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ZAZY - mon blogue de lecture

Eric Valmir - Magari

30 Octobre 2012, 00:01am

Publié par zazy

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/RL/P3/9782221131817.JPG

Magari

Eric Valmir

Robert Laffont

Août 2012

380 pages

 

 Je remercie Babelio  http://www.babelio.com/images/masse_critique.jpg pour cette opération ainsi que les  logo laffont pour ce partenariat. Un très bon livre.

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Magari, quel mystère caches-tu derrière ce mot intraduisible en français « Magari est une richesse de la langue italienne qui ne peut se traduire par un seul mot.  C’est un sentiment d’incertitude, de désirs de rêves cachés, mais qui peut aussi porter en lui la négation et la résignation. » Voici l’’explication d’Eric Valmir.

 Lorenzo, depuis tout petit, baigne dans la politique à son corps défendant. Son père, communiste pur et dur vit dans un monde binaire : communiste versus fasciste. Alors que tous ses copains ont une vie avec des repas de famille chaque dimanche en compagnie des oncles, tantes et grands-parents, lui  a des dimanches tristes et houleux entre ses parents.

 Nous sommes en pleine période des brigades rouges, ses parents refusent de le laisser jouer dehors par peur des attentats et des fusillades. Il ne peut même pas aller voir les matches de  la Roma, l’équipe de foot romaine dont il est fervent supporter. Il s’échappe en regardant la télévision dans ce qu’elle a de pire aux yeux paternels

Il adore passer ses vacances en Ombrie chez son grand-père maternel et là, quel bonheur de parcourir la région avec Nonno et ses copains, la liberté quoi. L’ombre au tableau, il ne sait pas pourquoi ses parents et lui sont fâchés, irrémédiablement fâchés.

Lorenzo grandit, travaille, quitte ses parents, pense s’engager à droite sous la pulsion de Matteo, Magari….

En suivant Lorenzo, le fil rouge de ce roman, Eric Valmir nous parle de la vie quotidienne et politique de l’Italie des années de plomb pour arriver à l’avènement de Berlusconi. On retrouve le reporter qui fut le correspondant, dans ce pays, pour France-Inter.

Le parti pris romanesque, à savoir l’accident de Lorenzo, ne nuit pas à sa lecture, au contraire  (la fin est surprenante). La plume alerte, gaie, romanesque d’Eric Valmir, sa connaissance de la vie politique italienne m’ont fait passer un très agréable moment de lecture.

Vraiment un très bon livre profond mais qui sait se faire léger.

Quelques extraits :

Parfois, je faisais semblant de dormir et j’observais le petit garçon que tu étais, immobile en train de me regarder… C’était doux… C’était… indéfinissable… et j’étais mort de trouille devant cet amour que tu me portais parce que je me disais combien de temps ça va durer, tout ça ?... je veux dire… s’ »occuper de toi et t’aimer suffirait-il ?

 Disons qu’on est le 24 juillet… et tu vois des reportages sur la splendide tenue du peuple italien autour de son Duce… Dans la nuit, le roi démet Mussolini de ses fonctions… Deux carabiniers l’emmènent… Le lendemain soir, le 25, dans le même journal d’information, tu entends les mêmes reporters de la veille qui s’extasient désormais devant la dissolution de la Chambre des faisceaux, se félicitant de l’arrestation du monstrueux Mussolini qui a mis la nation à genoux… Et toi, à ce moment-à, que fais-tu de tout ça ? Que dois-tu penser ? Que deviennent tes repères ? Toutes les valeurs qu’on t’a enseignées depuis que tu es né ?

 Tu vas bientôt voter, Lorè… Tu sais ce que cela signifie… Ce n’est pas anodin…Au moment de cocher…. Ne donne jamais ta croix à la gauche ! Surtout pas dans les mois qui viennent… La Démocratie chrétienne est engluée dans ces affaires… beaucoup commencent à aller en prison, et les communistes se complaisent dans un rôle hypocrite de gentilshommes….

 La salle était debout. Elle scandait le nom de Luigi. Le Centre droit naissait au milieu des bombes, des attentats, du sang, des suicides de chefs d’entreprise, des meurtres, des voitures bourrées d’explosifs à Florence, Milan et Rome, des victimes. Le climat de terreur était revenu. Le pays avançait comme un funambule qui a peur de tomber.

Tous les anciens de la Démocratie chrétienne, le clan des Caruso,  étaient ceux qui tiraient les ficelles du futur CD, ils négociaient en coulisses. Eux se contenteraient au mieux de portefeuilles ministériels.

