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ZAZY - mon blogue de lecture

Martin PROVOST - Bifteck

30 Novembre 2010, 22:09pm

Publié par zazy

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Martin PROVOST - Bifteck -

Editions Phébus - 125 pages

Quatrième de couverture :

Chez Plomeur, à Quimper, on est boucher de père en fils. Dès sa puberté, en pleine guerre de 14, André, fils unique de Loïc et Fernande, développe un don très particulier, celui de faire « chanter la chair » - et par n’importe laquelle : celle des femmes qui viennent faire la queue à la boucherie Plomeur, dans l’espoir de goûter au plaisir suprême. André assume gaiement et avec talent le devoir conjugal des absents partis au front. Mais l’armistice survient et les maris reviennent. Un matin, André trouve devant la boucherie un panier en osier avec à l’intérieur, un bébé. Puis un deuxième, un troisième….Du jour au lendemain, voilà André père de sept enfants, et poursuivi par un époux jaloux décidé à lui faire la peau. Avec la chair de sa chair, André s’enfuit à Concarneau et affrète un bateau. Direction l’Amérique !

 

Petit bouquin mais qui démarre au quart de tour. Pas le temps de penser, André arrive et tout s’emballe. La chair, la viande, il n’y a que cela de vrai !!!!!!!!!!!!

Bon, reprenons. André est issu d’une famille de bouchers-charcutiers. C’est une histoire de famille…………….. Tout se passe très bien, ce petit garçon précoce apprend à lire, à compter et écrire dans la boutique de ses parents. La puberté arrive et là, des femmes de matelot à la sous-préfète, toutes les femmes du canton défilent dans la boutique dans l’espoir doigts d’André….. Et qui fait se pâmer l’heureuse élue. Je vous dois la vérité ; l’heureuse élue se retrouvera entre les mains expertes d’André car il a un DON : il fait chanter la chair de toutes ces femmes…………………

Las, à force de faire chanter la chair, les petits fruits arrivent : 1 puis 2…. Jusqu’à 7 bébés sont déposés devant la boucherie au grand dam des parents qui en périssent.

De harpiste soliste sur chair, André devient papa poule, puis marin sur cornu…………

Nous entamons la deuxième partie de cet opus. Là, nous entrons dans une autre dimension. Les enfants se nourrissent de  poissons et, surtout, de leur père. Ce voyage initiatique les emmène jusque sur une île déserte où André découvre que ses enfants n’ont plus besoin de lui et il retourne à la terre-mère et cela se passe comme une nouvelle naissance : il nait à la terre.

 

Ce roman Atypique se déguste jusqu’à la moelle !!!!! Les mots vous font saliver sourire, réfléchir. Ce bouquin est plein d’une sensualité jouissive et gaie. En un mot, pardon, en 2 mots : j’ai adoré !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 1heure trente de bonheur

 

J’ai retrouvé la sensualité qui émanait de son film : Séraphine

 

L'auteur :

Né à Brest, Martin PROVOST est cinéaste et écrivain. Il a réalisé 3 longs métrages dont Séraphine, plébiscité par la presse comme par le public et récompensé en 2009 par 7 César. Il tourne actuellemebnt une adaptation du romain de Keith Redgway : Mauvaise pente (Phébus prix Fémina 2001) avec Yolande Moreau et Edith Scob dans les rôles principaux. Bifteck est son 3ème roman.

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Le challenge des nobel

15 Novembre 2010, 16:39pm

Publié par zazy

 

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Notre Mimi nationale, toujours en veine d'idées originales nous a concocté "Le challenge des Nobel". Il s'agit de lire plusieurs titres de ces fabuleux auteurs ayant obtenus le Nobel de littrature.

Voici ma liste, je vais rester dans la lignée des "pétillantes"

Sinclair Lewis : Babbitt

Doris Lessing : le carnet d'or

Nadine Gordimer : Bouge-toi

Le Clézio : printemps et aures saisons

 

Si comme moi, vous aimez ce genre de challenge qui vous permet de découvrir de nouveaux auteurs, cliquez sur le lien ci-dessous et bon voyage au pays des livres et de l'évasion !!!!

 http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2010/10/le-challenge-des-nobel-2011.html

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Laurent GOUNELLE - L'homme qui voulait être heureux

15 Novembre 2010, 16:31pm

Publié par zazy

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Editions Pocket  -  168 pages

Laurent Gounelle -  l’homme qui voulait être heureux

(ce que l’on croit put devenir réalité)

4ème de couverture

Imaginez…

Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…

Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas… heureux.

Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vous bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.

