Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
ZAZY - mon blogue de lecture

Meilleurs voeux

31 Décembre 2012, 16:38pm

Publié par zazy

mon-chene-automne-voeux.jpg

Voir les commentaires

Comme une mésange

31 Décembre 2012, 16:21pm

Publié par zazy

P1190155 ps6

 

Cette photo a été prise le 7 décembre dernier. Toujours aussi voleuse, la voici aujourd'hui, mais changement de régime climatique et nourriture

P1190373.JPG

La voici, mais est-ce la même "mieux positionnée" pour la photoP1190390.JPG

Un vrai ballet dont je ne me lasse pas.

Voir les commentaires

Patrick Modiano - L'herbe des nuits

29 Décembre 2012, 21:50pm

Publié par zazy

http://media.rtl.fr/online/image/2012/1005/7753193075_l-herbe-des-nuits-de-patrick-modiano.bmp

 

L'Herbe des nuits

Patrick Modiano

Editions Gallimard

178 pages

Septembre 2012

ISBN : 9782070138876

 

 

4ème de couverture :

 « Qu’est-ce que tu dirais si j avais tué quelqu'un ? » J ai cru qu’elle plaisantait ou qu’elle m avait posé cette question à cause des romans policiers qu’’ elle avait l habitude de lire. C était d ailleurs sa seule lecture. Peut-être que dans l un de ces romans une femme posait la même question à son fiancé. « Ce que je dirais ? Rien. »

 =======================

L’herbe des nuits, le temps la coupe et, un jour, elle repousse avec beaucoup de brins de souvenirs.

Un petit carnet noir empli d’annotations, noms, prénoms, numéros de téléphones…. Et nous embarquons dans la Modiano-mobile pour une balade « spatio-intemporelle » dans les rues de Paris d’hôtels minables en cafés ouverts toute la nuit.

 

J’ai suivi Jean, le « héros » à la recherche de sa jeunesse à travers les souvenirs d’une période très troublée dans un milieu interlope. Dannie, Une jeune femme rencontrée et aimée dans ces années, est le fil conducteur de cette histoire. Nous avons bu du Cointreau avec eux, rencontré ses amis un peu louches, un commissaire un peu bizarre, nous avons surtout beaucoup marché dans le quartier Montparnasse, celui d’avant la Tour. Ces errances sont prétextes à souvenirs, d’allers et retours dans le passé.

 Depuis longtemps, Modiano nous donne à lire des romans semblant similaires, mais non, mais si…. je replonge dans son univers brumeux avec délices. Je l’imagine déambulant dans ce Paris qu’il connait si bien, cette ambiance lourde, ici un peu louche. Toujours essayer de se souvenir, gratter les pans de la mémoire pour en faire ressortir les bribes qui permettent de comprendre longtemps après, mais essayer de comprendre et se dire : je n’ai pas rêvé. Bref, un Modiano, un bon Modiano.

 Ne me demandez surtout pas d’être objective. Un nouveau livre de Modiano, ça se déguste un point c’est tout.

 

logochallenge3

Voir les commentaires

Maylis de Kerangal - Tangente vers l'est

22 Décembre 2012, 23:52pm

Publié par zazy

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/2/4/7/9782070136742.jpg

Tangente vers l’est

Maylis de Kerangal

Editions verticales

128 pages

Février 2012

ISBN : 9782070136742

 

 

4ème de couverture :

«Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné dans le vide, plus de quarante heures qu’ils sont là, à touche-touche, coincés dans la latence du train, les conscrits.»
Pendant quelques jours, le jeune appelé Aliocha et Hélène, une Française montée en gare de Krasnoïarsk, vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d’un bout à l’autre du Transsibérien. Les voilà condamnés à fuir vers l’est, chacun selon sa logique propre et incommunicable.

 =============

 Nous avons fait un beau voyage….. ce n’est pas ce que pourrait chanter Aliocha.

 Aliocha conscrits parmi les conscrits est mort de trouille dans le train qui l’emmène jusqu’à son casernement où il subira le bizutage odieux, les mauvaises (le mot est faible) conditions d’incorporation, la guerre… Hélas, orphelin désargenté, il ne peut payer les pots de vin ni trouver la donzelle qui accepterait de se retrouver enceinte pour échapper à ce maudit service militaire. Son seul échappatoire : se sauver fuir…. Oui mais voilà, les militaires veillent !!!

