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ZAZY - mon blogue de lecture

Jacques Roumain - Gouverneurs de la rosée

22 Juin 2014, 19:46pm

Publié par zazy

Jacques Roumain

Gouverneurs de la rosée

Editions Zulma poche

224 pages

Novembre 2013

ISBN : 9782843046636

 

 

4ème de couverture :

« Tout le monde a été touché par les amours de Manuel et d’Annaïse. Aux citadins haïtiens et aux lecteurs étrangers, le roman a révélé la vie paysanne, qu’ils ignoraient autant les uns que les autres. Les évocations du paysage haïtien ont enchanté ; la vieille Délira a éveillé la compassion ; les ronchonnements de Bienaimé ont amusé ; les trouvailles linguistiques de Roumain ont suscité l’admiration. On pourrait presque dire que la critique a été unanime, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, à élever Gouverneurs de la rosée au rang de chef-d’œuvre. » Léon-François Hoffmann

Ce volume contient également : Jacques Roumain vivant par Jacques Stéphen Alexis

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Biographie de Jacques Roumain :

Né le 4 juin 1907, à Port-au-Prince dans une famille aisée., il meurt le 18 août 1944. Son grand-père, Tancrède Auguste, fut président d'Haïti de 1912 à 1913. Il fut cocréateur de "La Revue Indigène" avec Émile Roumer, Philippe Thoby-Marcelin, Carl Brouard et Antonio Vieux, dans laquelle ils publièrent des poèmes et des nouvelles. Très actif dans la lutte contre l'occupation américaine d'Haïti (1915-1934). En 1934, il fonda le Parti communiste haïtien.

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Compères, commères, cousins, cousines, amis, ennemis, tous vivent dans ce village délaissé où les sources ont tari suite à déboisement outrancier. Les nuages, la pluie bienfaitrice ne répondent pas aux prières des dieux. Les plus riches, les mieux nantis, les plus voleurs, comme les charognards, attendent que, perclus de dettes, les paysans n’aient d’autres solutions que de vendre leur tout petit carreau de terre, pour le racheter à vil prix.

Manuel, nègre natif natal de Fonds-Rouge, fils de Délira et Bienaimé, revient au pays après avoir passé une quinzaine d’années dans un batey dominicain, plus proche de l’esclavagisme que du travail agricole « Tuer un Haïtien ou un chien, c’est la même chose disent les hommes de la police rurale : de vraies bêtes féroces ». Il ne reconnait plus le paysage. Temps longtemps, le petit-mil, le maïs et autres légumes poussaient, arrosés par les rigoles gérées par un mèt lawouze que Jacques Roumain aurait transformé en Gouverneurs de la rosée. « À Mahotière, disait-elle, nous avons de l’eau, nous autres. Mais pour les jardins, l’arrosage n’est même pas nécessaire. La fraîcheur suffit, la rosé »e du matin. Au réveil, tout est brillant et mouillé. Faut voir ça : c’est comme une écume de soleil ».

Manuel part à la recherche de l’eau. En chemin il trouvera l’amour en Annaïse, fille du clan ennemi. Le télégueule a propagé la nouvelle : Manuel a trouvé une source ! Il veut profiter de cette aubaine pour faire cesser les rivalités entre familles, réunir toutes les bonnes volontés et relancer le coumbite qui pourrait être le ciment de leur communauté. comme tu temps de la jeunesse de Delira et Bienaimé ses parents.

En mélangeant un français pur et la langue de chez lui, Jacques Roumain nous offre un livre fort, poétique avec de sublimes descriptions. Ses portraits de la vie paysanne quotidienne confinent à l’ethnologie. A la fois politique et onirique, Gouverneurs de la rosée est une œuvre passionnante, foisonnante, humaine, habilement politique. Chaque page lue est un ravissement. Petite précision ; ce livre écrit en 1944 et se trouve, malheureusement, encore d’actualité

Il y a du Pagnol (Manon des sources), du Shakespeare (Roméo et Juliette) dans cette œuvre, je pèse mes mots. Comme l’écrit Jacques Stephen Alexis : « le roman est une espèce de grand poème populaire aux contours classiques et aux personnages quasi symboliques et plus loin : « Peut-être est-ce le livre qui contient le message essentiel de Roumain, message que la vie ne lui a pas permis d’illustrer personnellement ? Jacques Roumain a écrit un livre qui est peut-être unique dans la littérature mondiale parce qu’il est sans réserve le livre de l’amour. »

Que dire d’autre !

Je suis en face d’un coup de cœur et je remercie chaleureusement et les Editions Zulma pour cette lecture si passionnante.

Ecoutez l’interview de Laure Leroy Editrice de Zulma sur Libfly.

