Alice Moine - La femme de dos

 

La femme de dos

Alice Moine

Editions Serge Safran

février 2018

352 pages

ISBN : 9791097594046

 

 

4ème de couverture :

Surnommée l’Œil, Jane est directrice de casting à Paris. Un été, un producteur célèbre lui confie la recherche d’une « perle rare » pour le film La Femme de dos de Telo Ruedigger, un artiste dont les œuvres défraient la chronique. Au même moment, Jane est appelée dans le sud de la France au chevet de sa mère dans le coma.

Vingt-huit ans auparavant, Les Vignettes, maison d’enfance de Jane, servait de décor au film Les Innocents d’André Téchiné. Jane découvrait le monde du cinéma et l’amour avec Tristan, photographe de plateau, disparu en ne laissant comme trace qu’une photo d’elle marchant de dos sur une digue. La similitude avec le style de Telo Ruedigger la trouble.

Lors d’un repérage près de Toulon, elle croit reconnaître en Charline, jeune employée de péage d’autoroute, la « perle rare »…

 

L’auteure (site de l’éditeur) :

Alice Moine est chef monteuse pour la publicité et le cinéma. Née à Toulon en 1971, elle se dirige vers le montage pour le plaisir de raconter des histoires. Elle a publié un recueil, Faits d’hiver, chez Kero, en 2015.

=========================

 

Jane, alias l’Œil, alias Mademoiselle H, qui a une démarche légèrement claudiquante, ne vit que pour son métier de casteuse. Le casting sauvage, c’est son art, comme un chasseur, elle affûte à la sortie du métro, dans la rue, partout où il y a des passants. « Transparente dans la cohue et le vacarme, elle dévisageait les inconnus ». Elle ne vit que pour son agence qu’elle tient à bout de bras, je devrais plutôt dire à bout d’œil, avec l’aide de Nicolas, grosse fashion victim. D’ailleurs, elle habite un loft juste au-dessus de ses bureaux. La lutte est rude avec les agences étrangères qui proposent leur catalogue à des prix au rabais.

Lorsqu’un producteur lui propose de trouver la perle rare qui serait la vedette du film « La femme de dos », film de Telo Ruedigger, photographe d’art de renommée mondiale Ce ne doit pas être quelqu’un de connu. Une grosse commande.

Sonnerie du portable Souad Chad, la personne qui vit et s’occupe de sa mère « AVC, réanimation, coma… C’est très grave. Ils peuvent pas encore se prononcer. Magda est en soins intensifs… Tu dois venir, ils veulent parler à un proche. » Voici Jane de retour dans le sud, le sud de son enfance, son adolescence, la maison familiale où je sens un lourd contentieux entre la fille et la mère.

L’Œil va devoir gérer les deux choses de front, chacune ayant son urgence, l’une plus primordiale que l’autre pour Jane, surtout lorsqu’elle aperçoit Charline qui, pour elle, EST  La femme de dos. Elle fera tout pour entrer en contact. Elles feront connaissance, Jane voudrait tellement qu’elle accepter le tournage, mais bon, le frère n’est absolument pas d’accord car il a besoin de sa sœur pour son petit trafic.

.

Les souvenirs sont de retour à la villa « Les Vignettes » demeure familiale, où un film de Téchiné fut tourné et où, à seize ans, elle connut l’amour. Les souvenirs, car elle fouille son ancienne chambre, raconte à sa mère, sur la demande des soignants. Tous ces souvenirs la perturbent, des bribes lui reviennent dont son histoire d’amour avec le photographe de plateau, Tristan, qui a disparu du jour au lendemain. Pourquoi n’y aurait-il pas un lien entre Tristan et Ruedigger… Ne peuvent-ils être la seule et même personne ? Cela expliquerait la disparition de Tristan.

Son séjour à Toulon auprès de sa mère sera un instant de recherches. Recherches pour l’incarnation du personnage du film, recherches pour  retrouver un passé qui lui échappe. Parler à sa mère dans le coma de ce passé, permettra t-il à mettre un terme à leurs contentieux très profond ?

Une multitude de personnages s’entrecroisent. Alice Moine m’a tenu en curiosité de la suite, même si certains personnages sont un peu trop caricaturaux, mais nous sommes à Toulon !

J’aurais peut-être aimé que le roman se resserre sur les trois femmes de la villa « Les Vignettes », la mère, la fille et Souad, la présence souvent silencieuse… Mais c’eût été un autre livre, une autre histoire.

Une lecture divertissante, agréable, entre romance et énigmes. Alice Moine a su me perdre avec de fausses pistes, me surprendre par des pirouettes, son écriture efficace, maîtrisée, très visuelle aux dialogues fort bien ficelés.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Une Comete 11/03/2018 10:10

Un livre qui semble chouette, je n’en avais pas encore entendu parler ! Bisous

zazy 11/03/2018 11:29

Il peut voyager

Mimi 09/03/2018 10:26

L’enfance, la jeunesse... et toute sa résonanc dans la vie adulte.

zazy 10/03/2018 10:23

Fort bien résumé

Alex-Mot-à-Mots 09/03/2018 09:56

A Toulon, les personnages ont le droit d'être caricaturaux ?

zazy 10/03/2018 10:23

Bein, c'est le sud !! je fus moi-même un peu caricaturale

manou 08/03/2018 18:31

Ce roman a l'air intéressant à découvrir et les multiples personnages même un peu caricaturaux doivent le rendre vivant ! Merci pour ta chronique je n'ai encore lu aucune critique sur ce livre

zazy 10/03/2018 10:23

Une auteure peu connue

Lydia 08/03/2018 10:19

Il a l'air bien intéressant !

zazy 10/03/2018 10:21

Très bien troussé

Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog