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ZAZY - mon blogue de lecture

Mes livres rentrée littéraire 2012

31 Août 2012, 20:32pm

Publié par zazy

Cliquez sur l'image pour lire la chronique


Mon grand coup de coeur


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Autres coups de coeur (par ordre alphabétique)

 Oui, je sais, je suis une grande amoureuse !!!

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http://blogs.mollat.com/litterature/files/Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-312.jpghttp://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/9/1/7/0/9782917084502FS.gifhttp://www.actes-sud.fr/sites/default/files/imagecache/c_visuel_cat_w120px/couv_jpg/9782330012601.jpghttp://www.actes-sud.fr/sites/default/files/imagecache/c_visuel_cat_w120px/couv_jpg/9782330012564.jpg

 

J'ai beaucoup apprécié :

Dactylographe de Mr James (la)http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/4/3/3/9782283023334.jpg

Apprécié plus ou moins

 

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Pas apprécié

 

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Sébastien Lapaque - La convergence des alizés

31 Août 2012, 12:41pm

Publié par zazy

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La convergence des alizés

Sébastien Lapaque

Editions Actes Sud

340 pages

ISBN : 9782330012618

 

 

 

Je remercie logo-entrée livre , les librairies http://static.decitre.fr/skin/frontend/decitre/default/images/logo.png de m’avoir inclus dans leur panel de lecteurs VIP pour cette opération de la rentrée littéraire "Coup de cœur des lecteurs" avecle partenariat des éditions logo actes sud 

 

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Parti à la recherche de sa belle envolée, Zé quitte Belém pour Rio. Il laisse les évènements le guider et fait de belles rencontres grâce à un cafetier, musicien, philosophe, dont un  vieil érudit Alfonso Ribeiro qui lui parlera de Borges et un autre de l’histoire du Brésil.

 

Ce gros livre n’est fait que de rencontres qui nous permettent de connaître un peu de l’histoire du Brésil et de la situation actuelle. La recherche d’Helena ne devient que vague et lointaine. Le Brésil, ce pays aux multiples facettes, est thème principal du livre.

Beaucoup, trop, de personnages traversent ce livre et les turbulences ne sont pas provoquées par la convergence des alizés, mais par les trafics en tous genres sur un fond de samba, football, pots de vins, histoire, poésie… enfin tout ce qui constitue la vie d’un pays comme le Brésil. Certains veulent moderniser (américaniser) ce pays, d’autres redoutent une « disneylandisation » du Brésil. Chaque étape de la recherche de Zé est l’occasion de nous parler de la vie des cariocas. Il en va ainsi de la musique et des instruments traditionnels. L’histoire comme la politique tient une grande place dans ce livre.

Je me suis sentie un peu perdue dans ce livre trop dense. Aussi dense et foisonnant que la forêt amazonienne. J’ai eu comme l’impression que les personnages ne sont là que pour amener à parler du Brésil avec un manque de naturel dans les lancements, comme dans certaines émissions de télé ! A d’autres moments, c’était un enchantement.

 

L’auteur connait très bien ce pays et en est amoureux, mais moi, pauvre lectrice, je me suis un peu ennuyée. Les descriptions des paysages sont très belles, mais l’ensemble me parait manquer un peu de rythme.

 

Je suis un peu dubitative sur ce livre. Je pense que je le relirai dans un moment un peu plus calme car il mérite une relecture. J’ai aimé Zé cherchant à savoir si Borges a réellement prononcé une conférence sur l’immortalité à l’université de Buenos Aires, au moment du premier match de l’équipe d’Argentine lors de la Coupe du monde de football 1978 !

 

 

4ème de couverture :

Je t'aime je t'aime je t'aime. En disparaissant du jour au lendemain, Helena ne laisse pas d'autre indice à Zé que ces mots griffonnés à la hâte, qui le balayent comme une tornade. Alors il quitte Belém, le cœur de l'Amazonie, et débarque à Rio, ne croyant qu'aux bonnes ondes et aux sentiments magiques pour le mettre sur la piste de son âme sour, versant lumineux de sa propre mélancolie. A la recherche d'Helena, Zé trouve et embrasse le Brésil.
Un pays comme une étreinte. Et comme une initiation à tous les possibles chuchotés par l'Histoire et promis par le Sud du monde.

