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ZAZY - mon blogue de lecture

Audur Ava Olafsdottir - Rosa candida

27 Juin 2012, 14:10pm

Publié par zazy

Rosa candida

Rosa Candida

De Audur Ava Olafsdottir

Traduction de l’islandais : Catherine Eyjolfsson

Editions Zulma

333 pages

ISBN : 9782843045219

 

Acheté chez un bouquiiste, la couverture de ce livre fait appel  à mes souvenirs des années 1970 ainsi qu’aux blouses en nylon avec fermeture éclair, très en vogue à ce moment. En allant sur le site des Editions Zulma, j’ai remarqué que toutes leurs couvertures ont des graphismes étonnants.

 

Arnljótur jeune homme discret de 22 ans partage une passion avec sa mère : la serre où poussent une nouvelle sorte de Rosa Candida créée pas sa mère. Il y aura une aventure, sans lendemain, avec Anna, sauf que cette serre, très fertile ! est le lieu d’une procréation « accidentelle » Flora Sol naitra quelques 9 mois plus tard !

 

A la mort de sa mère, Lobby (beaucoup plus facile à retenir que Arnljótur !) quitte son vieux père veuf, son jumeau autiste, sa fille, son Islande natale, terre de brouillard, lave, mousse pour réaliser son rêve : être jardinier dans une des plus belles et plus anciennes roseraies du monde et faire prospérer les trois boutures de rosa candida qu’il avait apportées avec lui. Pour ce faire, il va couvrir beaucoup de chemins, parsemé de rencontres inattendues.

 

Comme rituel de passage, il va perdre une partie de son corps. Arrivé sur le continent, il doit être opéré d’urgence de l’appendicite. Son corps modifié, il poursuit l’aventure traverse de nombreuses forêts, comme un long tunnel qui le mènera jusqu’à la Roseraie. Il rencontrera différentes personnes qui l’aideront et lui permettront de passer à l’étape suivante. C’est ainsi que j’ai vécu ce long et lent périple. « Depuis mon réveil après l’opération de l’appendicite, j’ai l’esprit occupé par le corpzs, beaucoup plus qu’avant ».

 

Arrivé au monastère, Arnljótur s’ouvre à la vie comme un papillon sortant de sa chrysalide.

 

L’étape suivante est l’arrivée de la mère et de l’enfant. Tout bascule, de solitaire, il se retrouve à la tête d’une petite famille. « Nous la regardons tous les deux, les parents, tous fiers d’elle et je suis en train de me changer mentalement en père d’un petit enfant. »

 

Histoire d’amour presque sans paroles entre la mère de l’enfant et lui. Tout comme il a été quasiment muet avec la jeune auto-stoppeuse. Pourtant à nous, il se raconte, se dévoile. Il nous ouvre son esprit tout autant que son cœur et ce corps, il ne dira jamais sexe.

Homme doux, mais pas mièvre, Lobby a su trouver le bon en chacun des intervenants et en la lectrice que je suis.

 

Tout en défrichant le jardin monastique, Lobby défriche sa propre vie. Ses instruments de travail sont entre autres, Frère Thomas, moine amoureux du cinéma et d’alcool, qui va l’aider à peaufiner l’homme qu’il deviendra par l’intermédiaire de films. Sa fille, Flora Sol, prénom prédestiné pour cet amoureux des roses, fera de lui un  père attentif et aimant. Ils continueront la route tous les deux puisque la mère, passeur de témoin elle aussi, les quittera. Il sait alors, qu’il peut retourner chez lui.

 

Certains passages m’ont fait sourire comme lorsque sa vieille voisine lui amène des « patientes » car elle prétend que la seule présence de Flora Sol guérit les maux.

 

Quelques pépites :

De Frères Thomas :

 

« Tu es le bienvenu, si tu veux passer voir les regrets avec moi.

-Les quoi ?

- La nostalgie. Il faut regarder la souffrance dans les yeux pour pouvoir partager celle de ceux qui souffrent.


La beauté est dans l’âme de celui qui regarde dit-il

 

-          J’aimerais bien pouvoir mourir avec plus d’expérience après m’être trouvé moi-même.

-          Les hommes passent leur vie à la recherche d’eux-mêmes. On n’arrive jamais à une conclusion définitive en ce domaine. Je n’ai pas l’impression que tu aies un pied dans la tombe ».