D'autres avis : mimi - Libfly

« -Le Seigneur, c'est le créateur, pas vrai ? Réponds : Le Seigneur, c'est le créateur du ciel et de la terre, pas vrai ?
Elle fait : oui ; mais de mauvaise grâce.
- Eh bien, la terre est dans la douleur, la terre est dans la misère, alors le Seigneur c'est le créateur de la douleur, c'est le créateur de la misère. »

Vers les onze heures, le message du coumbite s’affaiblissait : ce n’était plus le bloc massif de voix soutenant l’effort des hommes ; le chant hésitait, s’élevait sans force’, les ailes rognées. Il reprenait parfois, trouvé de silence, avec une vigueur décroissante. Le tambour bégayait encore un peu, mais il n’avait plus rien de son appel jovial, quant à l’aube, le Simidor le martelait avec une savante autorité.

Si l’on est d’un pays, si l’on y est né, comme qui dirait : natif-natal, eh bien, on l’a dans les yeux, la peau, les mains, avec la chevelure de ses arbres, la chair de sa terre, les os de ses pierres, le sang de ses rivières, son ciel, sa saveur, ses hommes et ses femmes.

Du levant au couchant, il n’y a pas un seul grain de pluie dans tout le ciel : alors est-ce que le bon Dieu nous a abandonnés ?
- Le bon Dieu n’a rien à voir là-dedans.
- Ne déparle pas, mon fil. Ne mets pas de sacrilèges dans ta bouche.
La vieille Délira, effrayée, se signa.
Je ne déparle pas, maman. Il y a les affaires du ciel et il y a les affaires de la terre : ça fait deux et ce n’est pas la même chose. Le ciel, c’est le pâturage des anges ; ils sont bienheureux ; ils n’ont pas à prendre soin du manger et du boire. Et sûrement qu’il y a des anges nègres pour faire le gros travail de la lessive des nuages ou balayer la pluie et mettre la propreté du soleil après l’orage, pendant que les anges blancs chantent comme des rossignols toute la sainte journée… Mais la terre, c’est une bataille jour pour jour, une bataille sans repos : défricher, planter, sarcler, arroser, jusqu’à la récolte, et alors tu vois ton champ mûr couché devant toi le matin, sous la rosée, et tu dis : moi untel, gouverneur de a rosée, et l’orgueil entre dans ton cœur. Mais la terre s’est comme une bonne femme, à force de la maltraiter, elle se révolte : j’avais vu que vous aviez déboisé les mornes. La terre est toute nue, sans protection. Ce sont les racines qui font amitié avec la terre et la retiennent : ce sont les manguiers, les bois de chênes, les acajous qui lui donnent les eaux des pluies pour sa grande soif et leur ombrage contre la chaleur de midi. C’est comme ça et pas autrement, sinon la pluie écorche la terre et le soleil l’échaude : il ne reste plus que des roches. Je dis vrai : c’est pas Dieu qui abandonne le nègre, c’est le nègre qui abandonne la terre et il reçoit sa punition : la sécheresse, la misère et la désolation.

Les uns plantent, les autres récoltent. En vérité, nous autres le peuple, nous sommes comme la chaudière ; c’est la chaudière qui cuit tout le manger, c’est elle qui connaît la douleur d’être sur le feu, mais quand le manger est prêt, on dit à la chaudière : tu ne peux venir à table, tu salirais la nappe.

La haine, la vengeance entre les habitants. L'eau sera perdue. Vous avez offert des sacrifices aux loa, vous avez offert le sang de poules et des cabris pour faire tomber la pluie, ça n'a servi à rien Parce que ce qui compte c'est le sacrifice de l'homme. C'est le sang du nègre. Va trouver Larivoire. Dis-lui la volonté du sang qui a coulé : la réconciliation, la réconciliation pour que la vie recommence, pour que le jour se lève sur la rosée.

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Noël Balen et Vanessa Barrot - Petits meurtres à l'étouffée

17 Juin 2014, 15:22pm

Publié par zazy

Petits meurtres à l’étouffée

Noël Balen et Vanessa Barrot

Editions Fayard

Collection : Crimes gourmands

198pages

02/04/2014

ISBN : 9782213681146

 

 

4ème de couverture :

Laure Grenadier, rédactrice en chef du magazine Plaisirs de table, part en reportage avec son photographe Paco Alvarez pour dresser l'inventaire des bouchons lyonnais. Au cœur de la capitale des Gaules, tous deux envisagent de rendre hommage aux acteurs de l'excellence gastronomique : chefs illustres, adresses confidentielles, producteurs locaux...
Tout bascule lorsque le propriétaire d'un restaurant typique de la célèbre rue Saint-Jean est retrouvé assassiné au petit matin. La ville est en émoi et un vent de panique souffle sur les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse quand, le lendemain, le tenancier d'un bouchon historique de la rue Mercière est à son tour tué selon le même procédé.
Laure Grenadier connaissait ces personnages et cherche à comprendre ce qui se cache derrière ces meurtres en série. Crimes crapuleux, jalousies corporatistes, vengeances sentimentales ? Elle tente de lever le voile qui masque un milieu peu enclin à se livrer.