 

A l'équateur, où se rencontrent les vents des deux hémisphères, la convergence des alizés provoque des turbulences atmosphériques variées en poussant l'air à s'élever. Etudiante en géographie à l'université de Belém, Helena Bohlmann est fascinée par ce phénomène auquel elle a consacré des pages et des pages. Mais c'est par quelques mots seulement, je t'aime, je t'aime, je t'aime, qu'elle a signé sa disparition soudaine, laissant Zé, son amant, dans l'attente, l'anxiété, puis l'impérieux besoin de la revoir.
Forçant son naturel mélancolique, Zé quitte alors l'Amazonie pour Rio de Janeiro, l'ancienne capitale brésilienne, qu'il ne connaît pas. Guidé par son intuition et par des signes mystérieux, il est persuadé de retrouver Helena. La convergence des alizés est un jeu de pistes trompeur dans lequel une quarantaine de personnages incarnent tous les visages du Brésil sur un enivrant manège romanesque. Histoire, musique, politique, football, paysages : le pays entier se livre au lecteur comme un nouvel amour.
Et la jeunesse du Sud prend le pouvoir pour désigner les possibles de notre temps. Les surprises de l'amour, les bonheurs de l'amitié, l'érudition et la fougue animent l'écriture de Sébastien Lapaque, illuminant cette fusion ardente du romanesque et de la subversion.

 

Biographie de Sébastien Lapaque :

 

Né à Tübingen, le 2 février 1971, Sébastien Lapaque est essayiste et romancier. Il publie son premier roman, Les Barricades mystérieuses en 1998, suivi de Les Idées heureuses paru en 1999. Spécialiste de l'oeuvre de Georges Bernanos, auquel il a consacré différents essais. Connu pour ses positions politiques ancrées à droite, c'est en tant que conservateur qu'il publie en 2008 un pamphlet virulent à l'encontre de la présidence de Nicolas Sarkozy intitulé Il faut qu'il parte. En 2009, parait Les Identités remarquables aux éditions Actes Sud. Et en 2012  La convergence des alizés.

 

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Alessandro Piperno - Inséparables

30 Août 2012, 23:17pm

Publié par zazy

 

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Ce livre a t-il contre lui le fait que je l’ai lu juste après Anima de Mouawad, ou est-ce parce que je n’ai pas lu le premier volet de cette saga italienne ? Toujours est-il que je n’ai pu entrer dans la vie de ces 2 frères. Longtemps je me suis demandée quel opprobre entachait leur vie.

Piperno grand glandeur devant l’éternel, Marié à une richissime allumée, se voit couvert de gloire depuis que son film d’animation a été  plébiscité au festival de Cannes. Quant à son frère cadet Samuel il va passer de la richesse aux affres de la perte de son boulot. L’un est un dragueur invétéré, l’autre un impuissant, l’un est ainsi, l’autre est l’inverse. Tout comme les leviers, quand l’un monte, l’autre descend, quand l’un va, l’autre soigne ses névroses…..

Tout ceci est cruel, désabusé. Je n’ai pas été attirée du tout par ces deux bobos névrosés par une mère juive classique et un père mort dans son sous-sol après avoir accusé de viol par la petite copine de son fils Samuel. Leurs histoires de fesses (je suis polie) pas plus que leurs vies creuses et tournées uniquement vers eux-mêmes, ne m’ont pas intéressée. Non vraiment rien pour m’attacher à cette lecture.

Trop gênée par la superficialité des « héros », je regrette d’être passée à côté de ce livre qui a reçu le prix Strega, l’équivalent de notre Goncourt. En son temps, j’avais plus apprécié Moravia.

 

 

4ème de couverture :

Inséparables, les frères Pontecorvo, Filippo et Samuel, l’ont toujours été. Comme les petits perroquets qui ne savent vivre qu’ensemble. Les différences existent pourtant. L’aîné, paresseux patenté, collectionne les aventures. Le second, financier brillant, ne connaît en amour que des ratés. Et voilà que les destins s’inversent. Samuel subit un revers professionnel important, tandis que Filippo conquiert une renommée inattendue. Une renommée que les médias amplifieront pour de mauvaises raisons. Encore une fois les Pontecorvo vont devoir faire face au système médiatique. Alors que vingt-cinq années se sont écoulées, le passé refait surface et ramène au premier plan le spectre de Leo, leur père, l’hallali de la presse, le silence qui a tétanisé la famille, le rôle de l’inébranlable Rachel. Un passé qu’il est temps pour les Inséparables d’affronter, tout en slalomant dans leur propre vie…

 

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Metin Arditi - Prince d'orchestre

29 Août 2012, 13:00pm

Publié par zazy

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Je remercie vraiment http://static.decitre.fr/skin/frontend/decitre/default/images/logo.png et son forum logo-entrée livre de m’avoir inclus dans son panel de lecteurs VIP pour cette opération de la rentrée littéraire "Coup de cœur des lecteurs" ainsi que les éditions logo actes sud 

 

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Pourquoi à un certain moment casse-t-on son jouet ?

