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ZAZY - mon blogue de lecture

Les cigognes sont revenues !!!

31 Juillet 2012, 21:20pm

Publié par zazy

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Il y en avait une douzaine. 2 adultes et une dizaine de jeunes.P1170488-.jpg

Ce qui était drôle c'est le fait que les cigogneaux étaient en rang comme si ils attendaient le départ d'une course, les adultes derrières à surveiller !!!

Puis ils se sont envolés

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Sacré spectacle. Ce soit, à la tombée de la nuit, nous les avons vues revenir. J'essaierai d'aller voir demain si elles sont au même endroit.

Les plaisirs et les surprises du quotidien

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Le mardi sur son 31 (15)

31 Juillet 2012, 20:55pm

Publié par zazy

Merci Catherine, sans toi, j'oubliais... une nouvelle fois !!!

Ma page 31 ???

Un jour, ils remplaceront leurs organes,on leur greffera une peau fraîche et des os solides.

 

Première phrase de la page 31 du livre de Martin Page : Une parfaite journée parfaite.

 

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Colette - Julie de Carneilhan

31 Juillet 2012, 12:46pm

Publié par zazy

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Julie de Carneilhan

Colette

Librairie Arthème Fayard

Edition 1949

218 pages

 

Ce livre fit l’objet, à sa parution, l’objet d’un feuilleton dans Gringoire journal de droite, puis d’extrême droite, pendant l’occupation.

 

Julie de Carneilhan, aristocrate ruinée, divorcée, habite, dans un quartier populaire, un petit studio où la cuisine est séparée en 2 par un rideau pour accueillir la baignoire, accessoire indispensable dans sa vie. Elle y mène une vie légère en compagnie de jeunes personnes pour fuir le souvenir du conte d’Espivant dont elle est divorcée mais….

Son ex-mari l’entraînera une fois de plus dans une manœuvre sordide et limite frauduleuse, manœuvre percée à jour par l’actuelle femme d’Espivant. Humiliée une nouvelle fois, mais fière,  elle se retournera vers sa maison natale, retrouver les chevaux, son frère, oublier la bassesse masculine….

Dans ce livre,  Colette règle ses comptes avec Jouvenel ou les miasmes accrochés à ce passé et retrouve ses racines paysannes pour mieux se guérir et retrouver des valeurs authentiques.

 

Quel plaisir de vous retrouver Colette… il y avait si longtemps, trop longtemps. Vous êtes ma Madeleine. Vous lire dans ces vieux bouquins que je déniche chez les bouquinistes ajoute à mon plaisir.

 

 



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Radu Tuculescu - Mère-Vieille racontait

30 Juillet 2012, 13:35pm

Publié par zazy

Mère-vieille racontait

Je remercie les CaptureTitreNB1et les logo-Ginkgo editeur our ce partenariat.

 

Elle était Mère-Vieille pour sa petite-fille, la Dita, la vioque pour ses voisins. L’auteur se retrouve dépositaire des histoires racontées par Mère-Vieille. Seulement, elle qui n’est jamais allée à l’école, s’est mise à lire, Shakespeare, Boulgakov…. et, de temps à autre, ses souvenirs se mêlent avec ses lectures.

 

Ses souvenirs ne sont que truculences, beuveries, tromperies,  à la fois drôles et tragiques et ne sont pas sans rappeler Guy de Maupassant et…. Les vieilles histoires que racontaient nos grands-parents !

 

Un adage dit « soûl comme un polonais », mais là, on devrait dit « soûl comme un Transylvanien » !!! Tant les hommes usent de la ţuica et autres boissons alcoolisées. Les femmes ne sont pas en reste. La Margolili, accorte donzelle fait des ravages dans la gent masculine et dans les ménages de ce petit village. Elle sera comme le fil rouge dans ce livre. Bref, des histoires de boissons et de cul !!! Un véritable éloge à la sensualité féminine pour ne pas dire plus, certain mariage de 3 jours fut orgiaque et placé sous le signe de Dionysos !

 

Radu Tuculescu  décrit ce village déserté par les jeunes gens, partis travailler plus loin, uniquement habité par les vieux ou les tsiganes venus squatter les maisons vides et l’on ressent, lors de ses promenades,  cet abandon.

