Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
ZAZY - mon blogue de lecture

Promenons-nous dans les bois

25 Novembre 2012, 21:30pm

Publié par zazy

Une petite envie de balade et hop, je mets les chaussures de marche, traverse la route et je suis à pied d'oeuvre avec ma fidèle chienne. Actuellement, les arbres jettent leurs derniers feux de couleurs et ça sent le roussi !!!

P1190058_ps6.jpg

 

 

P1190065_ps6.jpg

 

 

P1190059 ps6

Voir les commentaires

Patrick de Witt - Les frères Sisters

24 Novembre 2012, 22:36pm

Publié par zazy

http://images.gibertjoseph.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/i/847/9782330009847_1_75.jpg

Les frères Sisters

Patrick de Witt

Traduit par Philippe Aronson

Editions Acte Sud

Septembre 2012

ISBN : 9782330009847

 

 

Les http://edito.entreelivre.com/var/ezwebin_site/storage/images/listing_editos/les-resultats-de-la-troisieme-edition-des-jeudis-critiques-special-polar/955-1-fre-FR/Les-resultats-de-la-troisieme-edition-des-Jeudis-Critiques-special-Polar_small.jpg, vous connaissez ? Et bien cliquez sur le logo http://www.entreelivre.com/images/logo-el-alpha.png et vous comprendrez. Vous êtes tenté ? Rejoignez-nous, nous vous ferons une petite place avec grand plaisir. J'ai eu le chance de recevoir ce bouquin jubilatoire

 

4ème de couverture :

Oregon, 1851. Eli et Charlie Sisters, redoutable tandem de tueurs professionnels aux tempéraments radicalement opposés mais d'égale (et sinistre) réputation, chevauchent vers Sacramento, Californie, dans le but de mettre fin, sur ordre du "Commodore", leur employeur, aux jours d'un chercheur d'or du nom de Hermann Kermit Warm. Tandis que Charlie galope sans états d'âme - mais non sans eau-de-vie - vers le crime, Eli ne cesse de s'interroger sur les inconvénients de la fraternité et sur la pertinence de la funeste activité à laquelle lui et Charlie s'adonnent au fil de rencontres aussi insolites que belliqueuses avec toutes sortes d'individus patibulaires et de visionnaires qui hantent l'Amérique de la Ruée vers l'or.
Dans ce roman jubilatoire où l'humour noir le dispute à une subtile excentricité, Patrick de Witt rend un hommage décalé aux classiques du western tout en invitant le lecteur à en explorer les ténèbres, sous l'inoubliable houlette de deux frères moins liés par le sang et la violence que par l'indéfectible amour qu'en silence ils se portent.

=============

 

C’est donc dans ce cadre que j’ai lu ce western, pas spaghetti pour un rond de chapeau. Mais est-ce vraiment un western ? Assurément puisqu’il y a des tueurs à gages (les frères Sisters), des putains de poids, des chercheurs d’or, des indiens, des chevaux, de l’alcool…. Mais, mais, mais, il tient plus du conte philosophique.

La trame est très conforme au genre, l’auteur ne s’étale pas sur la beauté des paysages ce qui ne gêne en rien les pérégrinations des brothers Sisters. J’oubliais, ce sont eux les tueurs à gages, embauchés par le Commodore pour liquider ceux qui osent se mettre devant son chemin. Hermann Kermit Warm (quel drôle de nom), qui a refusé de lui donner la formule chimique pour faciliter la recherche de l’or dans les rivières, est leur prochain « client ».

Le chemin jusqu’à la rivière lumineuse est long et propice à des rencontres inattendues, quoique, dans un western il en est souvent ainsi. Le dentiste-arracheur-de-dents philosophe «  Vous êtes mon troisième patient en trois semaines. Il semblerait que l’hygiène buccale ne fasse pas partie des priorités dans cette partie du monde. » (Oh ! les cow-boys, allez vous laver les dents). La vieille sorcière « Elle avait de longs poils gris qui tremblotaient sur son menton, et sa bouche à la mâchoire pendante c’était que chicots noirâtres », la petite fille méchante des intermèdes, tout un poème !…..

Tels Laurel et Hardy, ils sont inséparables, Charlie le méchant et Eli le bon. Tout comme eux, ils ne font que se disputer, ergoter, mais lorsque l’un est malade, l’autre est là.