Alexis Kandilis a tout. Adulé par tous, homme séduisant, beau mariage, chef d’orchestre de renommée internationale, il est au sommet de son art. Puis, un grain de sable ;  un refrain entêtant et angoissant, celui des enfants morts de Gustav Mahler,  une réflexion très désagréable à un membre de l’orchestre et tout s’emballe.

Alexis Kandilis, lorsqu’il parle de son art, ne donne pas l’impression d’un amour partagé. La musique est au service de son prestige, mais lui ne semble par être au service de la musique et, l’amour à sens unique ne dure qu’un temps. Il se lasse de la musique et elle, à travers les musiciens de l’orchestre, se lasse de lui. « L’émotion que ressentait Kandilis était d’une autre nature. Une émotion feinte, qu’il avait appris à mimer avec talent. »

Quelque chose cloche chez ce grand chef d’orchestre. Le succès ne peut expliquer à lui seul, sa morgue, son mépris, son arrivisme, son besoin de séduire et d’être aimé…. Ah, voilà, il a ce besoin énorme d’être aimé….. Car il cache une grosse blessure en lui. La vie l’a blessée, il a pris soin de mettre beaucoup de pansements dessus, mais un jour…. Les points de suture ont lâché et la voilà à vif qui le dévore, mais il est trop tard.

Pour essayer de survivre, il se lance à corps perdu dans le jeu, mais il se perd un peu plus, la chute n’en sera que plus dure et il paie le prix fort pour son arrogance, sa méchanceté gratuite et blessante.

 

Certains vont essayer de le sortir de cette spirale infernale en l’entourant d’amour, d’amitié, le tenir à bouts de bras. Il pense lui-même revenir au premier plan de la notoriété par ses compositions, mais, las,  la Faute est toujours là ! il reçoit le camouflet de trop et ce sera la chute dramatique.

 

Que penser de Sacha et Menahem qui semblent être les doigts du destin ? Que penser de la fin, toujours le destin ??? La mort de l’un pour la renaissance de l’autre ??? Toutes les portes du hasard, de la destinée nous sont ouvertes.

 

Quel récit !  Metin Arditi nous offre une partition tragique et flamboyante où il dépeint avec une grande justesse la fragilité humaine et y parle si bien de l’Art.

 

  

 

4ème de couverture :

Alors que chaque concert lui vaut un triomphe et qu’il se trouve au sommet de sa gloire, le chef d’orchestre Alexis Kandilis commet une indélicatesse dont les conséquences pourraient être irrémédiables. Sa réputation est ébranlée. Aux déceptions et revers qui s’ensuivent, il oppose la certitude de son destin d’exception. Mais les blessures les plus anciennes se rappellent à son souvenir. L’insidieux leitmotiv des Kindertotenlieder – Les chants des enfants morts – de Gustav Mahler lui chuchote sans répit le secret qu’il voudrait oublier. La chute est inexorable. Seules l’amitié ou la confiance de quelques proches semblent l’ouvrir à une autre approche de son talent, susciter en lui un homme nouveau, dont la personnalité glisserait de la toute-puissance à la compassion, de l’arrogance à l’empathie profonde. Se dessine peut-être une métamorphose…
Roman haletant, parcours exalté, bouleversé par les véhémences de la musique, Prince d’orchestre est aussi une réflexion sur la part d’imprévisible que contient toute existence, sur la force du hasard et les abîmes de la fragilité humaine, sur les souffrances que convoque, apaise, et souvent transcende l’inépuisable fécondité de l’art.

 

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Frédérique Martin - Le vase où meurt cette verveine

28 Août 2012, 22:34pm

Publié par zazy

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Je remercie vivement logo-entrée livre , la librairiehttp://static.decitre.fr/skin/frontend/decitre/default/images/logo.pnget les Editionslogo belfond pour ce partenariat doublé d’une très belle découverte. Un coup de cœur !

 

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Le vase où meurt cette verveine, – D’un coup d’éventail fut fêlé. – Le coup dut l’effleurer à peine: – Aucun bruit ne l’a révélé. – … – Personne ne s’en doute; – N’y touchez pas, il est brisé.

Ces quelques vers de Sully Prudhomme sont une belle métaphore pour ce livre.

 

Il a suffi de la fissure que représente la maladie de Zica et son besoin d’un spécialiste pour que le couple soit séparé pour un temps beaucoup trop long pour eux. L’échange épistolaire entre les deux parents-amants montre la force de leur amour, un amour sans partage, charnel, fusionnel qui perdure.

