Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
ZAZY - mon blogue de lecture

Barbara CONSTANTINE - Allumer le chat

28 Février 2011, 22:26pm

Publié par zazy

Allumer le chatallumer le chat

Barbara CONSTANTINE

Editions CALMANN-LEVY

258 pages


 Biographie (source Calmann-Levy)

Barbara Constantine se partage entre le Berry (près Le Blanc, dans l'Indre), par amour de la campagne (entre autres), Biarritz (pour raisons familiales) et Paris (côté Ivry-sur-Seine), parce que la ville, c'est pas mal aussi (des fois). Elle est scripte et romancière. Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom est son troisième roman, après Allumer le chat (Calmann-Lévy, 2007) et À Mélie, sans mélo, publiés chez Calmann-Lévy.

 

 4ème de couverture

« Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l’air. La nuit s’annonce douce et tranquille. Mais d’un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner…   – Passe-moi le fusil, j’vais allumer le chat ! Il n’a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien.   – Et pourquoi tu veux l’allumer, dis ?   – Quand il me regarde, j’ai l’impression qu’il se fout de ma gueule. Alors, là, j’en ai marre… Je vais lui régler son compte à ce salopard ! » « Bonne nouvelle ! Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau et le chat se porte bien. Allumer le chat, c’est un feu d’artifices. »                                                                                Daniel Picouly

Détachez  vos ceintures (de pantalon),  préparez vos zygomatiques et c’est parti !!!!!!!!!!!

Vous allez faire connaissance de Mine et Raymond, un couple de vieux qui s’aiment toujours. Raymond a un tic : il veut allumer ou dégommer (vous avez le choix du terme) Bastos, qui n’est autre que le chat de la maison, mais, comme il a toujours un canon d’avance, bien sûr, il tire à côté, tant pis pour les lapins…..

Raymond est fâché avec sa fille Josiane qui a épousé ce crétin de Martial et qui a mis au monde un gamin nommé Rémi. Rémi (fa sol la si do) a de l’eczéma et, cela va rapprocher père et fille. Il faut dire que Raymond a un « don », il sait guérir.

Arrivent un kaléidoscope de personnages. Pierrot, employé aux Pompes Funèbres et amateurs de photos « Pompes-funébreuses ». Marie-Rose, à la vie pas rose qui sent pas la rose, excellente cuisinière qui concocte des recettes « sauvages ». Ce crétin de Martial qui rencontre un cerf et en meurt.  Momo, le cantonnier, ivrogne comme il se doit, amoureux de Marie-Rose et excellent braconnier. J’allais oublier le chat Bastos très imbu de lui-même….

Picouly a raison quand il écrit « Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau. De la loufoquerie à l’état pur, mais  très sensée, quelque fois attendrissante, jamais vulgaire malgré le langage fleuri et imagé employé. Et les titres….. des petits joyaux à eux tous seuls : Youka morte raconte sa vie (une vraie vie de chien !!!) – Martial rompt avec Edith et rencontre le cerf – Le gendarme croit que c’est son jour de chance, mais en fait, non

Je le lisais dans la salle d’attente d’un médecin et je rigolais…. Imaginez la tête de la personne qui attendait en même temps que moi !!!!! Une bombe à dégoupiller d’urgence.

Que cela fait du bien. Comme dirait Bastos : « j’en miaule de plaisir ». Comme c’est un livre emprunté à la bibliothèque, je vais devoir l’acheter….. j’en aurais besoin de temps à autre pour une remontée de moral !!!!!!

Un petit extrait pour la route :

« - Passe-moi le fusil, j’vais allumer le chat ! Il n’a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien. –Et pourquoi tu veux l’allumer dis ? – Quand il me regarde l’ai l’impression qu’il se fout de ma gueule. Alors, là, j’en ai marre…. Je vais lui régler son compte à ce salopard ! »

Voir les commentaires

J.M.G. Le Clézio : Ritournelle de la faim

27 Février 2011, 22:12pm

Publié par zazy

 

ritournelle de la faimRitournelle de la faim

J.M.G. LE CLEZIO

Gallimard

207 pages

 

 