C’est Eli qui raconte leur histoire et il remarque beaucoup de choses. OK, il est tueur à gages, mais croyez-moi, il n’aime pas du tout son travail, s’excuse (des fois) aime à penser qu’il est amoureux.

La violence est très présente, les mots sont là, crus, mais la plume ironique et comique genre humour noir de Patrick de Witt fait tout passer, même l’énucléation de Tub. L’ivresse n’est jamais très loin, attention, la vraie, la réelle, pas l’ivresse des sommets. La richesse ? Ils la verront toujours s’approcher et, lorsqu’ils pensent la tenir, hop, une pirouette, un évènement (jamais heureux) et tout est à refaire.

Les grandes randonnées équestres ou pédestres sont sources de réflexions, voire de philosophie de comptoir cheval. Nos Sisters, surtout Eli, réfléchissent, discutent, fourailles sur leur fraternité, sur l’intérêt du crime…. Les souvenirs viennent au débotté ; lorsque Charly a tué son père devenu fou, battant sa mère « Père a cassé la fenêtre d’un coup de poing puis il l’a frappés sur le bras avec le manche de la hache. Je crois qu’il est devenu four. Il avait déjà frôlé la folie auparavant, mais quand je suis revenu à la maison pour aider Mère, j’ai eu le sentiment qu’il était complètement dément. Il ne m’a pas reconnu lorsque je suis entré avec mon fusil ». Ils acceptent leur sort avec fatalisme

Un western ? Une grande histoire d’amour fraternel, un conte phlosophique. La fin est étonnante genre retour dans le giron maternel, comme une seconde naissance ou un changement de cap.

Un excellent livre que je vous recommande par ces journées tristounettes de fin d’automne. Le visuel est très présent, je le verrai bien devenir un film, les personnages secondaires y seraient parfaits.

D'autres commentaires : Lettres expres
 

Biographie de Patrick de Witt

Né en 1975 sur l'île de Vancouver, Patrick de Witt vit actuellement à Portland, Oregon. En France, son premier roman, Ablutions, a été publié chez Actes Sud en 2010.

Les Frères Sisters a figuré dans la dernière sélection du Man Booker Prize 2012, la plus haute distinction littéraire aux États-Unis.

Voir les commentaires

Epinglée

23 Novembre 2012, 18:55pm

Publié par zazy

Les mystères du vent et de l'attraction

P1190040_ps6.jpg

P1190039_cs6.jpg

Voir les commentaires

La voix des indés

23 Novembre 2012, 14:22pm

Publié par zazy

Cette automne, logo-libflybis  a souhaité, en partenariat avec l'Association Libr'Aire,  créer pour la première fois un rendez-vous que j'aimerais voir devenir récurrent : La Voie des indé.

Grâce à quoi, j'ai pu, ainsi que mes camarades de lecture sur Libfly,   découvrir ou redécouvrir ces maisons  d'éditions peu connues, voire inconnues et j'adresse un grand merci à tous les partenaires.

Près de 90 éditeurs nous offerts de lire leurs titres parus en 2012, liste ici

J'ai eu entre les mains de très bons livres, l'homme-joieMaman Zita, La fille derrière le comptoir, le chêne de la truie qui file, le meilleur des jours  l'enfant-dragon, Séléné l'araignée, que j'ai lus ; Une autre vie est possible de Jean-Claude Guillebaud qui est en cours de lecture et Sîn de Nouredine Séoudi qui est à lire.

Je me dois de dire que ce sont des livres de qualité, voire de très grande qualité, tant par l'édition elle-même que pour les auteurs et dessinateurs qui nous ont été proposés. Ces maisons d'éditions, pour parodier une "réclame" , "ont tout d'une grande".

Libfly a rassemblé certaines chroniques sur un blogue et Blookup , également partenaire de cette grande opération, en a fait un livre.




