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ZAZY - mon blogue de lecture

Jacques Thomassaint : En attendant la canicule

30 Janvier 2012, 22:43pm

Publié par zazy

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En attendant la canicule
Jacques TOMASSAINT
Editions Mutine
218 pages
ISBN : 9782911573293



4ème de couverture

"...D'un bout à l'autre du défilé, les nouvelles circulaient, propagées par les téléphones portables, les e-mails et les photos numériques. Vieux peut-être, sous-équipés, certainement pas ! On apprenait ainsi que la plupart des établissements avaient été pris d'assaut, que la résistance avait parfois été rude, que des grabataires avaient pris les armes, que des paraplégiques se carapataient dans les campagnes, poursuivis par des meutes de chiens spécialement dressés, que des maisons s'ouvraient  afin de planquer les fuyards, que des infirmières avaient pris fait et cause pour leurs impatients et que des escouades de blouses blanches montaient des opérations commandos, la seringue de sédatifs à la main en direction des forces de l'ordre !..."

    Emoustillés par la fugue de Louis et de Mathilde fuyant à moto la maison de retraite pour vivre une dernière aventure, les vieux de la Pension des Oiseaux vont se révolter contre une institution qui les infantilise. Ils se refusent à attendre la canicule et la mort en complète dépendance. Ils décident donc de se mettre en autogestion.

    C'est la rébellion des anciens que Jacques THOMASSAINT va nous faire vivre au travers de dialogues pétillants d'humour, de situations cocasses, ubuesques, épiques comme la manifestation des vieillards à Paris...

    En attendant la canicule est un livre drôle, au rythme endiablé. On sent chez l'auteur une imagination débordante, une intense jubilation, un style truculent qui lui permet aussi, au travers de portraits caricaturaux, d'asséner quelques vérités sur le drame vécu durant l'été 2003.



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Eté 2003, la canicule sévit en France et nos anciens, dans les maisons de retraite, n’osent plus sortir. Plus sortir…. attention à la généralisation !! Le Louis et la Mathilde en profitent pour faire le mur et oui… ils quittent définitivement « la pension des oiseaux » pour vivre leur idylle loin des yeux et des oreilles de la « Frau Fouettard ». Bien entendu, la gendarmerie s’est déplacée et recueille les témoignages de tous les pensionnaires et quels témoignages !!!

Cela leur a donné comme un petit coup de fouet à tous, comme une envie de « et puis si nous aussi…. », surtout Ludwig et, de fil en aiguille ils s’organisent…. Réunions nocturnes dans la vieille chapelle désaffectées, conciliabules divers et…. Ils passent à l’acte, endorment le personnel de nuit, dévient toutes les routes d’accès, virent la directrice, alias Frau Fouettard et se mettent en autogestion. Un vrai remake de 1968.  La révolte s’exporte dans toutes les maisons de retraite de France.

C’est une vraie farce (genre dramatique qui a comme but de faire rire et qui a souvent des caractéristiques grossières, bouffonnées, et absurdes, selon wikipedia) que cette histoire. La couverture du livre n'est pas en reste.

Sous ses côtés rigolos, outranciers, Jacques Thomassaint dépeint la vie dans ces maisons de retraite où nos seniors sont infantilisés, enfermés, gagatisés, privés d’une vie sociale normale. Il caricature les manquements de nos chères sommités pendant cette canicule.

Ce livre est truculent, les situations cocasses voire ubuesques (la manif à Paris), je jubilais à le lire. Dans un style alerte, Jacques Thomassaint égrène quelques vérités bien senties.

Un coup de cœur, non, un coup de rire en cascades.


Quelques dialogues :
L’expectatif et l’interrogatif régnaient donc dans la stratosphère responsable et itou dans les sous-couches immédiatement sous-irresponsable ! La « Frau Fouettard » avait l’œil et l’humeur dans des nuances identiques : sombre et irascible.
Monsieur le Directeur Régional de la Maladie Départementale, qu’en pensez-vous ?
Rien Monsieur le Préfet, rien, comme d’habitude. Je ne suis pas payé pour penser, mais pour appliquer et faire appliquer !
La gueule enfarinée du Bilalion de service venait tout juste d’apparaître, l’ai grave et l’œil inerte sous la paupière lourde. Les ordres étaient clairs : minimiser cette affaire de vieux enragés qui se croyaient encore en démocratie !
Speculum ! Cette histoire est liée à la température : Nous en avons l’exemple dans les modes de vie des populations péri-volcaniques ! Faites baisser la température de l’aire de six degrés Celsius et vos révolutionnaires reviendront à des mœurs plus paisibles ! Par Fahrenheit, je vous l’assure !
Ah, c’est bien une idée de Speculum ! Et comment tu la fais baisser, la température ?
Mon cher ami, cette question n’est pas de mon ressort, mais de celui des climatologues ! Qu’ils se démerdent ! Moi j’analyse froidement, je constate, et je conclus !