4ème de couverture

Ma mère, quand elle m'a raconté la première du Boléro, a dit son émotion, les cris, les bravos et les sifflets, le tumulte. Dans la même salle, quelque part, se trouvait un jeune homme qu'elle n'a jamais rencontré, Claude Lévi-Strauss. Comme lui, longtemps après, ma mère m'a confié que cette musique avait changé sa vie. Maintenant, je comprends pourquoi. Je sais ce que signifiait pour sa génération cette phrase répétée, serinée, imposée par le rythme et le crescendo. Le Boléro n'est pas une pièce musicale comme les autres. Il est une prophétie. Il raconte l'histoire d'une colère, d'une faim. Quand il s'achève clans la violence, le silence qui s'ensuit est terrible pour les survivants étourdis. J'ai écrit cette histoire en mémoire d'une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans.

 Mon commentaire

 

Nous faisons connaissance avec Ethel qui, en compagnie de son grand-oncle visite l’exposition coloniale de 1931. Monsieur Soliman a acheté le pavillon de l’Inde pour le reconstruire dans son jardin.

 Puis, nous la suivons lorsqu’elle rencontre Xénia. Cette jeune émigrée russe blanche deviendra son amie et prendral’ascendant sur Ethel. Leur amitié ne résistera ni au temps ni à l’ambition de Xénia « pour moi, c’est ici que tout se passe. Les souvenirs ça me donne mal au cœur. Je veux changer de vie, je ne veux pas vivre comme une mendiante. Elle ne parlait pas encore de fiancé, de mariage. Mais sur son visage on pouvait lire sa détermination. Il était clair qu’elle avait construit sa vie, qu’elle avait déjà tout arrêté d’avance. Elle ne laisserait personne troubler sa chance. »

 Enfin, nous entrons dans le salon de la rue du Cotentin domicile de ses parents Alexandre et Justine Brun, tous les 2, comme M. Soliman, arrivés de l’île Maurice. C’est un couple oisif et désuni. « Alexandre, en arrivant de Maurice avait en effet accompli ses études de droit, mais il n’en avait rien fait. Il n’avait jamais plaidé et s’était contenté de faire des affaires investissant l’argent de son héritage dans des projets fumeux, dans l’achat de parts et d’actions de sociétés en faillite…. Justine était très amoureuse de son mari… ». Leurs disputes sans fin ont miné Ethel.

 Petite, Ethel aimait participer, sur les genoux de son père, aux discussions de salon mensuelles, où elle retrouvait ses oncles et tantes, ainsi que certains « occasionnels » dont un certain Claudius Talon, qui entre autres aigrefins, ruinera sa famille.

 Puis arrivent les prémices de la guerre et tout ce petit monde se lance dans un discours d’un racisme et d’un antisémitisme ordinaires, suivant en cela, les écrits du journal « Gringoire ». Heureusement elle a, à ses côtés, quelqu’un qu’elle admirait : Laurent Feld  « un anglais aux cheveux roux et bouclés, joli comme ne fille…. Ethel avait l’impression de l’avoir toujours connu au point qu’elle croyait qu’il faisait partie de sa famille…. » Quand il entrait dans le salon…. Elle en ressentait de la joie, sans qu’elle pût dire pourquoi. ».

 A la mort de l’oncle Soliman, Ethel en hérite toute sa fortune, aussitôt spoliée par son père, arguant de sa minorité….

 La vie continue rue du Cotentin et les yeux d’Ethel se dessillent. Elle se rend compte que son père les a ruinés « en attendant, il avait donné, prêté, perdu de l’argent de tous les côtés. Les affaires, les fameux investissements n’avaient profité qu’aux margoulins…. » Et tout a été vendu aux enchères !!!!

 Les années de silence de plomb et de manque arrivent avec la guerre. Départ pour Nice où ils logent sous les toits. Ethel prend la tête de cette famille. Il fallait aller de plus en plus loin pour trouver à manger des reste « Ethel achetait des feuilles de navet, des feuilles de courge, des feuilles de chou. Etre Mauricienne (d’origine du moins), du pays des margozes (amargos les immangeables), donnait un avantage, puisqu’on savait déjà, avec un reste de safran et de poudre de cari, accommoder la nourriture des lapins »

Les américains arrivent avec leurs « chouine-gom-me », des paquets de pain au riz, des boites de Spam…. « Ethel regardait sans comprendre. Elle ne sentait rien, juste ce silence étourdissant. Comme si résonnaient interminablement les quatre coups du Boléro non pas des coups de timbale mais des explosions celles des bombes qui étaient tombées sur Nice la veille du départ, qui avaient rendu liquide le sol de la salle de bains… »

La guerre se termine et Ethel retrouve Laurent qu’elle épousera.