 

Les histoires sont répétitives, comme rabâchées par Mère-Vieille. Toujours les mêmes souvenirs qui reviennent comme des obsessions, avec de temps à autre, des informations complémentaires. Les histoires ressemblent au village, figées dans le temps.

 

C’est un livre dense, serré, tout comme  sa composition avec des chapitres à la queue-leu-leu, sans aération, dans la première partie. Cela a ajouté à la difficulté de lecture et fait que j’ai eu envie de le lâcher. Je le reposais donc pour quelques jours pour mieux le reprendre.

 

Je ne sais quoi dire au sujet de ce livre. Il m’a plu pas sa truculence, son appel au fantastique, comme l’histoire de ce gros chat. Par ailleurs, il m’a pesé par les mêmes histoires radotées.  Je n’ai pas compris le glossaire en fin du livre, explications d’expressions populaires, connues pour la plupart.


J'aurais aimé plus de descriptions sur la vie de ce village, la ferme collective.......

 

 

 

Quelques extraits : 

 A la ferme collective, elle avait soigné les bêtes, des cochons et des vaches, aux côtés de son Démitri. Dorénavant, sa grande passion c’’est la lecture.

 

Mes perplexités devaient de la réalité toute particulière incarnée par Mère-vieille elle-même et par le hameau de Petra. Un hameau en train de perdre son souffle.  Un hameau grouillant d’étranges histoires insensées, qui allaient me happer telle une toile d’araignée.

 

Ça ne nous gênait pas trop, qu’elle se fit culbuter  par autant de coquins que son croupion pût tenir, le chiendent c’est qu’elle s’était mise aussi à se frotter à des hommes mariés, on eût dit que ça la démangeait de la tête aux pieds, et qu’elle pût se gratter qu’avec des membres dressés … !

« Y aurait-il, de par ce vaste monde, des hommes qui jamais empestent la ţuica ? » La Marika de s’interroger à haute voix. « Papa empeste, l’amant empeste, le mari de même, le voisin à l’avenant… Des gueules de brandevin, tous autant qu’ils sont, au point qu’on saurait même plus les imaginer d’une autre façon. Embrasser une bouche propre, qui refoule plus de puanteurs… c’est comme se trouver au paradis ! »

 

Si certains personnages de ce livre sont un pur produit de mon imagination, moi-même ne pourrais-je pas être un produit de l’imagination de mère-vieille ?

La pleine lune est pour les non-humains… Elle peut en rendre fou pus d’un, quand on s’y attend le moins…

 

Un portillon troublant par son inutilité. Un portillon troublant de beauté, qui ne demande as à être ouvert, mais juste admiré. On passe outre en le contournant, sans le toucher surtout, tel un objet rare… Une image de la solitude orgueilleuse…

 

 

4ème de couverture :

Mère-vieille racontait est la " chronique d'une mort annoncée " : celle d'un hameau perdu de Transylvanie, qu'une " ancienne ", s'efforce de retarder en ressuscitant les vieilles  histoires, les vieux mystères…

Un étranger, visiteur de passage se trouve pris dans les rets de ce monde en marge du réel, d’autant plus que, devenue sur le tard une lectrice férue de grande littérature, "mère-vieille" mâtine les  véritables souvenirs d’indémêlables échos de  Boulgakov, d'Italo Calvino, et de bien d’autres.

 

Cet homme, alias le narrateur et l’auteur lui-même -se fera le dépositaire, puis le transmetteur de cet héritage, après la mort de la conteuse.

La plupart des protagonistes, de "mère-vieille racontait  ont bel et bien existé ou vivent encore…  

Evoquer Gabriel Garcia Marquez, n'est pas par fortuit : le roman de Radu  Tuculescu dégage le même air  à la fois local et universel. Il dépeint un monde rude aux lois ancestrales, un monde des hommes, en apparence, mais de fait subtilement gouverné par le principe féminin.

