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ZAZY - mon blogue de lecture

Diane Ducret - Lady Scarface

12 Juillet 2016, 14:24pm

Publié par zazy

 

Lady Scarface

Diane Ducret

Editions Perrin Plon

Avril 2016

330 pages

ISBN : 9782262064297

 

 

4ème de couverture :

Chicago. Début des années folles.
Le Syndicat du crime n'est pas qu'une affaire d'hommes, il se conjugue aussi au féminin.
Elles sont fugueuses, frondeuses, parfois meurtrières, mais toujours rebelles. Elles s'appellent Mary Josephine Capone alias Mae, Ada et Minna Everleigh, les Impératrices du vice, Margaret Collins, la Fille au baiser mortel, Louise Rolfe, l'Alibi blond, Bonnie Parker, la Juliette au revolver, ou encore Virginia Hill, le Flamant rose : elles sont les compagnes d'infortune comme de gloire d'Al Capone, Clyde Barrow ou Bugsy Siegel, barons noirs des années de plomb qui ont fait trembler l'Amérique.
Traquées par le légendaire patron du FBI John Edgar Hoover, muses de la prohibition et de ses fêtes décadentes, elles n'ont rien à envier aux gangsters, l'intelligence et les talons hauts en prime.
Le crime ne paie peut-être pas, mais il séduit toujours. A partir d'archives déclassifiées du FBI et d'Alcatraz, de journaux de l'époque, d'entretiens avec des descendants et de documents inédits, Diane Ducret dévoile avec le talent qu'on lui connaît l'intimité de celles qui ont choisi d'être des Lady Scarface, à la vie à la mort...

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Nous sommes dans les années 30, la grande dépression sévit aux U.S.A. C’est l’époque de la prohibition et de son corolaire ; trafic d’alcool et gangs dont Al Capone, italien d’origine, est le chef le plus célèbre.

Durant ces années très sombres, certaines jeunes femmes n’ont pas envie de se coltiner la misère du monde, des marmots non désirés, sans compter un mari ivrogne. Elles veulent vivre dans le luxe  « Au début des années 1930, la Grande Dépression pousse nombre de femmes sur le marché du travail. Alors que beaucoup découvrent la difficulté de tenir leur maison tout en conservant leur emploi, une minorité entrent en rébellion contre les obligations sociales qui incombent à leur faible sexe. Elles décident de mener une autre vie, faite de plaisirs et de dangers, de fêtes, d’alcool, d’amour libre et de bijoux

Hoover décide de faire la chasse à ces criminels et de s’en prendre à leurs épouses, concubines, maîtresses qui, à ses yeux comme à ceux de la population américaine sont le diable en personne, surtout à une époque où l’adultère peut mener à la prison. Il se heurte à un mur car elles ont un sacré caractère, pas repenties pour un sou, jouent de leur féminité, de leur « innocence » et, surtout, ne parle pas.
Le patron du tout nouveau FBI, depuis qu’il a été éconduit par sa fiancé a un problème avec les femmes qu’il  classe en deux catégories « Les femmes que l’on veut épouser sont toujours prises par d’autres, tandis que celles que l’on emploie vous sont pour toujours dévouées. ».

Si Maé Capone est restée « bourgeoisement » derrière son mari, d’autres comme les sœurs Everleight n’ont pas hésité à monter leur commerce de plaisirs. Certaines ont du sang sur les mains, ont été complices, voire instigatrices. Elle se veulent maîtresse de leur vie, de leurs actes. Comme le dit Billie Frechette de sa cellule « Je suis ici parce que je suis tombée amoureuse du mauvais homme –pas mauvais pour moi, mais mauvais si je voulais me tenir à l’écart des ennuis. » Pourtant, elle ne regrette rien « Une seule chose importante est arrivée dans ma vie. Presque rien ne s’est passé avant cela et je n’attends plus rien à partir de maintenant –à part peut-être de nouveaux deuils. Cette chose importante qui m’est arrivée, c’est que je suis tombée amoureuse de John Dillinger. »

Je suis toujours étonnée de lire combien ces gangsters, et leurs compagnes qui ne sont pas des anges, ont pu inspirer de courriers des plus enflammés lorsqu’ils étaient emprisonnés. Les héros, même du mauvais côté de la gachette ont toujours un côté romanesque

Un livre très agréable à lire. Du bordel de luxe  des sœurs Everleigh  aux  studios hollywoodiens, Diane Ducret fait revivre ces « fiancées de la poudre » avec passion. La somme de recherches, de documentations est habilement délayée dans son écriture joyeuse, rythmée pour un agréable survol de cette époque.

Une lecture que j’ai aimé arrêter puis reprendre, toujours avec le même plaisir, qui se lit comme un roman. Un style bien différent de son précédent livre L'omme idéal existe. Il est québécois bien que j'y ai retrouvé la même verve.

Ne boudez pas votre plaisir pour les vacances, emportez-le dans votre valise, il le vaut bien.

Je remercie Jade et les éditions Plon qui m’ont proposé cette lecture qui m’a fait replonger dans les années où Eliott Ness sévissait, en noir et blanc à la télévision dans la série « Les incorruptibles.

Commenter cet article

Yv 14/07/2016 11:42

j'ai beaucoup entendu et vu l'auteure sur ses différents livres, mais pas celui-ci, peut-être une occasion de commencer à la lire

zazy 14/07/2016 14:21

Un livre très renseigné sans que ce soit redondant

Aifelle 13/07/2016 07:10

Je ne m'intéresse pas du tout à ce milieu là, je crois que j'ai trop vu de films américains là-dessus.

zazy 14/07/2016 14:18

J'y ai découvert des femmes surprenantes

Lydia 12/07/2016 16:10

J'avais lu "Femmes de dictateur". Je me note celui-ci.

zazy 14/07/2016 14:18

Mais les gangsters, surtout les "patrons" ne sont-ils pas aussi des dictateurs???