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J’avais apprécié la chronique d’Yv concernant ce livre ; m’a permis de le recevoir.

Ce livre, pour moi, a un petit quelque chose en plus. En effet, les auteurs, entres autres spécialités, parlent de la tête de veau. Or, ce fut le dernier repas que j’ai concocté pour un vieil ami décédé quelques jours après. Jacques, je t’embrasse où que tu sois.

Les auteurs nous offrent un voyage orchestré autour des pianos des bouchons lyonnais. Quelques dissonances dans ce concert puisque certains cuisiniers passent de vie à trépas sans coup férir et à l’étouffée.

Laure Grenadier, rédactrice du magazine Plaisirs de table, parfaite femme-d’affaire-toujours-parfaitement-habillée et le photographe Paco Alvarez amoureux-silencieux-vêtu-comme-l’as-de-pique (il en est souvent ainsi dans les livres) font la tournée de ces célèbres restaurants lyonnais tenu, en son début, par les mères.

Ces cuisiniers étaient dans leur liste. Est-ce pour cela qu’ils ont été trucidés ? Crimes crapuleux ? Un concurrent malheureux, jaloux ? Tueur en série se passant de fusil, de feuille et autres coutelas ? La police enquête, mais chut ! Nous n’en saurons pas plus.

Avec les deux compères, nous allons de bouchons en traboule sans oublier la visite des halles, du tablier de sapeur vers la cervelle des canuts en passant par la recette de la poularde demi-deuil (normal en ces temps de viande refroidie !). Pour faire passer le tout, un morey-saint-denis 1er cru.

 

Je reviens à la poularde demi-deuil car les auteurs nous donnent la recette d’Henri Babinski, alias Ali-Bab ; Messieurs dames les nutritionnistes, ne lisez pas, vous risqueriez une crise cardiaque.

Et l’enquête me direz-vous… Et bien, il faudra attendre les dernières pages pour que Laure Grenadier découvre le pot-aux-roses, plutôt le pot-aux-épices.

Ce livre est le premier d’une série puisque plusieurs autres titres sont en gestation. Espérons que les enquêtes gagneront en profondeur sans pour autant négliger la promenade gastronomique à faire saliver … un macchabé.

La couverture, avec la fameuse cocotte rouge en fonte, est déjà une invitation à la gourmandise. La mienne est verte et allongée, mais que de frichtis se sont faits et se feront encore dans son corps de fonte.

Une lecture très agréable. « Crimes gourmands », un nom très bien trouvé. Les prochains titres : « La crème était presque parfaite », « Un cadavre en toque », « Mortelle fricassée » ; un menu alléchant qui conviendrait très bien à mon régime livresque.

 Liliba  l'a lu et aimé. Le même "tentateur" est à la base de notre lecture -

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Timur Vermes - Il est de retour

12 Juin 2014, 14:49pm

Publié par zazy

Il est de retour

Timur Vermes

Traduction Pierre Deshusses

Editions Belfond

Mai 2014

390 pages

USBN : 9782714456090

 

4ème de couverture :

 

Succès inouï en Allemagne, traduit dans trente-cinq langues, bientôt adapté au cinéma, Il est de retour est un véritable phénomène. Entre Chaplin, Borat et Shalom Auslander, une satire aussi hilarante que grinçante qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste plus que jamais de mise.

Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n'est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L'Allemagne ne rayonne plus sur l'Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c'est une FEMME qui dirige le pays ?
Il est temps d'agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour cela, il lui faut une tribune. Ça tombe bien, une équipe de télé, par l'odeur du bon client alléchée, est toute prête à lui en fournir une.
La machine médiatique s'emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise...
Hitler est ravi, qui n'en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste à porter l'estocade qui lui permettra d'achever enfin ce qu'il avait commencé...

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La couverture très minimaliste avec les fameuses funestement célèbres mèche et moustache démontre le souci du détail pour ce livre au prix judicieux de 19,33 € (1933, année où il devient chancelier du Reich), ironie ou machine commerciale ?

La 4ème de couverture parle d’une satire aussi hilarante que grinçante. Hilarante, non, car je n’ai pas ri, souri jaune quelque fois. Grinçante, ça oui et oh combien !