 

Biographie de Radu Tuculescu :

Radu Tuculescu (né 1 Janvier 1949 au Targu Mures ) est un romancier, dramaturge, traducteur, journaliste et directeur de théâtre Cluj. Petit-fils du peintre Grande John Tuculescu père Razvan romancier Tuculescu. Aujourd'hui est le premier producteur TVR . Radu Tuculescu est l'un des plus prestigieux de la génération des romanciers 80. Il a été honoré tout au long de sa carrière avec de nombreux prix nationaux, et depuis 2007 un succès et au-delà. Ses romans et des histoires anciennes mère four ont été publiés dans l'Autriche , à savoir la République tchèque . Toutefois, le "Jardin d'été ou les laisser se battre" chanson a été jouée pour la première fois dans Prague , Orfeus Théâtre le 29 Janvier 2008, connaît un succès important auprès des lecteurs et des critiques.

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Antoine Berthe - 23-5c.civ

27 Juillet 2012, 14:17pm

Publié par zazy

23-5 c. civ.

 

23-5c.civ.

Antoine Berthe

Editions Kyklos

356 pages

ISBN : 9782918406259

J'adresse un grand merci à ârtage lecture pour ce partenariat et à la fidélité des Kyblos-VIII-New-III pour notre forum

 

A lire la biographie de l’auteur, on sait que l’on a affaire à un client sérieux dans la dérision.

Pour ça, je n’ai pas été déçue.

Jésus, Dieu Marie-Joseph, ce n’est pas possible un tel Jésus !!!!! Une paire de nibards braqués sur lui, et le voici parti pour des mésaventures valant leur poids de cacahuètes, un cul rebondi et il saute à pieds joints dans les emmerdements…. Une vis sans fin et des vices avec fins dangereuses. Ces ennuis sont directement proportionnels au nombre de bouteilles ingurgitées !!

Il faut lui reconnaître des excuses : il s’est fait flouer par un ami de ses parents lors d’une soirée sous mescal…. Donc, déjà, pas frais le poisson.

Cet étudiant brillant, 100% français, « faisant Sciences Po pour se détendre » !!! Donc, théoriquement, quelqu’un ayant la tête sur les épaules, va se retrouver SDF, sans papier…. et  tomber de Charybde en Scylla suite à un mariage blanc, situation anachronique pour une chronique judiciaire.

J’avoue avoir eu de la peine à lire ce livre… c’est que je ne suis plus toute jeune et que je me suis essoufflée à suivre les péripéties de Jésus !!! A chaque fin de chapitre, un petit ouf pour reprendre mon souffle avant de replonger dans les affres de ses situations picaresques.

C’est le gros bémol de ce livre. Noyée dans les péripéties de Jésus, je peinais à m’intéresser aux suites judicaires pourtant fort claires, Antoine Berthe étant avocat spécialisé dans la défense des droits des étrangers.

Grâce aux loufoqueries (je suis polie) de Jésus, nous plongeons dans le monde des sans-papiers et, sous un mode humo-sarcastique, Antoine Berthe  nous décrit les rouages judiciaires qui régissent la vie de « ces gens-là ».

 

 

 

4ème de couverture :

En principe, le mariage est un engagement.
Un jeune français sans histoire croyait à tort qu’il existait une exception : le mariage blanc. Se marier avec une sans-papiers pour lui permettre d'obtenir une carte de séjour, pensait-il, ne l’engageait en rien. Grave erreur !
En fait de garantir un titre de séjour à la jolie Maria, son épouse pour du beurre, le mariage lui a fait perdre sa nationalité française. Dans la foulée, suivent son travail, son logement, et jusqu'à son nom. Dorénavant, il évolue sous l’identité improbable de Jésus Empanadas, citoyen du San Théodoros, obscure dictature d’Amérique latine.
Entre les flingues des Péruviens, les Guinéens jaloux, les banquiers suisses, les skins, la police aux frontières, les gendarmes revanchards et les passeurs kurdes, la vie d'un sans-papiers n’est pas de tout repos.