 Ce résumé peut paraître fade, mais l’écriture dense de Le Clézio en fait un tout autre livre.

Ce livre contient, de par son écriture, une certaine impatience, une frustration qui me l’a fait dévorer en 2 soirées… la ritournelle de la faim. Je ne me suis pas sentie spoliée par le survol de la vie d’Ethel tant était grande la faim d’aller plus avant.

Dans le prologue, Le Clezio nous relate sa prime enfance où il a connu la faim pendant la guerre, puis il nous met en garde : « c’est d’une autre faim qu’il sera question dans l’histoire qui va suivre ».

Cette faim c’est le besoin qu’à Ethel de pas être comme ses parents, de survivre aux tourments de la guerre, de se surpasser lorsqu’elle prend les rênes de la maison et décide d’aller à Nice.

 La fin du livre nous renseigne sur cette belle personne qu’est Ethel : il s’agit de sa mère.

 Il y a 2 parties très distinctes dans ce livre. La première, mélancolique, surannée, où Le Clézio relate plusieurs épisodes marquants de la vie d’Ethel et la seconde, bien que très noire me semble plus constructive. Là Ethel est plus actrice que spectatrice, ose et va de l’avant.

Le titre « ritournelle de la faim » fait référence au boléro de Ravel dont il n’est question qu’en fin de livre mais qui me semble éclairer la construction du livre

 J’ai aimé lire ce livre si bien écrit, mais il a fallu qu’il murisse en moi. Je relirai d’autres livres de J.M.G. LE CLEZIO

 

Voir les commentaires

promenade

23 Février 2011, 16:28pm

Publié par zazy

 

En promenade dans les chemins creux, dans les bois, dans mon jardin, je prends beaucoup de photos, peu restent, certaines, même si techniquement ne sont pas bonnes, je les garde ......

 

SDC10007.JPGUn vieux puits au milieu de la prairie

SDC10025.JPG

 

SDC10026 souches au milieu de la forêt

 

 

 

SDC10004.JPG

 

 

 

 

 

Les chemins creux que j'affectionne particulièrement et que ma chienne adore

 

 

 

 

SDC10022.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

Un groupe d'oies sauvages venues se poser sur l'étang... je ne les ai jamais revues. C'est pour cela que je pense qu'il s'agit d'oies

 

 

SDC10023.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Les perce-neige de mon jardin, bien au chaud devant le mur ensoleillé...

Voir les commentaires

opération éléphant terminée

22 Février 2011, 14:57pm

Publié par zazy

mowgli 2le petit éléphanteau est terminé, mais Mowgli doit encore subir une opération reconstructive pour retrouver sa jambe.... Les rendez-vous sont pris avec l'anesthésiste et hop, je pourrai commencer l'intervention  qui devrait durer, quand même, plusieurs jours... Nous verrons lorsque les séances de kiné commenceront !!!!!

Voir les commentaires

Patick RAMBAUD - Quatrième chronique du règne de Nicolas Ier

13 Février 2011, 18:50pm

Publié par zazy

regne-nicolas.gifPatrick RAMBAUD

Quatrième chronique du règne de Nicolas 1er

Editions Grasset 175 pages

 

 

4ème de couverture :

« L’année qui courut de l’été 2009 à l’été 2010 consacra la dégringolade de Nicolas Ier dans l’opinion. Les événements ne se succédaient plus pour s’éteindre l’un l’autre, selon la stratégie impériale, mais ils se chevauchaient et, en naviguant de conserve, restaient en permanence dans les mémoires.