 

 

Voir les commentaires

Vitraux

22 Novembre 2012, 22:43pm

Publié par zazy

Ce sont les vitraux de la cathédrale de Nevers dont la création vient d'être achevée.

lr4-1190011

 

lr4-1190013

lr4-1190014.jpg

lr4-1190012.jpg

Voir les commentaires

Michel Canesi et Jamil Rahmani - Alger sans Mozart

21 Novembre 2012, 21:43pm

Publié par zazy

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/0/9/8/9782350212890.jpg

 

Alger sans Mozart

Michel Canesi et Jamil Rahmani

Editions Naïve

Mars2012

456 pages

ISBN : 9782350212890

 

 

« La tragédie de ma vie s’est jouée dans un décor somptueux. Une ville si blanche qu’elle éblouit dans le soleil, si blanche qu’elle brûle les yeux de ses murs immaculés en procession immobiles vers la mer si blanche qu’elle boit, les jours de pluie, tout le ciel et sa lumière. »

Face à sa fenêtre, Louise se souvient de la jeune cassandre qui dévoile, à sa sœur,  la mort de son fils et à elle, sa vie inexorablement liée à cette terre algérienne « Toi, grâce à Dieu, tu vas rester là, tu vas te marier ici, tu seras heureuse et puis tu seras malheureuse, très malheureuse, plus que tout le monde, mais tu ne pourras jamais partir, sauf pour mourir. Cette terre, ta vie lui appartient ! »  Nous sommes en 1954, « dernier été de paix »

Louise épouse Kader, algérien, ancien combattant du FLN. Elle connaîtra un grand bonheur, les plaisirs de l’ascension sociale de Kader. « J’ai traversé les premières années de l’Algérie indépendante en voiture décapotable, à deux cents à ‘heure. Kader travaillait le matin à l’hôpital et l’après-midi dans son cabinet rue Diduche Mourad, ex-Michelet. Il gagnait beaucoup d’argent… Il me comblait : bijoux, fourrures, restaurants, voyages ».  Petit à petit la dégradation, sociale et physique, arrive, surtout après sa séparation d’avec Kader. Elle est entière, insoumise….. mais écartelée entre sa famille française et sa belle-famille algérienne. Jamais à sa place, jamais totalement acceptée voire rejeter. « Je parle Kabyle et arabe, j’ai la nationalité algérienne, mais je me sens étrangère. Je n’ai rien de commun avec les autres habitants de la ville. »

Marc, jeune cinéaste cynique. Au début je ne le situe pas, mais petit à petit, il entre dans le cercle de la vie de Louise ; C’est le frère de Paul, son cousin tant aimé, mort accidentellement ainsi que l’avait prédit une jeune voyante algérienne et qui porte le poids de cette mort. « C’est fou comme tu as grandi, un vrai petit homme…. C’est fou comme tu lui ressembles ! Ainsi pensai-je la mort dans l’âme, lors de mon dernier séjour, je ressemble à un mort ! »

Sofiane, petit voisin de Louise  prends la place de Marc et la suite de Paul dans la vie de la vieille femme. Son souhait, partir en Europe l’Eldorado pour de nombreux algériens. Louise va lui parler de son Algérie et il la questionne sans cesse « Des français, on en voit plus qu’à la télé depuis qu’on les a mis dehors. Tu dois être la seule qui reste avec Madame Paule, la concierge du 99.

Je suis algérienne comme toi, Sofiane.

Mais non t’es pas arabe !

Ça ne veut rien dire, on peut être européen et algérien. Ce pays est autant à moi qu’à toi, j’y suis née et je compte bien y mourir. »

« Tu comprends, ces arriérés voudraient me faire sortir dans la rue en pingouin et m’empêcher d’écouter Mozart… Tu imagines Alger sans Mozart ! La vie, c’est la liberté : la liberté de croire, de voir, d’entendre et d’aimer sans contraintes, des le respect de soi et des autres. Pas cet ersatz de religion qui veut fixer un cadre à tout et rythmer la vie avec des règles du Moyen-âge. L’islam de ton cousin est un islam d’interdit, d’abêtissement et d’anéantissement qui privilégie l’étiquette et jette à la poubelle le spirituel »

Dans ce livre, les 3 garçons représentent les 3 phases importantes de ce pays. Paul,  l’insouciance et la colonisation ; Marc, le deuil et celui qui se trouve entre deux rives ; Sofiane, le renouveau de l’Algérie qui regarde outre-méditerranée.