Biographie de l'auteur (site de l'éditeur)

Né en 1942, Jacques THOMASSAINT a longtemps exercé dans l’Education Nationale. D’abord instituteur, puis rééducateur. Il publie d’abord des recueils de poésie, avant d’écrire pour la jeunesse et de publier un essai sur l’usage du conte en rééducation.
    Aujourd’hui établi en Bretagne, il poursuit des travaux d’écriture multiformes : poésie, pamphlet, nouvelles, roman, théâtre, articles. Il anime un atelier d’écriture, lit parfois poèmes et nouvelles en public, rencontre les élèves dans les écoles et participe à des soirées slam.

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Nadine Monfils - Nickel blues

26 Janvier 2012, 17:43pm

Publié par zazy

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Nickel blues
Nadine Monfils
Editions Belfond
215 pages
ISBN : 9782714443878


4ème de couverture
Présentation de l'éditeur
Ça se passe en Belgique. Deux ados, Ralph et Tony Boulon, décident de ne pas accompagner leurs parents en vacances. Après un mois de nouba dans le pavillon familial, les deux frères se réveillent complètement dans le cirage. Ils découvrent la maison sens dessus dessous : la baignoire est remplie de vaisselle, des capotes pendent au lustre et le canari est retrouvé calciné dans le four ! Seul Bubulle, le poisson rouge, est sauvé in extremis, surnageant dans des eaux douteuses. Gros problème : les parents rentrent le lendemain et les frangins ont une touffe de poils dans la main. L'aîné a soudain une idée géniale : kidnapper une nana du coin pour faire le ménage. Mais les choses ne se passent pas exactement comme prévu, Ralph et Tony se retrouvant embarqués malgré eux dans une aventure rocambolesque. Humour noir et suspense sont au rendez-vous de ce roman jubilatoire dont on ressort essoufflé et réjoui.

Nadine Monfils est belge et vit à Montmartre. Elle est l'auteur d'une trentaine de romans et de pièces de théâtre jouées en Belgique. Elle a publié des polars à succès, dont Monsieur Émile dans la " Série Noire " de Gallimard. Également cinéaste, elle a réalisé Madame Édouard, un film avec Michel Blanc, Didier Bourdon, Dominique Lavanant et Josiane Balasko, dans lequel elle met en scène le célèbre commissaire Léon - un flic qui tricote ! -, le héros de sa série policière aujourd'hui étudiée dans les lycées. Nadine Monfils a reçu le prix Polar 2007 au salon Polar & co de Cognac pour Babylone Dream, paru chez Belfond.


Ralph et Tony Boulon, 2 glandeurs de première doivent faire le ménage de la maison avant que les parents reviennent et, même un régiment de chimpanzés auraient fait moins de dégâts que leurs bande de branleurs ivrognes. Comme deux bons gougnafiers qu’ils sont, ils vont à la recherche de la bonne âme qui fera le ménage en 1 journée top chrono…. Pas facile me direz-vous, peut-être, mais si ils la kidnappent ??? après tout c’est faisable. Si tôt dit, si tôt fait. Les voici de retour avec Rita obligée de s’exécuter. Retour des parents, bisous, bisous, oh la la !! les ennuis vont commencer avec la séquestration de Rita….. tout le livre est à l’avenant avec le vocabulaire idoine. Cette aventure les mènera jusqu’à Ostende, orchestré par les chansons de Brel. 

J’ai bien ri au début, mais la lecture de ce livre devint vite indigeste. Le vocabulaire est vraiment vulgaire, les situations scabreuses. « Eh ça te dirait de meuler un p’tit coup ? Tu sais, j’suis pas très bricoleur… Justement, je vais t’apprendre à te servir de tes outils, proposa Ralph en ouvrant sa braguette. Pose tes fesses-là, ordonna-t-il à Rita  en lui désignant la table de la cuisine…… j’peux pas tringler une pâte molle, conclu Ralph. J’ai l’impression de baiser Fulber ! Mais toi qu’est-ce que t’attends ? » Plus loin dans le livre, nous découvrons que, Homère, le mari de Rita couche avec sa propre mère. « Ne vas surtout pas croire que je suis jaloux parce que t’as baisé ma pute de femme ! Elle vaut pas un clou. T’as pas fait une affaire, mon pauv’vieux. Ma Dora est une bien meilleure suceuse ! c’est l’expérience précisa-t-elle fièrement»

Sur Amazon, en cherchant l’image de ce livre, j’ai vu qu’il y avait une autre édition. Curieuse, je clique et je vois que c’est une édition belge…… pour la jeunesse !!!! Horreur, jamais je n’oserai passer ce livre à ma nièce de 12 ans !!!!!