La cruelle estocade portée au duc de Villepin, la ruineuse affaire des vaccins de la baronne Bachelot, l’affaire des bons mots de M. d’Hortefouille, l’affaire de la nomination ratée de Monseigneur le Dauphin, le livre empoisonné de M. Mitterrand, marquis de Valois, les glapissements du lieutenant général Raoult, plus rien ne se dispersait mais revenait sans cesse pour accuser Notre Déphasé Souverain dont la cote d’amour baissait de manière inquiétante chez ceux qui l’avaient autrefois choisi et s’estimaient dupés. Se succédèrent ensuite des mensonges, des rumeurs et une raclée électorale, jusqu’au feu d’artifice allumé par M. Woerth, duc de Chantilly et trésorier impérial, qui souligna la collusion entre le pouvoir et l’argent. Notre Prince Empêtré pourra-t-il remonter la pente ? Et à quel prix ? Vous le saurez dans le prochain épisode (à suivre). » P.R.

Mon avis :

J’avais lu la première critique et nous voici déjà, à la 4ème !!!!!!

Nous retrouvons notre  « chatouilleux leader », « nerveux souverain », « égocentrique monarque » « Nicolas le Névrosé »…... Nous suivons les péripéties de la baronne de Bachelot, du marquis de Valois,  de Monseigneur le Dauphin, du lieutenant Général Raoult….. Pathétique, « le portrait de Madame en Marie-Antoinette » « si il y avait du serrurier amateur chez Notre Précieux Souverain, il y avait de l’Autrichienne chez l’Italienne »

Ce livre acide voire acerbe prête à rire. Le sourire est jaune et grinçant. Il faut reconnaître que ces chroniques sont une bonne révision des dérapages de nos gouvernants. Les titres de chapitres, exemple chapitre II : « La tentation dynastique – Eloge d’un fils à papa – Grandes manœuvres au Château – Comment Monseigneur le Dauphin fut bouté hors de l’Epad – Le Chevalier David d’Ouillet en  politique – Cris d’effroi du très résigné lieutenant général Raoult – Comment Sa Majesté détruisit le mur de Berlin – Malaise au Parti Impérial » sont un résumé très concis.Dans 150 ans, qui sait, cela sera joué à la Comédie Française (si elle existe encore !!!), en attendant, nous le vivons quotidiennement. Où sont la vertu, le dévouement, le désintéressement dans tout ce cirque !!!!

Merci Monsieur Patrick RAMBAUD pour cet exercice salutaire. Ce qui me fait peur c’est que, changer l’homme ne changera peut-être pas la façon de faire, le fait du prince. Donc, comme l’écrit Patrick Rambaud, à suivre, hélas.

Voir les commentaires

Jean ECHENOZ - Ravel

7 Février 2011, 18:54pm

Publié par zazy

ravel-copie-1.jpgJean ECHENOZ

RAVEL

Les Editions de Minuit

124 pages

 

Biographie de Jean Echenoz (source Wikipedia)

 

 Jean ECHENOZ, né le 26 décembre 1947 à Orange, est un écrivain et romancier français. Il est lauréat du prix Médicis de 1983 pour Cherokee et du prix Goncourt de 1999 pour Je m'en vais.

 

4ème de couverture :

 

Ravel fut grand comme un jockey, donc comme Faulkner. Son corps était si léger qu'en 1914, désireux de s'engager, il tenta de persuader les autorités militaires qu'un pareil poids serait justement idéal pour l'aviation. Cette incorporation lui fut refusée, d'ailleurs on l'exempta de toute obligation mais, comme il insistait, on l'affecta sans rire à la conduite des poids lourds. C'est ainsi qu'on put voir un jour, descendant les Champs-Elysées, un énorme camion militaire contenant une petite forme en capote bleue trop grande agrippée tant bien que mal à un volant trop gros.

 

 

 

Ce livre nous relate les 10 dernières années de la vie de Ravel. Echenoz ne nous parle pas de ses techniques musicales, ni de « sa vie son œuvre » mais de sa vie tout court. Nous partons avec lui en Amérique à bord du France (pas celui-là, mais l’autre d’avant !!!). Nous apprenons tout de ses goûts vestimentaires, de sa si petite maison tout en hauteur. Nous découvrons Ravel dans sa vie de tous les jours : toujours tiré à quatre épingles, insomniaque, en petite santé. Ce qui m’a sauté aux yeux, bien décrit par Echenoz, c’est sa grande solitude, surtout à la fin de sa vie où il souffre d’une maladie dégénérative qui petit à petit, lui ôtera ses facultés (perte de mémoire, impossibilité d’écrire….) ainsi que sa tristesse et l’ennui qu’il traîne tout au long de ses journées.