Seulement, il a créé une paroi de verre où les doigts de leur fille Isabelle n’ont pu s’accrocher, elle n’a jamais trouvé sa place pour se blottir bien au chaud. Bien sûr, ils l’ont aimée, choyée, élevée…. Mais Isabelle n’a jamais trouvé la faille pour s’y accrocher.

 

Dans leurs correspondances il n’y a de la place que pour leur amour, leurs enfants deviennent des gêneurs. L’amour, la haine vont finir par cohabiter dans le cœur de Zica « L'humiliation, tant qu’on ne l’a pas connue, on ne sait pas de quoi il retourne. Mais quand on l’a prise de face, mon ami, on ne peut l’oublier. Pendant un instant, tout s’est arrêté et j’ai su que je haïssais quelqu'un pour la première fois. Cette femme devant moi, n’était plus ma fille. Il y a eu la gifle et il y a eu la déflagration qu’elle a causée en moi. Oui, ça dévaste tout, l’humiliation, ça brûle, ça corrompt, c’est de l’acide pur. » Isabelle, pleine de rancœur,  ne réussira jamais à garder sa Mère pour elle. Pourtant, c’était un bon plan de les séparer et de profiter de Sa présence, de lui prouver son amour.

 

Joseph, lui,  peut retrouver des forces en se tournant vers ses petits-enfants qui l’adorent sans lui poser de questions. Les grands-parents sont souvent le réceptacle des petits secrets de leurs petits-enfants et sont un lien solide et sûr où ils peuvent s’ancrer de temps à autre.

 

Frédérique Martin, à travers ces lettres échangées nous parle également de la grande épreuve, pour les parents, de se retrouver à charge et pour les enfants, de devenir les parents de leurs parents. « Nous sommes un poids, voilà le message qu’il nous délivre, ma chère Zika ». Cette difficulté  qu’ont nos parents de quitter leur univers où il y a tous leurs souvenirs, leurs chères habitudes et, surtout, le plaisir de vieillir à deux…. « Notre maison s’est gravée tout entière dans mon corps. Il me suffit de fermer les yeux, de tendre mes mains sur le vide, pour redécouvrir la rudesse d’un mur, l’angle d’une porte, et le contact de mes pieds nus sur le sol. »

« Je me suis senti ferme et puissant sur mes jarrets, campé avec fierté, les mains carrées, rien ne m’était impossible et ta présence continuelle, le fil ininterrompu des jours et des saisons m’ont confirmé dans mon euphorie de seigneur. Et voilà que le poids de ma bêtise me rattrape. Mes muscles ont fondu dans les années, je n’ai plus que ma lucidité de vieillard pour affronter la réalité ».

 

Frédérique Martin aborde, par le biais de ces échanges épistolaires, le douloureux problème de la vieillesse, de la dépendance, de l’éloignement des enfants, de l’amour chez nos aînés, sans oublier le pardon et l’acceptation que nos enfants soient différents de nous et de nos chers désirs. L’auteure ne prend pas de gants et nous estomaque de temps à autre. La jalousie y est destructrice, la passion dévorante. A la fois doux et brutal, ce n’est pas un livre anodin.

 

 

Quelques extraits :

Les murs ont des échos de stupeur devant ton absence. Malgré l’édredon que tu as sorti, le sommeil s’est refusé dans notre lit vide. Je ne sais ni dormir ni me réveiller sans toi, chère Zika. C’est ainsi.

Ce qui nous arrive, nous l’avons parfois envisagé, mais jamais que nous serions séparés pour l’affronter. Et moi,  mon ami, je découvre qu’il y a une vie hors de ta présence sans savoir comment demeurer dans ce monde-là. J’aurais plus pleuré en quelques heures sans toi que durant ces années passées en ta compagnie. Je ne devrais pas t’en parler et te tourmenter ainsi. Mais je suis tellement perdue.

Tu n’es pas capable d’aimer plusieurs personnes à la fois. Iln’y en avait que pour papa. « Votre père par-ci, votre père par-là. On attend votre père, on demandera à votre pre… » Tu ne pouvais pas penser par toi-même, un peu ? Gauthier, c’était ton petit papa, tandis que moi, j’étais ta petite rivale. A cause de toi, jen’ai jamais su me faire aimer, je n’ai jamais trouvé ma place.

De vis reproches, de grosses larmes, une rage enfantine. Mon Dieu qu’elle était laide ! Elle me poursuivait dans l’appartement pour me forcer à l’écouter. 