 Luigi Squallocci voulait rénover la vie politique. Son analyse était simple : la corruption, les affaires et les croisements d’intérêts avaient entamé la confiance des citoyens.

 Ensuite, il y avait Silvio µBerlusconi. Le patron de la télé voulait se lancer en politique pour le bien de l’Italie. Une des plus grosses fortunes du pays, on ne pouvait le soupçonner de vouloir voler. C’est le crédo qu’il défendait.

Là, tout le monde éclatait de rire, c’était la minute détente. Vous imaginez… Berlu président du Conseil. Ce type n’a peur de rien ! En plus, il surfe sur la même idée que nous, celle de l’antipolitique avec une campagne orchestrée par son département publicité. Comme si avec deux filles à poil et trois sourires, on pouvait être élu.

 

4ème de couverture :

« La famille, c'est sacré, paraît-il. En regardant celles qui vivent dans le quartier, à Rome,

je me dis que ça doit être vrai. Il y a des cris, des embrassades, des rires, de la musique.

Chez nous, on ne s'embrassait pas, ça gueulait politique et j'étais toujours tenu à l'écart. »

Quand Lorenzo sort de chez lui ce matin-là, flottent sur Rome toutes les promesses de l'été. Nous sommes le 19 juin 2001. Silvio Berlusconi est redevenu quelques jours plus tôt chef du gouvernement. Pour la plus grande joie de ses tifosi, l'AS Roma vient de remporter le troisième scudetto de son histoire. Et Lorenzo est heureux : certainement pas à cause du retour aux affaires du Cavaliere – la politique, il en a soupé. Peut-être même pas grâce à la victoire de son équipe, et Dieu sait pourtant s'il a rêvé de revivre une telle liesse... Non, Lorenzo est heureux parce que Francesca l'aime. Parce que, dans quelques mois, naîtra leur premier enfant, une fille, il en est certain. Parce que, à l'abord de la trentaine, l'ombre du petit garçon naïf et malhabile, celle de l'adolescent irrésolu ballotté par tous les vents contraires, n'est plus si lourde à porter. Aujourd'hui, sa vie a un axe, un socle, une direction. Alors, il traverse la rue sans faire attention. Et ne voit pas la voiture qui surgit au même moment...

...Étendu sur le bitume, Lorenzo remonte le fil de sa vie. Celle d'un jeune Romain qui a grandi écartelé entre l'intransigeance d'un père communiste ultra militant, les migraines d'une mère rongée par un drame familial et l'amour d'un grand-père cachant tant bien que mal son passé mussolinien. Un parcours chaotique marqué par ce sentiment d'incertitude, de désirs, de rêves enfouis et aussi de résignation qu'exprime le mot « magari » (« si seulement...»), comme un état d'âme qui se décline à l'infini.

De l'assassinat d'Aldo Moro à l'avènement des années Berlusconi, c'est une radioscopie de la société italienne dans toutes ses nuances et ses contradictions que nous offre ce roman d'apprentissage au souffle à la fois intime et puissant. C'est aussi un voyage plein de sensualité dans les boucles du Tibre, ou l'on sent à chaque page les brûlures du soleil et la fraîcheur de l'eau sur la peau du héros.

 

Biographie d’Eric Valmir :

Éric Valmir a été le correspondant de Radio France en Italie pendant 5 ans. Installé à Rome, il couvre toute l'actualité italienne, produit et réalise la série radiophonique « Ciao Ragazzi » et commence à écrire Magari. Rentré à Paris, il anime depuis septembre 2011 sur France Inter un rendez-vous matinal politique « Les jeunes dans la présidentielle », qui connaît rapidement un succès d'audience. Il est également l'auteur, chez Robert Laffont, de Toute une nuit (2005), De la difficulté d'évoquer Dieu dans un monde qui pense ne pas en avoir besoin (entretiens avec le cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, 2008), et de Italie, belle...

 

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?????

28 Octobre 2012, 20:02pm

Publié par zazy

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Qu'est-ce ????? j'attends vos réponses !!!

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Philippe Barbeau et Amandine Ciosi - Le chêne de la truie qui file

27 Octobre 2012, 19:01pm

Publié par zazy

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Le chêne de la truie qui file

Texte de Philippe Barbeau

Illustrateur : Amandine Ciosi

Editeur : Atelier du Poisson soluble

Mars 2012 - 16.00 Euros

Album à partir de 6 ans

ISBN : 9782358710244

 

 

Dans le cadre des Indés http://www.libfly.com/public/images/billet/affiche/2025.jpeg, http://www.libfly.com/public/images/logo-libflybis.gif et les éditeurs indépendants nous proposent des livres de qualité. C’est ainsi que j’ai eu le plaisir d’avoir ce livre entre les mains. Je les remercie vivement ainsi que les Editions « l’atelier du poisson soluble » Rien que le titre amène un sourire.