Les vies  de Louise, Marc, Sofiane s’entrecroisent comme les fils d’une tresse, s’emmêlent, se défont, se recroisent. Louise aimera, de façon différente, ces 3 garçons. Marc vampirisera Louise et Sofiane pour son film et se retrouver. Sofiane se nourrit de Louise et Marc pour avancer.

Au milieu de ces 3 vies ; l’Algérie depuis la colonisation jusqu’à nos jours. Quelle leçon d’histoire que ce livre. Je suis d’une époque où on ne parlait pas de ces « évènements » et j’étais beaucoup trop jeune pour comprendre, alors j’ai apprécié cette découverte où les auteurs relatent sans concession l’histoire des 50 dernières années de l’Algérie. L’histoire se nourrit de l’Histoire.

Ce Roman polyphonique coécrit pas deux auteurs est un véritable hymne à l’Algérie. Un livre superbe, d’amour – haine, fascination – rejet, et comme les rapports entre la France et l’Algérie, indubitablement lié. Comme dit Louise : « je suis à l’image d’Alger, ruinée ».

Tout est dit dans cet extrait :

« C’est l’histoire d’une jeune femme aux prises avec l’histoire, qui est broyée par elle. Louise, ma tante, va jusqu’au bout de ses convictions. Par amour, elle renioe ses racines puis se rend compte qu’on ne peut le faire impunément…

Patricia lâche ma main et prend la parole :

-C’est plus que ça, c’est une histoire d’amour trahi… une histoire d’amour et de haine entre un homme et une femme, entre une femme et sa terre, entre l’Algérie et la France… l’histoire de la colonisation et de la décolonisation au travers de plusieurs destins, l’Histoire avec un grand H écrite avec le sang des personnages. »

Merci messieurs pour ce magnifique livre. J’ai lu ce livre dans le cadre du Salon du livre historique de Levallois-Perret. C’est un livre-voyageur que je vais devoir le rendre, je pense l’acheter pour l’avoir sur mes étagères et le relire.


Quelques extraits :

 « Après mon mariage avec Kader, je n’ai plus fêté Noël. Le rituel de la nativité l’exaspérait. C’était, à son sens, le dernier et plus fort symbole de la colonisation française. Le sabre, affirmait-il, est indissociable du goupillon. Abolir Noël, c’était porter l’estocade à la France ».

« Pourtant, la libéralisation qui avait suivi les émeutes de 1988 avait suscité un immense espoir. Un long printemps avait suivi les évènements sanglants d’octobre : le multipartisme avait été autorisé, la presse libérée. Le vent de mai soixante-hui soufflait sur Alger, les idées foisonnaient, une impensable liberté de ton avait gagné les ondes et la télévision. La première démocratie du monde arabe était en marche.

Comme en juillet 1962, tout semblait permis.

Hélas, des hordes fanatiques sorties d’un Moyen-âge obscur confisquèrent la deuxième révolution algérienne. »

4ème de couverture :

Algérie, été 1954. Dernier été de paix. Louise est en vacances chez sa soeur à Bougie. Une Cassandre noire, au décours d’une transe, lui dévoile sa destinée : sa vie appartient à cette terre qu’elle ne quittera jamais. Elle y sera heureuse puis malheureuse, plus qu’aucune autre.... Louise se mariera à un indigène contre l’avis de sa famille pied-noir, et après l’indépendance, vivra à Alger. Elle connaîtra le bonheur puis le lent délitement de l’amour de Kader.
Elle vieillira seule dans une Algérie appauvrie et tourmentée, abandonnée de tous. Sofiane, un gamin algérien, s’attachera à elle et l’aidera à survivre. Elle lui transmettra la langue française et les valeurs qui ont guidées sa vie. Marc, son neveu cynique, metteur en scène parisien célèbre en quête de publicité, lui rendra visite et, tel un cygne noir, saccagera sa relation avec Sofiane. Alger sans Mozart est un roman choral, un hommage à tous ceux qui ont quitté l’Algérie, à ceux de tous bords qui y ont souffert, broyés par l’histoire.
C’est un murmure d’espoir pour une relation apaisée entre la France et l’Algérie…

Voir les commentaires

Le mardi sur son 31 (26)

20 Novembre 2012, 10:21am

Publié par zazy

Pour ce rendez-vous hebdomadaire, je me mets sur mon 31 !