Hitler (je peine vraiment à écrire ce nom !) se réveille par un beau matin de 2011 au milieu d’un vague terrain de jeu, vêtu de son costume militaire un peu défraîchi. Personne ne le reconnait. Certains lui trouvent même une ressemblance avec un comique et le prennent pour un acteur. Tout le monde est subjugué par ses « talents d’imitateur ». Une superproduction de télévision, pour faire de l’audimat, l’engage sans plus se renseigner sur lui, avalant tout ce qu’il dit. Il a son propre talk-show et afin de boucler la boucle, on lui propose d’écrire un livre. Cerise sur le gâteau, plusieurs partis politiques le veulent absolument dans leurs rangs.

Tout au long de son livre Timur Vermes s’est inspiré de la façon d’écrire du dictateur pour cette parodie, ce qui donne un style très lourd, ampoulé, verbeux.

Un livre édifiant. En cette période d’élections européennes où les partis populistes ont fait un carton (France, Italie, Danemark…), je n’ai pu m’empêcher de faire des parallèles, de noter certaines similitudes de vocabulaire, d’idées. Les mêmes causes amenant, souvent, les mêmes effets, ce livre m’a fait froid dans le dos.

 

Timur Vermes fait la satire du milieu télévisuel où le contenant et l’audience ont plus d’importance que le contenu… Mais de là à cette adhésion des producteurs de l’émission ! J’avoue avoir été secouée. Je me demande si cela ne m’a pas plus choquée.

La farce est poussée très loin. Dans sa « tanière du loup » reconstituée en studio, il a, sur le plateau, un assistant vêtu du costume SS « Un grand type superblond, genre SS ». Mais comme l’indique la productrice « De toute façon tout ça est symbolique », ben voyons ! Il se sert de leurs instincts les plus bas pour gravir les marches de la renommée. Cette bande télévisuelle va même au devant de ses désirs. Madame Bellini et ses collaborateurs disent penser second voire troisième degré, « Mon Fureur » agit au premier degré. Madame Bellini pense avoir une émission humoristique, « Mon Fureur » développe son argumentation.

Oui ce livre porte à réflexion. Ce scénario peut, hélas, se reproduire. Par ailleurs, peut-on rire de tout ? Desproges a une réponse qui me plait beaucoup : « on peut rire de tout mais pas avec tout le monde http://felina.pagesperso-orange.fr/doc/extr_dr/desproges.htm.

Je remercie ainsi que les pour ce livre à lire et à méditer.

 

« J’ai l’air d’être un voleur ? »
Il me regarda : « Vous avez l’air d’être Adolf Hitler
- Justement », dis-je.

Le Reich avait laissé place à ce qui était appelé un « Etat fédéral. La direction en revenait, selon toute apparence, à une femme appelée « chancelière fédérale », même si des hommes avaient aussi occupé cette fonction avant elle

Mon regard fut attiré par une femme visiblement atteinte de démence, qui longeait cet espace vert en tenant un chien en laisse et était sur le point de ramasser ses déjections. Je me demandai si cette folle avait déjà été stérilisée, avant de me dire qu'elle n'avait guère de valeur représentative pour l'Allemagne.

A la tête du pays se trouvait une femme lourdaude, aussi charismatique qu’un saule pleureur et dont l’action était déjà d’emblée discréditée par ses trente-six années de collaboration bolchévique, sans qu’elle en soit le moins du monde gênée aux entournures.

En 1933, le peuple n’a pas été bousculé par des actions de propagande. Un Führer a été élu selon un mode qui, aujourd’hui encore, passe pour absolument démocratique. Un Führer a été élu alors qu’il n’avait jamais fait mystère de ses objectifs, toujours exposés avec une grande clarté. Les Allemands l’ont élu. Même les juifs. Et peut-être même les parents de madame votre grand-mère.

C’est la seule photo qu’elle a de sa famille. Et elle n’est même pas dessus avec les siens

C’était peut-être une erreur ? Déclarai-je. Je veux dire : ces gens ne ressemblent pas du tout à des…
- « C’est quoi cet argument ? demanda Melle Krömeier d’un ton froid. Et s’ils ont été tués par erreur, ça veut dire que ce n’est pas grave ? Un type s’est di un jour qu’il fallait tuer les juifs, la voilà l’erreur ! Et les gitans ! Et les homosexuels ! Et tous ceux qui ne lui convenaient pas. Je vais vous dire une chose assez simple : si on ne tue pas, on ne risque pas de se tromper de personnes ! C’est simple comme bonjour ! »

Melle Krömeier avait bondi de sa chaise et hurlait : « Non ! Ce n'était pas une erreur. C’était des juifs. Ils ont été gazés en toute légalité ! Simplement parce qu’ils ne portaient par l’étoile. Car non seulement ils étaient juifs, mais en plus ils étaient en situation irrégulière. Vous êtes tranquillisé maintenant ? »

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