Cela peut, décrit comme cela, paraître morne et sans intérêt. Oui, mais c’est sans compter le génie de Echenoz. Vous connaissez le Boléro, cette musique répétitive mais envoûtante et bien, Echenoz a fait de même avec ce livre apparemment si banal, mais si plein de Ravel.

Voici d’ailleurs ce qu’en écrit Echenoz à propos de ce Boléro : Il y a en tout cas une fabrique qu'en ce moment Ravel aime bien regarder, sur le chemin du Vésinet, juste après le pont de Rueil, elle lui donne des idées. Voilà : il est en train de composer quelque chose qui relève du travail à la chaîne " et ce qu’en a dit Ravel : A ceux qui s’aventurent à lui demande ce qu’il tient pour son chef d’œuvre : c’est le Boléro, voyons, répond-il aussitôt, malheureusement il est vide de musique.

 

Vous l’avez compris, j’ai adoré ce livre lu pour la seconde fois. Echenoz est un très grand écrivain, ce que  je le savais déjà !!!

Voir les commentaires

William G. TAPPLY - Casco Bay

4 Février 2011, 23:43pm

Publié par zazy

casco bayCasco Bay  

William G.TAPPLY

Editions Gallmeister – 291 pages

 

Au sujet de l’auteur :

WILLIAM G. TAPPLY est l’auteur d’une vingtaine de romans policiers et collaborait régulièrement à des magazines de pêche américains. Il a enseigné la littérature à Clark University et vivait à Hancock, dans le New Hampshire. Il est décédé en juillet 2009 alors que paraissait aux Etats-Unis Dark Tiger, troisième volet des aventures de Stoney Calhoun.

4ème de couverture

Sept ans après le mystérieux accident qui a effacé sa mémoire, Stoney Calhoun a repris sa paisible existence de guide de pêche, partagée entre la boutique de la belle Kate Balaban et sa cabane isolée dans les bois du Maine.
     Jusqu’au jour où, sur une île inhabitée de Casco Bay, il découvre un cadavre entièrement carbonisé. Peu de temps après, le client qui l’accompagnait est assassiné. Malgré ses réticences, Calhoun est entraîné dans l’enquête du shérif Dickman et ses vieux réflexes reviennent.

     Casco Bay, la deuxième aventure de Stoney Calhoun, nous emmène une nouvelle fois dans les paysages marins du Maine qui laissent peu à peu resurgir les fantômes d’un passé menaçant.

Traduit de l'américain par François Happe

Mon avis :

Stoney Calhoun est un drôle de personnage. Il a eu un coup de foudre, mais un vrai : un éclair l’a frappé et il en a perdu la mémoire. Maintenant, Il vit dans une cabane au milieu de la forêt  et près d’une rivière avec son chien Ralph, son seul et unique compagnon si l’on excepte Kate, sa maîtresse et son associée dans une affaire de guide de pêche.

Par une belle journée de septembre Stoney Calhoun, convoie pour une journée de pêche à Casco Bay Paul Vecchio, professeur à l’université et romancier à ses heures. Ils découvrent sur «Quarantine Island un cadavre calciné. Voici le départ de l’intrigue et des ennuis !!. Le shérif et ami de Calhoun lui propose d’être son adjoint dans cette enquête. Il décide d’accepter lorsqu’il découvre Vecchio mort sur sa terrasse et Ralph parti au diable vauvert. Là, nous entrons dans le polar à l’américaine efficace où les méchants sont punis…. Mais c’est secondaire. Le principal c’est le paysage de Casco Bay magnifiquement décrit et la vie calme et paisible, quoique moins paisible depuis la découverte de ces cadavres !!

Ce bouquin je l’ai lu calmement, je n’avais pas l’envie viscérale de découvrir le meurtrier, je n’ai pas jeté un coup d’œil à la dernière page.

Stoney Calhoun, « nounours » au cœur tendre vit sa deuxième vie comme une re-naissance, ne cherchant pas à s’encombrer avec des souvenirs, même si il a des réminiscences.  Je l’imaginais sur sa terrasse, une sempiternelle tasse de café à la main, Ralph à côté de lui écoutant de la musique classique, ou au bord de la rivière écoutant le chant des oiseaux.  De temps à autre, Calhoun je retrouvais un peu d’Adamsberg le policier de Fred Vargas

Ce fut un véritable petit bonheur. Il pourrait faire partie de mes livres « à faire du courage », mais je l’ai emprunté à la bibliothèque….. Donc  je dois le rendre. Je vais chercher le 1er livre des aventures de Calhoun !

Voir les commentaires

André GIDE - La porte étroite

2 Février 2011, 14:38pm

Publié par zazy

la orte étroiteLa porte étroite

André GIDE

Collction Folio des Editions Gallimard

Biographie (source Wikipédia)

André Gide est un écrivain français né le 22 novembre 1869 à Paris, où il est mort le 19 février 1951. Prix Nobel de littérature, 1947.

Volonté de liberté et d'affranchissement à l'égard des contraintes morales et puritaines, son œuvre s'articule autour de la recherche permanente de l'honnêteté intellectuelle : comment être pleinement soi, jusqu'à assumer sa pédérastie et son homosexualité, sans jamais démériter à l'égard de ses valeurs. Né dans une famille de la grande bourgeoisie protestante, partageant sa vie entre Paris et la Normandie, André Gide se découvre différent des autres et assume à partir de 1893 son homosexualité lors d'un voyage en Afrique du nord. Passé par la Suisse pour soigner son état nerveux, il écrit Paludes, recueil de poésie symboliste et après la mort libératrice de sa mère épouse sa cousine Madeleine et achève Les Nourritures terrestres, dont le lyrisme est salué par une partie de la critique à sa parution en 1897.Il soutient le combat des Dreyfusards mais sans militantisme, préférant les amitiés littéraires comme avec Paul Valéry ou Francis Jammes, amitiés qui s'effaceront parfois au fil du temps. Il crée avec ses amis La Nouvelle Revue française dont il est le chef de file et joue alors un rôle important dans les lettres françaises d'autant que la revue s'est adossée aux éditions Gallimard pour créer une collection qui marquera tout le XXe siècle.

 

 

4ème de couverture
La porte était close. Le verrou n'opposait toutefois qu'une résistance assez faible et que d'un coup d'épaule j'allais briser... A cet instant j'entendis un bruit de pas ; je me dissimulais dans le retrait du mur.
Je ne pus voir qui sortait du jardin ; mais j'entendis, je sentis que c'était Alissa. Elle fit trois pas en avant, appela faiblement :
- Est-ce toi Jérôme ?...
Mon cœur, qui battait violemment, s'arrêta, et, comme de ma gorge  serrée ne pouvait sortir une parole, elle répéta plus fort :

-Jérôme ! Est-ce toi ?

A l’entendre ainsi m’appeler, l’émotion qui m’étreignit fut si vive qu’elle me fit tomber à genoux.

 

Mon avis

Jérôme tombe amoureux de sa cousine germaine Alissa, amour réciproque…. Il se sont « promis », puis, Alissa découvre que sa sœur Juliette est également amoureuse de  Jérôme, ou tout du moins, le suppose-t-elle. Elle décide donc de se sacrifier. Toute la 1ère partie du livre repose sur ce rapprochement et la seconde, sur la séparation. Le sacrifice religieux, c’est cela que propose Alissa, ce sera la porte étroite qu’elle prendra pour arriver à Dieu. Son sacrifice va s’exacerber lorsque son père, la découvrant endormie sur un sofa, va lui faire la révélation de sa ressemblance avec sa mère, qu’elle méprise et rejette pour son inconduite. Elle se sacrifiera jusqu’à la mort. Il suivra son long chemin mystique dans le journal intime qu’elle lui lègue.

La porte étroite est issue de  l’Evangile selon Saint Matthieu : « Entrez par la porte étroite, car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui y entrent. Mais la porte étroite et le chemin étroit mènent à la vie et il y en a bien peu qui le trouvent. »

 

Je n’irai pas par 4 chemins : je n’ai pas aimé du tout….  Ce mysticisme me laisse de marbre et, même me fait fuir……  Je n’ai pas aimé du tout emprunter cette porte étroite.

Voir les commentaires