Je lui fis part de ma théorie selon laquelle mon problème dentaire était lié à la morsure de l'araignée ou au remède contre le venin, mais Watts dit qu'aucune preuve médicale n'étayait ma thèse.

 

Page 31 du livre de Patrick de Witt : Les Frères Sisters aux éditions Actes Sud.

Les Frères Sisters (on ne rigole pas s'il vous plait) sont de dangereux tueurs à gages !

logo-mardi-31

Voir les commentaires

protège-carnet de santé

19 Novembre 2012, 13:51pm

Publié par zazy

P1040709.JPG J'ai mis du temps, oh, pas plus que les autre fois, mais, quand on aime, on ne compte pas.... le temps.

Beaucoup moins facile de broder sur du piqué de coton que sur de la toile aïda, même avec l'aide de la toile tire-fil, mais je suis contente du résultat. J'ai agrémenté les côté avec du ruban violet pour une finition pour élégante.

P1040708

Maintenant au prochain car j'ai encore 2 commandes à honorer !!!!

Voir les commentaires

Erik Egnell - Un été à Coppet

18 Novembre 2012, 19:48pm

Publié par zazy

http://myboox.f6m.fr/images/livres/reference/0018/50/un-ete-a-coppet-eric-egnell-9782877067881.gif

Un été à Coppet

Erik Egnell

Editions de Fallois

Février 2012

217 pages

ISBN : 9782877067881

 

Dans le cadre du Salon du Roman Historique de Levallois, Libfly organise une lecture commune des livres en lice pour le Prix du Roman Historique. Ce livre va poursuivre sa route vers d’autres lecteurs.

  =================== 

Chère Baronne,

  Pardonnez mon outrecuidance, mais je viens de lire le courrier que vous destiniez à votre « dear duchess » publiée par Erik Egnell et cela créé des liens….

« Vous ne sauriez imaginer, «dear duchess», avec quel ravissement j'ai retrouvé Coppet. » dites-vous et je vous comprends. Pourtant, ce fut un peu votre prison, Napoléon er vous y assignât à résidence après que vous ayez publié, « De l'Allemagne ».

 Vous attendez vos amis, Messieurs de Chateauvieux, Sismondi, Pictet… ainsi que votre chère fille et son mari, le Duc de Broglie. Vous avez décidé d’interpréter la pièce de Voltaire, « la Mort de César ». Bien sûr, les répétitions se feront à Coppet.

 Des visiteurs prestigieux passeront par votre château et enrichiront vos soirées, entre autre, Lord Byron et le frère de-qui-vous-savez : Joseph Bonaparte.

 Vous discutez politique et bien sûr de Napoléon 1er qui n’est pas trop aimé chez vous, croyez que j’en comprends les raisons. Le Duc de Broglie très pragmatique  « Vous avez raison Monsieur, je n’ai pas aimé Napoléon, mais je lui dois justice.

-Vous l’avez servi en tout cas, et bien servi comme nous savons tous.

- Le servir, c’était servir plus que lui. Je me suis efforcé, dans mon humble sphère, de ménager les vaincus en faisant entendre raison aux vainqueurs. Ce n’était pas toujours commode. J’ai fait ce que j’ai pu.

-A le servir, il ne fallait ni compter les efforts ni mesurer les sacrifices ! »

 Ces conversations vous amenèrent à modifier vos sentiments, vos vues sur ce despote. « Et, si prisonnière de rêves d’un autre temps, j’étais tout simplement passée à côté de mon époque, une époque au contraire parfaitement comprise et dominée par Lui » « Mais je ne mourrais pas dans cette imbécilité où j’avais vécu jusqu’à ce jour ! La vérité m’éclairait enfin.

 Arrive Monsieur Guyot qui révèle la terreur qui règne à Paris : « On imagine mal de climat qui règne en France aujourd’hui. C’est une autre forme de terreur. Il n’y a plus la guillotine, mais on tue les gens impunément dans la rue ou chez eux. A Nîmes où je suis né, où habite ma mère, le général Lagarde a été frappé par des forcenés. Ils avaient assassiné son collègue Ramel dans son lit à Toulouse. Les tribunaux se gardent bien de punir les coupables ou n’infligent que des peines légères. Les royalistes sont ivres de leur pouvoir. Ils ont soif de vengeance. Ils accaparent les postes d’autorité. On assiste partout à l’éviction des fonctionnaires libéraux ou modérés.

