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ZAZY - mon blogue de lecture

Doris Lessing : Victoria et les Staveney

30 Mai 2011, 22:34pm

Publié par zazy

Victoria et les StaveneyVictoria et les Staveney

Doris LESSING

Editions Flammarion

150 pages

 

 

 

4ème de couverture

Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas. De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision. La grande dame des lettres anglaises revient sur ses thèmes de prédilection : le racisme, l'hypocrisie, l'ambition. Un regard sans concession et d'une incroyable modernité sur notre époque.

 

 

 

Victoria, petite fille noire, et Thomas, petit garçon blanc attendent dans la cour de l’école que quelqu’un vienne les chercher « Il a oublié. J’avais bien dit à  maman qu’il oublierait ». Mais non, Thomas n’a pas été oublié, Edward est venu le chercher, mais…. a oublié Victoria ! Toute seule dans le noir, elle attend tremblante de peur et en pleurs.  Edward revient et la ramène chez lui où elle passera la nuit dans la maison  des  Staveney  riche famille blanche, que l’on peut qualifier de bobo. Victoria découvre l’univers de la richesse et passera souvent devant cette maison sans que personne ne la reconnaisse. Edward deviendra son mythe

 

Devenue une très belle jeune fille, Thomas la retrouvera et ils auront une histoire d’amour qui aura pour fruit : Mary. Ce fut plutôt la rencontre de 2 amours : Thomas aime les femmes noires et Victoria aime le frère de Thomas

 

6 ans après, Devant les difficultés rencontrées pour l’éducation de sa fille et ses souvenirs scolaires, Victoria informe le père de l’existence de Mary et renoue avec la famille Staveney qui, petit à petit, pour son bien, accaparera de plus en plus Mary. Victoria doit-elle perdre sa fille pour lui donner une chance supplémentaire dans la vie ?

 

Tout pourrait être idyllique, mais c’est sans compter sur Doris Lessing. Dans un style simple et direct, nous parle du racisme ordinaire, de l’hypocrisie, de la bonne conscience de classe et de l’univers familial.

 

Ce livre, très cours, est un petit bijou et un coup de cœur. Issu d’un livre regroupant 3 nouvelles sous le titre « The Grandmothers » que j’espère pouvoir dénicher.

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Mario Vargas Llosa : La tante Julia et le scribouillard

26 Mai 2011, 13:19pm

Publié par zazy

tante juliaMario Vargas Llosa

Editions Gallimard

470 pages

Traduit de l’espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan

 


4ème de couverture

A dix-huit ans, "Varguitas" fait mollement des études de droit, comme l’exige son père. Installé dans un cagibi, il gagne quelques sous en rédigeant  les bulletins d’informations pour la radio de Lima, écrit des nouvelles et est éperdument amoureux de la tante Julia, belle divorcée de quinze ans son aînée. Malgré les obstacles, leur amour triomphera.

 

 

 

Mon avis :

Ce roman est structuré entre les chapitres impairs et les chapitres pairs.

Dans les Chapitres impairs, nous découvrons l’histoire de Varguitas, jeune homme de 18 ans vivant chez ses grands-parents entouré d’une nombreuse parentèle, oncle, tante…Arrive La tante Julia, divorcée venue de Bolivie pour se trouver un nouveau mari bien nanti. Ce trame entre Varguitas et Julia un petit flirt qu’ils cachent à la parenté et qui petit à petit se transforme et grandit. Il faut dire que Julia a 30 ans et Varguitas 18 !!!! A cette époque, cela ne pardonnait pas, pensez, en plus une divorcée !!! Nous suivons, au fil des chapitres impairs la montée de leur amour avec l’apothéose finale.

Mais, dans les chapitres pairs, nous découvrons un personnage clé de ces années 50…. Le feuilletoniste radio. Pas n’importe lequel : Pedro Camacho venu de la Bolivie voisine. Nous découvrons ses histoires et son histoire. Tout commence benoitement pas une historiette pour aller jusqu’à l’apothéose et la destruction finale de tous les héros de ses feuilletons. Pedro, être malingre et difforme ne vit que pour ses histoires qui peu à peu le détruisent.

Je suis de suite entrée dans ce roman, mais au second feuilleton, j’étais un peu lasse de ces extraits radiophoniques. Pas envie de cette littérature de feuilleton et j’ai stoppé ma lecture. Mais….. à un certain moment, j’ai repris et là, il a fallu que je remonte aux premiers car, il y avait du crescendo dans le feuilleton jusqu’à la catastrophe finale !!!

Mais qui est vraiment le scribouillard ???? Pedro Camacho le feuilletoniste ou Varguitas qui s’essaie à écrire des nouvelles qu’il jette aussitôt ???? D’après le titre on sait que c’est Varguitas, mais le feuilletoniste, art majeur dans l’Amérique du Sud des années 50, n’en est-il pas un également ? En tout cas, Vargas Llosa nous décrit de belle façon les affres de l’écriture et des débuts d’un écrivain.