Il sera sauvé par Hélène, une jeune française qui fuit l’amour vers la Sibérie. Elle le cachera dans sa cabine. Ce qui ne devait durer que quelques heures durera jusqu’au terminus

 Ce petit livre est dense comme l’atmosphère qui règne dans ce train, tout va vite mais... lentement. Maylis de Kerangal, par son écriture dense et descriptive pose les personnages dans une atmosphère close alors que le paysage s’éclate derrière les vitres des wagons. L’huis-clos  donne de la densité à Aliocha et Hélène. Ils veulent prendre la tangente, partir, fuir pour repartir, pour écrire une nouvelle page de leurs livres.

Ce petit livre dense ne vous tombe pas des mains, il faut aller jusqu’au bout, jusqu’a Vladivostok. Je suis devenue la complice d’Hélène, je suis la provodnitsa qui coince son balai pour ne pas que les troufions entrent dans la cachette où se terre Aliocha.

 Je les quitte au bord de l’océan de tous les espoirs. Maylis de Kerangal m’avait enthousiasmée avec « naissance d’un pont », un gros pavé et elle réitère avec ce court roman.

 

Ils ont quitté Novossibirsk et l’immense gare principale, les hauts murs d’un vert laiteux, le hall carrelé à l’acoustique de piscine municipale – un temps glacé. Aliocha a peur. Putain la Sibérie ! Voilà ce qu’il pense une pierre dans le ventre, et comme pris de phobie à l’idée de s’enfoncer plus avant dans ce qu’il sait être une terre de bannissement, oubliette géante de l’empire tsariste avant de virer pays du goulag.

Au bout des rails, il y aura la caserne et la diedovchina, le bizutage des appelés, et lorsqu’il sera là-bas, si les conscrits de deuxième année lui brûlent la verge à la cigarette, lui font lécher les latrines, le privent de sommeil ou l’enculent, il sera seul, personne ne pourra rien pour lui.

 Ils se sont donnés leurs prénoms, se sont donné du feu, se sont donné des clopes.

 L’océan apparaît à l’aube du dernier jour, il reste une quarantaine de kilomètres avant Vladivostok, c’est la fin de la piste. Hélène n’est sûre de rien, mais il y a cette clarté là-bas, cet horizon gazeux, aérien, et le paysage qui se dilate, ralentit, dérobé sous un léger brouillard.

 Viens, on va faire une photo, Hélène gorge serrée retient Aliocha qui bombe le torse, ils se tiennent côte à côté, posent ensemble, c’est la provodnitsa qui les photographie avant de les embrasse, et sur l’écran, ils se ressemblent, ils ont les mêmes visages.

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Noël, quel bonheur

22 Décembre 2012, 15:13pm

Publié par zazy

http://media.entreelivre.com/4/9/7/8/2/2/0/0/2/9782200283223FS.gif

Noël, quel bonheur

Treize nouvelles affreusement croustillantes

Editions Armand Colin

ISBN : 9782200283223

 

4ème de couverture :

Treize auteurs contemporains nous proposent leur vision de Noël. Dans ce recueil de nouvelles inédites et sans concession, ils nous conduisent à travers leur univers littéraire respectif et nous amènent à percevoir le monde d’aujourd’hui, celui de l’enfance, de la famille, de la crise, de la solitude, mais aussi la vie tout court, avec ses blessures, ses regrets, ses trahisons. De l’intime au phénomène de société, Noël se révèle alors comme une période qui touche tout le monde, profondément ou légèrement, mais toujours passionnément.

==========

 

Définition de croustillant selon le site  du CNRTL :

Voici ce que j’attendais !!! Lorsque j’ai ouvert le paquet, la couverture rouge m’a de suite attirée et me laissait entrevoir une lecture « affreusement croustillante » !!!

En lisant la préface de Vincent Jaury, fort bien titrée « La dinde n e fait pas recette » je note les mots ironique « Ce titre, « Noël, quel bonheur !, est ironique. Bien sûr, je l’ai choisi avec mon camarade Sébastien Rault, éditeur de ce livre, car j’ai moi-même, comme beaucoup d’autres, cette distance si contemporaine qu’est l’ironie ». OK, cela me convient parfaitement.