A idiot, idiot et demi 

« Grandbenêt » est le simplet du village. Chez nous on dirait qu’il est « beurdin ». Les habitants du village en profitent pour lui faire chercher des choses introuvables comme la brosse à défriser les moutons, le livre de la chanson sous le vent…. Lors, un jour, un très très vieil homme « un vieillard qui a perdu son âge » arrive au village et demande « une armure de soie de la truie qui file ». De suite les villageois l’envoient vers Grandbenêt qui, bien entendu, ira à la recherche de cette truie. Chemin faisant il fera des rencontres étonnantes.

Ce conte déjanté joue sur la différence, l’acceptation de l’autre, la moquerie http://www.ultra-book.com/users_2/a/m/amandineciosi/img_ptf_medium/nouvelle_image__266868.jpgméchante ou bête. Le texte est simple, mais pas simpliste. La mise en page est très bien faite et bien organisée entre dessins et textes. Les dessins d’Amandine Ciosi sont proches de la caricature ; les trognes des villageois, un vrai régal ! La truie, parfaite assise dans son Voltaire !!!!  Le vieillard avec son vautour masqué buvant du Viandox !!! Il y a dans ces dessins, un mélange entre le monde moderne, comme les chaussettes de tennis de « Grandbenêt » et le Moyen-Âge avec les bonnets des villageois. Est-ce un appel du pied, puisqu’en cherchant sur Internet, j’ai lu que, dans le bestiaire médiéval,  la truie qui file existe bel et bien : http://nao-org.com/2012/03/bestiaire-medieval-la-truie-qui-file/

J’ai passé un très bon moment et j’attends avec impatience mes petits-enfants pour leur faire découvrir ce chêne.

Ce sont bientôt les fêtes de Noël, alors, pensez à la truie qui file, amusant et pas du tout « cucul la praline », l’ironie y est très présente pour mon plus grand plaisir.

 

Biographie de Philippe Barbeau :

Né à Blois le 16 juin 1952, Ecrivain pour la jeunesse et conteur (ancien instituteur spécialisé rééducateur en psychomotricité). Auteur de très nombreux ouvrages, il écrit des romans historiques (la série des Eliane), des romans d’enquête (Les enquêteurs du net), des récits historiques, des contes….

Biographie d’Amandine Ciosi :

Jeune illustratrice diplômée des beaux-arts d'Angoulême qui se régale à donner des coups de pied aux chiens, faire pleurer les enfants, bousculer les paralytiques... avec ses crayons de couleur. Son trait féroce n'épargne personne.

La maison d’Edition :

Fondé en 1989 par Olivier Belhomme et Stéphane Queyriaux, l'Atelier du Poisson Soluble a fêté en 2009 ses 20 ans d'édition. Du plus classique au plus graphique, le catalogue est une vraie malle aux trésors et se veut résolument éclectique allant du conte aux albums, en passant par des recueils de nouvelles et des imagiers. les ouvrages sont souvent atypiques et inclassables.


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Elles sont arrivées !

24 Octobre 2012, 20:54pm

Publié par zazy

Qui ça ????? les grues

Par centaines elles sont passées au-dessus de nos têtes pour aller se poser au bord de l'Allier.

Qu'à cela ne tienne, je pars sur la piste des migrateurs, enfin, c'était hier et manque de bol, le ciel est resté brumeux toute la journée.  A travers les broussailles, au péril de ma vie (il y a des orties plus grandes que moi !!!!),  je longe la rivière ; m'attendent aigrettes, cormorans qui faisaient sécher leur linge leurs ailes

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 Et les grues .....Bruyantes mais vigilantes, elles m'ont repérées sur l'autre rive et se sont envolées. Que n'ai-je un appareil plus puissant !

P1180633 ps6Je les piste jusqu'à trouver, guidée par leurs cris, le dortoir !!!! pire que sur une plage méditéranéenne en août !!! Là, ce n'est qu'un petit échantillon, les autres s'étaient déjà envolées

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 un envol massif !

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Un spectacle superbe et je vais y retourner !!!

