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ZAZY - mon blogue de lecture

François Bott - Le dernier tango de Kees Van Dongen

15 Novembre 2014, 22:03pm

Publié par zazy

 

Le dernier tango de Kees Van Dongen

François Bott

Editions du Cherche midi

août 2014

ISBN : 9782749130026

 

 

4ème de couverture :

Entouré de jeunes et jolies infirmières, Van Dongen vit ses derniers jours à Monaco en mai 1968. Atteint, entre autres, de la maladie de Parkinson, il n'aura pas le loisir de les déshabiller, de les peindre et de les aimer. Alors il se souvient et reviennent sur ses lèvres ses conquêtes féminines, ses amis Picasso, Max Jacob, Arthur Cravan.
Cette confession imaginaire est un enchantement perpétuel. Une valse folle dont on voudrait ralentir le rythme pour ne pas arriver à la dernière page.
C'est aussi un hymne à la vie, à l'amour, aux femmes et à leur corps.

L’auteur :

François Bott a longtemps dirigé Le Monde des livres. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels des romans et des essais littéraires, notamment La Demoiselle des Lumières (Gallimard, 1997), Sur la planète des sentiments (le cherche midi, 1998), Dieu prenait-il du café ? (le cherche midi, 2002), Radiguet, l’enfant avec une canne (Folio, 2003), Femmes extrêmes (le cherche midi, 2003), Faut-il rentrer de Montevideo ? (le cherche midi, 2005) Femmes de plaisir (le cherche midi, 2007), Vel d'Hiv'(le cherche midi, 2008), La Traversée des jours, souvenirs de la République des Lettres 1958-2008 (le cherche midi, 2010) et Avez-vous l'adresse du paradis ? (le cherche midi, 2012 ; prix Lycéen de la ville de Caen 2013).

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Mai 1968, mois des émois, mois où souffle un vent de révolte, une envie de liberté, bref, le mois des « évènements ». Pour Van Dongen, c’est la dernière ligne droite avant de tirer sa révérence, avant de mourir.

Tout en admirant les courbes et plus de ses «anges blancs », le peintre se souvient des femmes qu’il a peintes, déshabillées, aimées. Sa véritable maîtresse fut la peinture. Il a fait partie des « fauves » avait pour amis des peintres comme Vlaminck, Matisse…

Des pans de son histoire ressurgissent, les années 20, les années folles ! La funeste année 1939, son voyage au pays hitlérien « Tant pis si j’étais un salaud. Cela servait ma carrière. Du moins je le croyais. » « A la libération, cela m’a valu, pendant quelques temps, d’être mis à l’index, mis en pénitence. Tant pis ! J’ignore le repentir et les regrets. Les remords, ce n’est pas mon genre ».

Kees Van Dongen est un jouisseur, un amoureux de la vie. On lui a reproché d’être mondain. « C’est vrai, j’aimais les grands hôtels, les champs de cours, les casinos, et je ne regardais pas à la dépense. J’étais fastueux que voulez-vous ? »

François Bott se met dans la tête et le corps de Van Dongen pour mon plus grand plaisir avec une écriture fine, spirituelle. Une façon élégante de nous donner une petite leçon d’histoire de la peinture contemporaine.

Lorsque j’ai trouvé l’œuvre du peintre sur Internet, je me suis dit : « oui, mais c’est bien sûr ! » Ces yeux immenses outrageusement maquillés de noirs, ces couleurs franches, ces femmes si longilignes !

Le vieux type se disait qu’une femme qui se farde, se maquille, ce n’est pas de la frivolité, c’est de la peinture

Mes ennemis me traitaient de fanfaron, de matamore. Chez les autres –mes amis ? -, j’avais une réputation de fauve, de sauvage, de barbare dans ma vie comme dans ma peinture et mes amours. C’est vrai que j’avais quelque chose en moi de primitif.

Mon existence fut une parade. J’aimais épater la galerie, faire parler de moi, même si l’on en disait du mal.

La peinture était ma seule maîtresse. Pour une femme, c’est une rivale plus redoutable, plus terrible que les autres femmes.

Ces crétins- mes détracteurs- n’ont pas su deviner, discerner l’irréparable mélancolie, la détresse qui se dissimulaient dans mes tableaux, sous le fard, sous le maquillage, sous les couleurs et les airs de fête. J’ai maquillé, en quelque sorte, le tragique de la vie, comme font les clowns et les humoristes.

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Rotpier 25/11/2014 08:38

Salut Zazy !

Les pensées sont très intéressantes !

Bonne journée !

Le Rotpier

http://rotpier.over-blog.com

zazy 25/11/2014 22:49

Je pense, donc j'essuie !!!

Yv 19/11/2014 12:36

Pas mal de livres sur les peintres et la peinture en ce moment, que je vois passer entre mes mains ou sur des blogs

zazy 19/11/2014 13:50

Bio détournée très agréable à lire