Ce livre, difficilement racontable est une belle photo du Pérou des années 50 et, si j’aligne mes souvenirs, c’était quelque peu la même chose chez nous. Le milieu bourgeois qui a vu naître Varguitas (autrement dit Mario Vargas Llosa) y est très bien décrit. Ces feuilletons radiophoniques du début d’après-midi, très prisés par toute la société sud-américaine perdurent avec les feuilletons télévisés, ces fameuses telenolevas.

 

Ce n’est pas un coup de cœur, mais un très bon livre d’une très belle écriture nerveuse ou languide selon les moments. Je n’ai pas boudé mon plaisir malgré une longue interruption.

 

Biographie de l’auteur (site Gallimard)

 Né en 1936 au Pérou, Mario Vargas Llosa passe une partie de son enfance en Bolivie. Dès l’âge de quatorze ans, il est placé à l’Académie militaire Leoncio Prado de Lima qui lui laisse un sinistre souvenir. Parallèlement à ses études universitaires, il collabore à plusieurs revues littéraires et, lors d’un bref passage au Parti communiste, découvre l’autre visage du Pérou. Il se lance dans le journalisme comme critique de cinéma et chroniqueur. Il obtient une bourse et part poursuivre ses études à Madrid où il obtient son doctorat en 1958. L’année suivante, il publie un recueil de nouvelles très remarqué, Les caïds, et s’installe à Paris. Il publie de nombreux romans, couronnés par des prix littéraires prestigieux. Devenu libéral après la révolution cubaine, il fonde un mouvement de droite démocratique et se présente aux élections présidentielles de 1990, mais il est battu au second tour. Romancier, critique, essayiste lucide et polémique (L’utopie archaïque) Mario Vargas Llosa est considéré comme l’un des chefs de file de la littérature latino-américaine. Parmi ses nombreux livres, citons La ville et les chiens, La tante Julia et le scribouillard, La guerre de la fin du monde, La fête au bouc et Tours et détours de la vilaine fille. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 2010.

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Akira Yoshimura : le convoi de l'eau

21 Mai 2011, 21:36pm

Publié par zazy

Le Convoi de l'eau

Le convoi de l’eau de Akira Yoshimura

Editions Actes Sud

174 pages

4ème de couverture

Un homme étrange s'engage au sein d'une équipe chargée de construire un barrage en haute montagne. Perdu dans la brume, tout au fond d'une vallée mal connue, se révèlent les contours d'un hameau, mais les travaux ne sont pas remis en question par cette découverte : le village sera englouti sous les eaux.

Au cours de ce terrible chantier, le destin de cet homme entre en résonance avec celui de la petite communauté condamnée à l'exil. A la veille du départ qui leur est imposé, il observe les premières silhouettes alignées sur le sentier escarpé. Elles sont innombrables et portent sur leur dos un singulier fardeau.

Des images de toute beauté, inoubliables.

 Mon avis

Une cordée d’humains grimpe le long d’un chemin à flanc de montagne. Cela tient plus du convoi de bagnards que de travailleurs volontaires. Et pourtant, ces hommes vont construire un barrage dans une vallée perdue où gît un hameau quasiment oublié et découvert lors des recherches d’un avion américain tombé pendant la seconde guerre mondiale. Bien évidemment, ce village sera englouti par les eaux du barrage et les habitants expulsés.

C’est le fond de l’histoire, mais la trame bous parle de la relation entre ces 2 entités : villageois et ouvriers que tout sépare et que l’incompréhension et la peur gagnent le monde du barrage.

Les dynamitages de la montagne commencent et ce sont les toits de mousse qui s’affaissent. Après chaque dynamitage, les ouvriers assistent ébahis et quelque peu goguenard au spectacle qu’offrent les villageois qui remontent cette  même mousse sur les toits, et les regardent du haut de leur supériorité « de civilisé ». « Devant ces répétitions obstinées, les ouvriers commençaient à montrer des signes d’agacement…. Ces répétitions qui n’en finissaient pas avaient créé à notre insu une étrange atmosphère, comme si chaque camp rivalisait » Tous ?  Non, un homme, le narrateur, les contemple.

