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ZAZY - mon blogue de lecture

Les noces de figaro ou la Sagesse de Chérubin

20 Avril 2011, 23:00pm

Publié par zazy

 

Sans-titre-4.jpgXavier Clément : Chérubin 40 ans plus tard !!!

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La Comtesse, Valentine Martinez, Soprano

 

 

 

 

 

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Une partie de l'octuor

 

 

 

 

 

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Valentine Martinez, Laurent Nogues (chef d'orchestre et adaptateur), Xavier Clément

 

Les photos ne sont pas de moi mais de André Davo

 

 

 

 

 

Présentation (extrait du programme)

 

Le point de départ : Beaumarchais, Mozart, Da Ponte et une trilogie de comédies dont le Mariage de Figaro, le Barbier de Séville et la Mère Coupable.

Léon d’Astorga, colonel d’une armée espagnole est l’homme de 60 ans qu’est devenu Chérubin, le petit page amoureux qu’il était dans c et opéra.

Il revient sur sa vie passée, ses amours, son fils, après 40 ans de service dans une armée, place que le Comte lui a imposée pour l’éloigner de son épouse. Trop tard, l’amour de Chérubin pour la comtesse a donné un fils que ce comte reconnaîtra sans en être le père….

 

Les femmes, l’amour d’un homme et d’un père, la gloire militaire, tout est prétexte à revisiter Mozart et Beaumarchais.

 

A la manière du monologue, Chérubin nous conte son chemin avec cet enthousiasme fou de l’adolescence tumultueuse et son entrée abrupte dans le monde des adultes.

 

La musique du grand Mozart n’est jamais redondante mais ne peut se satisfaire de simples retouches. Pour cette raison l’arrangement que vous entendrez ce soir est une réduction pour octuor de l’époque du compositeur. Wendt, l’arrangeur, l’a travaillée pour diffuser l’opéra même dans les cours allemandes sans moyens financiers excessifs mais dont les appétits musicaux, intellectuels et théâtraux forcent le respect.

 

Voyageons donc ensemble dans ce monde trouble et magique des XVIII et XIX siècles, emportés par le timbre et la prestance scénique de Xavier Clément, comédien metteur en scène

 

Chef d’orchestre : Laurent NOGUES /

Comédien : Xavier CLEMENT : Créateur de sa  compagnie  théâtrale éponyme

Soprano : Valentine MARTINEZ qui créa Vision Nocturne de T. ESCHÏCH en 2010

Musiciens de l’orchestre des Sages Folies

Léonore PINEYRO : violon

Blandine FIADHERBE : alto

Clémence RALINCOURT : Violoncelle

Pauline DUPUY : contrebasse

Marc PERBOST : Hautbois et membre fondateur de l'orchestre

Emmanuel BRANCA : Clarinette

Arnaud LOMMIS : Basson

Jean SMEKTALA : Cor

 

Avec la participation des pupitres féminins de la chorale Atour Chœur de Cosne sur Loire

Chef de chant : Dominique FAUDEL

 

Mon humble avis de non-initiée

 

Laurent Noguès à la baguette, l’orchestre, le récitant et la diva… tous nous ont ravis. Chérubin-Xavier Clément, de sa voix grave et vibrante a ravivé ses souvenirs, tour à tour désenchanté, mélancolique avec, de temps à autre, un petit sourire de ravi. Grâce à lui, nous avons  vu apparaître sa chère Comtesse, si vivante avec sa voix de soprano, hélas  pas trop aidée par la sonorité des lieux, qui a su nous ravir autant qu’elle a enchanté son Chérubin. L’octuor nous a fait vibrer répondant en musique au récit de Xavier Clément.

Une pièce opéra-concert qui permet d’avoir un avant-goût de l’opéra et parfaitement accessible aux non-initiés à la musique classique.

 

J’ai passé une soirée enchanteresse. Tous, musiciens, conteur, soprano, chorale, sont arrivés à me faire oublier le manque de moyens techniques et financiers. Grâce à cette petit formation, j'ai pu isoler, de temps à autre, les instruments de musique dont la clarinette et j'y ai trouvéa des sonorités que le jazz s'est approprié !!! Normal, Mozart est universel

 

Le spectacle fut applaudi à l’aune du plaisir des spectateurs, soit longtemps et avec enthousiasme !!!

