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ZAZY - mon blogue de lecture

Sandrine Collette - Il reste la poussière

24 Avril 2016, 20:54pm

Publié par zazy

 

Il reste la poussière

Sandrine Collette

Editions Denoël

Collection Sueurs Froides

304 pages

Janvier 2016

ISBN : 9782207132562

 

4ème de couverture :

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.

Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.

Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille?

L’auteur :

Née en 1970, Sandrine Collette fut chargée de cours à l'université de Nanterre, restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan (belle région !).

Elle publie chez Denoël « Des nœuds d'acier » qui obtient le grand prix de littérature policière ainsi que le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne. « Un vent de cendres », son second roman revisite le conte La Belle et la Bête, puis « Six fourmis blanches »

Sandrine Collette est devenue un des grands noms du thriller français.

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Patagonie, les gros fermiers ont poussé les petits vers des lieux arides. C’est là que vit la mère et ses quatre fils dans une ferme en ruine. Le père, selon la rumeur, est parti ailleurs ou il est mort. La mère, avare en tout, passe sa journée à beugler ses ordres. Elle les déteste, si elle avait su, les aurait noyés à la naissance, s’est caparaçonnée pour survivre. Eux, ils sont quatre, les jumeaux, le demeuré, et Rafael. Il a un prénom d’ange, mais les trois autres lui font vivre un enfer sur terre. Ils ne l’ont jamais accepté. La mère se tait, laisse faire et lui sait qu’il ne peut attendre d’affection ailleurs qu’auprès des animaux. Pourtant, ils restent ensemble, soudés par la haine, le travail, la ferme. Pourtant « la mère est la femme sacrée », jusqu’au jour où elle fait sa virée mensuelle, perd au jeu l’un des jumeaux. Il doit partir chez un gros éleveur. Alors, tout se dérègle. L’équilibre est rompu, puis se délite complètement lorsque Rafael, qui espérait tout arranger, revient avec un sac en cuir.

Roman noir, western, ce livre m’a fait penser à « Avaler du sable » d’Antonio Xerxenesky, aridité, sable, vent… et à Faulkner pour la misère, la violence, le désespoir. Aux grands espaces répond le huis clos que l’auteur a installé dans la ferme sans espoir. L’écriture de Sandrine Collette est sèche, nerveuse, précise, sent la rage, la peur, la haine, le désespoir, le suint… puis folâtre, caresse lorsqu’elle raconte le voyage de Rafael (le seul à être humain), les paysages verdoyants, l’onde claire, la liberté, la tranquillité.

Un livre superbe

Livre lu dans le cadre du prix "Lexpress BFMTV 2016"

Commenter cet article

Cécile Pouet 27/04/2016 14:04

Je n'ai jamais lu cette auteure ! Ce roman a l'air vraiment bien. Merci pour cette découverte, je me le note de ce pas.
Bonne journée.

zazy 02/05/2016 22:41

Ce fut également une découverte pour moi

Lydia 25/04/2016 14:40

J'aime beaucoup Sandrine Collette. Je n'ai pas encore lu celui-ci.

zazy 25/04/2016 18:55

Alors, je gagne encore un point !!

Alex-Mot-à-Mots 25/04/2016 13:05

Une auteure que j'aime toujours autant.

zazy 25/04/2016 18:55

Une bonne découverte pour moi

Bernieshoot 25/04/2016 12:30

Comme le dit Manou j'avais chroniqué ce livre que j'ai adoré

zazy 25/04/2016 18:55

Je craignais un peu, mais je suis conquise

manou 25/04/2016 11:15

Oui je me souviens que Bernie en avait parlé (et je ne sais plus qui...) et je l'ai déjà noté pour l'emprunter en Médiathèque car je ne peux pas tout acheter, hélas et je n'ai encore jamais rien lu d'elle.

zazy 25/04/2016 18:55

Les bibliothèques sont parfaites pour contenter nos désirs de lecture