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ZAZY - mon blogue de lecture

Valérie Mrejen - L'agrume

27 Février 2012, 22:57pm

Publié par zazy

L-Agrume.jpg

 

L’Agrume
Valérie MREJEN
Editions ALLIA
77 PAGES
ISBN : 9782844850713


4ème de couverture

Nous étions assis sur un banc près des Halles, sous une espèce de pergola en bois. Il faisait bon. Il m'a dit je ne t'aime pas. La veille, il était arrivé une heure en retard au rendez-vous. J'étais devant la station d'essence de la porte d'Orléans à guetter les 4 L en espérant qu'il vienne. Il a fini par apparaître. J'avais envie de faire la tête mais la gaieté de le voir annulait tout. Ce n'était pas le moment de faire une remarque : déjà qu'il ne m'aimait pas beaucoup. J'ai juste relevé son manque de ponctualité sur le ton de la plaisanterie. Valérie Mréjen

Biographie de Valérie Mrejen (source Wikipedia) :

Valérie Mréjen, née en 1969 est une romancière, une plasticienne et une vidéaste française. Elle effectue ses études à l'École nationale supérieure d'arts de Cergy-Pontoise. Elle produit ses premières vidéos en 1997. Elle est produite par Charlotte Vincent, Aurora Films.

Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2002-20031. Elle a été, en 2001, invitée d'honneur de l'Oulipo.

Mon avis :

Le sens unique n’existe pas seulement dans le code de la route. En amour, cela fonctionne très bien si l’on en croit Valérie Mrejen. Amoureuse ( ?) de Bruno, alias l’Agrume, espèce de mec lui aussi à sens unique, très imbu de sa petite personne, soit-disant esthète et amateur d’agrumes pourris. Dès le début, il a fixé les règles de leur histoire : c’est moi qui commande, c’est moi qui dit quand, où, pourquoi… Les rendez-vous où il ne vient pas, les absences, le téléphone silencieux, l’attente interminable…. Rien ne lui sera épargné, la narratrice accepte tout le lot avec en prime l’ex-petite amie.

Chose bizarre, alors qu’elle nous parle de l’homme qu’elle aime, il n’y a aucun mot d’amour, rien qu’un rapport de faits. La construction du livre est faite de petits paragraphes. Elle écrit par petites touches très précises comme pour mieux disséquer son amour à sens unique.

Dès le début, nous sommes fixés :
« Nous étions assis sur un banc près des Halles, sous une espèce de pergola en bois. Il faisait bon. Il m’a dit je ne t’aime pas »

La fin est assez inattendue :

« A la scène du vaudeville en peignoir, j‘ai propos » que nous rompions. Il a tout de suite été d’accord.
Je m’étais attendue à une apocalypse. Qu’allait-il se passer ?
Je ne vous pas voir ça.
En fait, il ne se passa rien : le téléphona n’a plus sonné. Ça n’a pas été trop brutal comme transition. »

Les deux antagonistes sont aussi agaçants l’un que l’autre. Lui, par sa suffisance, sa lâcheté, sa petitesse ; elle par sa soumission. La force de Valérie Mrejen, est de nous donner une succession de faits, non des états d’âme et la banalité devient un bon livre.

Quelques extraits
« La première fois qu’il est venu chez moi, c’était en revenant de Tours. Il m’avait pris une boîte de macarons chez un pâtissier tourangeau. Nous sommes restés debout à nous embrasser au milieu du studio. Il était arrivé chez moi, avait réussi à trouver ma rue et apporté ces délicieux gâteaux. Bientôt, il m’a dit qu’il devait remettre un document à son frère aux environs de Jouy-en-Josas. Il est parti en promettant de revenir. Pendant ce temps, j’ai tournoyé en rond et admiré les macarons. Au bout d’un moment, je me suis mise à la fenêtre pour guetter sa voiture.
Il est revenu au bout d’une heure. J’ai pensé ouf. »
« La veille d’un jour passé, il m’avait dit qu’il m’appellerait. J’ai attendu. Je n’osais pas sortir. J’avais peur qu’il raccroche en trouvant le répondeur. Je suis restée chez moi, j’ai patienté non loin du téléphone en pleurant d’impatience. Il s’est mis à faire nuit. Je n’avais fait qu’attendre et espérer toute la journée. Peut-être était-il arrivé quelque chose? (Je me disais cela pour ne pas l’accuser). Je l’ai appelé vers 9h10. Puis vers neuf heures et quart. Tout à coup, il venait de rentrer. Il m’a dit : on est allés voir une exposition au Jeu de Paume. Il parlait gentiment mais avec une voix ferme. Il m’a promis de rappeler plus tard.
Avant ça, j’étais tombée sur elle au téléphone. Je ne me posais pas trop de questions. J’avais surtout demandé à parler à Bruno. »
« Une fois, il avait oublié un reste de couscous dans une cocotte minute avant de s'en aller trois jours. C'était moisi à son retour. Je me disais : comme il est attendrissant. Il a la tête ailleurs. Je trouvais les mouches drosophiles attendrissantes. »

 

J'ai lu ce livre dans le cadre de l'opération Exemplaires voyageurs d'Un éditeur se livre avec Allia

lancée par logo-libflybis et les Editions ALLIA que je remercie.