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Patrick Lunant - Maman Zita

23 Octobre 2012, 22:06pm

Publié par zazy

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Maman Zita

Patrick Lunant

Editions Atria

347 pages

Août 2012

ISBN : 9782918078272

 Livre lu dans le cadre de l'opération http://www.libfly.com/public/images/billet/affiche/2025.jpeg proposée par logo-libflybis et les éditeurs indépendants dont les Editions http://www.editionsatria.com/images/logo/Logo-Atria.png qui ont édité Maman Zita de Patrick Lunant et je les remercie pour ce très bon moment de lecture.

 

Garance a été abandonnée par sa mère à sa naissance, même pas une naissance sous X qui aurait permis l’adoption, non, simplement abandonnée comme un tas de guenilles. Sa génitrice meurt et elle doit s’occuper des funérailles et se retrouve bien chargée avec l’urne contenant ses cendres. Alors remonte à la surface des souvenirs et, c’est Bécassine qui sera la confidente « t’es de plus en plus crado, ma vieille ! Ecoute il faut que je te parle. T’as le temps là, parce que ça risque de durer ? Tu me connais, je sais pas faire si je ne digresse pas. Et puis, j’ai des choses à te dire, des choses que je n’ai jamais dites, des choses que je n’ai jamais dites à personne. » Ainsi, nous ferons connaissance de ces familles dites d’accueil et…. De maman Zita, qu’elle considère comme sa mère pour l’amour et la confiance qu’elle lui a donnés et jamais repris. Mais voilà, les bonnes choses ne durent jamais et elle doit partir ailleurs et encore ailleurs….. Jusque chez Germaine où elle rencontre Raphaël  également placé chez et c’est le grand Amour, avec un A majuscule….. Là aussi, tout se brise.

Ainsi ballotée, Garance se cherche dans le regard des autres, dans la vie des autres mais sans offrir la moindre concession. Elle est enfermée dans son mal être qui la brûle comme un feu intérieur. Elle attend son grand Amour et le cherche chez des amants de passage qui ne lui donneront jamais le plaisir qu’elle a connu  dans les bras de Raphaël, la seule et unique fois où ils feront l’amour. Après, il est parti par peur, lâcheté ???? Ce plaisir qu’elle ne trouve pas est-ce elle qui se le refuse afin de ne plus se donner entièrement par peur de tout perdre comme à chaque fois ? Tout comme elle ne connaîtra jamais plus l’amour, quelque chose en elle s’est brisée et de ce chaos elle a fait une muraille que seule la peinture lui permet d’extérioriser (d’exorciser ?).

Ce sont tous ces abandons, mais aussi les rares grands bonheurs qu’elle raconte à Bécassine.

Il y a comme une dichotomie entre la narration et les « dialogues » avec sa poupée, le vocabulaire change, même l’intonation (je sais cela peut paraître idiot pour un livre) n’est plus la même. Maman Zita et Raphaël sont ses deux grands bonheurs absolus, alors c’est la descente dans la grande dépression et……

Garance n’est pas, à priori, une personne très sympathique. Très entière, elle manifeste peu d’empathie envers les autres, trop tournée vers ses tourments et ses recherches. Lorsque l’on n’est pas en paix avec soi-même, que l’on ne s’aime pas, que quelques chose manque, il est, tout simplement, très difficile de s’ouvrir aux autres.

 

La postface donne un autre éclairage et oblige à repenser le livre autrement qu’à la première lecture et l’on peut dire : Aimer à perdre la raison…..

Ceci posé, n’ayez pas peur, c’est un livre que je n’ai pu lâcher, j’ai pleuré, j’ai eu envie de crier à l’Injustice, j’ai souri….. Patrick Lunant écrit avec un rythme endiablé, c’est vivant, les phrases claquent, peu de temps morts. Les respirations sont données lorsqu’elle interpelle sa poupée. L’idéalisation de l’Absent peut être dangereuse lorsque la réalité fait son apparition.

Un bon livre et, allez, j’ose, un coup de cœur

4ème de couverture :

Maman Zita, c'est l'histoire de Garance ou les errances d'une vie bouillonnante, animée par la volonté inflexible d'exister. D'abord enfant abandonnée, puis femme complexe et passionnée, Garance se livre, se raconte à une poupée de chiffons fanée, tout au long de ce roman construit comme une confession intime, brutale, libre, impudique et tellement humaine, à l'image de son héroïne.