 

4ème de couverture :

Parce que leurs enfants ne peuvent les héberger ensemble lorsque Zika doit aller se faire soigner le cœur, Joseph et elle se retrouvent séparés après plus de cinquante-six années de vie commune. Lui est accueilli chez leur fils Gauthier à Montfort, elle chez leur fille Isabelle à Paris. Commence alors entre eux une relation épistolaire qui voit s’éloigner la perspective de leurs retrouvailles et se déliter leur univers. En se rebellant contre cette séparation forcée, Zika et Joseph découvrent la face cachée de leurs enfants et leurs propres zones d’ombre. Jusqu’au drame final, où ils devront affronter le désastre humain qu’ils ont engendré.

 

Biographie de l'auteur

Frédérique Martin vit près de Toulouse. Prix Prométhée de la nouvelle pour L’Écharde du silence (Le Rocher, 2004), elle a également publié un roman pour la jeunesse, Zéro le monde (Thierry Magnier, 2005), puis un recueil de poésies, Papier du sang, (N&B, 2006). Elle signe, avec Le vase où meurt cette verveine, son septième opus.

 

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Michael Ondaatje - La table des autres

28 Août 2012, 20:46pm

Publié par zazy

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La table des autres

Michael Ondaatje

Traduction : Michel Lederer

Editions de l’Olivier

257 pages

ISBN : 9782879298184

 

Grâce à l'opération "Coups de coeur des lecteurs" organisé par http://www.entreelivre.com/images/logo-el-alpha.png, http://static.decitre.fr/skin/frontend/decitre/default/images/logo.png et editions-de-l-olivierj'ai pu lire ce livre en avant-première et je les en remercie.

 

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« Il avait onze ans quand, ce soir-là, aussi neuf au monde qu’il pouvait l’être, il monta à bord du premier et unique navire de sa vie. »

« Il avait été décidé que j’irais en Angleterre par bateau et que je ferais le voyage seul. Nul ne mentionna qu’il s’agissait peut-être d’une expérience inhabituelle, ni qu’elle pourrait être excitante ou dangereuse, si bien que je l’abordais sans joie ni peur »

Michael quitte son Sri-Lanka natal pour rejoindre sa mère en Angleterre à bord du paquebot l’Oronsay. A lui l’aventure et la semi-liberté, juste surveillé de très loin par sa cousine Emily. 21 jours hors le monde ! Avec 2 autres garçons de son âge Cassius et Ramadhin, ils visiteront le navire des cales jusqu’aux premières classes. Ce monde en vase clos sera leur terrain de jeux et quels jeux !!! De la comédie humaine aux mystères de la mort, de l’amitié aux prémices du désir.

Monsieur Mazappa, leur voisin à la table des autres, leur conseille de garder les yeux et les oreilles ouverts ; conseil qu’ils ont suivi sans rechigner et ils en ont entendu des conversations, vu ce qu’ils n’auraient peut-être pas dû voir. Ce long périple, tel un voyage initiatique sera son passage du monde oriental de l’enfance au monde occidental.

Michael Ondaatje nous livre une galerie de personnages étonnants et distrayants, bien que certains personnages eussent mérité d’être approfondis. Une impression de passer à côté d’eux en les frôlant qui laisse sur sa faim. Peut-être le regard de l’enfant ne permettait pas cela pour l’auteur.

 

J’ai aimé m’embarquer avec ce jeune garçon dans les eaux troubles et troublantes du paquebot puis, petit à petit, l’ennui est arrivé, comme dans toute longue traversée, j’étais endormie par le ronron des moteurs du navire, surtout une fois arrivé en Méditerranée.

Ce roman a pour lui une belle écriture, une bonne traduction. Les chapitres courts sont faciles à lire, mais j’ai eu un peu l’impression de rester de côté.

 

Quelques phrases :

« Je pouvais aller partout, tout faire. Et Ramadhin, Cassius et moi avions déjà édicté une règle. Chaque jour nous devions faire au moins une chose interdite. » Ils le firent sans dommage et avec grand plaisir.

 

Nos existences peuvent être peuplées d'inconnus intéressants qui passe sans que se noue la moindre relation personnelle."

 

D'autres avis : Marianne, Mimi,

 

4ème de couverture

Michael a 11 ans lorsqu’il quitte le Sri Lanka pour retrouver sa mère, installée en Angleterre. Il voyage à bord de l’Oronsay, un paquebot qu’il n’aura de cesse d’explorer dans tous ses recoins durant les vingt et un jours de ce périple. Car l’Oronsay est un monde en soit, ou plutôt une collection de micro-mondes qui s’offrent à la curiosité du jeune garçon. Pour lui, ce voyage est un apprentissage au cours duquel il découvre tout ce que les adultes cachent aux enfants. Pour Michael Ondaatje, c’est une ode à la fiction : chaque passage recèle une histoire, chaque personnage appelle un roman.