Autre son de cloche avec l'avis de Mimi

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Mimi, je réponds, enfin, à ton tag

24 Février 2012, 14:12pm

Publié par zazy

Il y a quelques temps, Mimi m'a "taguée" ou devrais-je dire alpaguée, car il faut que je parle de moi !!!!

 

1.    pourquoi lis-tu?
    Parce que je vis

2.Que regardes-tu à la télévision?
    Très peu de choses

3.Quel est ton dernier livre à jeter aux orties?
    L’enfant de Las Vegas

4.Que serait-tu capable de faire ( politiquement incorrect) pour pouvoir lire en paix?
    Je crois l’avoir déjà fait : me réfugier dans ma chambre pour lire une ou deux pages, alors que nous avons des invités

5.Combien de livres peux-tu lire en même temps?
    3 ou 4

6.A quel rythme lis-tu?
    Selon le livre

7.Quel est le voyage de tes rêves ?
    Je ne sais pas, peut-être dans ma tête

8.Quels sont tes compositeurs préférés?
    Chopin, Ravel, Grieg, Chabrier

9.Comment est rangée ta bibliothèque?
    mal

10.Que fais-tu en après avoir allumé ton Pc?
    Je lis mes mails

11.Travailles -tu les dimanches?
    Hum !!!!! Je n’ai plus de vacances, donc, plus de week-end ni R.T.T. !!!

Quant aux 11 choses sur moi, bigre……

1.     je suis sportive dans l’âme et j’aime marcher seule en forêt
2.     Incorrigible optimiste, après 3 jours de spleen, je remonte
3.     Je suis une croqueuse de la vie et j’aime
4.    Je ne suis pas sûre de moi
5.    Je me damnerai pour un mauvais jeu de mots
6.    Dilettante dans la vie
7.    J’aime recevoir
8.    je n’aime pas la foule
9.    Claustro, je refuse l’ascenseur et préfère les escaliers
10.    J’aime coudre, broder ainsi que la photo
11.    J’aime avoir mes petits-enfants à la maison même si j’en sors crevée


Voici donc les questions que j’envoie à Zebuline – Jostein – Sophie – George – Céline – Adtraviata – Siana – Loubhi – Morag

1.    Que signifie lire pour toi ?
2.    Lis-tu avec ou sans fond sonore ?
3.    Où et quand lis-tu ?
4.    Relis-tu souvent un livre et lequel ?
5.    Vas-tu souvent « visiter » d’autres blogs et pourquoi ?
6.    Pourquoi as-tu créé ton blog ?
7.    Comment choisis-tu tes lectures ?
8.    Est-il difficile pour toi d’écrire une critique sur un livre et comment procèdes-tu ?
9.    Vas-tu dans des salons du livre ?
10.    Quelle est ta réaction devant quelqu’un qui dit ne jamais lire ?
11.    Que lis-tu actuellement ?


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Mikhaïl Boulgakov - Coeur de chien

19 Février 2012, 22:20pm

Publié par zazy

Coeur de chien

 

Cœur de chien
Mikhaïl Boulgakov
Traduit du russe par Vladimir Volkoff
Le Livre de poche
157 pages
ISBN : 9782253933144


4ème de couverture

Quand Mikhaïl Boulgakov publie Cœur de chien en 1925, la Russie soviétique bénéficie d'une relative liberté créatrice avant la nuit noire du stalinisme qui s'annonce. En d'autres temps le sujet de son roman lui aurait valu quelques années de goulag. Que l'on en juge ! Un professeur greffe sur un chien ramassé dans les rues de Moscou l'hypophyse d'un individu qui vient de mourir. L'animal se métamorphose alors en un petit homme ivrogne, grossier et méchant : le donneur était un voyou alcoolique et sans scrupule. Et voilà le professeur harcelé et poursuivi par des comités étatiques et prolétariens en tout genre, guidés et fanatisés par le chien devenu homme. Et pire, homme de parti ! Comme toujours chez Boulgakov, l'irrationnel, la dérision et la folie rejoignent une réalité cauchemardesque. L'écrivain demeure le plus grand et le plus lucide des chroniqueurs satiriques de cette époque totalitaire et tragique. Traduction nouvelle de Vladimir Volkoff.