Quant à l’intrigue elle est bien mince et j’ai plus l’impression d’une logorrhée que d’un texte construit. Vous avez compris, je n'ai pas aimé ce road-movie, trop gênée par le vocabulaire et l'attitude générale des protagonistes de ce livre, mais je ne renonce pas puisque j'ai dans ma PAL " les vacances d'un serial-killer".


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Jane Austen - Orgueil et préjugés

25 Janvier 2012, 18:45pm

Publié par zazy

 

  Image (50)

Orgueil et préjugés
Jane Austen
Traduction de l’anglais : non noté

 

 

Résumé

Mr et Mrs Bennett ont cinq filles à marier. À l'arrivée d'un nouveau et riche voisin, la famille espère que l'une d'entre elles pourra lui plaire... Au-delà des aventures sentimentales des cinq filles Bennett, Jane Austen dépeint les rigidités de la société anglaise au tournant du XIXe siècle. Le comportement et les réflexions d'Elizabeth Bennett, son personnage principal, révèlent les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la gentry campagnarde pour s'assurer sécurité financière et statut social : la solution passe en effet par le mariage.
Drôle et romanesque, ce chef-d'oeuvre de Jane Austen continue à jouir d'une vive popularité et a donné lieu à de nombreuses adaptations..
Description
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.



Je ne vous ferai pas l’injure de résumer ce livre connu de beaucoup.
Bon, ça y est, je l’ai lu.  J’ai eu la malchance de tomber sur une édition dite « large vision » pleine de coquilles et d’omissions…. Pas très agréable à lire.
J’ai complètement été  parasitée par le film que j’avais vu à la télévision. De ce fait, j’ai beaucoup peiné à le lire …. et je ne garderai pas beaucoup de souvenirs de cette lecture.
Par contre, j’ai dans ma PAL, un autre livre de Jane Austen que je me ferai un plaisir de découvrir.

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Steinunn Sigurdardottir - Le cheval soleil

25 Janvier 2012, 16:13pm

Publié par zazy

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Le cheval soleil
Steinunn Sigurdardőttir
Traduit de l’islandais par Catherine Eyjőlfsson
Editions Héloïse d’Ormesson
185 pages
ISBN : 9782350870809


4ème de couverture :

Le chagrin d'amour est-il une maladie ? L'épidémie aura-t-elle raison de toute la famille de Li ? Avec son frère Mummi, Li est perdue dans une demeure de trois cent soixante mètres carrés où les câlins n'existent pas. Ses parents médecins sont trop préoccupés par leurs petites malades pour se soucier d'elle. Aussi sa vie ne commence-t-elle pour de bon qu'avec le grand amour. Pourtant Li refuse le bonheur et rompt trop vite. Impossible pour elle d'échapper à une existence faite d'attente et d'amertume. Jusqu'au retour, tardif, de l'être aimé. La résurgence des souvenirs revêt une forme inattendue dans ce roman où le dépaysement vous saisit d'emblée et ne vous lâche plus. --
Biographie de l'auteur
Romancière et poète, Steinunn Sigurdardottir est également une traductrice réputée. Après Le Voleur de vie, adapté par Yves Angelo, sur un scénario de Nancy Huston, avec Sandrine Bonnaire et Emmanuelle Béart, Le Cheval Soleil est son troisième roman traduit en français. Elle partage sa vie entre l'Islande et l'Allemagne.


Lilla, bien que son prénom sente le printemps, n’est pas une femme épanouie. Depuis le départ de Magda, elle assure l’intendance de la maison et s’occupe de son petit frère alors qu’elle n’est, elle-même, qu’une enfant. Petit à petit elle se renferme sur elle-même. Ses parents, docteurs, vivent pour les enfants de l’hôpital, et leur chagrin d’amour respectif, d’ailleurs son frère et elle les nomment « les époux ». Elle n’a jamais eu, depuis le départ de Magda, de câlins. Jeune femme, Li rencontre l’amour, connait la joie et le bonheur, jusqu’à ce qu’elle mette fin à cette relation, comme si tout bonheur lui  était refusé. Mariée à un autre parce qu’il le voulait, elle vit une vie triste et morne d’infirmière au service des mourants.