Je souhaite vivement que ce spectacle puisse continuer son chemin.  Je le reverrai avec plaisir en juillet prochain à la fête intercommunale de la C.C.N.B. Je vais même aller plus loin et vous donner l’adresse électronique de l’orchestre ! sages-folies@orange.fr

Ce petit billet est écrit en écoutant les Noces de Figaro !!!

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Mowgli : la fin !!!!

19 Avril 2011, 15:08pm

Publié par zazy

Et bien voilà, je l'ai enfin terminée cette toise !!!!! Je me demande si je n'ai pas battu mon précédent reccord de longévité. Il faudra que je me rnseigne auprès de fifille

Je m'y suis prise un peu de travers, puisque rien n'était défini ni figé du début.....

Alors, la fin, je ne vous raconte pas.... Ah bon???? si vous insistez !!!!

J'ai acheté du tissu un peu raide pour la doubler, mais, voilà, le tissu, au premier lavage, a bouloché et c'est vrillé !!!! donc, la toise allait dans tous les sens. Donc..... j'ai dû découdre, alors que tout était fini !!!! .. Heureusement, mon grenier déborde de tissus en tout genre et j'ai pris un  synthétique sympathique et blanc et.... comme Pénélope, j'ai tout recommencé. Heureusement Ulysse revient tous les soirs à la maison... Aucune envie de redéfaire pour rerecoudre....

Donc, voici LE RESULTAT FINAL :

SDC10175

Bon, je vois que je dois ABSOLUMENT repeindre cette porte !!!!

 

 

 

 

 

 

Bon et bien voilà, c'est presque terminé !!!!!! Je vais rajouter un peu de feuillage en haut à droite pour que ce soit vraiment raccord avec l'éléphant...... puis, je double et je mets des tringles pour que l'on puisse accrocher la toise au mur !!!!SDC10144

 

 

J'ai pas mal avancé.... Mowgli a enfin ses 2 jambes. Je leur ai brodé un petit tapis vert pour que ce soit plus confortable, mais je pense que je vais l'agrandir, cela fait trop chiche.... et je vais installer une plante verte pour meubler l'espace. Les 2 copains ont l'air heureux !!!! Donc j'ai bientôt terminé... encore quelques remplissages et je pourrai coudre la doublure !!!!mowgli3

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Philippe CLAUDEL - le bruit des trousseaux

14 Avril 2011, 19:53pm

Publié par zazy

 

LE BRUIT DES TROUSSEAUX

Philipe CLAUDELle-bruit-des-trousseaux.jpg

 

Editions Stock : 93 pages

 

4ème de couverture

 

"Le regard des gens qui apprenaient que j'allais en prison. Surprise, étonnement, compassion. "Vous êtes bien courageux d'aller là-bas !" Il n'y avait rien à répondre à cela. Le regard me désignait comme quelqu'un d'étrange, et presque, oui, presque, quelqu'un d'étranger. J'étais celui qui chaque semaine allait dans un autre monde. Je pensais alors au regard qui se pose sur celui qui dit : "Je sors de prison." Si moi, déjà, j'étais l'étranger, lui, qui était-il pour eux ?"

 

11 années durant, Philippe Claudel est allé donner des cours de français en prison et nous livre petit paragraphe par petit paragraphe, comme autant de coups de poings son « faux témoignage » : « voilà, je crois que j’ai tout dit. Tout dit de ce que je savais, de ce que j’ai retenu. Ce peut être un témoignage ou, plus exactement, un faux témoignage, car il me manque quelque chose d’essentiel pour parler de la prison, c’est d’y avoir passé une nuit… » Par ces petits paragraphes Philippe Claudel nous montre qu’en prison, le facteur temps, l’espace ne sont  plus les mêmes, « Le mot cellule : la plus petite unité du vivant. L’espace de l’enfermement. »

 

Il ne porte aucun jugement dans ces scènes quotidiennes et ordinaires de l’univers carcéral vu des 2 côtés des barreaux. Il lui restera toujours dans les oreilles ce fameux bruit des trousseaux de clés.