Biographie de l’auteur :

Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov, écrivain et médecin russe d'origine ukrainienne, est né à Kiev le 15 mai 1891. Il meurt à Moscou le 10 mars 1940.

Son œuvre la plus connue est Le Maître et Marguerite. « Cœur de chien » écrit en 1925, n’est  publié en URSS qu’en 1987. Tout au long de sa carrière, Mikhaïl Boulgakov  est confronté aux difficultés de la censure soviétique.


Mon avis :

Un chien errant, S.D.F. ébouillanté par un cuistot de cantine pleure et se lamente, hésitant entre sa douleur et la faim qui le tenaille. En bon chien, il ne peut s’empêche de mater tous les humains qui passent et sa tendresse pour eux est proportionnelle à leur égoïsme.  Arrive un homme, le Bienfaiteur qui l’emmène avec lui, lui donne à manger, l’autorise à coucher sur son tapis…. La Béatitude, le Bein-Être….. tout cela grâce à LUI, Philippe Philippovitch !!! un docteur, pardon, un Professeur es-rajeunissement en tout genre. En, quelques semaines, il prend 8 kilos, c’est dire si On s’occupe de lui.

Mais, l’Ennemi rôde en ces périodes révolutionnaires. Quoi, ce professeur habite un appartement de 7 pièces en ses périodes où l’on a droit à 1 pièce chacun !!!! Le Comité d’immeuble va changer tout ça !!!! Halte au Capitalisme !!!! Mais bon, notre Professeur a des amis hauts placés (ça sert à toute époque) et les membres du Comité s’en vont la queue basse, bien qu’ils ne soient pas des chiens, mais d’honnêtes prolétaires !

Revenons à Bouboul, puisque tel est le nom de l’ex SDF. Son 6ème sens se met en éveil lorsque Philippe Philippovitch Transfigouratov le conduit dans la salle de soins brillamment éclairée. Arrive le Docteur Ivan  Arnoldovitch (alias le Mordu) qui lui pose un tampon d’éther sur le museau. Voici notre Bouboul au pays des rêves et des hallucinations.

Alors se déroule une opération incroyable, mais je ne vous en dirai pas plus. Au réveil, Bouboul se sent tout chose et, petit à petit, nous assistons à sa transformation en un humain des plus rustres, impolis, ivrogne et voleur…. S’en suit une cascade de quipropos ou des à propos de qui, qui m’ont bien fait rire.

Ce livre amène à plusieurs réflexions :

Qui est le plus humain, bouboul le chien ou bouboulov ? L’on trouve de l’humanité chez Bouboul alors que Bouboulov n’est qu’animalité.

Quant à la transformation du chien, Mikhaïl Boulgakov parle des expériences scientifiques dont le parti est si friand. Pourquoi personne ne semble abasourdi par cette mutation ? La scène des papiers d’identité de Bouboulov est un modèle d’absurdité.

Cette satire m’a faite rire. L’auteur dépeint très bien les mœurs politiques des années 20 en URSS. Schwonder donnant un bouquin d’Engels à Bouboulov !!!! Les membres du comité d’immeuble, plein du discours bolchévique, sont bornés et absurdes. La bourgeoisie n’est pour autant pas épargnée. Un vrai festival !

Est-ce le cauchemar d’un corniaud recueilli et en pleine digestion ou la réalité ? Mais, il y a ces cicatrices… Si vous voulez en savoir plus, suivez la queue du chien plutôt le cœur du chien. C’est un pur moment de lecture déjantée, mais pas que.

Colimasson, je ne dirai qu’un mot : merci. Grâce à toi, j’ai passé un très bon moment


Quelques extraits :

Hou ! Hou ! Hou ! Hou ! Hou ! Hou !... Oh regardez-moi, je crève. Sous porte cochère, la neige me chante mon requiem, et je hurle avec elle. Crevé, je suis crevé. Un gredin au bonnet crasseux, le cuisiner de la cantine diététique pour les fonctionnaires du Conseil Central Economique populaire, m’a jeté de l’eau bouillante et m’a brûlé le flanc gauche. Quel saligaud, tout prolétaire qu’il est ! Seigneur, mon Dieu, comme j’ai mal ! Je suis ébouillanté jusqu’à l’os. Alors Je hurle, je hurle, mais ça n’aide pas de hurler.

De tous les prolétaires les concierges sont les pires des ordures. C’est des épluchures d’homme, c’est la plus basse catégorie. Les cuisiniers, ça dépend.

Parce que lui, il ne lui fait pas ça à la papa : il lui inflige l’amour à la française. Entre nous, ces Français, ce sont des cochons, encore qu’ils boustifaillent bien, et toujours avec du vin rouge

Si vous prenez soin de votre digestion, je vous donne un bon conseil : ne parlez à table ni de bolchévisme ni de médecine. Et que Dieu vous préserve de lire des journaux soviétiques avant le dîner.