Cet homme, récemment libéré de prison pour avoir tué son épouse infidèle, se promène avec, dans son sac à dos un talisman très spécial : quelques osselets pris dans le cercueil de la défunte !!! Il est là pour fuir ses démons, mais il sera le lien entre ces 2 entités

C’est lui qui dépendra le cadavre de cette jeune femme « suicidée » pendue à une branche d’arbre et qui pourrira jusqu’à ce qu’il décide de l’enterrer dignement ; Rédemption de son propre crime ????. « La posture de la fille disait bien qu’elle expiait sa faute. Couverte de moisissures, elle l’avait gardée, continuant à implorer pardon. Dans mon état d’esprit actuel, je me disais que sima femme avait eu la même attitude, je n’aurais pas pu ne pas lui pardonner…. »

En premier lieu, l’élégance de la couverture de ce livre donne envie de l’ouvrir avec douceur. Puis, au fil de l’ouvrage, l’atmosphère étrange et prenante, saturée d’humidité,  nous encercle. Nous nous trouvons au cœur de cette dichotomie entre les ouvriers du barrage et les habitants de ce village perdu, une sorte de peinture en opposition, où les blancs ne sont pas si purs et les noirs si sombres. Le monde du barrage représente le « progrès » alors que les villageois qui ne peuvent ou ne veulent pas évoluer fuiront plus avant dans la forêt reconstruire un autre village avec les mêmes règles de vie, sans perdre  une once de dignité.

Est-ce le parti pris d’Akira Yoshimura, que je lis pour la première fois ? En tout cas, ce livre  m’a envoutée. J’ai été très sensible à la poésie qui s’en dégage. C’est un livre que j’ai dégusté. Merci Mimi de me l'avoir fait découvrir link voir ici ton commentaire

La poésie est partout présente, c’est presque un livre-peinture tant l’évocation des couleurs et du végétal y est importante.

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Ingrid ASTIER - Quai des enfers

10 Mai 2011, 11:13am

Publié par zazy

Ingrid ASTIER

Quai des enfersQuai-des-enfers.jpg

Editions Gallimard - Série Noire

401 pages

 

4ème de couverture

Paris, l’hiver. Noël s’approche avec l’évidence d’un spectre. Au cœur de la nuit une barque glisse sur la Seine, découverte par la brigade fluviale à l’escale du Quai des orfèvres. A l’intérieur, un cadavre de femme, sans identité. Sur elle, la carte de visite d’un parfumeur réputé. Une première dans l’ histoire de la brigade criminelle, qui prend en main l’enquête, Jo Desprez en tête. Mais quel esprit malade peut s’en prendre à la Seine ? Qui peut vouloir lacérer ce romantisme universel ? Exit les bateaux-mouches et les promenades. Le tueur sème la psychose : celles des naufrages sanglants.

Désormais, son ombre ne quittera plus le fleuve. S’amorce alors une longue descente funèbre qui délivre des secrets à tiroirs. Jusqu’à la nuit, la nuit totale, celle où se cache le meurtrier.

Pour le trouver, nul ne devra redouter les plongées. A chacun d’affronter ses noyades.

 


Ingrid Astier vit à Paris, face à la Seine, où elle soigne ses obsessions comme des animaux de compagnie. Elle aime l’anatomie, le chocolat et le vin, sans discrimination de couleur, Faith No More, Rob Zombie, Trent Reznor et Schubert. Et traîner partout, où elle ne devrait pas être.

 

 

 

Bon, que dire ???? J’ai eu l’impression de relire un énième polar bas de gamme ou de suivre un épisode des Experts pour certaines parties.

Bien sûr, il y eut quelques fulgurances parmi tout ce fatras de portes ouvertes, de lourdeurs, de description des ponts de Paris….. Ce livre se veut esthétisant parmi le monde de l’art moderne, des demi-mondaines, des stup…. Pour ne pas rompre avec la tradition, les flics sont beaux, courageux, ne regardant jamais leurs montres…. A la recherche du tueur en série tout aussi attendu et copie conforme des précédents. Même la fin, très surprenante, n’arriva pas à me faire palpiter

Bref, je n’ai pas aimé ce polar trop froid, trop esthétisant. Ingrid Astier n’a pas réussi à me faire vibrer, tout paraît surfait, alors que la 4ème de couverture me laissait espérer quelque chose de plus palpitant.

J’espère, puisque c’est un premier roman, que les suivants seront moins convenus.

 



 

 

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robes d'été

8 Mai 2011, 20:25pm

Publié par zazy

J'ai profité des vacances scolaires et de la présence du mannequin pour réaliser ces 2 petites robes d'été.

Heureusement, il a fait chaud et Puce a pu les mettre à satiété !!!!!

 

SDC10345

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Admirez la pose du mannequin  !!!!

 

robe.jpg

Et il y a d'autres créations en vue !!! insatiable la miss et incorrigible la grand-mère !!!!

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rosée du matin.......

4 Mai 2011, 21:03pm

Publié par zazy

 

Pris quelques photos pour mon plaisir

Forget me not.....SDC10229

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orchis mascula

SDC10225

SDC10228

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite toile perlée !!!

SDC10244

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