Autres :


De quoi avez-vous envie ? demanda t-elle

C’est la pire question qu’on puisse me poser car elle touche au tréfonds de mon être ; je ne sais pas encore ce que je veux, il me reste tant de choses à expérimenter et à comprendre.

Ta mère était beaucoup avec toi. Moi j’étais plus avec on frère. Nous nous partagions la tâche. Ta maman et toi, vous parliez beaucoup ensemble tandis que Josef et moi, nous nous taisions ensemble. Ca marchait très bien comme ça.


 « Etre un homme, c’est pouvoir dire à une femme de ne pas se faire de soucis superflus ».

Nous la regardons tous les deux, les parents, tous fiers d’elle et je suis en train de me changer mentalement en père d’un petit enfant.


Oui, j’ai été opéré de l’appendicite il y a deux mois. Je ne suis plus le même corps qu’avant.

 

4ème de couverture :

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

 

Biographie de Audur Ava Ólafsdóttir (site éditions Zulma)

Audur Ava Ólafsdóttir est née en 1958. Elle a fait des études d'histoire de l'art à Paris et a longtemps été maître-assistante d'histoire de l'art à l'Université d'Islande. Directrice du Musée de l'Université d'Islande, elle est très active dans la promotion de l'art. À ce titre, elle a donné de nombreuses conférences et organisé plusieurs expositions d'artistes. 

Rosa candida, traduit pour la première fois en français, est son troisième roman après Upphækkuð jörð (Terre relevée) en 1998, et Rigning í nóvember (Pluie de novembre) en 2004, qui a été couronné par le Prix de Littérature de la Ville de Reykjavík.

Rosa candida a reçu en Islande deux prix littéraires : le Prix culturel DV de littérature 2008 et le Prix littéraire des femmes (Fjöruverðlaun). En France, il a été finaliste du Prix Fémina et du Grand Prix des lectrices de Elle. Il a reçu le Prix des libraires au Québec. Ce roman a également été traduit en anglais, danois, allemand, néerlandais, espagnol. Il est en cours de traduction en tchèque, finnois et italien.

Audur Ava Ólafsdóttir vit à Reykjavík. Elle écrit actuellement un nouveau roman.


 

D'autres avis : ptigateau  Mimi  Philisine-cave

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Le mardi sur son 31 (11)

26 Juin 2012, 08:47am

Publié par zazy

 

Nous sommes mardi et ce jour-là, nous nous mettons sur notre 31 !!!

 

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Ce matin je vais parler d'un livre que je vais commencer aujourd'hui :

 

Nashville chrome de Rick Bass et voici la première phrase de la page 31

Après un contretemps de cet ordre, les machines tournaient de plus en plus fort, augmentant leur puissance pour scier le tronc jusqu'au bout - des rubans de bois se détachant comme de longues boucles et des copeaux de beurre - jusqu'à ce qu'une nouvelle résistance bloque la lame et que revienne la paix d'un silence total.

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Robes pour petites princesses

24 Juin 2012, 12:21pm

Publié par zazy

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Quel délice ces petites filles pour qui je peux coudre des robes !!!!!

P1160695.JPGP1160698

Passons à la plus grande :

P1160694.JPGMonsieur le soleil et madame la chaleur, ce serait sympa d'arriver pour que mes princesses portent leurs robes !!

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Le mardi sur son 31 (10)

19 Juin 2012, 09:22am

Publié par zazy

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Aujourd'hui, je ne suis pas en retard et.... j'y ai pensé toute seule

Voici une phrase issue du livre de Sofi Aksanen : les vaches de Staline. Livre que je lis dans le cadre de la LC de Philisine

La liste des marchandises interdites dans le formulaire de déclaration en douane restait la même d'année en année.

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Santa Montefiore - L'arbre aux secrets

18 Juin 2012, 12:56pm

Publié par zazy

L'Arbre aux secrets

 

3 gamins inséparables ; 2 sont frère et sœur, la troisième est la cousine germaine. Toujours ensemble, surtout Sofia et Santi (les cousins germains) puis glissement vers quelque chose de plus fort et…. L’inavouable arriva, ils deviennent amants et, comble de désespoir, il y eût un accident de préservatif, vous savez ces 1% si terrible !!! Bien sûr, dans cette belle société argentine, cela ne se peut pas, donc exit Sofia qui est priée d’aller se faire avorter chez des siens cousins en Suisse et d’y continuer ses études. C’est bien sûr, sans compter sur le tempérament frondeur de Sofia et…. La survie du livre !