Artiste peintre maudite, adulée, ou les deux à la fois... elle ne cessera jamais de lutter pour donner un sens à sa vie, à sa naissance, à ses souffrances, à ses colères. Et si la vie de Garance ne se résumait qu'à cette question essentielle : avons-nous réellement le choix de notre destin, ou sommes-nous les jouets d'un marionnettiste qui s'amuse, à notre insu, à tirer les ficelles de nos vies écrites à l'avance ? Est-il toujours trop tôt ou trop tard pour aimer, être heureux, pour vivre tout simplement ?

Où cette quête de sens, de vérité, d'absolu, d'amour conduira-t-elle Garance ?

Biographie de Patrick Lunant :

Né à Paris, Patrick Lunant, nourri de littérature américaine, part vivre aux Etats-Unis où il apprend le chant classique. Homme de théâtre et de spectacle, il écrit Léo, sa première pièce, pour Bernadette Lafont. Maman Zita est son deuxième roman après Les orangers du Palatin (Ed.Atria 2010)

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Le mardi sur son 31 (24)

23 Octobre 2012, 14:10pm

Publié par zazy

logo-mardi-31J'allais oublier ce rendez-vous !!!!

Après l'épisode de l'anniversaire, on a dignostiqué chez moi une trichotillomanie.

Première ligne du chapitre 5 du livre de Patrick Lunant : Maman Zita

Je triche un peu car je viens de le terminer...... mais c'est un bon livre d'un éditeur peu connu.

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Yassaman Montazami - Le meilleur des jours

21 Octobre 2012, 21:57pm

Publié par zazy

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Le meilleur des jours

Yassaman Montazami

Editions Sabine Wespieser

Août 2012

139 pages

ISBN : 9782848051161

 

 

Behrouz né en 1940 prématuré est voué à une mort certaine. C’est compter sans la ténacité de sa mère qui, malgré les avis des instances médicales, religieuses et familiales, sauvera ce nouveau-né. Son père, ébahi et heureux, le prénomme Behrouz « Le meilleur des jours » en persan. Ainsi, Behrouz ira dans la vie, sous la bienveillance maternelle. Chanceux, il l’est. Opposant au régime du Shah, il s’exile en France où marié et père de famille, il ne quittera jamais son statut d’étudiant. Le régime de Khomeiny ne lui est pas plus favorable et cet admirateur inconditionnel de Karl Marx (il en a fait son sujet de thèse) retourne en France alors que ses amis sont soit tués, soit torturés.

Ce livre est un hommage à ce père qu’elle aime tant. Elle nous offre des instantanés de la vie de Behrouz, éternel adolescent riche (ils vivent très bien grâce aux subsides de sa mère) et qui ne travaillera jamais.

Behrouz, cet homme lunaire, épris de justice, de liberté, généreux,  a traversé une époque cruciale, glaciale et dure. Cela aurait mérité d’être plus approfondi, plus creusé, pour en faire un roman plus flamboyant.

C’est un premier livre avec toutes les maladresses de jeunesse. je suis certaine, au vu de ce que j’ai lu que Yassaman Montazami saura aller plus loin dans un second ouvrage et nous faire découvrir la vie européanisée d’une certaine couche sociale sous le règne du Shah, l’arrivée de Khomeiny…..

Ce fut un bon moment de lecture, ces instantanés m’ont tantôt fait sourire, tantôt agacée, d’autres fois touchée.

Merci Jostein pour ce prêt

 

Quelques extraits :

Rosa n’avait jusque-là jamais désiré d’enfant. Elle était jeune, elle voulait être libre et ne pas s’encombrer d’une autre vie que la sienne. Elle n’avait du reste pas hésité à avorter plusieurs fois. Par quel miracle ce fœtus-là avait-il échappé aux mains expertes et funestes de la faiseuse d’anges ? Dans quel lointain repli de son ventre s’était-il caché ? Elle l’observa longuement : il semblait incroyablement frêle, et d’horribles et muettes grimaces le défiguraient, comme s’il souffrait. C’est alors qu’un revirement se fit en elle. Le fait que cet enfant ait survécu l’obligeait. Elle se sentit le devoir de relayer la formidable volonté de voir le jour dont il avait fait preuve.

 

Avec les années, Behrouz en vint à admirer la frugalité des domestiques, et pus particulièrement le jeûne que ceux-ci observaient au cours du ramadan. Le cruel destin qui les avait amenés à travailler dans cette maison où l’on recevait presque chaque jour et qui était une sorte de temple dédié à la bonne chère en faisait à ses yeux des héros –ou plutôt des martyrs. Tout ce qu’ils enduraient ici dépassait de loin de qu’Allah exigeait d’un bon musulman.