« En un mot, la Contrerévolution. Ce sont toutes les passions de l’Ancien Régime déchaînées contre toutes les œuvres de la Révolution. »

 Vous vous ouvrîtes au duc de Broglie de votre projet commun : « Comment, tout en répétant Jules César, nous pensions Bonaparte. Nous ne voulions pas réhabiliter le conquérant, le despote, mais rappeler aux Français les droits et les libertés qui, sous lui et par lui, leur avaient été acquis inaliénablement. » Ces écrits, Monsieur Bonstetten, grand ami de votre père, les approuve « Vous avez osé dire que Bonaparte était un usurpateur et un despote, soit, mais qu’il avait été aussi un législateur et que son œuvre ne devait pas périr. Adresser un tel message à l’opinion publique demandait du courage, et peut-être plus encore de votre part, puisque vous êtes celle qui l’avez tant combattu… »

Cet été à Coppet sera fertile en rebondissements. Monsieur Dunant vous informe que le roi a dissous la Chambre alors que votre manifeste n’est pas encore prêt. « Il n’est plus de circonstance. Tout ce que nous pouvons faire maintenant est de souhaiter le succès de MM. De Broglie, Guizot et leurs amis dans leur combat pour donner au pays l’assemblée dont il a besoin. »

 J’ai passé un bel été à Coppet en votre compagnie. Vos lettres m’ont ravie et il eût été inconvenant qu’en français du XXIème siècle, vos écrits fussent traduits.

 A certains moments, je fus un peu déroutée, que voulez-vous, mes connaissances en histoire sont très floues, mais, grâce  un outil moderne appelé Internet, j’ai pu surseoir à mon ignorance.

 Souffrez que je remercie Monsieur Erik Egnell qui vous a faite revivre dans son livre. Par vos écrits et les siens, j’ai pris connaissance plus en profondeur de cette période postnapoléonienne. Vous m’êtes devenue moins lointaine.

 4ème de couverture :

L'été 1816. Un an après Waterloo. Napoléon est prisonnier à Sainte-Hélène. En France occupée par les Alliés, règne la Terreur blanche. Sur tout le territoire on massacre, on condamne et on exécute. A Paris, la Chambre introuvable, loi après loi, reprend aux Français les libertés et droits acquis avec la Révolution et confirmés sous l'Empire. Dans son château de Coppet sur les bords du lac Léman, Mme de Staël, née Germaine Necker, la grande ennemie de l'empereur tyran qui l'exila loin de son cher Paris, atterrée de ce qui se passe outre-Jura, redécouvre les mérites du précédent régime et de son chef, le héros historique dont elle est toujours restée secrètement amoureuse.
Sous couvert de monter avec ses amis genevois La Mort de César de Voltaire, la châtelaine de Coppet, aidée par son grand ami le marquis de Chateauvieux et par son gendre le duc de Broglie, se met à rassembler témoignages et commentaires sur les aspects positifs du pouvoir impérial ; elle se propose d'écrire une brochure destinée à rappeler aux Français et à leurs gouvernants que les pages récentes de l'histoire de France ne peuvent être oubliées.

 Biographie d’Erik Egnell :

Erik Egnell, né en 1939 à Paris, sort de  X, de l’ENA X 57, fera une longue carrière dans l’administration et la diplomatie. Après sa retraite, il a fondé en 2006 les éditions Cyrano.

Il est également écrivain ; pièces de théâtre, ouvrages historiques, romans.
URSS : l’entreprise face à l’Etat (Seuil, 1974, en collaboration avec Michel Peissik),

Napoléon et la Dordogne (Pilote 24, 2006),

Le Guerrier et le Philosophe, ou Quand Monluc et Montaigne gardaient l’Aquitaine à la France (Cyrano, 2009),

Une année à Coppet (De Fallois, 2012).

 

Voir les commentaires

Conciliabules

17 Novembre 2012, 22:46pm

Publié par zazy

P1180901_ps6.jpg

Bonjour ma Cocotte ma canette !!!! on se fait un p'tit bec ????

Voir les commentaires

1 2 > >>