Elle accoucha donc d’un petit garçon, l’abandonna et partit pour l’Angleterre pour fuir ses souvenirs et cet amour tripal.

Elle y rencontra un gentil mari beaucoup plus vieux qu’elle avec qui elle aura deux petites filles. Un jour, Sofia reçoit un courrier d’Argentine où elle apprend que Maria (la troisième du trio) va bientôt mourir d’un cancer. Voici donc Sofia de retour chez elle…. Bien sûr, elle retrouvera Santi et….. Le feu de la passion les dévorera à nouveau….. Heureusement, juste avant de mourir, Maria et Sofia auront une grande discussion. Santi ira retrouver sa femme, Sofia retournera en Angleterre sous la protection de David….. Tout est bien qui ne finit pas trop mal.

 

Chèèèère Amiiiiiie, je me gausse, j’ironise, je persifle,  je raille, je galèje… mais soyez rassurée, j’ai beaucoup pleuré. Ce gros pavé ne m’a pas quittée de toute la nuit, L’écriture de Santa Montefiore a fait que je n’ai pu le lâcher avant le mot fin, soit à 5h30 ce matin alors que les oiseaux s’éveillaient.

 

Tous les poncifs du genre sont réunis et pourtant, ça fonctionne. C’est un bon gros livre à lire sous la couette. Une petite régression mentale de temps à autre, c’est très agréable, mais je n’en fais pas un coup de cœur. Je ne suis pas certaine de lire un autre livre de cette auteure.

 

 

4ème de couverture :

 

Sofia est une jeune fille au caractère volontaire et orgueilleux, hérité de sa mère, Anna, fougueuse Irlandaise qui a quitté son pays pour épouser Paco Solanas, un argentin issu d'une grande famille. Sofia grandit dans la superbe hacienda familiale de Santa Catalina, entourée de ses nombreux cousins. Elle est particulièrement proche de l'un d'eux, Santiago, et quant cette complicité se transforme en une liaison passionnée, leurs parents ne peuvent le tolérer. Commence alors pour Sofia un interminable exil. D'argentine en Angleterre, en passant par la Suisse, son destin restera à tout jamais marqué par cet amour interdit...

 

Biographie de Santa Montefiore :

Née le 2 février 1970 à Winchester (Angleterre), Santa Montefiore de parents anglo-argentins. Elle vécut plusieurs années en Argentine et est l’auteur de nombreux romans. Mariée à l’écrivain Simon Sebag Montefiore, elle vit à Londres.

 

D'autres avis : Mimi

Livre lu dans le cadre du challenge 2012 ârtage lecture

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Azza FILALI - Ouatann

14 Juin 2012, 22:05pm

Publié par zazy

Ouatann

 

Ouatann

Azza FILALI

Editions Elyzad

391 pages

ISBN : 9789973580450

 

 

Ce livre voyageur est arrivé chez moi sur le dos d’une comète venant de chez Philisine, et je les en  remercie.

 

Les livres de la collection Elyzad sont toujours de bonne qualité, celui-ci ne déroge pas à la règle. La couverture est symptomatique des petits cafés tunisiens : dessins au mur et chaises hétéroclites sur la terrasse. Merci pour cette qualité et votre exigence.

 

La première page à peine commencée, nous nous trouvons devant une tentative de corruption de fonctionnaire. Michkat, avocate, divorcée, travaille pour un grand cabinet et son illustre patron n’est pas le dernier dans ce monde de requins pas blancs du tout. « Aucun doute, cette transaction est une escroquerie absolue : dans un quartier d’affaires, quelques maisons branlantes, entourées de buildings où on fait de l’argent. Démolir les maisons, édifier un centre de loisirs : boutiques, cinémas, salles de sport…. Pour cela, il faut que les autorités acceptent de déloger les propriétaires qui refusent de… euh, quitter leurs maisons. » Lassée par tout ça, elle démissionne de son poste et cette vacuité va peu à peu l’emplir. Le chapitre suivant nous présente Rached, marié, mais mal, père de 2 jumelles, s’ennuie dans sa vie de petit fonctionnaire et sa vie tout court. La rencontre « opportune » avec Mansour va changer radicalement sa vie. Plus tard, il y aura Naceur, homme d’affaires en délicatesse sortant de prison. Michkat va se trouver au milieu de tous, je ne vous dévoilerai pas pourquoi, et cela va lui ouvrir l’esprit et changer sa vie.

 

Rached va se retrouver « baby-sitter » ou garde-chiourme de Naceur, à Bizerte, dans une villa oubliée au bord de la mer « Personne ne vous a parlé de la villa qui est  la pointe de la corniche ? » Soyez rassuré, cette maison le gardien la loue au black, il faut bien vivre ! Les propriétaires n’en savent rien, mais ce n’est pas grave, il suffit de se cacher lorsqu’elle vient chercher l’argent. Voici nos 2 hommes en tête à tête, essayant de s’apprivoiser sans vouloir s’attacher. Drôle d’ambiance. Autour d’eux gravitent le gardien et ses 2 fils tous aussi véreux qui comblent le vide de leurs vies sans travail pour l’un par les prières et pour l’autre par les magouilles et le jeu.

 

Ce petit bout de Tunisie est le royaume des chômeurs « j’ai une gueule à boulot ? Moi, Lazhar, ou les autres, ceux qui sont assis au café toute leur vie ! On est interdits d’existence, tu le sais bien ! Voilà des lustres qu’aucun responsable de Tunis n’a mis les pieds ici, même pour nous raconter des bobards ! Les seuls à débarquer sont des mafieux qui viennent nous doubler pour les traversées ; comme aucun de nous n’osera les vendre, ils font leur beurre sur le dos des gamins, puis réintègrent Tunis et remettent leur beau costume plein de respectabilité. » Abderrazak résume la situation dans un cri de désespoir.

 

Le désespoir, un invité incontournable de ce beau livre. Que faire, que dire lorsque l’espoir s’en est allé ? Voici donc le règne de la débrouille, des petits boulots, des arnaques, de la corruption, même, et surtout, dans l’administration.

 

La mer,  il y a la mer…. Porteuse des espoirs les plus fous pour ceux qui prennent un bateau clandestin pour rejoindre  l’Italie via la Sicile… mais qui, souvent, se feront prendre car la guerre est rude, mafieux et  policiers peuvent s’entendre sur le dos d’un concurrent.

 

La mer est là, le jeu également, qui permet à Rached de survivre, de pimenter sa vie et, pour d’autres de survivre.

 

Je l’ai déjà dit, mais j’espère que le printemps arabe n’amènera pas un long hiver sur la Tunisie. J’aimerais beaucoup que la notion de Ouatann ne soit plus synonyme de désespérance et de fuite à l’étranger.

 

Azza FILALI est capable de nous parler du désespoir sans pathos. Un livre que l’on ne peut lâcher, l’intrigue  est très bien menée, les personnages vrais. J’avais déjà beaucoup apprécié sa nouvelle dans « vingt ans pour plus tard ». Elle a toujours cette petite lucarne que l’on peut appeler espérance. Un très bon livre et, encore, un coup de poing dans le cœur.


Voici les avis de : Philisine  et Comète

 

 

 

4ème de couverture :

 

Tunisie, 2008, ciel bleu, âmes grises. Pègre et politique ont scellé leurs épousailles, l'affairisme tient le haut du pavé. Non loin de Bizerte, un village qui se meurt en silence où des jeunes embarquent pour l'Italie, les soirs sans lune. Dans une maison, au bout d'une corniche déserte, deux hommes et une femme se trouvent réunis : Rached, jeune fonctionnaire cupide et désinvolte, Naceur, ingénieur dont la vie, un jour, bascula, et Michkat, avocate en quête de repères. Tous trois soudés par un même désir, celui d'un avenir qui se fait attendre. La vie patine. À la jointure entre ciel et mer, le bonheur danse, insaisissable. Vivre, vivre... mais comment ?

A travers les destins croisés des personnages, surgit un monde crépusculaire, déchiré, patchwork d’identités aussi têtues que fragiles.

Ouatann est un roman puissant qui donne à lire une Tunisie rarement décrite. Azza Filali y brosse le tableau d'une société pré-révolutionnaire où le dénuement des uns, le luxe effréné des autres et l'atrophie programmée des valeurs citoyennes ont privé les êtres d'une dimension essentielle : le bonheur du pays partagé. Mais suffit-il donc que la révolution paraisse ?

 

Biographie de Azza Filali :

Azza Filali est née en 1952. Elle est professeur de Gastro-entérologie à l'hôpital La Rabta à Tunis. Elle a par ailleurs obtenu un master en philosophie à l'université Paris-I en 2009.

Son premier livre Le Voyageur immobile (Alif – Les éditions de la Méditerranée, 1991) était un essai sur la pratique médicale. Ont suivi un second essai Le Jardin écarlate en 1996, puis Monsieur L (roman, Cérès, 1999), Les Vallées de lumière (roman, Cérès, 2001), Propos changeants sur l'amour (nouvelles, Cérès, 2003), Chronique d’un décalage (roman, Mim éditions, 2005).

En 2007, elle est invitée en résidence d’écrivains, ainsi que les auteurs Théo Ananissoh, Hélène Gaudy, Frank Secka et Claude Rizzo, par l’Institut français de coopération de Tunis, autour du thème « Regards sur l’adolescence tunisienne ». Vie de miettes, un conte, paraît dans le recueil Vingt ans pour plus tard (elyzad, 2009).

Aux éditions elyzad sont publiées également L’heure du cru (2009), Prix spécial du jury Comar 2010, « Quatre-vingt-dix jours » in Enfances tunisiennes (2010).

 

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Le mardi sur son 31 (9)

12 Juin 2012, 10:28am

Publié par zazy

 

 

Le mardi revient tous les 8 jours, comme c'est drôle, l'aviez-vous remarqué ?

Le voici sur son 31. Un 31 maghrébin. J'ai terminé, cette nuit, "Ouatann" de Azza Filali. Un vrai coup de poing

 

"Tiens Michkat, un bail qu'on ne t'avait vue dans le coin, tu snobes le peuble ?"

 

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Kaouther Adimi - L'envers des autres

9 Juin 2012, 21:39pm

Publié par zazy

L'Envers des autres

 

L’envers des autres

Kaouther Adimi

Actes Sud

106 pages

ISBN : 9782742797257

 

Merci Stéphanie d’avoir fait voyager ce livre jusqu’à mes mains.

 

Vous dites Alger la blanche ? Yasmine n’en voit plus « la blancheur, la beauté ou la joie de vivre, mais uniquement les trous qui me font bondir de ma place, les pigeons qui lâchent leur fiente sur ma tête et les jeunes désœuvrés qui essaient de me tripoter au passage ». Yasmine si belle qui méprise les autres pour survivre, qui a peur et peu de foi en l’avenir : Le silence est trop pesant, il nous angoisse, nous donne l’impression qu’un drame est en train de se préparer. Les cris sont comme un protège-cahier : tant que quelqu’un crie, on est presque certain de ne pas avoir de problème »

Elle l’aime plus que tout : il est son chat, sa vie, son trésor, son ange, son petite garçon, sa raison d’exister, son miracle, son bébé. Elle est sa puce, sa femme, sa chérie, sa poule. Ils finissent par rompre. Il a dit qu’elle était grosse. Elle a dit qu’il embrassait mal, il devient un salaud, un connard, un enfoiré, un tortionnaire. Elle est une garce, une conne, une poufiasse, une gamine » 

 

Adel pleure dans son lit en position fœtale sans trouver le sommeil « J’ai envie de vomir. Pas seulement de la nourriture  ou de la bile, mais de vomir tout ce que contient mon corps. De me vomir » Quel désespoir dans la bouche d’un jeune homme. Il est ce qu’il ne devrait pas être dans ce pays.

 

Sarah la sœur aînée revenue dans le cocon familial avec son mari devenu fou.

 

La mère qui ne comprend plus rien qui est dépassée depuis que son mari a été fauché par une balle perdue.

 

Alors Mouna arrive avec ses ballerines de Papicha qui aime Kamel, le marchand de frites qu’elle veut épouser quand elle sera plus grande, car elle n’a que 9 ans et que c’est dur de vivre entre un papa devenu fou, une maman qui n’est guère plus claire avec ses pinceaux et sa peinture. Bien sûr, les filles de sa classe se moque d’elle, mais elle s’en fout : elle aime Kamel et c’est sa raison d’être. Il n’est pas certain que ce ne soit pas la moins désanchantée.

 

Et puis, il y a les autres Kamel, Adel… fumeurs de joints, buveurs de bières, emplis de désespoir, rêvant de fuite vers l’étranger pour une vie soi-disant meilleure.

 

Cela me fait un peu penser à la chanson de Brel : Ces gens là.

Ces dix portraits écrits à la première personne du singulier nous offrent une image de colère, de violence, de tristesse et de désespoir. Chacun raconte sa souffrance sans regarder ni anticiper la souffrance de l’autre. Ils sont dans une bulle sans oser la faire éclater de peur d’en crever.

 

Un petit livre par la taille, mais si profond par son contenu. Kaouther Adimi d’une écriture sèche et nerveuse brosse un portrait désespéré de la jeunesse algérienne sans espoir ni rêve. La fuite en avant dans l’alcool, la drogue, la folie….. n’est que la seule solution trouvée.

 

Ce premier roman est un petit bijou, un vrai coup de poing dans le cœur.

 

 Autres avis :  Philisine - Mimi

 

4ème de couverture :

 

Alger, centre-ville, début du XXIe siècle. Adel et Yasmine, frère et soeur, étaient proches, enfants. Ils ont grandi, changé, ils n’arrivent plus à se parler. Ils s’aiment en silence, entre une mère acrimonieuse et une aînée échouée là avec sa famille, qui peint à longueur de journée comme on s’invente un ailleurs. Au pied de l’immeuble, du haut des balcons et jusque chez eux, on les observe, on commente : ils sont différents, trop beaux et peut-être un peu trop libres, c’est insupportable.
Dans une société étriquée par les convenances, dans un pays qu’on quitte plus facilement qu’on ne l’aime, être simplement soi-même est un luxe auquel la jeunesse n’a pas droit…
Porté par une construction polyphonique croisant des voix qui ne se rencontrent jamais, L’envers des autres est un roman sensible, violent et lucide, dont la noirceur n’est adoucie que par les naïves rêveries d’une fillette en ballerines de toile.

 

Biographie de Kaouther Adimi :

 

Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi a obtenu une licence de langue et littérature françaises en Algérie avant de s'installer à Paris, où elle vit depuis deux ans et termine un master de management international des ressources humaines. Ses nouvelles ont été distinguées par le prix du jeune écrivain francophone de Muret (en 2006 et en 2008) et par le prix du FELIV (Festival international de la littérature et du livre de jeunesse d’Alger) en 2008. L'Envers des autres, son premier roman, est d'abord paru en Algérie aux éditions Barzakh sous le titre Des ballerines de papicha.

 

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Nid de merles dans le seringat (1) (2) (3) (fin)

7 Juin 2012, 16:41pm

Publié par zazy

Il fallait que cela arrive .....

En fin de matinée, je viens voir mes petits protétés et.... plus personne, le nid est vide !!!!

Hier après-midi, la merlette tournait autour de l'arbre en émettant des petits sons différents de ses chants.... je suppose qu'elle les encourageaient à quitter le nid et, en enfants obéissants, ils l'on fait.

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Nous sommes le 6 juin :

Ils sont toujours dans le nid

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Aujourd'hui 5 juin 10 heures : les plumes sont bien fournies, l'oeil vif..... plus du tout de place dans le nid

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Je vous propose, si dame nature le permet, de poster les photos de l'évolution des oisillons

Un petit rappel ; il y a un nid dans mon seringat. je peux prendre des photos sans déranger car il est accessible et je n'y vais pas lorsqu'il y a un des parents.

  Au vu des plumes, ce sont des merles

Un petit résumé des épisodes précédents !

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Depuis.....................

le 2 juin

 

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le 3 juin

 

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le 4 juin

 

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La crise du logement est là !!!! plus guère de place pour se retourner !!!

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Un matin je vais aller voir et ..... les oiseaux se seront échappés du nid.

A demain pour la suite

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Le mardi sur son 31 (8)

5 Juin 2012, 21:02pm

Publié par zazy

J'allais encore oublier, merci Catherine

Voici l'extrait de la page 31 :

"On a parfois tendance à l'oublier, mais Jésus n'est pas, à proprement parler, le fondateur du christianisme."

Comment Jésus est devenu Dieu de Frédéric Lenoir

comment ésuslogo-mardi-31

 

 

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