Biographie d’Antoine Berthe (site de l’éditeur) :

Antoine Berthe est né, il y a quelques années, en région lilloise. Selon l’INSEE, il a consommé déjà plus de la moitié de son espérance de vie mais, c’est bien connu, les statistiques on leur fait dire ce que l’on veut. Comme travail, il aurait bien aimé faire Bruce Springsteen mais le conseiller d’orientation lui a dit que le poste était déjà pris. Il a voulu se rabattre sur des études d’Indiana Jones mais comme les années trente étaient terminées, cela n’a pas non plus été possible. Après quelques années à hanter les bibliothèques universitaires, il a passé son CAP d’avocat. Il s’est spécialisé en droit des étrangers et en droit pénal. Lorsqu’il ne défend pas les demandeurs d’asile et les dealers, il aime boire du rhum.  Malheureusement pour ses clients mais heureusement pour son foie, les politiques migratoires et pénales le contraignent à passer plus de temps dans les prétoires que dans les bars. Il aime bouquiner, écouter de la musique très très fort et cuisiner, surtout le boeuf carottes. A part ça, il a un enfant tous les sept ans et écrit un roman tous les trois ans.

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Vie d'une fleur de magnolia

23 Juillet 2012, 08:56am

Publié par zazy

Cette belle fleur charnue ne vit pas très longtemps et, lorsqu'elle s'ouvre, son parfum nous enivre. Le soir, passer à proximité de l'arbre est un régal pour les narines. La fragrance de la fleur chauffée par le soleil de la journée est à son maximum.

Voici le bouton déjà bien formé

P1160693L'enveloppe se déchire pour laisser place à la fleur

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Petit à petit, le bouton s'ouvre pour donner naissance à unefleur aux pétales d'un blanc laiteux

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En s'ouvrant, elle laisse apparaître ses étamines dont se pourlèchent les insectes butineurs envoûtés par ce parfum suave.

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Las, c'est une éphémère car la voici qui se parchemine, ses pétales ressemblent à du cuir, mais le parfum est encore présent.

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La floraison est échelonnée, ainsi, le parfum flotte plus longtemps autour de l'arbre et, le soir, s'asseoir à proximité est un délice que je ne laisse pas passer.

Un des petits plaisirs de la vie que je savoure et hume avec délice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comme un voile

22 Juillet 2012, 20:48pm

Publié par zazy

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Les petits matins frais emplis de rosée, nous offrent des effets de voile de mariée ou de dentellle archanéenne décorée de perles translucides

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Le mardi sur son 31 (14)

17 Juillet 2012, 20:10pm

Publié par zazy

Voici ma proposition pour cette semaine :

 

Mes perprlexités venaient de la réalité toute particulière incarnée par  mère-vieille elle-même et par le hameau de Petra

 

Un extrait de la page 31 du livre de Radu Tuculescu : "Mère-vieille racontait"

 

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Cascade

17 Juillet 2012, 11:15am

Publié par zazy

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Un moment de fraîcheur !!!!

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Sofi OKSANEN - Les vaches de Staline

15 Juillet 2012, 12:36pm

Publié par zazy

Les vaches de Staline

 

Les vaches de Staline

Sofi Oksanen

Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli

Editions Stock

513 pages

ISBN : 9782234069473

 

 

Philisine m'a proposé cette lecture commune avec Philisine, Sharon, Littérature et chocolat, Miss Leo, Adalana, Malika, Shelbylee, et, comme j'étais en train de le lire, j'ai très volontiers accepté !

 

Petite précision : je n’ai pas lu Purge, c’est donc mon premier roman de Sofi Oksanen.

Sofi Oksanen ne prend pas de gant pour nous parler tant de son passé que de la « boulimarexie » d’Anna et ce dernier aspect m’a mise très mal à l’aise devant l’étalement et le luxe des détails.

 

Katariina, sa mère, en épousant son finlandais, il sera souvent appelé ainsi, quitte l’Estonie annexée par l’URSS. En partant, elle doit abandonner la dépouille de sa vie antérieure à sa mère avec tous les souvenirs. « Contrainte d’abandonner son livret scolaire et le moindre document faisant référence à sa scolarité ; ainsi que ses certificats de travail ». Par contre, elle amène avec elle ses peurs, devenues phobies, son refus de parler de son passé, tous les non-dits, les horreurs, les déportations. Commencent alors les problèmes identitaires . Elle refuse tout contact avec d’autres expatriées, de parler l’estonien... Il en va de même pour sa fille Anna à qui elle inculque ce déni.