 

J’ai lu ce petit livre d’une seule traite et je l’ai beaucoup apprécié. J’y ai trouvé l’humain, comme dans tous les livres de Philippe Claudel.

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Philippe Claudel - Queslques uns des cent regrets

14 Avril 2011, 10:35am

Publié par zazy

Philippe CLAUDELQuelques-uns-des-cent-regrets.jpg

Quelques uns des cent regrets

Collection Folio - 181 pages

 

4ème de couverture

 

" Elle portait des cheveux un peu plus longs que par le passé. Sa blondeur s'était mêlée d'argent. Son visage gardait la beauté simple qui en était la marque. A peine les rides l'avaient-elles tissé d'un mince réseau de blessures. Le temps s'était déposé en elle, avec sa fatigue et son poids, comme une poussière. Etaient-ce les années vécues sans la voir qui me faisaient la croire plus jeune qu'elle n'était en vérité ? " A la mort de sa mère, le narrateur revient sur les lieux de son enfance, dans une petite ville du Nord inondée par la crue d'une rivière. Durant les trois jours qu'il passera là surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétante du père absent dont la légende dit qu'il est mort dans une guerre lointaine. Roman poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l'amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve.

 

 

16 ans sans revenir sur les lieux de son enfance et de son adolescence. 16 ans qu’il a chassé sa mère de sa vie. Maintenant, 16 ans après, il va assister à son enterrement.  Tout lui revient, surtout le secret de sa naissance « je suis né dans un très jeune ventre de seize ans … j’ai fait sombrer une enfant dans le monde des mères. Ma venue l’a fait glisser dans la nuit. La nuit de l’abandon et de l’étroite amertume.

 

La note de couleur est apportée par la robe aux cerises : « Elle était vêtue d’une robe que je connaissais bien, petite robe d’été aux motifs bouquets de cerises dont elle était jadis si fière », comme ce tableau, dont j’ai tout oublié, sauf cette trouée de lumière sous l’orage. Et bien, cette robe c’est cela : une trouée de bonheur dans la grisaille.

 

Philippe Claudel, tout en retenue et mélancolique nous parle des liens filiaux, de toutes nos lâchetés, le tout sans pathos. Sa description des personnages secondaires, de ces paumés, l’hôtelier,  le curé de la paroisse, nous les rend aimable. Par leur intermédiaire, il nous interpelle. Dure question que pose le curé : « Demandez-vous pourquoi votre mère est morte ! Cette question n’a cessé de me tarauder, une fois les draps tirés sur mes épaules et ma journée d’errance » Et Jos, l’hôtelier ruiné et alcoolique de lui sortir cette belle parabole : Et bien nous autres les hommes, quand on se blesse, ou qu’on blesse quelqu’un, nos perles à nous ce sont les regrets, on se fabrique de beaux regrets, et dans une vie, qu’on soit prince, cordonnier ou sénateur, nos regrets sont écrits sur un grand livre, un superbe livre avec beaucoup d’or et d’enluminures, Le livre des dettes qu’il s’appelle, ils sont écrits et comptés, et chaque fois qu’un regret est écrit, on pleure, on souffre en pensant à lui, mais ça nous donne la force d’aller vers le suivant, et ainsi se passe la vie, de regret en regret, comme un saute-mouton, la vie dans laquelle nous avons cent regrets, pas un de plus, pas un de moins, on peut faire des pieds et des mains, on n’aura jamais droit à plus de cent regrets. »

 

Le narrateur revient dans son village alors que l’inondation gagne du terrain et enserre le petit village. Est-ce une image, une métaphore, mais la crue enfle et inonde une grande partie du village jusqu’à l’enterrement de sa mère et, lorsqu’il accepte de ne pas ouvrir l’enveloppe, où elle a écrit : « Voilà ce que tu voulais tans savoir » la décrue arrive.