« (...…) ce roman nous laisse entrevoir à quel point ce que l’on croit peut devenir réalité. Moderne et très accessible ».

Maxence Layet – Psychologies Magazine

Mon ressenti

Oui, très accessible et très facile à lire, une écriture limite simpliste. Je me suis demandée quel était cet enfonceur de portes ouvertes !!!!!  Nous savons tous que, pour être heureux il faut le vouloir et que l’argent, la cupidité ne font pas le bonheur. Ce livre n’a pas occupé une place dans le cerveau : Coca Cola a de l’avenir !!!!! Les dialogues entre le Maître et l’élève manquent de naturel. J’ai eu l’impression de leçon bien apprise et récitée « sans le ton ». La pensée positive, l’éducation dans la prime enfance….. Tous ces poncifs sont bien emballés dans un, je le suppose, magnifique paysage. J’ai ouï dire que ce bouquin allait devenir un film, heureusement, là on verra les paysages sublimes de Bali.

Donc, vous avez compris, ce livre ne me laissera pas de souvenirs. Je m’attendais à quelque chose d’autre, la personne qui me l’a passé m’ayant dit : si tu ne lis qu’un livre alors, lis celui-ci. Bon, chose faite, passons à autre chose

 

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Augusten BURROUGHS - un loup à ma table

11 Novembre 2010, 21:46pm

Publié par zazy

Un-loup-a-ma-table.jpgMerci le partenariat ârtage lecture- 10 18 pour m'avoir fait découvrir ce petit bijou

4ème de couverture :
Pour le petit Augusten, son père est une présence fantomatique, à peine signalée par une toux ou des volutes de tabac dans l'obscurité d'une pièce. Ce géniteur dévoré de psoriasis, Augusten l'aime plus que tout et ne souhaite qu'une chose : le lui prouver. Mais ce dernier en a décidé autrement et peu à peu, l'amour se mue en une haine tenace et acerbe. Jusqu'à ce qu'entre eux deux, commencent de drôles de jeux... Une autofiction introspective, angoissante et hors des sentiers battus, auscultant les traumatismes de l'enfance et le dysfonctionnement familial avec singularité et impétuosité.

« Le démon est si remarquablement portraituré qu'au cimetière des parents indignes, il repose à un jet d'encre de la Folcoche d'Hervé Bazin. »
Alexis Brocas, Le Magazine littéraire

Traduit de l'américain par Jean Guiloineau

Domaine étranger créé par Jean-Claude Zylberstein

Augusten Burroughs est né en 1965 en Pennsylvanie. Écrivain et journaliste, il puise son inspiration dans sa propre vie, qui tutoie depuis l'enfance des sommets de tragi-comédie. Il est l'auteur de six ouvrages dont Courir avec des ciseaux, Déboire, Pensée magique, Un loup à ma table. Augusten Burroughs vit aujourd'hui à New York.

Mon avis :

 

Augusten petit enfant, du plus loin qu’il se souvienne a l’impression que quelque chose ne tourne pas rond dans sa famille.  Son père, couvert de psoriasis, est  alcoolique, violent, cruel avec tous. Sa mère, femme battue et violée, fait des séjours en H.P.  Sinon, chez elle, elle passe son temps à fumer et à taper sur sa machine à écrire dans la chambre à côté de la sienne. Elle ne tient tête que quand leur vie est en danger et là, la mère et le fils fuitent les pulsions meurtrières du père. Dans la première partie du roman,  Augusten essaie par tous les moyens de retenir l’attention de son père, de lutter contre sa glaciale indifférence, d’ouvrir la gangue entourant son cœur. Et pourtant le père dit assez souvent « je t’aime aussi », sans plus.

Puis, au retour d’une de leurs fuite, il découvre Bernie, son compagnon à 4 pattes, mort dans sa cage de ne pas avoir été nourri par son père.

« Et cela a commencé. La haine a éclos dans ma poitrine. La haine s’est épanouie en moi et elle s’est déployée comme les pétales d’une fleur mortelle….. Mon père ne méritait pas de respirer. » écrit-il.

A partir de cet instant, pour lui, seul la mort de ce père pourrait le libérer. Sur plusieurs pages il nous narre de façon très réaliste, des scénarios dans lesquels il tue son père et qui ne sont, en vérité, que des rêves, mais qui font froid dans le dos tant ils sont détaillés de manière « paisible et naturelle».

Puis, il y a le frère ainé, dont il dit « il est comme moi mais il n’est pas moi ». Son frère qui fait partie « de la famille d’avant », une famille normale et souriante, et lui apprendra à tirer afin de se protéger contre le Père avant de quitter définitivement « la caverne familiale ».