Enfant, elle allait voir « l’herbivrogne » une pauvre femme trop portée sur la bouteille dont la petite fille adorée a été confiée à une autre famille. Elle se trouvait bien avec elle, qui lui préparait des crêpes, lui parlait de sa fille jusqu’au jour où Li la trouve pendue, sans comprendre ce qu’elle avait vu. La fille d’herbivrogne deviendra son amie virtuelle puisque elle n’a aucune amie.

Une fois divorcée, elle revient dans la maison de son enfance et là, elle voit une silhouette connue : celle de son ancien et toujours amoureux.

Tout repart, peut-être que l’épidémie de chagrin d’amour à vie touchant sa famille et beaucoup d’islandais ne la touchera plus, qu’elle va pouvoir s’ouvrir à la vie. La chaleur, le désir de couleurs reviennent en elle, mais….

L’écriture de Steinunn Sigurdardottir est toute en demi-teinte, emprunte de poésie. J’ai beaucoup aimé ce livre mélancolique où tout arrive trop tard où la mort est omniprésente, même la « petite mort » qu’est la vie de Lilla.

« Ce fut un jour de sale temps, alors que Mummi et moi achetions le lait caillé que Ragnhildur prenait au petit-déjeuner pour ne pas avoir mal au cœur à cause du café, que Halla laissa échapper en me rendant la monnaie :
Tu n’as vraiment rien d’un cheval soleil, ma petite
Je ne compris pas ce que cela voulait dit, si c’était un dicton ou quoi, comme on en trouve dans les œufs de Pâques, mais je trouvai plutôt navrant de ne pouvoir être appelée cheval soleil et cela me fit pleurer deux soirs de suite. Mummi, spécialiste en surnoms, me transforma en pouliche soleil »













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Jean-Paul Dubois - Une vie française

25 Janvier 2012, 14:48pm

Publié par zazy

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Une vie française
Jean-Paul DUBOIS
Editions de l’Olivier
357 pages
ISBN : 2879294673


4ème de couverture :

Petit-fils de berger pyrénéen, fils d'une correctrice de presse et d'un concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d'abord un enfant de la Ve République. L'histoire de sa vie se confond avec celle d'une France qui crut à de Gaulle après 58 et à Pompidou après 68, s'offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir, pour se jeter finalement dans les bras de Chirac. Et Paul, dans tout ça ? Après avoir découvert, comme il se doit, les joies de la différence dans le lit d'une petite Anglaise, il fait de vagues études, devient journaliste sportif et épouse Anna, la fille de son patron. Brillante chef d'entreprise, adepte d'Adam Smith et de la croissance à deux chiffres, celle-ci lui abandonne le terrain domestique. Devenu papa poule, Paul n'en mène pas moins une vie érotique aussi intense que secrète et se passionne pour les arbres, qu'il sait photographier comme personne. Une vraie série noire - krach boursier, faillite, accident mortel, folie - se chargera d'apporter à cette comédie française un dénouement digne d'une tragédie antique. Jardinier mélancolique, Paul Blick prend discrètement congé, entre son petit-fils bien-aimé et sa fille schizophrène. Si l'on retrouve ici la plupart des " fondamentaux " de Jean-Paul Dubois - dentistes sadiques, femmes dominatrices, mésalliances et trahisons conjugales, sans parler des indispensables tondeuses à gazon -, on y découvre une construction romanesque dont l'ampleur tranche avec le laconisme de ses autres livres. Cet admirateur de Philip Roth et de John Updike est de retour avec ce roman dont le souffle n'a rien à envier aux grandes sagas familiales, dans une traversée du siècle menée au pas de charge.

Jean-Paul Dubois est né en 1950 à Toulouse, où il vit actuellement. Auteur de nombreux romans ( Je pense à autre chose, Si ce livre pouvait me rapprocher de toi), d'un essai (Eloge du gaucher) et de récits de voyage (L'Amérique m'inquiète), il a obtenu le prix France Télévision pour Kennedy et Moi (Seuil, 1996) et le prix Femina pour Une vie française (L'Olivier, 2004). Il est journaliste-reporter au Nouvel Observateur.