La table des autres est comme le second volet d’un autoportrait débuté avec Un air de famille (Editions de l’Olivier, 1991) dans lequel Ondaatje réinventait son histoire familiale. Aujourd’hui il en dévoile un épisode fondateur : cette traversée qui lui a peut-être permis de trouver sa place, celle de l’écrivain déchiffrant les mystères.

 

Biographie de Michael Ondaatje :

 

Né au Sri Lanka le 12 septembre 1943, Philip Michael Ondaatje est romancier, scénariste, réalisateur et producteur. L'Homme flambé (Booker Prize en 1992) a été porté à l’écran sous le titre Le Patient anglais. Il a reçu le Canadian Governor General’s Award for Poetry (1970 et 1979)  et prix Nelly Sachs pour son oeuvre poétique, et le prix Médicis étranger 2000 pour Le Fantôme d’Anil.

 

 

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Le mardi sur son 31 (18)

28 Août 2012, 10:35am

Publié par zazy

Nous sommes mardi et voici ma petite phrase pour Sophie et les autres :

 

Une fois les guépards verts désaltérés puis égaillés vers leur camion, sautant sur les sièges et démarrant en soufflant de l'air entre leurs dents, Suzy rangea deux chaises autour de la table, y installa Jim avec des feutres et se remit à tourner dans la maison.

 

Ah, vous avez vu les guépards ? pour le reste, lisez "Lac" de Jean Echenoz !!!! j'avais besoin de retourner dans le giron de Echenoz

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Joël EGLOFF - Libellules

27 Août 2012, 20:14pm

Publié par zazy

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Libellules

Joël EGLOFF

Editions Buchet Chastel

187 pages

ISBN : 9782283023334

 

 

 Livre lu dans le cadre de l'opération logo on vous it tout créée par logo-libflybis et logo furet. Merci à Catherine d'avoir fait voyager ce livre jusque dans mes mains.

 

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Joël EGLOFF nous offre de petits instantanés glanés autour de lui ainsi que des souvenirs d’enfance comme de petites bulles. Chaque chapitre est un de ces instantanés de vie, pour certains, attendrissants, d’autres tristes, nostalgiques ou humoristiques qui, partant d’un petit fait, s’épanouissent sous la plume de l’auteur. En fait, comme si vous regardiez des photos qui déclencheraient une histoire, des souvenirs.

Sans sortir de sa rue, de son immeuble, il se promène dans les vies et se remémore la sienne, comme les libellules voletant pour venir se reposer sur le même bout de roseau,  (je le sais pour les avoir épiées afin de les photographier).

C’est un livre qui se lit facilement et rapidement, pas d’aspérité et de la tendresse en prime. J’ai lu cet ouvrage dans des conditions difficiles, en plein festival nature, avec indiens, motos, chiens, beaucoup de monde, bref, du bruit et du passage… et bien, je l’ai accompagné dans sa bulle et j’y étais bien.

 

Merci Catherine de m’avoir prêté ce délicieux petit ouvrage

 

Quelques extraits :

 

4ème de couverture :

On a beau avoir deux yeux, ils regardent souvent dans la même direction, si bien qu’au lieu de se compléter, ils travaillent en doublon, ce qui est regrettable. Toute considération esthétique mise à part, s’ils pouvaient, chacun d’eux, faire preuve d’un peu plus d’autonomie, si l’un s’occupait de regarder à droite pendant que l’autre regarde à gauche, on aurait sûrement une vision du monde moins parcellaire. On toucherait d’un peu plus près à la vérité des choses.
Il y a, dans Libellules, un enfant qui grandit et sans cesse s’interroge, un père qui aimerait pouvoir lui répondre, il y a cette femme qui, du matin au soir, secoue son linge à sa fenêtre, il y a Kate, là-bas, en Antarctique, et la tragique histoire d’un chapeau à la mer… Avec tendresse et bienveillance, un homme, écrivain, porte un regard sensible et drôle sur le monde qui l’entoure.
Par l’auteur de L’Étourdissement, prix du Livre Inter 2005.

 

Biographie de Joël EGLOFF :


Mosellan né en 1970, Joël Egloff,  est un scénariste et écrivain français qui vit à Paris.

Il suit des études à l'ESEC (École supérieure libre d'études cinématographiques) à Paris. Il est l'auteur de cinq romans, dont L'Étourdissement qui a obtenu le Prix du Livre Inter 2005, L'Homme que l'on prenait pour un autre (Buchet-Chastel, 2008) .