Même s’il arriva plusieurs fois à mon père d’en interrompre la rédaction, cette thèse fut la grande affaire de sa vie. C’est pour l’entreprendre que, juste après son mariage, il était venu s’inscrire en troisième cycle de science économiques à la Sorbonne à la fin des années 1960, encouragé par mes grands-parents qui l’avaient assuré de leur soutien pécuniaire jusqu’à la fin de ses travaux –ils ne pouvaient imaginer que ceux-ci seraient, à proprement parler, interminables.

« Si ton père ne finit pas, nous ne rentrerons jamais en Iran, prophétisait-elle. Nous serons condamnés à rester pour toujours ans ce pays d’adorateurs de caniches frisés ».

Karl Marx et mon père avait un point commun : ils ne travaillèrent jamais pour gagner leur vie. « Les vrais révolutionnaires ne travaillent pas », affirmait mon père. Cet état de fait lui paraissait logique : on ne pouvait œuvrer à l’abolition du salariat t être salarié –c’était incompatible. Il fallait avoir l’esprit disponible, on accaparé par des questions d’ordre pratique.

 

4ème de couverture

Le meilleur des jours. Karl Marx et mon père avaient un point commun : ils ne travaillèrent jamais pour gagner leur vie. «Les vrais révolutionnaires ne travaillent pas», affirmait mon père. Cet état de fait lui paraissait logique : on ne pouvait oeuvrer à l'abolition du salariat et être salarié - c'était incompatible. Y. M.

Après la mort de son père, Yassaman Montazami se réfugie dans l'écriture pour tenter de garder vive la mémoire de ce personnage hors norme. La drôlerie et la cocasserie des souvenirs atténuent peu à peu l'immense chagrin causé par sa perte.
Né avant terme, condamné puis miraculé, l'enfant adulé par sa mère, qui jamais ne lui refusa rien, fut nommé Behrouz - en persan : «le meilleur des jours» -, un prénom prédestiné pour un futur idéaliste épris de justice et un pitre incapable de prendre la vie au sérieux.
Envoyé en France pour y poursuivre des études qu'il n'achèvera jamais, il participe à sa manière aux événements révolutionnaires de 1979, au cours desquels l'Iran bascule de la monarchie à la République islamique, en faisant de son appartement parisien un refuge pour les Iraniens en exil. Leurs chasses-croisés entre Paris et Téhéran donnent à l'auteur l'occasion de brosser une multitude de personnages improbables et issus des milieux les plus divers : une épouse de colonel en fuite, fanatique d'Autant en emporte le vent, un poète libertin, mystique et interdit de publication, un révolutionnaire maoïste enfermé à la prison d'Evin, et même un ancien chef d'entreprise devenu opiomane.
Évocation d'un monde aujourd'hui disparu, ce premier roman frappe par sa maîtrise et par l'acuité de son trait.

Biographie de Yassaman Montazami : Née à Téhéran en 1971, elle vit en France depuis 1974. Docteur en psychologie, elle a travaillé de nombreuses années auprès de réfugiés politiques et a enseigné à l'université Paris VII. Elle exerce actuellement en milieu hospitalier.

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L'autre livre

21 Octobre 2012, 18:50pm

Publié par zazy

Les éditeurs indépendants vous convient à leur 10ème salon

http://www.lautrelivre.net/noyau/images/banniere/images/lal_salon2012_banniere.jpgCliquez sur la bannière pour accéder au site et connaître la liste des exposants

Pour y aller..... suivez le plan 

http://www.lautrelivre.net/users/images/LAL_plan2011.jpg

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A la recherche des grues

21 Octobre 2012, 12:48pm

Publié par zazy

C'est l'époque de la migration des grues et, j'ai fait le pied de grue.... sans succès. Qu'à cela ne tienne, en revenant, non pas de Nantes, mais de mon observatoire, j'ai fait quelques rencontres.

Je vous présente ma nouvelle copine avec son air bovin elle est craquante !

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Un joli coin pour écouter un serment d'amour ?

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Ce rouge-gorge m'a offert une belle sérénade. Il chantait sans avoir peur de ma présence. Je suis restée à l'écouter avec ravissement.

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Balade à Moulins

18 Octobre 2012, 22:13pm

Publié par zazy

P1180389Toiture avec kiosque "aérien" Dans le temps, il était vitré

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Vue sur "le Jacquemart" puis Jacquemart en pied

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Façade arrière de l'ancien hôtel Moret

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