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Elif Shafak - Soufi, mon amour

15 Février 2012, 19:37pm

Publié par zazy

Soufi, mon amour

Soufi mon amour
Elif Shafak
Traduit de l’anglais (Turquie) par Dominique Letellier
399 pages
ISBN : 9782752904461

 


4ème de couverture :

Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse : une jolie maison dans le Massachusetts, trois beaux enfants, un chien fidèle. Mais, à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Les infidélités de son mari ne sont plus un mystère et les cours de cuisine du jeudi ne suffisent pas à exalter sa vie monotone. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella. Au fil des pages, elle découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l’amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne. Aziz – comme Shams l’a fait pour Rûmi sept siècles auparavant – serait-il venu la libérer ?

Biographie de l’auteure (source Wikipedia) :

Elif Şafak, ou Elif Shafak, est née en 1971 à Strasbourg de parents Turcs. Femme écrivain primée et best-seller en Turquie, Şafak écrit ses romans aussi bien en turc qu'en anglais. La critique note qu’elle mêle en permanence avec talent les traditions romanesques occidentale et orientale, donnant naissance à une œuvre à la fois « locale » et universelle. Féministe engagée, cosmopolite, humaniste et profondément imprégnée par le soufisme et la culture ottomane, Şafak défie ainsi par son écriture toute forme de bigoterie et de xénophobie.
Elif Shafak vit à Istanbul avec son mari et ses deux enfants.

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Le titre ne me laissait augurer qu’une histoire d’amour….. Mais j’avais un challenge à respecter !!!! J’ouvre le livre et…. Je suis happée, prise par la main, impossible de lâcher le livre.

Deux histoires cohabitent dans ce livre.

Nous somme en 2008. Ella habite le Massachussetts, mariée, mère de 3 enfants, vie très pragmatique d’américaine bon ton, devient lectrice pour une maison d’édition. Elle reçoit son premier manuscrit : « Doux blasphème ». Là aussi, le titre me fait frémir… encore un roman à l’eau de rose ? Laissons tomber l’histoire de Ella qui est convenue et sert à introduire les quarante règles de Shams

« Doux blasphème » se déroule en 1242 en Turquie et, telle la danse lancinante des derviches, je suis entraînée et me laisse entraîner.
Kony, Turquie en l’an 1242. Rûmi, célèbre poète turc rencontre Shams de Tabriz, derviche soufi. Nait entre eux, une histoire d’amitié  et d’amour si profonde qu’elle va bouleverser leurs vies.

Comme toute quête de l’absolue pureté, élévation, grand amour exclusif, Rûmi va s’isoler du monde sans se soucier du reste. Les dommages collatéraux seront très importants au sein de son entourage sans que cela engendre la moindre culpabilité des deux hommes.

Shams le derviche, rencontre toute une pléiade de personnages qu’il met en scène pour inviter Rûmi à passer les 5 portes tels Suleiman l’ivrogne, le zélote, Rose du désert la catin…..

Chaque partie a pour titre un des éléments : la terre (ce qui est solide, absorbé, immobile), l’eau (ce qui est fluide, changeant et imprévisible), le vent (ce qui bouge, évolue et nous défie) le feu (ce qui abîme, dévaste et détruit), pour arriver à la 5ème : le vide (ce qui est présent à travers son absence).

Shams et Rûmi ont mis 40 jours à discuter autour des 40 règles…. Tiens, cela me rappelle les 40 jours du déluge !!! Il est aussi question d’Abel et Caïn… A cette époque moyenâgeuse, beaucoup de religions cohabitaient. Rûmi, musulman, a épousé Kerra chrétienne, bien qu’Erudit et enseignant l’Islam….



Ce que démontre Shams est plus du domaine de la philosophie que de la religion. Mais voilà, il y a les hommes et leur interprétation de la ou plutôt des religions

J’ai bien aimé ce livre si facile et agréable à lire. J’ai comme une envie de découvrir plus avant la vie de ces 2 personnages. Comme je l’ai emprunté à la bibliothèque, je vais l’acheter pour l’avoir dans ma bibliothèque.