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Le dimanche 28 septembre 1958, les français adoptent la nouvelle constitution de la Vème république et c’est également le jour de la mort de son frère. Ainsi commence le début de ce roman. A l’aube de ses 54 ans,  Paul Blick  retrace son enfance, sa jeunesse, son mariage, sa vie de doux rêveur photographe d’objets inanimés. Paul Blick marche à côté de sa vie jusqu’au jour du décès de sa femme dans un petit avion de tourisme en compagnie de son amant. L’amant, passe encore, mais, il s’aperçoit que son entreprise de Jacuzzi qu’il croyait très prospère est en déliquescence complète et qu’il doit tout vendre. C’est également l’instant de son réveil à la vie car il doit se prendre en charge et ne plus se laisser aller au gré des évènements.

Certains passages sont très amusants. Si vous trouvez un drôle de goût à votre rôti, regardez du côté de votre fils pré-pubère !!!! Lorsqu’il nous parle du héros, à la vie, à la mort, de sa mère, les souvenirs remontent à la surface.

Sans nous fatiguer ni nous lasser, Jean-Paul Dubois nous dépeint la vie sociale et politique de la seconde partie du XXème siècle qui est celle du baby-boom (je n’aime pas ce nom) à travers sa vie et celle de sa famille proche, la vie d’une famille française bourgeoise.

Ce n’est pas un simple récit : j’ai fait ci, il m’est arrivé ça. Non Jean-Paul Dubois raconte l’histoire, nous parle de son époque, de cette génération que je connais très bien puisque c’est la mienne.  Chaque évènement de la vie personnelle de Paul Blick se trouve lié à un évènement de la vie politique et sociale. Par certains points, je trouve qu’il me ressemble comme un frère, ses doutes, ses espérances, je les ai connus, J’ai marché à côté de lui. Nous sommes passés par les mêmes stades, je n’ai vu et n’ai ressenti  aucune nostalgie dans cette lecture. J'ai aimé les titres, ne se référant pas à l'histoire de la vie de Paul Blick, mais à nos présidents de la république : Valéry Giscard d'Estaing (27 mai 1974 - 21 mai 1981), François Mitterrand (1) (21 mai 1981 - 7 mai 1988)


Je voulais lire « une vie française » depuis fort longtemps et j’ai passé un très bon moment, passant du sourire à l’émotion. Plus je lis Jean-Paul Dubois, plus je l’apprécie. Il n’y a que « Vous plaisantez Monsieur Tanner » que je n’ai pu terminer, il faudra que je retente une lecture.











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Bernard Chatelet - Il aurait dû passer la balle à Kougloff !

24 Janvier 2012, 15:40pm

Publié par zazy

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Il aurait dû passer la balle à Kougloff !
Bernard Chatelet
Editions Mutine
187 pages
ISBN : 9782911573279


4ème de couverture
"... Le Game est né sous nos yeux, adolescent difforme de ses origines incertaines puis monstre adulte dévorant ses vestales. Du fond de ma coquille, sous la membrane de mon idiotie, je l'ai observé. Je me suis imposé de ne pas le servir, puis au fil du temps, j'ai réalisé sa monstruosité. J'ai compris les raisons qui ont fait qu'un jour, j'ai pressenti qu'il ne fallait pas passer la balle à Kougloff et souhaité retourner dans le cocon originel. J'ai réalisé la stupidité qu'il y avait à idolâtrer ces hommes qui avaient fait de la dispute d'une balle, l'affaire de notre vie. Ce n'était, autrefois, bien avant que je ne le serve, qu'un simple jeu, une détente pour l'esprit, un exercice pour le corps.... " Peuk aurait-il dû passer la balle à Kougloff ? Hanté par l'importance démesurée prise par le sport en général et par le football en particulier, Bernard Chatelet imagine, à partir de cette question-leitmotiv lancinante, la société à venir soumise à la loi du "Game", à l'uniformisation des modes de vie et des esprits. Vision d'apocalypse rendue supportable par l'humour, tour à tour tendre et féroce, de l'auteur.
Est-il encore temps de réagir ou devra-t-on compter sur une intervention divine pour infléchir le cours inexorable de la décadence ? Un roman à suspens, plaisant à lire mais qui oblige à une réflexion approfondie sur notre devenir.