Je passe gaillardement à la lecture de la première nouvelle «Vers les animaux » de Yannick Haenel » et là…… mon sourire ironique devient grimace, pas tout saisi, il est vrai que le côté psychédélique ne me convient pas….

Je continue « Noël dernier » de Vincent Delecroix : jolie version moderne et remastérisée des 33 ans  et donc anniversaire de la nativité. Oui une douce ironie qui m’a plu.

Mais, la rencontre entre le livre et la lectrice ne s’est pas fait. Je me suis ennuyée. Ces Noëls m’ont laissé un goût triste, morne et amer alors que j’attendais du sanglant.

 Je remercie l’opération logo-jeudis-critiques ainsi que les Editions Armand Colin . Si vous aussi désirez participer à cette délicieuse opération, rejoignez-nous.

 

 

 

Voir les commentaires

Bibliothèque sans frontière

21 Décembre 2012, 23:06pm

Publié par zazy

 logo-libflybis se fait le relais de Bibliothèques sans frontière BSF :

L'appel est un appel international pour l'accès à l'information, aux livres et à la culture en situation d'urgence humanitaire.
Parce que le livre est aussi primordial dans la reconstruction de pays en crise que les colis de médicaments ou de nourriture.
Vous pouvez lire sur le site de RFI l'entretien avec Jérémy Lachal, le directeur et cofondateur de BSF qui lance ce 29 novembre l’appel « L'Urgence de lire ».

Pour nous, lire est un besoin vital que nous pouvons satisfaire très facilement et sans frais grâce à nos bibliothèques ou médiathèques. Beaucoup d'autres n'ont pas cette chance et nourrir l'esprit peut être aussi important que nourrir le corps. Alors, allez sur le site de BSF et signez leur appel, vous constaterez que vous serez fort bien accompagné.

Voir les commentaires

Virginie Rapiat et Christos - Funambule

16 Décembre 2012, 18:41pm

Publié par zazy

http://images.gibertjoseph.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/i/344/9782917204344_1_75.jpg

Funambule

Texte de Christos

Illustrations de Virginie Rapiat

Editions Anna Chanel

ISBN : 9782917204344

 

 

Résumé du livre :

Comme il est doux de ne vivre que de rêves, perché dans les nuages et de ne plus vouloir en redescendre. Notre jeune funambule a décidé de rester suspendu dans les airs aussi longtemps qu'il le faudrait. Pourtant en bas, la vie s'agite aussi et l'attire malgré tout... Les rêveurs savent bien qu'il faut parfois redescendre sur terre pour apprécier la beauté de la vie. C'est ce que souligne joliment « funambule » au travers de ce texte. Trouver la confiance nécessaire pour franchir toutes les frontières qui se présentent. Les couleurs éclatantes de Virginie nous éclairent le chemin, son imagination nous transporte au-delà du rêve.

 

==========

 http://p1.storage.canalblog.com/17/88/530646/53397342.jpg

Ce petit garçon n’a vraiment pas envie de quitter son monde imaginaire pour « le monde d’en bas ». Pourtant son amie Léna dont il est amoureux, essaie, son papa également, quant à la maîtresse je n’en dirai rien pour ne froisser personne !!!! Un jour sa maman, trapéziste, lui offre un grand ruban et lorsqu’il lui demande à quoi il pouvait bien servir, elle répond «Ecoute ton cœur, et tu sauras », une maman sait tellement de choses, il faut juste savoir écouter et oser. Cela suffira t-il pour que ce mystérieux petit garçon quitte le pays d’en haut ???

C’est un album superbe. Les illustrations de Virginie Rapiat sont propices aux rêves et toujours ce fil qui saute de page en page, un réel bonheur de grâce et de légèreté.

Allez sur son blogue, vous découvrirez son univers féérique

Merci Virginie Rapiat pour cette belle dédicace.