 

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Jérôme Ferrari - Le sermon sur la chute de Rome

26 Août 2012, 19:33pm

Publié par zazy

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Le sermon sur la chute de Rome

Jérôme Ferrari

Editions Acte Sud

204 pages

ISBN :

 

Livre lu dans le cadre de l'opération "coups de coeur des lecteurs" logo-entrée livre et les éditions  logo actes sud que je remercie pour ce délicieux moment de lecture.

 

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C’est sous un format PDF que je découvre ce livre. S’il fut un peu difficile de faire abstraction de ce format, j’avais l’impression d’avoir entre les mains un document de travail, (moi qui suis retraitée, c’est un comble !) mais une fois surmonté ce détail, j’ai laissé les mots de Jérôme Ferrari m’envahir.

 

Chronique familiale sur plusieurs  générations ? Oui, mais pas seulement. Chronique sur l’impossibilité de vivre sa vie rêvée ou de rêver sa vraie vie ? Également. Chronique sur l’inéluctable fin des mondes ? Aussi. Il y a tout ceci dans « le sermon sur la chute de Rome » avec en plus et non des moindres, le style de l’auteur. Certaines descriptions sont superbes.

 

 « Mais nous savons ceci : pour qu’une monde nouveau surgisse, il faut d’abord que meure un monde ancien. Et nous savons aussi que l’intervalle qui le sépare peut être infiniment cours ou au contraire si long que les hommes doivent apprendre pendant des dizaines d’années à vivre dans la désolation pou découvrir immanquablement qu’ils en sont incapables et qu’au bout du compte, ils n’ont pas vécu. »

 

Cette phrase résume la vie des protagonistes de cette histoire.

 

Nous sommes en Corse. Marcel, vieil homme aigri, égrène ses souvenirs lui qui n’a jamais pu réaliser son rêve de s’élever dans la société, ni fonder une famille. Il y eut toujours un obstacle insurmontable et il restera définitivement en marge de sa vie. Son retour au Pays n’est pas ce qu’il aurait voulu et il passe son temps à contempler une vieille photo sur laquelle il ne figure même pas. Le vide est sa vie, lui qui n’a pas su retenir sa jeune femme morte après avoir donné naissance à un fils qu’il a lâchement, mais non sans bon sens, abandonné à sa sœur Jeanne-Marie. Le souvenir de la scène avec la putain, crue et pleine de désespoir suivra Marcel comme une trace honteuse. C’est presque un résumé de sa vie, toujours cette honte qu’il traînera.

 

Par contre, il sera le coup de pouce et permettra à son petit-fils de revenir s’établir dans la Corse que ses parents, cousins germains, ont fui. Matthieu et Libero prennent un bar dans leur village. A partir de cet instant, à eux la belle vie avec des serveuses accortes, l’alcool coulant à flots….. Puis le livre s’enflamme et tout va crescendo jusqu’au coup de pistolet final.

 

Voici ce qu’ils étaient devenus, alcooliques, fêtards, je-m’en-foutismes, égoïstes, cyniques…la nuit de veillée du jeudi saint les dépeint très bien: « Ils étaient restés debout toute la nuit, au bar, pour ne pas avoir à se réveiller, ils s’étaient lavés les dents dans l’évier du comptoir, mâchaient maintenant des chewing-gums à la menthe fraîche pour que leurs haleines alcoolisées ne troublent pas la piété de cette nuit de deuil »

 

Matthieu croyait servir son rêve alors que, comme le dit sa sœur Aurélie « il demeurerait pour toujours la petite merde en laquelle il s’était métamorphosé en un temps record, avec un talent qui forçait l’admiration, elle était prête à le reconnaître et personne ne pourrait plus l’aider car il serait trop tard, et les jérémiades lui seraient interdites, comme le confort des regrets… »

 

 

Pour clore ce livre le sermon de Saint Augustin que Jérôme Ferrari nous rend si facile et agréable à lire. Il permet une focalisation sur la fin des mondes, la faillite des vies de Matthieu et Marcel, entres autres. Ce sermon garde toute sa modernité alors que, soi-disant, nous serions à la fin d’un monde.

 

Un livre fort, un style différent et peu banal avec, à certains moments, des phrases très longues, mais faciles à lire. Je n’avais pas de résumé, ne suis pas allée à sa recherche et ce fut, de bout en bout, une bonne découverte.