 

Une ode à l’amour maternel, un livre tout en délicatesse que j’ai beaucoup aimé lire et qui aura une place de choix dans ma bibliothèque, comme tous les autres livres de Philippe Claudel

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Rachel CUSK - Les variations Bradshaw

1 Avril 2011, 17:43pm

Publié par zazy

Rachel CUSKrachel10

Les Variations Bradshaw

Editions de l'Olivier

Livre reçu grâce au partenariat ârtage lectureet les Editions de l'Oliviereditions-de-l-olivier.png

4ème de couverture :

Les Bradshaw inversent les rôles. Thomas abandonne un métier lucratif pour s’occuper du foyer et Tonie, sa femme, reprend un poste à l’université. Le quotidien est bouleversé : artiste, il apprend le piano ; ambitieuse, elle monte en grade. Jour après jour, le nouvel équilibre vacille et le couple se déchire au rythme des ambitions déçues, des rancœurs inavouées et des révélations intimes.

Biographie de l’auteur :

Rachel Cusk, née au Canada en 1967, vit à Brighton. Elle est élue en 2003 parmi les vingt Meilleurs Jeunes romanciers britanniques par le magazine Granta. Arlington Park et Bienvenue à Egypt Farm sont disponibles en Points.

Ce que j’en pense :

Le clan Bradshaw se décompose ainsi : les grands-parents toujours à se chamailler. Les 3 fils : Howard, l’aîné, entrepreneur qui achète des gadgets inconnus et les revend à prix d’or et sa femme Claudie peintre ratée qui reporte la faute sur son mari et ses enfants, sans oublier le chien. Thomas et Antonia, les héros de ce livre. Lui a pris une année sabbatique pour élever leur fille Alexa et Tonie est retournée enseigner puis prendre un poste à responsabilités au sein de l’université. Le « petit dernier » Léo, effacé, doux rêveur et sa femme Susie qui a une grande propension à picoler. Tout ce petit monde habite la banlieue de Londres avec leurs enfants.

Nous suivons pendant un an, le couple Tomas-Tonie. Ils ont échangé leurs rôles. Thomas ne travaille plus « le matin il écoute du Bach ou du Schumann. Il se tient dans la cuisine en robe de chambre. Il attend que sa femme et sa fille descendent le rejoindre, il a 41 ans... » Et se pose beaucoup de questions sur l’Art : « Qu’est-ce que l’art ? Le contraire du gâchis, du redondant... » « L’art lui a donc échappé pendant qu’il s’escrimait à réussir sa vie. Il présume qu’un artiste meurt à la vie. Il meurt en combattant puis il renaît ». Tout en prenant  des leçons de piano. Quant à Tonie, elle paraît froide et lointaine, absente de sa vie : « Voilà le sermon, la leçon à retenir : le faits survivent aux émotions, et le savoir est plus puissant que l’amour. Le nombre de choses à apprendre est infini, mais l’amour n’est qu’un espace à capacité limitée » Alexa survit, écoute et regarde ses parents vivre : « Ses parents ne se parlent plus de la même façon. Autrefois leurs conversations cheminaient vers un accord commun…. Mais à présent, Alexa relève surtout des différences. Les conversations semblent s’arrêter avant terme…. Ses parents se séparent en laissant les choses en suspens comme s’ils n’étaient plus assortis. »

Les seuls « vivants » sont Howard et Claudie qui sont plus charnels et n’évitent pas les scènes de ménage avec réconciliations à la fin du spectacle, tel le chapitre 28.

Par contre, j’ai remarqué que chaque maison est vraiment le « cœur » de ces familles et y tient une place importante. La peur de quitter le nid pour Tonie, le symbole d’une réussite sociale pour Howard. Je n’avais qu’une envie, ouvrir ces maisons pour en faire sortir l’ennui

L’ennui suinte de partout. L’on sent des rancœurs, des rêves inaboutis et revus à la baisse, des démissions…. L’écriture s’incruste dans les plaies de ces couples, dissèque chaque acte et chaque comportement.

Pour dire vrai, je me suis un peu ennuyée à partager un an de la vie quotidienne de cette famille…. Ces variations ne m’ont pas faite vibrer à l’inverse des variations Goldberg.

Je suis quelque peu déçue. Néanmoins, je remercie ârtage lecture et  les Editions de l’Olivier pointsde m’avoir fait découvrir cet auteur. C’est une belle écriture et je pense que je lirai un autre livre de Rachel Cusk

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