«  Je devais devenir finlandaise. Je devais parler, marcher comme une Finlandaise, avoir l’air d’une Finlandaise, même si je ne me sentais jamais au bon endroit, en quelque sorte jamais à ma place, comme dans un manteau avec des manches de longueurs différentes et trop petit pour moi, dans des chaussures qui m’écorcheraient à chaque pas. »

 

Anna exprime cette douleur par son corps et devient comme les vaches de Staline en alternant boulimie et anorexie. Elle fait payer à son corps ce qu’elle ne peut plus dire, plus sortir autrement qu’en se faisant vomir. « Je me suis mise à mesurer le temps en kilocalories »

 

Nous passons d’une époque à une autre, de la mère à la fille, voire aux grands-parents, de l’Estonie à la Finlande. Ces sauts dans le temps, dans la géographie, l’écriture heurtée et violente de Sofi Oksanen, l’apparent fouillis des chapitres participent au malaise mais aident à la compréhension de la confusion mentale d’Anna et de sa mère. Le refus de l’amour, l’abandon et l’incommunicabilité sont les pierres angulaires. Le père est au diapason lui qui fait le trajet inverse. Finlandais, il travaille en URSS où il mène une double vie.

 

C’est un sacré réquisitoire contre le totalitarisme. Ici l’on voit l’ogre  russo-communiste tout dévorer et digérer.  Il faut tout contrôler, tout épier, se méfier de tout….. Katariina agit ainsi avec sa fille, tout comme ses voisins et parentèle l’on fait avec eux. Anna est le résultat final de ce gâchis, des souffrances endurées par les générations d’avant sous le joug communiste. Anna et sa mère ne se donnent pas le droit d’être heureuses simplement.

Je ne sais rien faire d’autre, pour ma peur, qu’essayer de la vomir. Mais elle ne part pas. La honte, j’ai réussi à la vomir ; mais qu’est-ce qui c’est passé ? Elle a été remplacée par une nouvelle chose à vomir. J’ai tellement peur que ça me fait bouffer tout le temps. Bouffer tout le temps me fait dormir. J’ai tout le temps envie de dormir. Parler me dessèche la bouche encore plus que la boulimie. »

 

C’est un livre âpre qui ne coule pas de source, il faut s’accrocher comme Anna et Katariina  et on ne sort pas indemne de cette lecture. Bien qu’ayant eu la tentation de l’abandonner, d’avoir lu les chapitres concernant la « boulimarexie » en diagonale, je ne regrette aucunement cette lecture qui m’a ouvert un pan de l’histoire balte.

 

 

 

4ème de couverture :

Les "vaches de Staline", c'est ainsi que les Estoniens déportés en Sibérie désignèrent les maigres chèvres qu'ils trouvèrent là-bas, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles. C'est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l'héroïne, Anna, est une jeune finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d'être acceptée de l'autre côté du "Mur", elle a tenté d'effacer toute trace de ses origines et de taire les traumatismes de l'ère soviétique.
Sofi Oksanen décrit avec une grande puissance d'évocation les obsessions de ces deux femmes : Anna ne pense qu'à contrôler l'image de son corps, tandis que sa mère raconte sa rencontre avec le "Finlandais", à Tallin, dans les années 1970, avec une sorte de distance glaçante, comme si sous ce régime de surveillance, la peur s'infiltrait jusque dans les rapports de séduction. Ne serait-ce pas ce passé qui hante encore le corps de sa fille ?

 

 

Biographie de Sofi Oksanen :

Elle née en Finlande en 1977, d’une mère estonienne et d’un père finlandais. Elle est devenue en trois romans et quelques pièces de théâtre un personnage incontournable de la scène littéraire finlandaise. Purge a marqué la consécration de l’auteur, qui a reçu en 2008 l’ensemble des prix littéraires du pays, mais le roman a également enrichi le débat historiographique sur cette période de l’occupation soviétique.
Le prix du Roman Fnac 2010 lui a été décerné pour PURGE.

 

 

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