 

Quelques extraits :

 

« Matthieu avait froid, le recule du fusil lui meurtrissait l’épaule et son bonheur était parfait. »

« C’est ainsi qu’au om d’un avenir aussi inconsistant que la brume, il se privait de présent, comme il arrive si souvent, il est vrai, avec les hommes. »

 

  D'autres avis : Jostein,Loubhi

 

 

 

4ème de couverture :

Empire dérisoire que se sont constitué ceux qui l’ont toujours habité comme ceux qui sont revenus y vivre, un petit village corse se voit ébranlé par les

 prémices de sa chute à travers quelques personnages qui, au prix de l’aveuglement ou de la corruption de leur âme, ont, dans l’oubli de leur finitude, tout sacrifié à la tyrannique tentation du réel sous toutes ses formes, et qui, assujettis aux appétits de leur corps ou à leurs rêves indigents de bonheur ou d’héroïsme, souffrent, ou meurent, de vouloir croire qu’il n’est qu’un seul monde possible.

 

Biographie de Jérôme Ferrari  (source even.fr)

Agrégé de philosophie, Jérôme Ferrari enseigne pendant plusieurs années sa discipline au lycée international d'Alger. Il débute une carrière d'écrivain en 2001 avec un recueil de nouvelles, Variété de la mort et un roman, Aleph Zero. Auteur à la plume corrosive, Jérôme Ferrari s'inspire de la Corse, son lieu de résidence (il enseigne dans un lycée d'Ajaccio), pour écrire Balco Atlantico, paru chez Actes Sud en 2008. Avec son cinquième roman, Un dieu un animal l'écrivain évoque la guerre et le monde de l'après 11-Septembre. Toujours chez Actes Sud, il publie en 2012 Le Sermon sur la chute de Rome.

 

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Laurent Gaudé - Pour seul cortège

24 Août 2012, 19:57pm

Publié par zazy

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Pour seul cortège

Laurent Gaudé

Actes Sud

186 pages

ISBN : 9782330012601

 

 

Etre lecteur VIP, quel plaisir. Pour cela, un grand merci à logo-entrée livre et aux éditions logo actes sud de m'avoir permis de lire ce livre en avant-première.

 

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Alexandre le Grand se meurt. Tous ses généraux sont à son chevet.  Dryptéis, fille de Darius et veuve d’ Héphaistion, est rappelée pour aller chercher sa mère, grande pythie, afin de connaître le sort de l’empereur. Alexandre le Grand est mort…. Il n’est pas enterré que ses fidèles généraux se déchirent le royaume. Elle décide alors de suivre le convoi mortuaire qui doit parcourir l’empire parmi les pleureuses.

 

Laurent raconte l’épopée qui suivit la mort d’Alexandre le Grand. Nous pleurons avec Dryptéis lorsqu’elle doit abandonner son fils pour mieux le sauver. Nous la suivons avec les pleureuses accompagnant le convoi funéraire à travers tout l’empire. Nous avons peur lorsque le convoi est attaqué par des soldats. Auparavant, nous avons supplié Alexandre de ne pas mourir sans avoir reçu son fidèle Ericléops revenant au galop du lointain orient……

 

Les fidèles ne seront pas ceux à qui l’on peut penser de prime abord. Ils ne sont pas du premier cercle mais participeront, au péril de leurs vies, à la grandeur d’Alexandre.

 

Laurent Gaudé sait nous envoûter, nous embarquer dans ses histoires. La construction, en petit paragraphes et la lisibilité font que l’on passe d’Ericléops à Alexandre en passant par Dryptéis avec une très grande facilité sans que cela nuise à la compréhension.

 

Nous passons de l’histoire à la légende. Que nous ayons de l’empathie pour Alexandre le sanguinaire, que nous ne puissions démêler la vérité historique de la fiction ne me hérissent pas tant la légende est bien contée. La fin est à l’unisson du reste : splendide.

 

Laurent Gaudé a su faire parler les âmes d’Alexandre, Dryptéis, Ericléops… pour un livre magnifique. Un coup de cœur pour moi. 

Merci Entrée Livre et les Editions Actes Sud pour ce splendide présent.

Un avis divergeant, celui de Nico

 

Quatrième de couverture : En plein banquet, à Babylone, au milieu de la musique et des rires, soudain Alexandre s’écroule, terrassé par la fièvre. Ses généraux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais préparant la suite, se disputant déjà l’héritage – et le privilège d’emporter sa dépouille. Des confins de l’Inde, un étrange messager se hâte vers Babylone. Et d’un temple éloigné où elle s’est réfugiée pour se cacher du monde, on tire une jeune femme de sang royal : le destin l’appelle à nouveau auprès de l’homme qui a vaincu son père… Le devoir et l’ambition, l’amour et la fidélité, le deuil et l’errance mènent les personnages vers l’ivresse d’une dernière chevauchée. Porté par une écriture au souffle épique, Pour seul cortège les accompagne dans cet ultime voyage qui les affranchit de l’Histoire, leur ouvrant l’infini de la légende.

 

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