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ZAZY - mon blogue de lecture

Netherland - Jospeh O'NEIL

27 Juillet 2010, 21:06pm

Publié par zazy

Netherland.jpgEditions de l'Olivier - 196 pages

 

 

4ème de couverture

Hans et Rachel vivent à New York avec leur jeune fils lorsque surviennent les attentats du 11-Septembre. Quelques jours plus tard, ils se séparent, et Hans se retrouve seul, perdu dans

Manhattan, où il ne se sent plus chez lui. Il fait la connaissance de Chuck, un homme d’affaires survolté qui rêve de lancer le cricket à New York. Sur des terrains de fortune, Hans tente d’échapper à la mélancolie. Le charisme de Chuck draine une foule de joueurs du dimanche, tous venus d’ailleurs – de Trinidad, de Guyane ou de plus loin encore –, tous persuadés que l’Amérique reste le pays des possibles.

Alors que le monde entier ne croit plus en rien, eux continuent d’espérer. Au milieu de ces exilés, Hans retrouve un second souffle. Mais qui est Chuck ? Il faudra des années avant que le mystère qui entoure sa véritable identité finisse par se dissiper.

Ce très beau livre, souvent comparé à Gatsby le Magnifique, est à la fois une parabole sur la fin du rêve américain et un roman d’amour aux résonances poignantes.

Ce livre a reçu le « Pen/Faulkner Award »

 

 

Hans, analyste financier, suit sa femme Rachel, avocate dans un cabinet d’affaires à New-York et ils sont très enthousiastes. Puis arrive le 11 septembre 2001 et tout s’écroule. Ils doivent quitte leur loft situé dans la périphérie des tours détruites pour émigrer dans un hôtel locatif de Chelsea. Rachel, décide de retourner à Londres avec leur fils et Hans se retrouve seul avec son ennui et sa petite déprime.

Une rencontre avec un taxi new-yorkais va servir de déclencheur et il va reprendre le sport qu’il pratiquait avec plaisir et assiduité dans son pays la Hollande.

 

Il va découvrir que ce sport, pratiqué par l’élite blanche dans les autres pays l’est, ici, uniquement par des immigrants  indiens, de Trinidad… et où il est le seul blanc.

 

C’est ainsi qu’il rencontra Chuck un homme d’affaires louche et rêveur, originaire de Trinidad et qui a un Grand Projet : construire un grand stade de cricket à New-York et qui le promènera dans un New-York inconnu des touristes.

 

Ce  livre fut pour moi, presque un pensum tant l’ennui en suinte de tous ces mots. Hans promène son ennui et ses problèmes de couple. Bien sûr, l’on peut voir le multiculturisme dans le cricket, la reconstruction de son couple peut faire penser à la reconstruction de New-York….. mais que tout cela est lent et ennuyeux. Désolée Monsieur Obama, mais O’Neil ne m’a pas pris par la main pour me faire aimer cette mégalopole

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La délicatesse - David FOENKINOS

13 Juillet 2010, 22:35pm

Publié par zazy

la délicatesse

David FOENKINOS – La délicatesse

Editions Gallimard – 200 pages

 

4ème de couverture

 

Il passait par là, elle l’avait embrassé sans réfléchir. Maintenant elle se demande si elle a bien fait.

C’est l’histoire d’une femme qui va être surprise par un homme.

Réellement surprise.

 

Résumé

 

Nathalie rencontre François : ils s'aiment, il meurt, elle est triste. Son patron, quil'a embauchée sur un coupe de foudre  la drague avec lourdeur. Arrive Markus un collègue qu’elle embrasse sur la bouche par « réflexe ». Markus au physique ingrat, transparent, que ses collègues ignorent. Mais voilà, au fil des pages, Nathalie est conquise par sa « délicatesse »  et ils s’éprennent l’un de l’autre, tout au moins pour Nathalie, petit à petit. Pou Markus, c’est de l’immédiat

 

Mon ressenti

 

Que dois-je dire ?  Je suis déçue. Le style Rohmer, c’était bon il y a quelques années, mais maintenant….. Une femme parfaite épouse l’homme parfait qui meurt au bout de quelques années dans un accident….. Cela sent le déjà vu. Cette femme parfaite se fait draguer par son patron qui l’a embauchée suite à un coup de foudre…. Rien de nouveau sous le soleil. Elle baise, sur la bouche, un collègue qui n’est ni beau ni brillant….. La suite n’est qu’une évidence, elle lui tombera dans les bras. Bon, bien sûr, l’histoire est écrite avec un certain humour, le paragraphe de la recette du rizotto et toutes ces petites digressions entre 2 chapitres sont, pour moi, le meilleur du bouquin.