Voici quelques unes  des 40 règles :


 « Il y a plus de faux gourous et de faux maîtres dans ce monde que d’étoiles dans l’univers. Ne confonds pas les gens animés par un désir de pouvoir et égocentristes avec de vrais mentors. Un maître spirituel authentique n’arrêtera pas l’attention sur lui ou sur elle, et n’attendra de toi ni obéissance absolue ni admiration inconditionnelle, mais t’aidera à apprécier et à admirer ton moi intérieur. Les vrais mentors sont aussi transparents que le verre. Ils laissent la Lumière de Dieu les traverser. »

« L’être humain occupe une place unique dan s la création de Dieu. « J’ai insufflé Mon esprit en lui » dit Dieu. Chacun d’entre nous sans exception est conçu pour être l’envoyé de Dieu sur Terre. Demandez-vous combien de fois vous vous comportez comme un envoyé, si cela vous arrive jamais ? Souvenez-vous qu’il incombe à chacun de nous de découvrir l’esprit divin en nous et de vivre par lui. »

« Tu peux étudier Dieu à travers toute chose et toute personne dans l’univers parce que Dieu n’est pas confiné dans une mosquée, une synagogue ou une église. Mais si tu as encore besoin de savoir précisément où il réside, il n’y a qu’une place où le chercher : dans le cœur d’un amoureux sincère. »

« Si tu veux changer la manière dont les autres te traitent, tu dois d’abord changer la manière dont tu te traites. Tant que tu  ‘apprends pas à t’aimer, pleinement et sincèrement, tu ne pourras jamais être aimée. Quand tu arriveras à ce stade, sois pourtant reconnaissant de chaque épine que les autres pourront jeter sur toi. C’est le signe que, bientôt, tu recevras une pluie de roses ».

Quel plaisir lorsque Shams discute de la sourate concernant les femmes :

« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs de Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes, et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leur époux, avec la protection de Dieu. Quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de raison contre elles, car Allah est, certes, Haut et Grand !

Voici la traduction de Shams :
« Les hommes sont les soutiens des femmes car Dieu a donné à certains plus de moyens qu’à d’autres, et parce qu’ils dépensent leurs richesse ‘pour subvenir à leurs besoins). Les femmes qui sont vertueuses sont donc obéissantes à Dieu et préservent ce qui est caché, comme Dieu l’a préservé. Quant aux femmes que vous sentez rétives, perlez-leur gentiment, puis laissez-les seules au lit (sans les molester) et venez au lit avec elles (si elles le souhaitent). Si elles s’ouvrent à vous, ne cherchez pas d’excuse pour les blâmer, car Dieu est, certes, Haut et Grand »
Une parole à méditer par tous !

 





 

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Garçon, un glaçon s'il vous plait !!!

13 Février 2012, 13:55pm

Publié par zazy

 

 

Vu le redoux annoncé, c'était ma dernière chance de voir l'Allier charrier des glaçons !!!!

Le soleil n'est pas au rendez-vous, le froid n'est plus ce qu'il était mais une promenade au bord de l'Allier glacée est un régal !!!!!

 

 

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Les mésanges, rouges-gorges, moineaux, grives, pies.... enfin tous, n'ont pas autant apprécié que moi cette température glaciale

 

P1140209.JPGLa mésange à tête bleue apprécie la graisse

 

 

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La grive a froid et cela la rend moins craintive

 

 

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Même le ramier ose venir manger les glands dans la pelouse !!!

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Le prix du Livre-Inter 2012

10 Février 2012, 12:26pm

Publié par zazy

Une nouvelle année, une nouvelle présidente, des élections..... cela me dit quelque chose !!!!!

 

Et oui, le livre-inter 2012 a trouvé sa présidente. Cette année, c'est..... Amélie Nothomb !

livre-inter.png

 

 

Cliquez pour aller sur la page

Si vous voulez vous inscrire et, ce doit être une très très belle aventure, vous devrez coucher !!!!! mais non,  tout de suite, vous avez de mauvaises pensées !!!

Je reprends : Vous devrez coucher sur papier votre désir de faire partie de ce jury.

Un courrier pas si évident à écrire. Expliquer pourquoi on aime lire : parce que c'est lui, parce que c'est moi !!

Vous êtes tenté ? Vous voulez être de la partie ?

Envoyez avant le vendredi 18 février inclus, votre lettre de candidature à l'adresse suivante :
Livre Inter - France Inter
116 av du Pdt Kennedy, 75220 Paris Cedex 16

Il ne vous reste que 8 jours, au boulot !!!!

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Julien Blanc-Gras - Gringoland

8 Février 2012, 22:20pm

Publié par zazy

Gringoland

 

Gringoland
Julien Blanc-Gras
Editions Au diable Vauvert
246 pages
ISBN : 9782846260916


4ème de couverture :
" Ma retraite cathodique était un échec. La télé ne rend pas seulement con, elle rend surtout malheureux. J'en suis venu à penser que les derniers hommes étaient ceux qui se passaient de télévision. Je suis monté au premier étage de la Tour Eiffel et j'ai balancé mon Philips coin carré. Le monde est vaste et accessible. J'ai vendu mon sofa et j'ai acheté un billet d'avion. " Lassé d'être un légume cynique observant négligemment le chaos contemporain, la narrateur part vérifier qu'un autre monde est possible. Sur les routes de l'Amérique latine et des Etats-Unis, il croise des travellers égarés, des rebelles zapatistes, des stars d'Hollywood et des chamanes foireux, pas mal de cinglés et un peu d'amour... Comment prendre ce monde au sérieux ? Y a-t-il un ordre caché dans le bordel ambiant ?


Biographie de l'auteur
Julien Blanc-Gras est né en 1976 à Gap. Gringoland est son premier roman.
Né en 1976 à Gap, Julien Blanc-Gras est journaliste de profession et voyageur par vocation. Il a publié trois romans au Diable vauvert, Gringoland, qui conte un périple latino-américain, lauréat en 2005 du festival du premier roman de Chambéry et « Talents à découvrir » des librairies Cultura ; Comment devenir un dieu vivant en 2008, une comédie apocalyptique déjantée ; et Touriste, un récit de voyage curieux, surprenant, malicieux.

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Fuyant  la compagnie des Cons, Valentin s’enferme chez lui et regarde la télé avec son chien. Le jour où celui-ci meurt, lassé de sa propre lassitude, il jette tout par la fenêtre et part loin. J’ai vendu mon sofa et j’ai acheté un billet d’avion. Nous le suivons au Mexique, à la rencontre de gens totalement improbables…. Ce voyage a le goût des années post-soixantuitardes. Valentin se promène, effleure la vie des autochtones comme tout bon Gringo qu’il et qu’il restera, le tout bien arrosé d’alcool, de fumettes et autres substances illégales !!!
Il parcourt l’Amérique du Sud, fais une incursion à Sans Francisco et Los Angeles, mais toujours en compagnie de ses « amis » plus vrais que nature. Est-ce un roman sur les clichés ? car ce bouquin en est plein. Cela agace un peu beaucoup lorsque l’on quitte le second degré. Tous les personnages sont trop fils de bonne famille, hippie, écolo, trop gringos….

Les rencontres selon les points cardinaux, sur le Zocal, étaient de bon augure, mais la suite m’a déçue. Avec ses élucubrations sur le mondialisme, les méfaits du tourisme et du capital réunis, de la corruption…. Valentin nous assène des vérités archi-éculées.

Je lui reconnais un style enlevé, vivant et alerte. Quelques belles pépites qui m’ont permis de ne pas terminer ce livre comme un pensum. Comme c’est son premier livre, je lui donne le bénéfice de la première fois et je relirai un autre bouquin de Julien Blanc-Gras.

Et si j'avais dépassé la date limite de consommation ???

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Andrée Chedid - Les quatre morts de Jean de Dieu

7 Février 2012, 23:27pm

Publié par zazy

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Les quatre morts de Jean de Dieu
Andrée Chedid
Editions Flammarion
177 pages
ISBN : 9782081233515




4ème de couverture :

"Elle aurait aimé crier, se battre, soustraire Jean à cette fin. Elle aurait tant voulu prolonger leurs âges, vivre jusqu'au bout. Qu'ils s'accompagnent mutuellement, longuement, le plus longuement possible et entrer dans la nuit ensemble en se tenant la main.
Maintenant il fallait peu à peu envisager, admettre, accepter le poids de cette main froide, qui n'avait plus de vie, qui n'avait plus de sens. Admettre, accepter, se résigner. Non. Jamais. Ce serait comme trahir."
De la guerre d'Espagne à la chute du mur de Berlin, Andrée Chedid fait le portrait d'un enfant du siècle dans ce roman profond et émouvant qui est comme la quintessence de toute son œuvre.


Biographie d’André Chedid :

Elle est née le 20 mars 1920 au Caire (Égypte) et morte de la maladie d’Alzheimer1 le 6 février 2011 à Paris. Femme de lettres et poète française d’origine libanaise. Elle est la mère du chanteur Louis Chedid, de la peintre Michèle Chedid-Koltz et la grand-mère du chanteur M.


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Jean de Dieu, c’est son prénom, vit dans une famille bourgeoise espagnole très catholique pratiquante au point qu’il envisage la prêtrise. Sa jeune cousine lui fit découvrir une autre facette de la vie et c’en est fini de la future carrière dans les ordres. Ce fut sa première mort. La seconde est  son exil en France suite à la prise du pouvoir par Franco et à la mort du Front Populaire. Il ne reverra plus jamais l’Espagne. La chute du Mur de Berlin sonnera la fin  de son idéal communiste. Voici qu’arrive « la Salope » c’est ainsi qu’il appelle sa maladie. Victime d’un Alzheimer, il luttera pour reculer l’échéance de sa troisième mort. La quatrière fut l’ultime et l’inéluctable.