Adulte, il mène une vie étrange. Publicitaire doué et reconnu dans la journée ; ivrogne et vivant dans un appartement transformé en taudis le soir. Sa demande de reconnaissance paternelle est toujours aussi vive et il ne peut s’empêcher d’appeler son père pour lui parler de sa réussite professionnelle et d’étaler ses voyages, budgets….. Allant jusqu’à lui parler de sa mère pour entretenir la conversation.

Un beau jour, ses yeux s’ouvrent et il se rend compte qu’il n’est pas son père et alors la reconstruction commence.

10 ans plus tard, sur son lit de mort, le père ne pourra s’empêcher de faire une dernière vacherie à Augusten. Mais, mort, le fils est libéré de lui.

 

Augusten Burroughs nous décrit son enfance dénuée d’amour paternel, son besoin de reconnaissance. Il n’y a pas de coups, mais une violence psychique inouïe dont on ne sort pas indemne ….  Cette quête de l’amour paternel le poursuivra toute sa vie. Ce livre poignant nous pose la question : peut-on se construire sans l’amour et le regard de nos parents et je pense que la réponse est non puisqu’il agit toujours en réaction à cette relation.

Ce livre est un coup de cœur qui ressemble à un coup de poignard

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Agnès DESARTHE - Dans la nuit brune

8 Novembre 2010, 14:29pm

Publié par zazy

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Dans la nuit brune - Agnès DESARTHE

Editions de l'Olivier

211 pages


4ème de couverture

Jérôme est un homme calme. C’est du moins ce qu’il croit.

Lorsque l’amoureux de sa fille Marina  meurt dans un accident, il tombe dans une profonde agitation.

Que faire du chagrin de Marina ?

 D’autres secousses, de plus en plus fortes, viennent ébranler la vie de Jérôme. Il lui faut alors se rendre à l’évidence : de lui-même et de ses origines, il ne sait rien, sinon qu’il fut retrouvé jadis, errant dans les bois, par un couple qui l’adopta. D’où vient Jérôme, l’enfant sauvage ?

Pour le savoir, il lui faudra plonger à nouveau dans la nuit brune – celle qui enveloppa l’Europe entre 1939 et 1945 -, guidé par un étrange mentor.

Dans ce livre, un homme doit se confronter à  des forces qui le dépassent, et qui portent des noms si anciens qu’ils ont presque perdu leur sens, comme Eros ou Thanatos. Pour lui, l’Histoire est vraiment un cauchemar dont il essaie de s’éveiller.

Usant de toutes les ressources du romanesque sans se priver de celles du conte, Agnès Delsarte ne cesse de nous surprendre et de nous enchanter.

 Résumé :

Suite au départ de sa femme, Jérôme s’occupe seul de sa fille Marina. Jérôme parait inadapté à la vie actuelle et se regarde vivre sa vie plutôt que la vivre. Tout change lors du décès accidentel de l’amoureux de sa fille. Il s’enferme dans un silence brisé de temps à autre par l’arrivée Rosy, l’amie de Marina  médium de surcroit, qui essaie de la sortir de l’épais chagrin dans lequel elle se meut.

Cette mort le ramène à sa propre enfance. Enfant sorti du bois, il a pris la main de Annette qui, avec son mari l’ont adopté. Enfant banal comme l’aimait à le rappeler Annette, sans exigence. Son seul « luxe » est de se promener dans la forêt, se rouler dans les fougères, se terrer dans un trou.

La rencontre avec Alexandre Cousinet, ancien inspecteur en retraite, va bouleverser sa vie et, peut-être lui donner un nouveau départ…..

 

Mon opinion :

C’est dans un style clair, qu’Agnès Desarthe nous parle de la douleur de la mort, du manque.

Tout comme dans « mangez-moi », c’est un personnage avec un lourd passé ressenti comme une faute originelle, un personnage entre deux eaux qui semble se laisser porter par la vague. Jérôme ne sait pas exprimer ses sentiments ni même s’exprimer tout court malgré son métier d’agent immobilier. Un homme maladroit mais si séduisant aux dires de Vilno Smith une cliente anglaise, pardon, écossaise, tombée sous le charme.

La description des paysages m’a ramené à un autre auteur de l’est : Philippe Claudel

Agnès Desarthe nous sert des paraboles : l’enfant des bois, le prénom de Jérôme, Rosy, plantureux substitut maternel. L’inspecteur Cousinet, révélateur, lui dévoilera son passé pour mieux le faire renaître à la vie.

J’ai beaucoup aimé ce bouquin et je le relirai avec plaisir. Je pense que je vais l’inscrire comme coup de cœur

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