Vous l’aurez compris, ce livre est, pour moi, d’une platitude certaine. Ce fut une lecture facile qui m’a permis de m’endormir facilement. J’attendais autre chose. Mais je reconnais qu’il est très bien écrit, que la plume est alerte. Je lirai certainement un autre livre de cet auteur

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Au-delà des Pyramides - Douglas Kennedy

12 Juillet 2010, 20:47pm

Publié par zazy

Au-dela-des-pyramides.jpg

Douglas KENEDY – Au-delà des Pyramides

Editions BELFOND – 311 pages

 

4ème de couverture

 Douglas Kennedy au pays des pharaons, ou comment un jeune écrivain encore inconnu débarque à Alexandrie il y a plus de vingt ans, quelques livres sterling et cinq carnets de voyage en poche, bien décidé à éviter les pyramides, la croisière sur le Nil et autres classiques du voyage en Orient.
D'Alexandrie à Assouan en auto-stop, de l'oasis de Siwa aux bidonvilles du Caire, une fascinante plongée dans l'envers du décor, où notre apprenti écrivain voyageur va multiplier les rencontres inhabituelles : à quinze mètres du sphinx, un vendeur de Toyota dont le cœur balance entre trois épouses, le prophète Mahomet et sa collection de Mercedes ; un inquiétant pilote de felouque au cœur brisé par une Française ; des Bédouins accroc à CNN ; des moines informaticiens en plein cœur du désert...
Autant de confrontations hilarantes, de scènes cocasses pour les errances d'un Américain en terre musulmane. Entre récit et mémoire, - une irrésistible chronique de voyage servie par l'œil et la plume aiguisés du reporter, pour un futur classique, dans la lignée de Paul Theroux et Bruce Chatwin.

 

Résumé

Année 1986 catastrophique à Dublin pour Douglas Kennedy. Sa pièce très mal accueillie par les critiques est boudée par le public, sa chronique dans un quotidien supprimée. Il se réfugie dans une fermette irlandaise bien décidé à écrire un bouquin et il ressort les 5 carnets qu’il avait remplis lors de son voyage en Egypte l’année précédente.

 

Parti, « à la manière de »  par bateau, il voyage lentement, hors des circuits touristiques, se laissant balloter par des rencontres inattendues. C’était cela le but de son voyage : découvrir les égyptiens et donc, l’Egypte telle qu’elle est, ce qui lui valut d’être interdit de parution en Egypte. Comme Kennedy l’écrit : « le voyage est un confessionnal ambulant » et il en profite.

 

Il nous décrit L’Administration et ses tracasseries kafkaïennes où il faut une autorisation pour chaque déplacement ou presque avec des attentes de plusieurs heures, voire des journées entières.

Le voyage à Assouan en felouque vaut son pesant de cacahuètes : les marchandages infinis pour la location de la felouque….. Le manque de vent…. il rencontre l’épouse de l’un des marins qui n’a que 11 ans et qui regarde en famille Falcon Crest.

 Le bipartisme religieux est mis à mal. Les Coptes ont de plus en plus de mal à exister du fait de la montée de l’islamisme pur et dur. Les carmélites ont autant peur du fondamentalisme religieux musulman que chrétien. Il se retrouve au fin fond de l’Egypte dans un monastère copte avec des moines férus d’informatique et très au courant de la vie politique internationale.

 Tout ceci peut paraître fouillis, mais son voyage « désorganisé » est très organisé. Commencé à Alexandrie il se termine à Assouan

 

Mon avis

 

Quelques longueurs, mais c’est un livre que l’on lit en prenant son temps. Chaque rencontre se lit comme une nouvelle.

 Sa description de l’Egypte, bien que datée, n’en est pas moins toujours d’actualité. Son ouvrage a été interdit de publication en Egypte car il révèle l’extrême pauvreté de ce pays, son immobilisme. L’attirance des  dirigeants égyptiens pour les « grands » l’URSS pour Nasser et les USA pour Anouar El Sadate. « Ces coups de soleil » comme Kennedy l’écrit, ont affecté durablement la vision de ces chefs d’Etat.

 Malgré cette peinture peu réjouissante, j’ai ressenti beaucoup d’égards pour la population égyptienne. Cette « masse » qui fait si peur aux gouvernants de tous les bords. Kennedy nous montre parfaitement l’ambivalence de ce pays ; « Au sud l’Egypte mythique, au nord, l’effort de modernité ; au sud, l’Afrique, au nord, l’Europe. »

 En conclusion, un livre que l’on ne lit pas d’une traite, mais que l’on déguste et qui ne peut laisser indifférent. Pour moi, un livre que je relirai.

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