J’oserais dire qu’il y en a une cinquième, même si elle n’est pas directe, mais induite : le désespoir d’Isabelita, sa femme.

Jean de Dieu a fait de belles rencontres qui ont changé sa vie, entre autre, le Père Amédée, ce curé, ancien légionnaire qui le confortera dans la perte de la foi.
« La nature ayant horreur du vide, Jean chercha à s’évader du conservatisme de sa Sainte Mère l’Eglise et des pesanteurs familiales en fréquentant secrètement des milieux athées et anarchistes. » Son camarade de foot, Miguelito, lui présente son père, un ébéniste prénommé José que l’on appelle « José le Bolcheviste ». Il deviendra son père spirituel. Il le suivra et deviendra à son tour ébéniste. Ils se réfugieront à Paris où il épousera Isabelita épousera et à qui il vouera un amour infini.
 

Avec un style fluide, direct, tour à tour poétique, humoristique nous raconte la vie de Jean de Dieu, nous parle de cette seconde moitié du XXème siècle. En toute simplicité, elle nous pose quelques questions sur la vieillesse, la mort, les convictions, l’amour.

Les quatre morts de Jean de Dieu, c’est le roman d’un homme simple et intègre ou d’un homme tout simplement. Un superbe livre qui, une fois fermé reste dans la mémoire car on peut se reconnaître ou reconnaître un proche. C’est un vrai roman d’amour, un roman d’amour de la vie et des autres.

Quelques extraits :

« Si l’on considère que le poème est porteur d’un certain questionnement sur le monde à travers la langue, cela implique que la poésie intervient dans cet espace au sein duquel se joue notre rapport au monde et au sens.
En poésie comme en science, c’est l’étonnement, l’émerveillement devant le réel qui se révèle source de sens. »
« Ces grammairiens paranoïaques ont construit une forêt d’obstacles à l’envol des mots. C’est pourquoi nous avons l’immense, le surprenant, le miraculeux bonheur d’avoir hérité une merveilleuse volière dans laquelle chantent et battent des ailes des millions de captifs heureux : les poétiques mots-oiseaux. »
« La vie, il faut la saisir au collet depuis son plus jeune âge. Avec sérénité, mais avec appétit féroce ».

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Kamal Ben Hameda - La compagnie des Tripolitaines

4 Février 2012, 18:10pm

Publié par zazy

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La compagnie des Tripolitaines
Kamal Ben Hameda
Editions Elyzad
109 pages
ISBN : 9789973580344



4ème de couverture

A Tripoli, dans les années soixante, on fête la circoncision du narrateur. Pourtant le jeune garçon ne peut se résoudre à quitter le royaume régi par sa mère et ses amis, Fella la "mangeuse d'hommes", Nafissa qui fume et qui boit, Jamila la sensuelle. Toutes tripolitaines d'origine arabe, berbère, africaine, italienne, juive. De ses errances d'une femme à l'autre, dans une société où l'on ne mâche pas ses mots et où le regard porté sur les hommes est sans concession, le petit mâle en devenir forge sa sensibilité. C'est un monde débridé, puritain, une Libye hors temps qui s'exprime dans cette ronde de portraits de femmes. Au-delà des contraintes de la bienséance comme dans l'intimité d'un gynécée, explosent leurs bravades et leurs malices, leurs vengeances et parfois leurs révoltes.

Biographie de l’auteur :
Kamal Ben Hameda est né en 1954 à Tripoli. Dans les années 70, il quitte un pays dont il dénonce l'oppression insidieuse et la "sécheresse intellectuelle", part en France poursuivre ses études puis s'établit aux Pays-Bas où il vit aujourd'hui. Il est l'auteur de nombreux recueils de poésie et d'un récit autobiographique en quête de son enfance tripolitaine.

Mon avis :


J’ai lu « La compagnie des Tripolitaines » dans le cadre de l’opération Deux éditeurs se livrent spécial Maghreb, organisée par Libfly, les éditions Barzakh et Elyzad  et je les remercie chaleureusement. J’ai encore pu apprécier la qualité d’impression, la beauté du papier, le travail bien fait.

Hadachinou, jeune garçon tripolitain erre dans la maison en attendant quoi ? Il n’en sait rien, mais quelque chose se trame. Tante Fatima est là avec sa fille Houda, le boucher sacrifie un agneau, sa mère prépare à manger. On lui rase le crâne, hormis un toupet sur le front et l’habille de blanc. Dans la salle à manger, le père et ses amis mangent et prient. A la fin de la sourate un homme  muni d’une lame de rasoir lui demande d’avancer et c’est la circoncision. Hadachinou ne fait plus partie des petits : c’est un homme maintenant, il va devoir quitter les lieux des femmes, alors qu’il préfère leur compagnie à celles de camarades de jeux, d’ailleurs, il n’en a pas.

