soie
La dernière goutte
Le Passage
2024
H'artpon
Esperluète
Tanibis
Des Syrtes
Castor Astral
La Joie de lire
Mirobole
Chandeigne
Gallmeister
Janus
Zoe
Sabine Wespieser
Ab irato
Le Bec en l'air
Warum
Allia
Monsieur Toussaint Louverture
Les Impressions nouvelles
Dystopia
Intervalles
L'atelier contemporain
Les fourmis rouges
Passage du Nord-Ouest
Les éditions du Jasmin

 

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