Biographie de l’auteur
"Je suis une marquise de Sévigné du monde des camionneurs", ainsi se définit Bernard Châtelet, né à Neuville des Dames, en Dombes. Maintenant, Il vit près de Bourg en Bresse. Il est venu à la littérature "par passion, et par accident..."  Auteur prolixe, il a été primé à l'échelon national pour sa nouvelle "Histoire d'image" organisé par l'Association française des Cinémas d'art et d'essai, le centre national du cinéma et le centre national du livre. Il a écrit, entre autre : Le Moche et la Mouche,  T'iras pas cracher sur ma Dombes ! Les Tours du Silence

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Klougoff, vous vous en souvenez ??? mais si, un très bon joueur du Game, vous l’avez souvent vu à la télévision !! Comme récompense, il fut Etalon et oui, vous avez bien compris, à lui les jolies pouliches ou alors, simplement banque du sperme… quant à Denis Patelin, alias « Peuk » il n’a pas voulu passer  la balle à Kougloff et, comme il n’était pas considéré comme un bon joueur, il fut envoyé à « l’Arche de Vie » et devient ldle-Consumer  IC, autrement oisif à vie… Non pas si oisif que cela car, il FAUT absolument regarder le Game.
La vie dans ce bâtiment « vieille coque radoubée pour traverser l’ère du Game » est sans surprise. Vous n’avez rien à faire… les WC (worker-consumer) vous apportent à manger. Tout est prévu, même les médicaments qui font de vous des moutons sans pulsion sexuelle ni même amoureuse. Mais attention, il faut parler la langue universelle : l’anglais et non pas le dialecte (français) !! Mademoiselle vient le voir tous les jours avec son tricot et lui apprend l’art de manier les aiguilles. Un petit concours s’établit entre eux à qui finirait le premier, alors qu’elle essaie de le faire parler sur ce refus dans le Game….
J’ai oublié de vous prévenir, nous ne sommes plus en 2012 après JC, mais en 177 après F.B.
Tout est surréaliste comme dans un tableau d’Yves Tanguy. Tout parait lisse en surface et cela fait peur, mais tout bouillonne à l’intérieur, enfin pour certains.
Le temps s’écoule lentement « des années d’engourdissement, conscient, accepté, recherché. Combien ? vingt, trente ? Ne pas compter ! Immobiliser le temps. Chaque jour durant ces longues années fut pareil à chaque autre jour. Attendre le journal, attendre l’heure du Game, attendre le plateau-repas. Manger, c’est toujours bon. Toujours les mêmes goûts, tous bons ! »
Un matin, il y eut une pièce d’échec tombée d’on ne sait où et le petit grain de sable grippe la machine à faire des zombis. La fin ? et bien à vous de la découvrir.

J’ai lu ce livre alors que j’avais la grippe et les 40 de fièvre me posèrent au milieu du patio dans des rêves surréalistes. Ce ne fut pas facile à lire bien que l’écriture soit fluide, mais je n’aimais pas trop ce que les pages véhiculaient. Un futur pas réjouissant du tout, mais presque plausible, sait-on ce qui peut germer dans la tête d’un membre d’Euphoris. Je préfère écrire presque plausible car je suis très optimiste !!!

La postface de Bernard Chatelet est salutaire pour éviter d’avoir à supporter réellement cette vision d’apocalypse qu’est le Game. Que vive le sport amateur et non le sport à mateurs.

Un livre à lire. L’humour et la tendresse de Bernard Chatelet pour ces personnages en rendent, malgré la perspective peu réjouissante, la lecture ludique

Aussi agréable à déguster que le gâteau du même nom avec un bon thé fumé !!!

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Silvio d'Arzo - Maison des autres

21 Janvier 2012, 17:00pm

Publié par zazy

Maison des autres

Maison des autres
Auteur : Silio d’Arzo
Traducteur : Bernard Simeone
Collection « Terra d’Altri » Editions VERDIER
82 pages
ISBN :28643203657

 

4ème de couverture

Grand admirateur de James et de Conrad, D'Arzo sait bien que les moments essentiels sont ceux où "il ne se passe rien". Mais ce rien engendre ici une prose tendue et scandée où chaque mot semble arraché à la plus secrète réticence. La douloureuse question que la vieille femme de Maison des autres, après maints détours et lapsus, pose au prêtre d'un village perdu de l'Apennin émilien ne peut avoir de réponse.
Dans un univers minéral et désolé que rythme le retour obsédant des saisons et des gestes, à peine troublé par le drame indicible qui fait le livre, elle renvoie chaque lecteur au profond de lui-même.

Biographie de l’auteur :
Siliov d’Arzo, Ezio Comparoni de son vrai nom est né à Reggio Emilia en 1920. Il y est mort en 1952, sans en être jamais vraiment parti.