Je suis certaine que le Père-Noël n’oubliera pas de le mettre sous le sapin pour Raphaël

Voir les commentaires

Fabienne Pierron, Laurence et Nicolas Van Gysel - L'anniversaire magique d'Edouard

16 Décembre 2012, 18:23pm

Publié par zazy

http://storage.canalblog.com/22/22/878090/68382153.jpeg

L’anniversaire magique d’Edouard

Les aventures de Coccinella

Texte de Laurence et Nicolas Van Gysel

Illustration de Fabienne Pierron

Editions Petite Fripouille

ISBN : 9782953537024

 

 

4ème de couverture :

Edouard a invité à son anniversaire ses amis Coccinella, Mimi, Gaston et Momo. Au cours de cette fête très réussie, Edouard découvre dans son grenbier une malle magique qui va exaucer pour chacun d’eux un voeur. Mais ils le savent tous : le plus précieux des trésors c’est l’amitié.

 ===========

 http://librairiegensdelalune.fr/wp-content/uploads/2011/04/Coccinella-et-ses-amis.jpg

 

J’ai rencontré Fabienne Perron lors du dernier Salon des Dames à Nevers et j’y ai fait mes emplettes pour mes petits-enfants.

J’ai déjà dit tout le bien que je pense de Fabienne Perron ici et je confirme. Ses dessins-collages aux couleurs chatoyantes sont emplis de poésie. Les textes chaleureux ajoutent au plaisir et ce n'est pas Gaston qui me contredira !

Voir les commentaires

Myriam Thibault - Orgueil et désir

15 Décembre 2012, 14:57pm

Publié par zazy

http://www.leoscheer.com/IMG/arton2267.jpg

Orgueil et désir

Myriam Thibault

Editions Léo Scheer

104 pages

Septembre 2011

ISBN : 9782756103310

 

4ème de couverture :

 Un jeune chroniqueur télé, qui porte avec arrogance un regard ironique sur la vie parisienne, a un coup de foudre pour une femme croisée dans la rue. Il la suit jusqu’à ce qu’elle le remarque. Après quoi, il la fuit. Attirée à son tour par lui, c’est elle qui décide de le suivre. La rencontre se concrétise alors mais aucun ne fait un pas décisif vers l’autre, car chacun préfère rester sur son quant-à-soi.

Avec une acuité particulière, Myriam Thibault décrit l’incapacité, si commune aujourd’hui, à exprimer ses sentiments, l’orgueil étant plus fort que le désir.

============

 

Myriam Thibault était présente au dernier Salon des Dames à Nevers, une charmante jeune personne toute douce. Pour le titre, j’ai acheté son livre.

 Attention, nous sommes en plein monde bo-bo et, de surcroit, sur leur territoire : le Marais ! Posez vos gros sabots pour des escarpins marqués ! Je me moque, je me gausse, mais bon Paris est le décor et le 3ème personnage !

Passons aux personnages principaux :

Lui, présentateur de télé, connu pour son ironie et son arrogance tombe en arrêt, tel un chien de chasse, devant cette mystérieuse jeune femme assise à la table contigüe. Il est bo-bo, ne fréquente que les quartiers et restaurants chics, s’habille chez Zadig et Voltaire, vous voyez le genre ! Il faut lui reconnaître une certaine honnêteté vis-à-vis de sa petite personne.

Elle, Daphné jeune femme habitant ce fameux quartier, cultivant le chic simple Qui vient de divorcer donc pas très sûre d’elle et de son pouvoir.

 C’est étrange, il s’appelle lui, n’a pas de prénom. Donc lui, sûr de son pouvoir de séduction, décide de suivre cette belle inconnue et de la séduire. Nous les accompagnons jusqu’à ce que ce soit elle qui prenne la direction des opérations.

 L’orgueil, la morgue, la satisfaction de soi sont, pour moi,  les grands gagnants de ce petit livre pas mièvre pour un sou. Le ton, vif et alerte, est généré par des phrases courtes. Les traits des deux personnages sont un peu outrés, un peu « trop », mais la magie et l’espoir opèrent. En lisant ce livre, j’ai oublié totalement le jeune âge de l’auteure.

 Gageons que nous retrouverons rapidement Myriam Thibault dont c’est le second livre. C’est tout le bonheur que je lui souhaite.

 

Biographie de Myriam Thibault :

 Myriam Thibault est née en 1993. Elle prépare une licence de lettres modernes appliquées à la Sorbonne à Paris, joue du piano et de la flûte traversière (dans un big band), et se passionne pour le cinéma et la littérature depuis plusieurs années déjà. Myriam Thibault a déjà publié 2 livres.