Alors que la circoncision devrait être une étape importante dans la vie d’un petit garçon musulman, Hadachinou préfère nous parler de  « ses femmes » dans la Tripoli multiculturelle et multiconfessionnelle des années 60, celle d’avant Kadhafi. Une ville qui se relève  bien que meurtrie par la guerre et l’occupation italienne.

Sa mère, qui le rabroue, Tante Zohra, si timide, si effacée, si démunie. Vient le tour de tante Hiba qui redoute les coups de son versatile époux, jamais content trouvant tous les prétextes pour la battre comme plâtre.
Par contre, rendre visite à Fella la juive et ses bonbons au miel, quel plaisir ! Avec elle il ose parler, lui faire des confidences. Et la Signora Filomena, la couturière italienne, toujours en retrait, mais qui savait être gaie. Nafissa était sa meilleure amie… elles fumaient et buvaient ensemble en se tenant par la main…. Et il y a Jamila, l’amie d’enfance de sa mère Ah Jamila !

Il écoute et connait toutes leurs histoires, des histoires toujours un peu tristes de viol, mariage forcé….Elles se mettent à nu devant lui en parlant de leurs corps maqués par les grossesses, la flétrissure de leurs visages, les assauts de leurs maris… Elles ne sont pas tendres avec eux. Ils ne sont pas beaux ces hommes : ils battent leurs femmes, se saoulent,  ne font rien ou pas grand-chose, passent leurs temps à la mosquée ou… ailleurs.

Pendant ce temps, elles discutent entre elles, se retrouvent comme des petites filles, avant le mariage. Ces babilles leurs permettent de résister, de continuer à vivre, car la vie n’est pas tendre avec elles. Leurs conversations tendres ou douces-amères, peuvent être crues


La cuisine est omniprésente dans ce livre et le souvenir qu’il en a très puissant. Comme la ville, elle est multiraciale, colorée et pimentée

J’ai aimé suivre Hadachinou lorsqu’il écrase les tomates avec les pieds, quand il regarde les femmes.  C’est un véritable éveil à la sensualité. J’aime comme il aime ces femmes. C’est presque un livre féministe, surprenant car écrit par un homme, mais un homme qui les regarde avec si une grande tendresse.


Quelques extraits :

J’ai peur, Signora Aziza, j’ai peur. Et si je devais finir ma vie ailleurs ? Je mourrais loin de Tripoli ! Mon marie, il n’arrête pas de dire qu’un jour on va nous vider d’ici ! – N’aie pas peur, Signora Filomena, je serai là pour te défendre… Et pourquoi vous chasserait-on ? Vous êtes nés ici, vous êtes Tripolitains… »
« La famille de Signora Filomena était installée à Tripoli depuis trois générations
« Les hommes, en dehors de leur ventre ou de leur zob, ne s’intéressent à rien sinon à détruire d’une main ce qu’ils viennent de construire de l’autre. »
Comme on le sait, les désirs des hommes et les pas du temps arpentent rarement les mêmes chemins. Cet homme qui devait ad vitam aeternam prendre le titre d’époux respecté n’était pas celui de mes vœux, mais quelqu’un que je n’avais jamais vu.

Oui, qu’est-ce que je disais, oui, le mariage ! C’est affreux, ça, chier des filles qui seront esclaves toute leur vie et des garçons qui vont les faire trimer et lisser l’ennui et la mort ! Non et non ! disait souvent tante Nafissa

"Je fais comme beaucoup d'entre nous, poursuivait la femme, j'ouvre mes jambes et je le laisse me niquer ; de toute façon ça ne dure pas très longtemps... trente secondes, une minute et voilà ! J'en suis quitte... Quelle plaie !... Vous vous rappelez celle qui a coupé le zob de son mari ? Eh bien, son mari la battait tellement, à lui faire voir les étoiles à midi ! Nous le savions, toutes, mais que pouvions-nous faire ? Dehors c'était un homme pieux et respecté, il allait à la mosquée tous les jours, mais comme tous les autres, les femmes, il les haïssait !"

« Tante Tibra combien as-tu mangé d’hommes ?
-Ne dis pas de bêtises,  petit bonhomme ! »
Et pour la faire rire encore, je la pris dans mes bras et lui mordillai le sein. « Attends, quand tu seras grand, il en faudra plus que de baiser les seins d’une femme pour ravir son cœur mon petit Hadachinou ! » s’écria-t-elle en me repoussant ».

 

Je remercie chaleureusement logo-libflybis et les Editions banner5.jpg pour la qualité de ce partenariat.

 

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images d'hiver

4 Février 2012, 16:38pm

Publié par zazy

Je reviens d'une petite promenade dans la forêt avec ma chienne et j'en ai profité pour prendre quelques clichés

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