Ce court roman, plutôt une longue poésie en prose nous promène dans les Apenins, région de montagnes où il ne se passe rien. La vie s’écoule au rythme des saisons, du passage des chèvres. Pourtant… le curé va rencontrer une vieille femme, aucune parole n’est échangée, ils se guettent pendant plusieurs semaines et un jour, Zelinda, tel est son prénom, finira pas poser Sa question : « Est-ce que, dans un cas spécial, tout à fait différent des autres, sans faire de mal à personne, quelqu’un pourrait avoir la permission de finir un peu plus tôt ? ». Le prêtre ne saura lui répondre que la sauce convenue de l’Eglise et ne saura pas aider et rejoindre Zelinda. Il se retrouve face à son inutilité et part.

Ce livre si beau est un chant mélancolique sur la solitude, le silence uniquement rompu par le bruit des clarines. C’est une ode à la beauté de cette région que Silvio D'Arzo décrit tel un peintre.

Ce petit livre est un vrai bijou à lire, relire encore et encore. Je dois le rendre à la bibliothèque, mais une chose est certaine : je vais me l’acheter pour me repaître de cette poésie. Il n’y a pas besoin d’action, de circonvolution pour faire un beau livre. Silvio d’Arzo nous en fait une démonstration magistrale.

Un vrai et réel coup de cœur.

Ce coup de coeur, je le dois, entre autre,  à Mimi et Kenvao que je retrouve sur le forum logo parfum(cliquer sur le logo)

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Mitch Albom - Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut

17 Janvier 2012, 22:04pm

Publié par zazy

Les-Cinq-personnes-que-j-ai-recontrees-la-haut.jpg

Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut
Mitch Albom
Traduit de l’américain par Edith Soonckindt
Oh Editions
273 pages
ISBN : 9782915056198



4ème de couverture
Cinq personnes que vous avez croisées de votre vivant vous attendent là-haut. Leur sort est intimement lié au vôtre, et pourtant vous ne les connaissez pas forcément. Ces cinq rencontres, belles ou terribles, vous révèleront les fils invisibles qui nous relient tous les uns aux autres.
Ignorant tout cela, le vieil Eddie, chargé de l'entretien des manèges d'une fête foraine, fait ses premiers pas là-haut. Au fil des rencontres qui lui sont destinées, il découvrira les clefs de la vérité pour plonger enfin dans une bienfaisante éternité.
'Nous avons tous notre petite idée sur le Ciel. Cette histoire est racontée pour que les gens qui ont pu croire leur passage sur terre sans importance se rendent au contraire compte qu'ils en ont eu beaucoup, et aussi combien ils ont été aimés.'

Le vieil Eddie meurt écrasé alors qu’il essayait de réparer un manège et en voulant sauver une petite fille. Le voici transporter sur des nuages et il va rencontrer 5 personnes qui sont intervenues dans sa vie. Sorte de passage initiatique avant d’arriver au ciel….. bon, Je ne voudrais pas être méchante, mais il y a comme un air de Marc Lévy et….. bof. Beaucoup trop moraliste sauce américaine façon chrétienne, trop de bons sentiments.

Ce livre ne me laissera pas un grand souvenir, je pense que vous l’aviez compris. Ses qualités littéraires ne m’ont pas faite bondir de joie et le thème trop béni oui-oui n’est pas pour moi.

Lu dans le cadre du Challenge 2011-2012 de ârtage lecture

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Adlène MEDDI - La prière du Maure

16 Janvier 2012, 23:30pm

Publié par zazy

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La prière du Maure
Adlène MEDDI

Editions JIGAL Polar (France)

Editions BARZAKH (Algérie)

170 PAGES

ISBN : 9782914704649



2 jours de terreur à Alger la blanche !
Djo, flic en retraite, désabusé, revenu de beaucoup de choses est obligé de sortir de sa retraite pour partir à la recherche d’un gosse disparu et ainsi, effacer une dette d’honneur. Pour ce faire, il rencontre son demi-frère Aybak, colonel dans les Services Secrets.
Est-ce fortuit ou non, en tout cas, les agents de service de l’Etat Major de la police sont mutés et remplacés par des serviteurs zélés selon le Commissaire Zine son ancien collègue. La peur et la suspicion règnent en maître. Les pistes s’entremêlent pour former un nœud d’embrouilles
Tout y est, les flics revenus de tout, la nuit algéroise, l’alcool, les cigarettes, l’insomnie, les cauchemards qui reviennent chaque nuit.
La mort de la fille de Structure déclenchera une véritable guerre du pouvoir suprême, au-dessus du Chef de l’Etat, alors qu’elle n’a été tuée « que » par son petit ami qu’elle venait de larguer. Djo et les autres comparses en sont les rouages et en feront les frais. Il sera exécuté face à la mer, d’une balle en pleine tête.