Entretien avec l'auteure sur le point.fr : link

D'autres avis : la cause littéraire - prix virilo

Voir les commentaires

Le livre sans nom

12 Décembre 2012, 21:57pm

Publié par zazy

http://www.lesitedelevenementiel.com/wp-content/uploads/2010/08/le-livre-sans-nom-anonyme-500x785.jpg

Le livre sans nom

Traduction Diniz Galhos

461 pages

Novembre 2010

Editions Sonatine

 

 

4ème de couverture :

« Bourré de références pop, construit de telle sorte qu’on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui : de l’humour, de l’amour, de la vengeance, du sexe, de la violence et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite ! » The Telegraph.

Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez ? Lisez Le Livre sans nom. À vos risques et périls.

Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique ʺlivre sans nomʺ…

La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…

Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

« Plus on avance dans le livre, et plus une angoisse nous étreint : y aura-t-il assez de survivants dans l’histoire pour qu’on ait le plaisir de lire une suite ? » The Booklist

Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

 

=======

 Lire un livre, c’est l’histoire d’une rencontre et selon l’humeur, ça passe ou ça casse. Avec le livre sans nom….. C’est passé et fort bien. N’ayant aucune référence cinématographique ni littéraire à ce sujet, je découvre ce livre recommandé par Violaine (notre charmante bibliothécaire).

 Dès la première page, je monte mon  propre film : le bar du Tapioca (référence aux divers coups de poings échangés et par conséquence dents tombées ????) sombre, glauque : Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. « Ses murs étaient jaunes, et pas d’un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. ». Les consommateurs : « Dans ce bar, personne n’aimait les inconnus. Les inconnus n’apportaient que des problèmes. On ne pouvait pas se fier à eux. »

 Pour moi, cela devait se passer dans les années 60, cela seyait bien à ce bar de Santa Mondega, ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde !!! Surtout lorsque arrive un homme totalement encapuchonné, un inconnu bien sûr, et, ce qui devait arriver….. Les démons sont lâchés. Et oui, car il y a des démons, des vampires, des voleurs, des tueurs,  un sosie d’Elvis, Terminator, des moines champions en arts martiaux, des cow-boys, des policiers dignes ou indignes de ce nom et beaucoup d’autres. Ah oui, il y a bien sûr, l’histoire d’amour, mais, même là…..

 M. Anonyme nous fait changer le décor lorsque se présente l’inspecteur Miles Jensen « inspecteur en chef des enquêtes surnaturelles » mandaté par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique avec son ordinateur !

 Voilà le melting-pot délirant dans lequel je plonge.

 Outre la pléthore de « participants » l’action ne ralentit jamais, même pas le temps de reprendre son souffle. Le style direct et détaillé permet de bien visualiser les scènes. Un vrai travail de metteur en livre. Cela ferait un film de dingue, mais attention l’accumulation des scènes pourrait en faire un film de série Z.

 Ça défouraille, ça tire, ça tue à chaque page et par lot, tant et si bien que je me suis demandée qui resterait à la fin…. Mais M. Anonyme a trouvé la parade pour avoir du vivant en fin de livre prêt pour le second opus.

 L’auteur s’est lâché, a dû se régaler. Si vous cherchez un scénario une histoire bien ficelée, logique, lecteur, passe ton chemin. Si tu acceptes de te laisser porter des dialogues et un vocabulaire fleuri (à minima), une histoire déjantée et sans logique alors, ne boude pas ton plaisir, fais comme moi et tu passeras un sacré bon moment.

 Je vais attendre le manque afin ne pas perdre mon enthousiasme pour la lecture du second tome. Si je vous disais que je me moque de connaître l’identité de M. Anonymous ! Je pense même que cela me dérangerait.

 J’oubliais, le livre sans nom dans le livre signe l’arrêt de mort de toute personne l’ayant lu. Vous vous ne risquez rien, sauf si vous êtes dans le livre sans nom dans le livre sans nom !!

Et oui, ça rend dingue un tel délire.

Voici l'interview de M. Anonyme parle journal d'Express : http://www.lexpress.fr/culture/livre/mr-anonymous-tous-les-editeurs-avaient-rejete-mon-manuscrit_960296.html

 Sur ce, je vous souhaite une très bonne lecture jubilatoire.

 

D'autres avis : black novel - Luna -

 

 

Voir les commentaires

1 2 > >>