Adlène Meddi nous livre un polar intense et haletant qui tient aux tripes. Le monde des services spéciaux algériens donne froid dans le dos. Toutes, ces vies fracassées, ces hommes réchappés d’une danse macabre et toujours, au milieu de la violence, cette poésie brute qui s’immisce dans les moindre recoins, comme ces giroflées venues de nulle part et fleurissant dans les murailles. Il nous donne à lire des paragraphes entiers, de belle poésie, de slam tant les phrases sont rythmées, (page 26)

Alger, la belle, la sanglante, puante, grouillante dans l’attente de je ne sais quelle fin, comme si elle avait besoin de son comptant de sang pour se libérer de ses folies. Le pouvoir militaire ne répond à aucune éthique, pas ou peu d’enquête, on fait « avouer ». Nous sommes au début des années 2000, la lutte contre les djihadistes, les salafistes continue , la peur est présente partout jusqu’à la paranoïa. Tous les coups sont permis.

De la belle ouvrage, un vrai coup de cœur, un coup de poing dans le cœur, le cœur d’Alger, le cœur du pouvoir.

L'opération "Deux éditeurs se livrent spécial Maghreb" m’a permis de découvrir un très beau livre d’une intensité inouïe. Je remercie chaleureusement logo-libflybis et les Editions  et  les Editions logo-jigal.gif pour ce cadeau. Dur de passer à un autre livre !!!!  Ce livre est publié en Algérie par les Editions logo-Barzakh.gif(Cliquez sur les icones pour aller sur les pages web)

4ème de couverture
« Le cortège des berlines blindées serpentait dans la nuit et le brouillard. À travers les roseaux muets, suintaient les lumières des phares. Faisceaux jaunes mordant l’obscure vapeur des enfers… Et Dieu lui-même semblait avoir déserté… » Alger, les années 2000. Un jeune homme disparaît. Pour régler une dette, Djo, commissaire à la retraite – entêté, solitaire et amoureux – reprend du service et réactive ses réseaux. L'enquête devient une inquiétante course contre la mort, les fantômes d'une époque que tous croyaient révolue ressurgissent. Les capitales étrangères paniquent, les systèmes de sécurité s’effondrent. Dans une Algérie où la frontière entre la raison et la folie s’estompe jusqu’au vertige, Alger sombre dans le chaos.

Biographie de l'auteur (source Amazon)

Adlène Meddi est né en 1975 dans la banlieue d'Alger. Il est actuellement rédacteur en chef d'El Watan Week-end. Il a fait des études de journalisme et de sociologie des médias à l'université d'Alger et à l'EHESS de Marseille. En 2002, il a publié à Alger un premier polar, Le Casse-tête turc. Puis La Prière du Maure quelques années plus tard. La critique algérienne s'emballe : l'écrivain Djilali Khellas écrit : " Le roman de Adlène Meddi a cette belle couleur des Maures, des Dieux africains. Il n'a rien à envier à L'Aveugle au pistolet, de Chester Himes ou Pas d'orchidées pour miss Blandish de James H. Chase, deux romans noirs et beaux comme... la mort, comme le Maure, l'éternel mort ! " Adlène Meddi est également le fondateur, avec d'autres auteurs algériens, du groupe de contestation " Bezzzef " (Assez !) qui organise depuis novembre 2009 manifestations et happenings d'opposition dans un pays sous état d'urgence où toute manifestation publique est interdite.

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Mes chers amis

1 Janvier 2012, 20:22pm

Publié par zazy

Le premier billet sur mes lectures date de Avril 2010 et, depuis, il y en a eu 100 !!! le score d'une honnête femme !!!!

Au fil de mes promenades à dos de mulot (non, non, il n'y a pas de faute ), j'ai trouvé des blogues très accueillants où j'ai pioché beaucoup d'idées de lecture. D'ailleurs, mon mari et mes étagères ne vous disent pas merci !!!.

Vous m'avez conduite vers des forums dont je ne veux  ne saurais me défaire. Pêle-mêle, j'ai découvert des auteurs chinois, canadiens, américains..., des lectures sybillines, drôles, caustiques, enrichissantes, cruelles, exigeantes. Je n'ai eu que très peu de désillusions. Je suis allée sur des chemins que j'évitais jusqu'à maintenant.

 

Merci mes amis pour toutes vos visites. En 2012, je vous promets que le thé sera chaud, pour le café, j'avoue mon incompétence !!, le champagne au frais, les petits fours au top....

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Piou Piou et moi vous souhaitons une très bonne années 2012 peine de bonheur, de belle lectures, de découvertes passionantes

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